Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

samedi 7 novembre 2009

Ticket to ride!

Oyé, oyé! Dame Nelfe a trouvé du travail dans une institution d'enseignement supérieur! Et ceci dans son domaine: dessinatrice en bâtiment! C'est tellement rare dans les temps qui courent qu'il fallait le souligner dans ce blog! Bon vent à toi ma douce! Pour les autres, reste le retour annoncé du CV anonyme dont voici l'illustration par un strip de Goubelle.

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jeudi 5 novembre 2009

"Harry Potter et la Chambre des Secrets" J.K. Rowling

Harry_Potter_2L'histoire: Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry Potter trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets? Un livre magique pour sorciers confirmés.

La critique nelfesque: J'ai tout simplement dévoré ce second tome. Et dire que je ne voulais pas lire la série... Je serai vraiment passée à côté de quelque chose! Merci Mr K pour le harcèlement et merci Cachou pour la goutte d'eau.

Ce deuxième tome est construit de la même façon que le premier: une année à l'école, une intrigue, une enquête et Harry en héros à la fin. Mais était-il indispensable de nous réexpliquer les règles du Quidditch, de nous faire revivre la cérémonie du Choixpeau...? Mise à part  ce souci de "radotage" qui m'a un peu agacé et donné l'impression de perdre mon temps (mais en même temps ce livre est à la base destiné aux enfants, ceci explique sans doute cela...), j'ai encore une fois été happée par l'histoire. Les personnages prennent de l'épaisseur, certains points sont éclaircis (notamment pourquoi Hagrid a été  renvoyé de l'école) et de nouveaux personnages font leur apparition (le professeur Lockhart que je me serai fait un plaisir de tarter, le père de Ron très attachant et drôle en amateur d'objets Moldus customisés à la sauce sorcier...).

Rowling a vraiment un don pour rendre accro ses lecteurs et son écriture fluide et simple fait qu'on ne peut pas fermer son livre à la fin d'un chapitre. La tentation est grande de lire les 7 tomes d'un coup... Toutefois, l'idée de devenir monomaniaque ne me branchant pas des masses, je fais une petite pose d'un bouquin avant de me lancer dans le troisième tome que je lirai avec grand plaisir. A bientôt Harry!

Posté par Nelfe à 23:24 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 4 novembre 2009

Faites des gosses!

the_children_afficheL'histoire: Deux familles se réunissent dans une maison à la campagne pour célébrer les fêtes de Noël. Un havre de repos pour les parents, un parfait terrain de jeu pour les enfants. Très vite pourtant, ce moment privilégié prend une tournure qu'aucun des adultes n'aurait pu envisager : leurs propres enfants, sous l'effet d'un mal mystérieux, se retournent contre eux avec une cruauté et une ingéniosité implacables...

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La critique nelfesque: Faire plus de 100km pour voir un film fait-il de nous des dingues!? Hum... Ca faisait plusieurs mois que j'avais repéré ce long métrage dans le magazine Mad Movies (magazine de psychopathes) auquel nous sommes abonnés. Un film anglais avec des enfants qui tuent, une belle affiche, il ne m'en faut pas plus. Quand il est sorti sur les écrans, nous nous sommes aperçus qu'il était très peu distribué (en même temps on s'y attendait). Profitant d'une visite sur Nantes et constatant que si on voulait le voir en bretagne nous n'avions que cette possibilité, nous n'avons pas hésité. Mais celui-ci mérite-t-il que l'on fasse autant de kilomètres? Pour la salle, certainement pas! Un public de blérots qui n'arrête pas de papiater pendant toute la séance donne à lui seul des envies de meurtres (alors quand on est devant ce genre de film, n'en parlons pas...). Heureusement que le son était très fort, sans doute ont-ils l'habitude d'avoir ce genre de public. Nous n'y retourneront pas! Maintenant le film. Et bien oui, il mérite de se déplacer. Si vous aimez les enfants, à la sortie, vous envisagerez très sérieusement de vous faire ligaturer les trompes. Si vous ne les aimez pas, cela ne fera que vous conforter dans l'idée de ne pas en vouloir. Ces enfants ne font pas de chahut, ils ne parlent pas, ils agissent! Complètement possédés, ils communiquent entre eux d'une autre manière que la parole et n'y vont pas avec le dos de la cuillère. A la vue des parents, on les comprend un peu: une brochette de caricatures avec la mère dépassée, la maman poule agaçante et le père exclusif avec sa fille... Seul l'un des deux pères aurait trouvé grâce à mes yeux mais ce ne fut pas l'avis de sa progéniture.

