mercredi 28 octobre 2009

"Bis" de David Eagleman

bisL'histoire: Qu'y a-t'il après la mort? Le Paradis existe-t'il? A quoi ressemble-t'il? Avec un humour inattendu, Bis propose 40 variations sur le thème de Dieu et de l'Au-delà. Ici, Dieu est une femme; là, c'est un homme ou un couple... Ici, Il a la taille d'un microbe et ne sait pas que l'homme existe; là, Il vénère Mary Shelley et son Frankenstein. Dans l'Au-delà, vous revivez votre vie à rebours; vous devenez la personne de votre choix ou vous êtes un acteur dans les rêves des vivants... Autant de scénarios loufoques et d'hypothèses insolites qui bousculent avec optimisme nos représentations étroites et font écho aux grandes questions de l'humanité.

La critique Nelfesque: Je suis assez mitigée sur cet ouvrage. L'écriture est fluide, les nouvelles sont courtes, pas plus de 4 pages. A peine le temps d'entrer dans l'histoire, de "digérer" une nouvelle, que l'on passe à la suivante. Ce premier point m'a un peu déroutée et je n'ai pas vraiment pu accrocher à certaines nouvelles que je me suis surprise à lire sans être là (en laissant mon cerveau de côté). Je suis donc passée à côté de pas mal de chroniques. Peut être aurai-je dû lire ce livre avec parcimonie, entre 2 chapitres d'un autre bouquin pour vraiment l'apprécier. C'est en tout cas ce que je conseillerai de faire aux futurs lecteurs de cet ouvrage.

Un second point m'a gêné: le thème de l'ensemble. Pour recadrer les choses et afin de faire comprendre au mieux mon point de vue, il faut savoir une chose: je suis une catholique croyante. J'ai une image assez nette de ce qu'est Dieu et à quoi ressemble l'autre côté du miroir. Que j'ai raison ou tort n'est pas la question, je m'en rendrai bien compte un jour ou l'autre quand je passerai de vie à trépas mais, au jour d'aujourd'hui, j'ai du mal à m'imaginer que Dieu puisse être un microbe ou que l'Au-delà puisse être un remake de notre vie ici bas. C'est mon éducation religieuse qui veut ça. Alors quand l'auteur utilise le "vous" ou le "nous" comme système d'énonciation, n'adhérant pas à l'idée, je ne peux m'identifier. Pas mal de chroniques m'ont donc quelque peu agacées. Celles qui trouvent grâce à mes yeux, et que j'ai trouvé vraiment pas mal, sont celles qui ont prit le partie de verser dans la SF ou, comme celle intitulée Oz, se termine sur le néant. Ces dernières sont intéressantes et originales et mériteraient d'être développer ou creuser.

Je ne peux donc pas dire si j'ai aimé ou détesté cet ouvrage. Si il n'était pas aussi hétéroclite, il aurait été plus facile de se prononcer. Pour moi il y a, dans ces chroniques, du bon, du très bon, du déjà vu et du mauvais goût évident.

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samedi 17 octobre 2009

"L'empire des esprits" de Clifford D. Simak

simakL'histoire:

Après trente ans de journalisme, Horton Smith rentre au bercail. Un coin paumé où rien ne semble avoir changé. Et pourtant! Quelles sont ces étranges apparitions? Don Quichotte et Sancho Pança, des personnages de BD... Et ce n'est pas tout: un vieil ami historien a laissé un incroyable écrit posthume. D'après lui, l'espèce humaine est appelée à disparaître et celle qui lui succédera est déjà parmi nous: des créatures nées de nos pensées, de nos rêves.

Horton n'est pas le seul à se poser des questions; le Diable lui-même est perplexe. Mais pas pour les mêmes raisons: la pauvreté des rêves humains le désole, le monde des esprits est peuplé d'êtres sans intérêt! Qu'à cela ne tienne, lui ne manque pas d'imagination...

Horton pourra-t-il, sans passer pour un fou, prévenir ses semblables du réel danger qui les guette?

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La critique de Mr K:

Suite à la désolation qu'avait suscité en moi ma dernière lecture (sacré Michel!), je me suis décidé de retourner au genre que je préfère en ce moment à savoir un p'tit bouquin de SF. En plus, Simak est un auteur que j'adore notamment pour le classique Demain les chiens. La quatrième de couverture était engageante, c'est d'ailleurs pour cela que j'avais fait l'acquisition du présent volume lors de notre dernière visite à Emaüs-Rédéné. Les mélanges littéraires entre mythe et réalité, personnages réels face à face avec des chimères de l'esprit donnent souvent lieu à des rencontres littéraires intéressantes.