Ce film est surtout basé sur les ambiances. Tout le long du visionnage, on sent quelque chose de pesant et malsain qui englobe ce film. Les petits montres (pas gentils) sont froids et calculateurs. Il ne s'agit pas d'un slasher de plus qui s'attache d'avantage à la forme qu'au fond. Seul point négatif pour moi: la raison de leur "changement" qui ne justifient pas à mes yeux tout ce qui se passe mais c'est secondaire.

the_children

La critique de Mr K: 4/6. Petit film sans prétention bien agréable. J'ai passé un bon moment en compagnie de ses bambins enragés, c'est à croire que mes élèves me manquent durant les vacances! Pas de réel sursaut, de surprise mais un film bien mené avec des passages cultes comme "l'accident de luge" ou les disputes entre deux couples qui élèvent leurs enfants de façons totalement différentes. De bons petits effets gores, des acteurs-enfants crédibles ("Z'ont un drôle d'air ces p'tiots!") et des décors magnifiques et glaçant. Petits défauts: une fin absurde et totalement ratée, des comédiens moyens (les adultes) et un manque d'originalité flagrant. Reste une production au charme certain qui m'a fait passé un bon moment avec ma douce et calme (sic!) compagne.


The Children : Bande-Annonce (VOSTFR / HD)

Posté par Nelfe à 19:20 - La Kinoton du projectionniste - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 3 novembre 2009

La vie de château

SaumurTel était le thème de notre week-end en cette Toussaint 2009. Nous sommes partis en milieu de matinée de notre cher Morbihan sud, direction: les châteaux de l'Indre et de la Loire. Le temps était plutôt de la partie en ce vendredi contrairement aux deux jours qui allaient suivre.

Passage par Nantes, Angers et petit arrêt à Saumur où durant une heure nous avons déambulé dans les rues. Après avoir admiré le bâtiment de la mairie (mini-forteresse) et regardé les façades à colombages des demeures du crû, nous avons grimpé pour rejoindre le château de Saumur qui est assez impressionnant dans son genre (il surplombe le fleuve et la ville). N'ayant pas le temps de trop nous attarder, nous nous sommes contentés de lui tourner autour, histoire de le voir sous toutes ses coutûres.

Prieur_Lieu de résidence

C'est quelque peu fourbus que nous sommes arrivés au Prieuré de Saint Venant situé dans la ville de Luynes. C'est là que nous posions nos valises pour deux nuits: à nous la vie de chevalier! Les bâtiments sont très anciens (XVème siècle) mais basés sur des ruines encore plus vieilles remontant sans doute à l'Antiquité durant la période gallo-romaine. La propriétaire des lieux est charmante et nous fera même dimanche matin, une visite guidée des lieux notamment la chapelle fermée aux clients pour cause de rénovations. Le prieuré domine la vallée et permet de distinguer la Loire, le jardin est buccolique à souhait. Un vrai petit paradis! C'est par un escalier à vis antédiluvien que nous accédons à notre chambre...

Chambre

Et là... c'est la claque! 50 m² de décor médiéval. Une cheminée monumentale ornées de décorations originales (couples regardant par la fenêtre), grand lit très très moelleux (qu'est-ce qu'on a bien dormi!), salle d'eau complète et fonctionnelle, poutres en bois massif et des fenêtres dignes de grands châteaux avec volets intérieurs et bancs de pierre pour regarder l'horizon! Vue imprenable sur la route menant à Luynes et sur le fleuve au loin! Des moulures d'animaux fantastiques et de saints entourent nos fenêtres vers l'extérieur, nous étions complètement immergés dans l'époque médiévale.

Rajoutez à cela des petits déjeuners copieux et complets et vous aurez une certaine idée du bonheur!

AzayLes visites

Nous débutons le samedi matin avec la visite du château d'Azay-le-Rideau érigé en Touraine sur les fondations d'une ancienne forteresse médiévale. Il est l'oeuvre  d'un riche financier de François Ier, Gilles Berthelot. Nous ferons à cette occasion la rencontre malheureuse d'une guichetière peu aimable me soutenant qu'un professeur de Lycée Professionnel n'appartenait pas à un établissement d'étude secondaire... Ubuesque! Nous payons tout de même le tarif et enchaînons par la visite d'un château à la fois raffiné et élégant de style Renaissance.