Je dois avouer que cette fois ci, ce n'est pas complètement réussi mais pas complètement raté non plus: je m'explique. L'histoire est bien menée et l'écriture de Simak toujours aussi gouleyante et attractive. Cependant, le récit a tendance à s'embrouiller et perd rapidement en chemin le lecteur. Quelques incohérences rajoutent au manque de crédibilité qui ne fait qu'augmenter au fur et à mesure de la progression dans l'ouvrage. D'où un double sentiment: une idée de départ excitante avec 50 premières pages mélangeant réalisme pur jus et apparition par touches impressionnistes d'éléments d'ordre surnaturel (la meilleure partie du roman). Puis ensuite, le glissement de plus en plus prégnant dans une dimension plus ou moins parallèle et la rencontre avec des êtres bien étranges (moins réussi car partie fouillis, parfois puérile et finalement pénible à lire).

Une demi déception donc qui n'est pas indispensable de lire et qui restera dans ma mémoire comme un livre de passage, qu'on lit pour passer le temps à la gare en attendant son train (sauf que pour le coup, je l'ai lu au plummard le soir pendant que Nelfe faisait sa no-life sur le net!).

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samedi 3 octobre 2009

"Le club des petites filles mortes" Gudule

gudule1L'histoire:

Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu: sang frais, froissons, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs!

Car ces gamines, elles en ont, de belles et terribles choses à vous raconter... Des contes modernes, effrayants et bouleversants, où elles se vengent des adultes avec une cruelle innocence. Avec un humour qui arrache le sourire et un style incisif unique en son genre, teinté de poésie et d'émotion.

Bienvenue dans l'horreur des contes de fées qui ont mal tourné, au pays des enfances brisées dont les rescapées sont d'autant plus attachantes qu'elles peuvent devenir très, très méchantes...

La critique de Mr K:

Génial, tout bonnement génial. J'ai littéralement dévoré ce recueil d'une  des plus grandes auteurs françaises dont le style unique m'a littéralement envouté et dont les histoires m'ont chamboulé quitte à provoquer le dégoût, l'appréhension voir une grande tristesse. C'est un voyage au bout de l'enfer humain qui nous est proposé à travers toute une série de nouvelles à la fois noires et poétiques, du réalisme pur et dur à l'anticipation la plus orwellienne. Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas de tout repos et qu'on en ressort changé.

Étrange de la part d'un auteur spécialisée à la base dans les livres jeunesse! Mais finalement, elle les connaît gudule2bien nos marmots c'est ce qui rend si juste et précis ces différents portraits de jeunes filles cabossées par la vie et parfois la mort. D'origine belge, c’est en 1987 que Gudule publie ses premiers livres pour enfants aux éditions Syros. Depuis, elle n’a cessé d’écrire des romans pour la jeunesse. Gudule est également auteur de scénarios pour la bande dessinée. Gudule nous entraîne dans des mondes et des atmosphères étranges où l'imaginaire est roi. Une pointe d'humour vient compléter ces histoires où monstres et sorcières se disputent le premier rôle. Elle a reçu de très nombreux prix de littérature. En tout, Gudule a publié plus de 200 romans, pour la jeunesse mais aussi pour les adultes. Les 8 romans compilés dans ce volume ont été publiés en majorité au Fleuve noir (sauf Dancing Lolita qui est un inédit), dans la défunte collection "Frayeur" dirigée par Jean Rollin (le pape du cinéma bis français).

Le recueil commence avec l'inédit "Dancing Lolita" oeuvre d'anticipation qui nous présente une société futuriste où l'apparence fait loi et relègue la morale aux oubliettes. L'héroïne se retrouve plongé au milieu de tout cela et son innocence va en pâtir. Premier contact avec l'auteur, un vrai choc! S'ensuit, "Entre chien et louve" magnifique de cruauté et de perversité où un homme réincarné en chien reçoit les confessions de sa veuve qui lui raconte sa vie passée sauf que sa version est toute différente de ses souvenirs. À la limite du soutenable par moment tant le pauvre hère se prend des vérités en pleine face sans pouvoir réagir (c'est un chien!), la chute finale est maline. Puis vient le petit roman "Gargouille" qui s'avère un peu plus léger que les autres.Le récit est bien mené mais sans réelle surprise et la fin s'apparente plus à de la caricature qu'à autre chose, restes des personnages attachants et des détails gores plutôt bien sentis!  Ensuite vient un des deux chefs-d'oeuvre de cette compilation "La petite fille aux araignées" merveille d'écriture où le personnage de Miquette (petite fille internée dans un asile suite à un drame atroce) est  attachant à souhait. On touche au sublime, le coeur retourné par un tel destin. Attention auteur dangereux! Et nous ne sommes qu'à la moitié du livre à ce moment là!