Malgré une bruine persistante nous avons pu admiré le parc qui s'inscrit dans une certaine continuité du romantisme et qui permet d'admirer les différents reflets du château sur l'onde: effet garanti! L'intérieur est à l'avenant avec un parcours fléché faisant découvrir aux visiteurs des pièces plus ou moins meublées, aux décors sculptés, aux tapisseries assez impressionnantes, sans compter une collection de portraits fournie permettant de recontextualiser les lieux. Belle visite que celle-ci comme quoi ce n'est pas la taille qui compte...

Uss_À l'heure de midi, nous entamons la visite du château d'Ussé celui qui a inspiré le château de la Belle au bois dormant de Perrault. À la lisière de la forêt de Chinon et dominant la vallée de l'Indre, sa silhouette effilée domine les alentours. Nous avons passé deux bonnes heures émerveillés.

Tout d'abord nous avons visité les dépendances dont une chapelle de toute beauté et les caves où l'on entreposait les bonnes bouteilles. Le parc est immense et très bien entretenu, dommage que le beau temps n'ait pas été au rendez-vous. Le château en lui même regroupe trois époques dans son architecture et nous nous retrouvons une fois de plus plongés en plein moyen-âge au sein d'une structure magnifiquement restaurée. A voir absolument pour se retrouver dans ses rêves d'enfant...

FontevraudDernière grosse visite de notre samedi: l'abbaye royale de Fontevraud. Fondée en 1101, elle a été l'une des plus vastes cités monastiques d'Europe. Aliénor d'Aquitaine et les Plantegenêt y sont inhumés (Les rois maudits ne sont donc pas loin -sic-). Le lieu est impressionant et la marche intense entre long couloirs, les clos qui n'en finissent pas et les escaliers à monter et descendre. Nous avons donc fait une visite "physique" mais très intéressante, les lieux sont très bien restaurés même si l'on ne peut s'empêcher de penser que tout semble "vide" et qu'un peu d'ameublement égayerait les lieux... En même temps, les règles monastiques étant ce qu'elles sont... Fontevraud c'est ni plus ni moins que la témoin de neuf siècles d'architecture, présente des coupoles abbatiales titanesques et des pièces aux dimensions parfois hors norme (voir cuisine et réfectoire). Le temps lui, nous a définitivement lâché vers la fin du parcours du combattant vers les 17h...

LangeaisDimanche sur la route du retour, nous avons passé la fin de matinée à visiter un dernier château se situant à 20 km de notre lieu de villégiature: le château de Langeais. Lieu cruel qui vit le mariage d'Anne de Bretagne avec le fils ainé de Louis XI, le futur Charles VIII (il mourra bêtement et Anne se remariera par la suite avec Louis XII son beau frère) ce qui entérinera définitivement l'absorption du duché de Bretagne par le royaume de France.

Malgré son funeste passé, l'architecture est magnifique et l'aspect extérieur n'a pas bougé d'un cil depuis le Moyen-Age. Le parc est tout en longueur permet de monter sur la façade de l'ancien donjon et donne l'occasion aux plus intrépides de monter dans une superbe ensemble de cabanes en bois.  L'intérieur n'est pas en reste offrant au visiteur la possibilité de replonger dans la vie quotidienne d'une seigneurie le temps d'une heure et demi grâce notamment à une collection unique de meubles de l'époque gothique et des plaquettes explicatives complètes et accessibles. Nous avons passé un très bon moment.

Bilan

Malgré une météo parfois éxécrable (souvent vous dira Nelfe), ce week-end s'est révélé reposant et allégeant pour notre bourse. Des lieux magiques, une chambre chez l'habitant chevaleresque à souhait. Nelfe a tout particulièrement aimé les maisons troglodytes nombreuses dans la région et pour certaines, toujours habitées. La plupart ont transformé leurs possessions souterraines en garages et autres caves. Elle a d'ailleurs tellement aimé qu'elle ne pouvait s'empêcher de s'extasier devant la moindre guérite sur une paroi... Elle a failli rentrer à pied! J'imagine qu'elle en dira autant sur mon compte dans les commentaires... Une déception, samedi soir nous avions décidé de manger sur Chinon (très belle ville par ailleurs) mais à déconseiller pour dîner tant la ville semble dépourvue de toute vie sociale le soir... Le château est impressionnant et les vieilles rues fort bien conservées.