L'histoire suivante s'intitule "Mon âme est une porcherie" l'héroïne narratrice est au début de l'histoire une petite fille laide (avilie voir martyrisée par sa famille et son amant) qui n'a qu'un seul amour et confident un cochon en peluche gagné à la loterie. La langue est très familière et nous plonge dans la misère sociale la plus totale. Je dois avouer que cette histoire m'a choqué en tant qu'homme, ce récit étant d'une rare perversité. Aaah ces "écrivaines", sur ce coup Gudule bat Despentes par KO! Reste une plongée dans l'enfer de la folie et la dépendance unique en son genre, âmes sensibles s'abstenir! "Petite chanson de la pénombre" est raconté par le fantôme d'une petite fille sauvagement assassinée une nuit lors d'une fête de village, elle ne communique qu'avec une petite fille venue s'installer 50 ans après près du lieu du drame. Là encore, une merveille d'écriture et une fin totalement thrash! Rien que d'y repenser, j'en ai encore les poils du cou qui se hérissent. Gudule s'avère autant poétique que machiavélique! Pour moi, cette histoire fait partie du trio de tête avec "La Baby-sitter" où quand l'auteur belge revisite les contes de fée à sa manière. Un cadre idyllique isolé dans la montagne, deux jumeaux dans les 8 ans gardés par une baby-sitter. Cette dernière est une spécialiste de la narration des contes et tout se passe pour le mieux jusqu'à qu'un grain de sable vienne tout chambouler... Là encore, Gudule nous entraîne sur des chemins qui ont l'air balisés juste pour le plaisir de mieux nous perdre en chemin (un peu à la manière du père du petit Poucet!). La fin est terrible, implacable et furieusement réaliste. Le must du must de ce volume! Le dernier roman présenté dans ce livre est "Repas éternel" qui est une oeuvre d'anticipation. Pas vraiment de petite fille dans celui-ci, plus une jeune femme plongée dans une France futuriste plongée dans le totalitarisme. cette histoire semble avoir été inspiré par un classique de SF qu'est "Soleil vert". En vrac; vous y retrouverez de l'anthropophagie, de la discrimination, des privilégiés arrogants et ventripotents. Seul texte atteint de manichéisme, il est le seul que j'ai vraiment eu du mal  à avaler. Trop gore, trop court, finalement peu crédible. Enfin... ça se lit tout de même!

Voilà, c'est le temps de laisser le mot de la fin. Une expérience unique éprouvante mais enrichissante. Des personnages hors normes dans des cadres tout aussi réalistes que marqués par des évenements tragiques. Un bijou d'humour noir mais aussi de tragédie, c'est tout cela en même temps que cette oeuvre qui aura pour toujours une place particulière dans mon coeur de lecteur. À lire absolument!

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mercredi 23 septembre 2009

"District 9" de Neill Blomkamp

district 9

L'histoire: Des extraterrestres venus se réfugier sur la planète Terre, il y a près de 30 ans, vivent depuis malmenés et sous haute surveillance dans le District 9. La tension est à son paroxysme et le mécontentement de la population est devenu incontrôlable.

La critique Nelfesque: Cela fait plusieurs mois que nous attendions la sortie de "District 9". On a attendu ce film comme rarement il nous arrive d'en attendre. Il faut dire aussi qu'ils ont mis le paquet à coup de site officiel bluffant et de campagne de mobilisation pour le respect des non humains. Plus il y a attente, plus il y a fantasme et plus il y a de risque d'être déçu, cela n'a nullement été mon cas. Bien au contraire! Je le dis haut et fort "District 9 est GENIAL!". Il n'est pas seulement réussi de par ses décors époustouflants de réalisme, son approche documentaire qui rend encore plus palpable l'histoire, il est surtout réussi dans son propos.

district9_1

"Des extraterrestres? Ouais bof, on en a vu déjà 50 des films traitants du sujet", certes ce n'est pas le 1er long métrage faisant des petits hommes verts (ici des "crevettes") leurs personnages principaux mais ici le propos est tellement transposable sur un sujet beaucoup plus épineux que le film prend une toute autre dimension. On se met à penser que ces bidons-villes de rétention ne sont pas seulement des sujets de film mais que l'on en a bel et bien sur notre planète. On se met à penser qu'ici, ce ne sont pas des extraterrestres que l'on expulse. Que ce sont des hommes que l'on traite pire que des chiens.

Alors quand on se met à pleurer devant un film où on présente des aliens malmenés par les autorités et la connerie humaine de se croire au dessus de tout et bien on se dit que finalement ce n'est malheureusement pas qu'une simple fiction...