Le retour -dimanche après-midi- sera plus morose avec un temps épouvantable digne du déluge. Il me semble d'ailleurs que nous avons croisé une arche sur l'autoroute...

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lundi 2 novembre 2009

"Les derniers hommes" de Pierre Bordage

derniers_hommesL'histoire:

Le futur proche, après la Troisième Guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades, qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boîteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance: infaillible juge des âmes, cet atout le tient aussi à l'écart de tous, car son talent dérange. Seuls Raïma la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde accepteront de l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui menace les derniers hommes.

La critique de Mr K:

Il est des auteurs vers lesquels on retourne régulièrement car on apprécie leur style et les thématiques qu'ils abordent dans leurs ouvrages. Pierre Bordage (aux talents de conteur inouïs) en fait partie pour moi. Mais j'avais noté au cours de précédentes critiques des soucis de redondances et un certain manque d'originalité, tant des points communs finissaient par apparaître entre différentes oeuvres. C'est tout de même plein d'espoir que j'ai commencé ma lecture des "Derniers hommes" considéré par beaucoup comme "un très bon Bordage". Mon avis est plus mitigé...

Certes le lecteur est très vite pris par l'histoire, happé par la qualité du texte du vendéen: personnages ciselés, coexistence de plusieurs intrigues et le background impressionnant (mention spéciale aux descriptions de la planète ravagée par les méfaits de la race humaine: marquantes et réalistes malheureusement...). Cependant très vite s'est installé chez moi un sentiment de "déjà lu", d'éprouvé... chez Bordage lui-même! Les personnages sont finalement assez caricaturaux (handicap = don = messie, attirance laideur / beauté, meilleur ami grincheux simple "faire-valoir" qui va avaliser le sauvetage final etc...) et tous quasiment des obsédés par le plaisir charnel source selon l'auteur de libération mentale et physique (idem que dans Abzalon et Les guerriers du silence -son chef-d'oeuvre-). D'où parfois l'impression parfois de tourner en rond au lieu de tourner les pages et de perdre son temps: j'ai pas mal râlé, Nelfe peut en témoigner!

Rien de bien original donc si vous êtes un fan de Bordage mais un style efficace, un monde crée de toute pièce réaliste et riche. Rajoutez par dessus un complot ourdi de longue date par une secte chrétienne millénariste et de la SF vous passer dans le thriller d'anticipation. Les révélations sont nombreuses et il est dur de relâcher son livre à partir du milieu. Un bon moment de lecture surtout pour ceux qui veulent découvrir cet auteur.

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dimanche 1 novembre 2009

Vacances et décès...

Mais que font Nelfe et Mr K!? Où sont-ils? Que se passe-t'il!!!? Aucune mise à jour sur ce blog depuis 4 jours! SCANDALE! Ne vous inquiétez pas jeunes drogués du Capharnaüm, tout cela a une explication.

Nous sommes partis nous dorer la pilule arroser un peu en Tourraine. Départ vendredi matin et retour il y a quelques heures. Mr K vous parlera de notre week-end dans les prochains jours, avec photos à l'appui. On rigole pas chez nous! Et on rigole tellement pas (superbe syntaxe) que quand on va visiter les châteaux de la Loire, on dort dans un château! Et oui! Minimum!

Malheureusement, week-end de la toussaint oblige, mon PC a choisi cette date pour décéder... La carte mère est morte après 5 ans de bons et loyaux services et, la mort dans l'âme, je dois me résigner à trouver une remplaçante à mon unité centrale. Je serai donc moins présente ces prochains jours étant obligée de squatter l'ordi de Mr K...

"Allo allo monsieur l'ordinateur. Dîtes moi dîtes moi que fait votre carte reum!?" Hum...

tombe_ordi

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mercredi 28 octobre 2009

"Bis" de David Eagleman

bisL'histoire: Qu'y a-t'il après la mort? Le Paradis existe-t'il? A quoi ressemble-t'il? Avec un humour inattendu, Bis propose 40 variations sur le thème de Dieu et de l'Au-delà. Ici, Dieu est une femme; là, c'est un homme ou un couple... Ici, Il a la taille d'un microbe et ne sait pas que l'homme existe; là, Il vénère Mary Shelley et son Frankenstein. Dans l'Au-delà, vous revivez votre vie à rebours; vous devenez la personne de votre choix ou vous êtes un acteur dans les rêves des vivants... Autant de scénarios loufoques et d'hypothèses insolites qui bousculent avec optimisme nos représentations étroites et font écho aux grandes questions de l'humanité.