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La critique de Mr K: 6/6 Attention film événement, absolument génial entre tragédie et "actionner" intelligent. Durant tout le métrage c'est la garantie d'avoir l'estomac noué devant tant de cruauté déployée par l'espèce humaine envers les "crevettes" sobriquet donné aux extraterrestres qui ont "atterri" contraints-forcés sur une planète peuplée de créatures fortement agressives à savoir Nous. Belle parabole sur l'apartheid, le réalisateur (c'est un premier film, ça promet!) ne tombe jamais dans la facilité, la démagogie et autres pièges propres à ce genre de défi cinématographique. D'une crédibilité à couper le souffle, nous n'en ressortons pas grandis bien au contraire. Du simple quidam vivant dans la rue au PDG d'une multinationale de l'armement (le MNU) en passant par les militaires bornés, aucune pitié pour ces êtres venus d'ailleurs qui se retrouvent ici ghettoïsés, avilis et parqués à des fins peu honorables: à savoir protéger les gens "normaux" et par là même occasion percer le secret de fonctionnement de leur armement high-tech.

La réalisation est excellente. La première partie du film est tournée à la manière d'un documentaire (images d'archives, interview de spécialistes et extraits de JT) pour après mieux se concentrer sur l'odyssée (mot à peine exagéré) du personnage principal interprété par Sharlto Copley extraordinaire de justesse, au personnage à la fois complexe et tellement humain (beaucoup de rebondissements dans sa trajectoire personnelle). Les créatures sont d'un réalisme poussé à l'extrême et volent la vedette aux acteurs humains par leur côté touchant et le sort révoltant qui leur est réservé (arrestations arbitraires, exécutions sommaires et des horreurs encore pires). Ces créations numériques jouent bien mieux que certains acteurs en activité...On est pas loin de verser sa petite larme à certains moments. Le final est un mélange subtil d'action (moi qui ne suis pas fan du genre action, j'ai été bluffé) et de choix qui détermineront le sort de la planète, le tout ouvrant sur une fin plutôt surprenante... Espérons qu'ils en restent là et ne tournent pas une suite vu le succès rencontré aux USA par ce film.

Vraiment énorme et à voir d'urgence même si ce n'est pas votre style de film tant son propos est universel et dépasse la notion de genre au cinéma. Un must et pas des moindres.

affiche_max

 

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dimanche 30 août 2009

"Le bureau des atrocités" de Charles Stross

bureau_atrocit_sL'histoire:

On vous a menti sur toute l'histoire contemporaine. Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont failli l'emporter grâce à leurs sacrifices humains et à leurs invocations de puissances ténébreuses.
L'informaticien Bob Howard a été engagé au Bureau des atrocités, dit aussi la Laverie centrale, parce qu'il a eu le malheur d'explorer des archives qui auraient dû être effacées. Et d'y apprendre la thaumaturgie mathématique.
En effet, la Laverie, le plus secret des services secrets britanniques, veille à ce que certains théorèmes qui ouvrent l'accès à d'autres univers ne soient jamais redécouverts. Elle enquête sur tous les phénomènes étranges afin de les résorber. Ce qui n'exclut pas la bureaucratie la plus tatillone.
Howard est l'un de ses agents qualifiés action.

La critique de Mr K:

Comme dirait l'autre: "J'ai été bien déçu!". On m'annonçait un croisement entre SF et univers lovecraftien et finalement on se retrouve face à un livre commun et dénué de qualité littéraire. Charles Stross a certes des idées intéressantes, voir foisonnantes, mais son écriture reste abrupte, "mal syntaxée", ce qui ne lui permet pas de faire décoller son histoire et avec elle le lecteur. Aucune phrase complexe, on est en plein dans le syndrome "liste de courses" que je constate régulièrement avec mes chères têtes blondes. Ce manque de lien m'a rebuté car c'est bien d'avoir des idées mais encore faut-il savoir les exploiter. Des idées, il y en a, ces services secrets spécialisés dans le paranormal à la bureaucratie inextricable, des nazis invocateurs de divinités antédilluviennes, les collocataires frapadingues cohabitants avec le héros qui n'ont qu'un but dans leur vie: faire une omelette sans casser des oeufs... Comme dit précédemment, le terreau est intéressant mais à ne pas l'arroser on se retrouve face à un ballon de baudruche qui se dégonfle très rapidement. Franchement ce fût dur de le terminer! La nouvelle présente à la fin de ce volume a quand même sauvé l'ensemble d'un profond ennui concentrant en 70 pages environ toutes les qualités susnommées (sans les défauts).

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mercredi 29 juillet 2009

"Un bonheur insoutenable" Ira Levin

iraL'histoire:

Dans un futur qui n'est peut-être pas très éloigné, toutes les nations sont désormais gouvernées par un ordinateur géant, enfoui sous la chaîne des Alpes.

Les humains sont programmés dès leur naissance -du moins ceux qui ont été autorisés à naître- et sont régulièrement traités par des médicaments qui les immunisent contre les maladies, mais aussi contre l'initiative et la curiosité.

Il y a cependant des révoltés.

L'un d'eux, surnommé Copeau, va redécouvrir les sentiments interdits et d'abord l'amour. Il s'engage alors dans une lutte désespérée contre ce monde trop parfait, inhumain, qui accorde, certes, le bonheur à tous, mais un bonheur devenu insoutenable parce qu'imposé.

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La critique de Mr K:

Voici mon avis sur un autre des livres que j'ai pu lire durant notre séjour dans les gorges du Tarn. Rappelons ici que l'auteur Ira Levin est surtout connu pour une oeuvre maîtresse dans le domaine du fantastique "Rosemary Baby" adaptée avec brio par Roman Polansky pour le cinéma. Dans cet ouvrage, Levin se replonge dans le genre de la SF après un précédent livre intitulé "Les femmes de Stepford" très bien noté selon les sites d'amateurs de SF mais que je n'ai toujours pas lu (ça ne devrait pas tarder vu les qualités de l'oeuvre ici critiquée).

Ce livre se situe dans la droite ligne d'ouvrages déjà commentés dans ce blog à savoir "Le meilleur des mondes" et "L'oiseau d'Amérique", il se rapproche aussi énormément de "1984" d'Orwell. Disons le tout net, il ne dépasse pas ces oeuvres mais trouve sans rougir sa place sur les mêmes rayonnages! On retrouve l'idée d'une espèce humaine autrefois en perdition qui se retrouve régie par une forme larvée de totalitarisme (ici incarnée par l'ordinateur UNI) qui sous couvert d'égalité, pervertit  et annihile la notion de liberté individuelle. Plongé dans une "prison dorée", chaque être humain voit sa naissance, sa vie, sa mort contrôlées: les pulsions et les velléités individualistes ont disparu pour laisser place à "la Famille". Chaque individu se voit attribuer un "conseiller" à qui il doit se confier sans réserve, notamment à propos de ses désirs, ses éventuelles pensées impropres et autres dérapages... Un traitement chimique est attribué à chaque début de mois afin de laisser les humains dans une espèce d'état d'hébétitude permanent. Contrôle des naissances, eugénisme, mort programmée pour tous à 62 ans, bracelet obligatoire servant à pister les déplacements de chacun et celà en permanence, 4 prénoms au choix pour les nouveaux nés seulement avec un matricule (ainsi le héros, surnommé Copeau par son grand-père maternel, s'appelle en réalité LI RM35M4419). Quant aux "incurables" (ceux qui tentent de vivre à l'ancienne, période dite "pré-UNI"), tout est mis en oeuvre pour les "aider" et les remettre dans le droit chemin.

Toute cette nouvelle société et ses fondements sont explorés à travers les yeux de Copeau depuis sa naissance à l'acte final. Personnage rebelle, en formation durant tout l'ouvrage, il est le révélateur que quelque chose ne tourne pas rond et que le bonheur ambiant est factice et cache quelque chose de peu recommandable. A la manière d'un thriller ou de la dégustation d'un mille-feuilles, le lecteur éberlué entrevoit la vérité petit à petit et reste sous le choc d'une révélation finale bien d'actualité sur la nature profonde de l'être humain (attention, livre pessimiste!) et son irrésistible besoin d'être contrôlé (religions, utopies et idéologies).

Très bon livre donc que celui-ci tant la langue et les idées développées me touchent et font mouche. Malgré le temps qui s'est écoulé depuis son écriture, le message reste toujours contemporain. Cet ouvrage est très abordable et est à conseiller à tout le monde y compris aux néophytes. A lire donc!

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mardi 14 juillet 2009

"Les neuf milliards de noms de Dieu" Arthur C. Clarke

clarkeL'auteur:

Né en 1917 en Angleterre. A douze ans, il établit une carte précise de la lune. A vingt-huit ans, il invente le principe de l'orbite géostationnaire. Mais il doit sa célébrité à ses romans de science-fiction traduits dans le monde entier. Son oeuvre la plus connue reste 2001 l'odyssée de l'espace dont l'origine est une nouvelle La sentinelle contenue dans le présent volume.

 

L'histoire:

Dieu existe-t-il?

Pour ce lama, chargé de trouver le véritable nom de Dieu parmi 9 milliards de combinaisons possibles, la question ne se pose pas. Avec un supercalculateur, en cent jours, il aura le compte. Et, au terme de l'opération, devinez quoi... La fin du monde... Divine surprise!