La critique nelfesque: Je suis assez mitigée sur cet ouvrage. L'écriture est fluide, les nouvelles sont courtes, pas plus de 4 pages. A peine le temps d'entrer dans l'histoire, de "digérer" une nouvelle, que l'on passe à la suivante. Ce premier point m'a un peu déroutée et je n'ai pas vraiment pu accrocher à certaines nouvelles que je me suis surprise à lire sans être là (en laissant mon cerveau de côté). Je suis donc passée à côté de pas mal de chroniques. Peut être aurai-je dû lire ce livre avec parcimonie, entre 2 chapitres d'un autre bouquin pour vraiment l'apprécier. C'est en tout cas ce que je conseillerai de faire aux futurs lecteurs de cet ouvrage.

Un second point m'a gêné: le thème de l'ensemble. Pour recadrer les choses et afin de faire comprendre au mieux mon point de vue, il faut savoir une chose: je suis une catholique croyante. J'ai une image assez nette de ce qu'est Dieu et à quoi ressemble l'autre côté du miroir. Que j'ai raison ou tort n'est pas la question, je m'en rendrai bien compte un jour ou l'autre quand je passerai de vie à trépas mais, au jour d'aujourd'hui, j'ai du mal à m'imaginer que Dieu puisse être un microbe ou que l'Au-delà puisse être un remake de notre vie ici bas. C'est mon éducation religieuse qui veut ça. Alors quand l'auteur utilise le "vous" ou le "nous" comme système d'énonciation, n'adhérant pas à l'idée, je ne peux m'identifier. Pas mal de chroniques m'ont donc quelque peu agacées. Celles qui trouvent grâce à mes yeux, et que j'ai trouvé vraiment pas mal, sont celles qui ont prit le partie de verser dans la SF ou, comme celle intitulée Oz, se termine sur le néant. Ces dernières sont intéressantes et originales et mériteraient d'être développer ou creuser.

Je ne peux donc pas dire si j'ai aimé ou détesté cet ouvrage. Si il n'était pas aussi hétéroclite, il aurait été plus facile de se prononcer. Pour moi il y a, dans ces chroniques, du bon, du très bon, du déjà vu et du mauvais goût évident.

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mardi 27 octobre 2009

20.000 lieux sous la terre

the_descent_2_afficheL'histoire: Rescapée de l'expédition spéléologique de The descent, Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s'enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l'horreur de cette mission. Le danger qui les guette, tapi dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel elle a survécu...

La critique nelfesque: Mouhaha hahahaha! MOUHAHA HAHAHAHA! Je crois que ça résume assez bien les 1h30 du film. J'en ai encore mal aux abdos tellement je me suis bidonnée devant ce long métrage. Bon, je ne suis pas sûre que c'était l'effet escompté par le réalisateur mais alors quel film comique! Non pas qu'il soit pourri, non franchement j'ai vu pire, mais je crois que ce film doit faire uniquement peur aux personnes peu habituées à ce genre de film. Pour les autres, dont nous faisons partie, pas de grosse surprise tant au niveau du scénario qu'à celui de la réalisation. En même temps, il s'agit d'un deuxième volet de film et on tombe rarement sur des chefs-d'oeuvre... Nous sommes allés voir celui-ci en toute connaissance de cause, juste pour le fun, pour passer un bon moment. Là dessus, je ne suis pas déçue. Le premier était assez efficace, celui-ci est une bonne série B. Les rescapées du premier se sont transformées en Rambo, les flics sont des abrutis finis à la psychologie d'huîtres naines (en admettant que ça existe...) et les monstres sont des cousins éloignés de Golum! Non, vraiment, fendard!

the_descent_2

La critique de Mr K: 2/6. Bof bof bof. Pas vraiment d'ennui, pas de déception vu que la plupart des responsables de cette séquelle ne sont pas à l'origine du premier opus qui avait été en son temps une agréable surprise notamment dans la gestion psychologique des personnages. Ici c'est juste le néant scénaristique (beaucoup de situations virent à l'humour involontaire) et des scènes gores peu lisibles (caméra qui a une vie propre et s'agite dans tous les sens). Les acteurs jouent en free style et franchement ça laisse à désirer. Mais alors pourquoi deux points? La place était pas chère et c'est toujours bon de rire. Puis... 0.5 pt pour les créatures (on visite même leurs toilettes!!!) et 0.5 pt pour la jolie frimousse de l'héroïne. Bref aucune originalité et film à ranger dans les série B regardables entre amis en fin de soirée bien arrosée!