Le sort de la nébuleuse du Phénix relance le débat. pourquoi détruire une civilisation dans la fleur de son essor? Mystère! Mais Dieu a-t-il besoin de se justifier?

Dans l'univers, on trouve tour à tour l'Eden ou l'Enfer. Et puis, cet ilôt de vie, la Terre, qui, vue de l'espace, dépasse nos rêves. Enfin, de temps à autre, sur la lune ou ailleurs, une sentinelle, témoin d'une existence lointaine... Humaine ou divine? Faut-il choisir?

La critique de Mr K:

Avis mitigé cette fois-ci! Ce volume fait partie des livres dégotés déjà il y a quelques temps à Emaüs Rédéné. J'ai eu le plus grand mal à terminer ce livre, ce sont surtout les premières nouvelles qui m'ont rebutées. Sous les apparences d'interrogations métaphysiques et religieuses, on se trouve face à des textes plutôt creux et finalement assez "légers" en terme de réflexions par rapport à ce à quoi Clarke m'avait habitué. Sur les huit nouvelles de ce recueil, les quatre premières manquent donc d'intérêt et le lecteur de SF assidu que je suis s'est ennuyé!

Puis on arrive dans la deuxième partie de l'opus. Pour le coup, je l'ai terminé d'un trait au cours de notre première journée sur Périgueux! Non que je m'ennuie chez ma belle mère adorée mais Clarke retrouve ici sa verve et son talent de narrateur hors pair! Ces quatre dernières nouvelles se nomment: Avant l'Eden, Un été sur Icare, Le réfugié et La sentinelle. Elles abordent des thèmes chers à l'auteur comme la peur de la solitude, le mystère de nos origines et l'exploration spatiale. Je conseille fortement aux amateurs de 2001 de lire La sentinelle car elle éclaire sur un angle différent la scène finale du  film de Kubrick et apporte quelques réponses aux questions que l'on peut se poser.

Livre à lire donc mais peut-être en "visant" quelques nouvelles en particulier afin d'éviter de tomber sur des textes "mineurs" dont la lecture est loin d'être obligatoire...

 

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jeudi 11 juin 2009

Sarah Connors? Euh... elle est partie acheter des nouilles!

terminator_4Synopsis: En 2003, Marcus Wright, un con­­damné à la peine capitale, profite du temps qui lui reste pour se repentir de ses crimes. Le Dr Serena Kogan lui offre la seconde chance qu’il espérait, en lui proposant d’offrir son corps à la science. Il accepte.

Peu de temps après sa mort, Skynet, le puissant ordinateur qui contrôle le système de défense des États-Unis, devient autonome. Sa première décision ? Éradiquer l’humanité en ayant recours au feu nucléaire.

Quinze ans s’écoulent. En 2018, John Connor, le chef de la résistance, lutte activement contre les machines. La Terre n’est plus qu’un champ de ruines. Lors d’un assaut qui met à jour un laboratoire secret, tous ses équipiers sont tués par les Terminator, les robots mercenaires de Skynet. Mais un des cobayes détenus dans ce sous-sol revient à la vie : il s’agit de Marcus Wright…

 

terminator_4La critique de Mr K: 4/6. Bon divertissement, bien commercial et prévisible mais bien sympatoche après une semaine difficile avec mes chers p'tits anges qui se sont révélés bien pénibles et ingrats la semaine dernière. C'est le sourire au lèvre que vendredi dernier je me suis présenté au Méga CGR de Lanester avec mon cher beau-frère pour un petit voyage dans le temps. Il est beaucoup d'humains qui ont été élevés au biberon, pour notre part ce fut "à la Terminator". Il est vrai que nous vouons un véritable culte au premier opus (la scène dans la discothèque reste vraiment culte!). Véritable choc à l'époque, on assistait au renouveau du film d'action-SF, cependant il est bien connu que la série n'est pas réputée pour stimuler les neurones. Le 2 m'avait beaucoup déçu avec son final bien niaiseux et le trois était vraiment une bouse intergalactique! C'était donc avec une certaine appréhension que je m'asseyais avec mon punk de beauf dans les doux fauteuils rouges de la salle 11! Nelfe s'est abstenue... on se demande pourquoi...

Ce film, je l'ai vécu comme un excellent défouloir! Ca pète dans tous les sens et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai assisté (enfin!) à la guerre contre les machines, déjà évoquée dans les opus précédents mais jamais véritablement traitée frontalement. Pour le coup nous sommes servis. On retrouve les origines du T800 (Swarzy -du moins sa réplique- fait une apparition! Roooaaarrrr!), on nous présente le T600 terminator_4(voir la photo ci-contre) authentiquement mad. On dirait une figure tout droit sortie des gravures de l'édition originale de La divine Comédie de Dante! Sans compter des motos-terminator, un transformer géant et tutti quanti! Bref, c'est le supermarché du geek, les amateur apprécierons! Tchak tchak, boum boum... pas de temps morts, des effets spéciaux terribles, des scènes d'anthologies dont un saut dans le vide avec une hache! Vous l'avez compris, vaut mieux laisser son cerveau dans la boîte à gant!

Christian Bale se révèle anecdotique, ce qui ne lui est pas coutûmier. Qui a vu American Psycho, Equilibrium ou The machinist ne le reconnaitra pas tant son jeu n'est que le copié-collé de son rôle de Bruce Wayne (les deux Batman de Nolan). Insignifiant je vous dis! Pourvu qu'il ne suive pas les pas de Nicolas Cage! Par contre, un acteur sort du lot et semble promis à un futur radieux. Il est pressenti comme la nouvelle coqueluche d'Hollywood et il vient d'Australie: Sam Worthington. Il tient le rôle de Marcus, cet humain transformé en cyborg qui a gardé son âme d'humain mais qui par sa "nouvelle nature" se retrouve rejeté par les siens. Le jeu de ce successeur tout désigné de Mel Gibson (période Mad Max) est tout en finesse et dieu sait que ce n'était pas évident vu la logique commerciale de la franchise Terminator. A noter, l'apparition d'une de mes actrices préférées Helena Bonham Carter dans le rôle d'une scientifique atteinte d'un cancer qui est à l'origine de la "renaissance " de Marcus. Elle cachetonne mais bon, on lui pardonne vu l'étendue de son talent (Sweeney Todd, Fight Club...).

Pour autant, ce film a de gros défauts. Un scénario parfois plus que hasardeux et surtout une fin totalement ridicule! Je ne spoilerai pas mais sachez qu'on atteint des sommets de niaiserie et d'invraisemblance. J'étais parti au départ pour lui mettre un bon 5/6 mais là, j'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des cons! Genre, la fin de Matrix Revolutions quand le soleil se lève vers un monde nouveau... Oui oui, je sais! Vous me direz: "vous l'avez cherché Mr K". En attendant, c'est un film que je conseille à tout amateur de bons films bien burnés qui souhaite passer un bon moment Pop Corn. C'est con, c'est débile mais ça fait du bien! Depuis, je me suis racheté en allant voir le dernier Von Trier mais ça c'est une autre histoire...

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lundi 25 mai 2009

"Orchéron" de Pierre Bordage

orch_ronL'histoire:

Plusieurs siècles se sont écoulés depuis l'atterrissage de l'Esterion. Les colons des origines sont devenus des légendes, certains des dieux. Orchéron, l'enfant trouvé, vit paisiblement son adolescence au sein d'un mathelle, sans autre prétention que de reprendre le métier de son père adoptif. Son avenir bascule lorsque les Protecteurs des sentiers décrètent sa mort, l'accusant d'appartenir à une lignée maudite. Pour survivre, le jeune homme n'a d'autre choix que de fuir aux confins de la grande plaine du Triangle. Course à travers l'espace, course à travers le temps... Orchéron se découvre d'étranges et dangereux pouvoirs. Les Protecteurs des sentiers auraient-ils vu juste?

La critique:

Ce volume est la deuxième partie d'un diptyque entamé par Abzalon déjà chroniqué par mes soins sur ce blog. Inutile de vous dire que mes attentes étaient grandes vu les qualités (et les menus défauts...) de l'ouvrage sus-cité. C'est ainsi que Bordage invite ses fervents lecteurs à poursuivre un bout de chemin sur le Nouveau monde découvert par les rescapés d'Ester (planète mourrante du premier opus). L'action se déroule quelques siècles après "Abzalon". L'auteur-conteur reprend la structure de son précédent ouvrage alternant des extraits de journaux intimes et autres "mémoires" et épisodes narratifs mettant en scène les héros du récit.

Trois personnages se partagent l'affiche. Le héros éponyme Orchérion tout d'abord, au passé nébuleux qui découvre en l'espace d'une journée le frémissement inhérent à un premier amour et la haine qu'il suscite au sein des Protecteurs. Personnage mi-adolescent mi-homme dont on suit le chemin de vie et la métamorphose. Il y a aussi Alma, ancienne Djémale (vestale d'un culte ancestral) qui elle aussi doit découvrir sa voie et Ankrel jeune chasseur émérite qui s'apprête sans le savoir à vendre son âme en signant un pacte dont il ne connaît pas les aboutissants. Vous l'imaginez, ces trois là vont finir par se croiser et leurs destins s'entremêler.

Force est de constater que la mise en place de l'intrigue est lente et qu'il faut attendre les pages 200 pour commencer à faire le lien entre les différents éléments mis en place depuis le début. C'est tout d'abord un esprit de doute qui m'a habité durant le début de ma lecture mais je me disais en mon for intérieur que Bordage ne pouvait pas tomber dans la médiocrité. La persévérance est une vertue-reine comme me l'a prouvé cette expérience. Les bases étant posées, l'auteur retrouve son style épique et sa maîtrise du suspens. Les éléments du puzzle se rassemblent et laissent le lecteur pantois! L'intrigue est diabolique et l'écrivain méthodique. La fin tient toutes se promesses, les révélations étant nombreuses et éclairantes notamment sur des pans secondaires d'Abzalon. L'écriture reste légère, accessible mais non dénuée de subtilités langagières et poétiques. A déguster!

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dimanche 1 février 2009

"Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley

huxley_aldousL'auteur:

Aldous Huxley est né le 26 juillet 1894, dans une famille appartenant à l'élite intellectuelle britannique. À seize ans, une maladie des yeux le rend presque aveugle. Il parvient pourtant à obtenir son diplôme à Oxford, où il rencontre de nombreux écrivains, et se lie d'amitié avec D. H. Lawrence.

En 1916, il publie son premier recueil de poèmes. En 1919, il épouse Maria Nys, qui lui donne un fils, Matthew. Installés à Londres, ils voyagent en Inde et aux États-Unis.

En 1931, quatre mois lui suffisent pour écrire Le meilleur des mondes, qui connaît rapidement un succès international. En 1937, il s'installe avec sa famille aux États-Unis, où il devient scénariste à Hollywod. En 1958, il publie le Retour au meilleur des mondes. Dans les années cinquante, il s'intéresse aux drogues psychédéliques, et publie Les portes de la perception en 1954, Le ciel et l'enfer en 1956, L'île en 1962.

En 1959, il se voit décerner le Award of Merit for the Novel par l'académie américaine des Arts et Lettres. Il meurt en 1963.

MeilleurMondesL'histoire:

La Terre future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide : les Alphas (l'élite), les Bêtas (les éxécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).

On les conditionnent pendant leur sommeil, par des messages qu'on leur répète en boucle, par exemple : "les Epsilons, la plus basse catégorie d'individu, sont extrêment heureux de veiller aux fonctionnement des machines".

Les sentiments sont neutralisés par une drogue, le soma, qui rend perpétuellement heureux... Le sexe est totalement libre, mais l'amour, le mariage est la parenté sont refusés et jugés obscènes. Bref c'est le meilleur des mondes possible...

Seulement, l'un d'eux est différent, solitaire, pensant différemment, haïssant toutes les choses futiles comme le sport et la danse. Il est exclu de cet univers. Lors d'une visite dans un réserve naturelle de Sauvages, là où la vie a continué comme elle l'était, une rencontre va lui faire changer d'avis.

Critique de Mr K:

Sans doute l'un des livre les plus important jamais écrit à ce jour sur les dangers du modernisme et de la recherche de la perfection. Quand uniformisation rime avec la fin de l'individualité, du désir et finalement de la liberté / du libre-arbitre. "Communauté, identité, stabilité" telle est la devise de cette société parfaite et utopique. Derrière les apparences d'une démocratie se cache une réelle dictature, une sorte de prison dorée qui ne sera révélée que dans la deuxième partie du livre quand apparaîtra la figure du "sauvage", en fait "un humain à l'ancienne" vivant dans une réserve qui va se retrouver confronter à cet univers déshumanisé d'où tout sentiment "extrême" (amour, haine, colère) est banni au nom de la sacro-sainte stabilité grâce à une drogue (le Soma) qui permet de contrôler les esprits et surtout, les pulsions.

Ce livre devrait être une lecture obligatoire pour tous ceux qui s'intéressent à l'organisation de la société, et au-delà pour tous ceux qui cherchent un sens à leur vie. Sa force, tient en fait, à la fois dans l'énonciation d'une société inhumaine et utopique, mais aussi de l'attrait que cette évolution exerce sur notre société sans en évaluer toutes les conséquences (clônage, médias-propagande, manipulation des esprits...). Tout est dans l'ambiguïté. C'est dans tous les cas un antidote contre toutes les dérives totalitaires, quelque soit leur origine idéologique.

Pour terminer, je reprendrai la citation qu'effectue l'auteur en tout début de roman:"Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu'on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante: comment éviter leur réalisation définitive?... Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins "parfaite" et plus libre". Nicolas Berdiaeff.

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