The Descent - Part 2 - Bande Annonce VF

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lundi 26 octobre 2009

Bon, tu vas te lever oui!?

Rappelez-vous de ce tube variétoche de 1986: "Eve lève-toi". Il a été numéro 1 du top 50 et même enregistré en anglais sous le nom de "Listen to your heart" (aucun lien, fils unique...) qu'il faut à mon avis essayer de dégoter pour continuer à mener sa vie correctement!
Je vous laisse admirer ce clip made in 80's avec une Julie Piétri à la coiffure choucroutée (oui je suis jalouse!) face à un cobra très très méchant visiblement mort ou en plastique! Quel courage! Quand Julie Piétri débarque dans les rues de Tunisie, le peuple se met à danser. C'est magique!

Julie Pietri - "Eve lève-toi"

Avant de vous quitter, je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce magnifique commentaire de christofor posté sur Dailymotion:

"Cet hymne donne envie de procréer, c'est un poème d'une grande beauté qui m'émeut.
Eve a retrouvé son empire : le Christ, postérité de la femme a écrasé la tête du serpent de bible qui lui avait conquis son empire. Si tu crois en Jésus-Christ crucifié, enseveli puis ressuscité tu seras sauvé en rejoignant la postérité d'Eve rachetée par le fils de Marie et de Dieu !"

Ben là, moi j'ai qu'une seule chose à dire: "WAHOU!" (Oh putain...)

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dimanche 25 octobre 2009

L'Insolent à Quimper - 24/10/09

insolent_afficheNous avons passé un très bon week-end quimpérois. Le temps a passé et ça faisait bien plaisir de retourner sur les lieux du crime. C'était l'occasion d'aller à un festival à la programmation alléchante et de revoir les copains. Après un apéro avec les membres de la "Cap-Horn team", nous nous sommes dirigés vers le parc des expositions de Quimper non sans avoir laissé la R25 dans le parking du guitariste solo attitré des Time Killers.

Arrivés devant les portes du site, bonne surprise: nous étions parmi les premiers, ouverture des portes à 19h. Après une quinzaine de minutes d'attente, nous débouchions dans l'antre! Le morfallou que je suis, découvrit avec satisfaction la présente de stands de bouffe. La déception fut grande quand nous allâmes pendant le premier concert y faire un tour. Pour 5 euros le sandwich avec frites, on avait droit à une portion froide aux ingrédients douteux et pas cuits! Ça sent l'escroquerie à plein nez! Le bar présent dans la salle ne relèvera pas le niveau proposant du coca sans bulles et,  selon les habitués, de la bière allongée à l'eau. La salle en elle même est plutôt agréable, suffisamment vaste pour qu'on puisse s'isoler et profiter des concerts au maximum malgré la présence forte (voir pesante!) d'individus avinés et jeunes de surcroît. Le public mixait des personnes de tout âge et l'ensemble resta plutôt bon enfant. Pour finir, l'acoustique ne s'est pas révélée phénoménale et les techniciens parfois défaillants. Mon avis est assez mitigé concernant l'organisation de l'évènement mais qu'en est-il du plus important: les concerts?

yodeliceAprès une demi heure d'attente, commence le concert de Yodelice. Les lumières se tamisent et résonnent les premières notes. Ça commence par une bonne impression. 3 membres dont un guitariste assez exceptionnel. Un violoncelle aux accents beattlesiens et une rythmique bien 70's. Le chanteur a une voix intéressante et les solos de guitare sont autant d'envolées à la gloire d'Hendrix ou de Franck Zappa. On s'est regardé avec Nelfe en se disant:" C'est pas mal du tout!".

Malheureusement, le soufflé retombe rapidement. 3 chansons seulement après le début du set. Band efficace, mais les morceaux se suivent et se ressemblent. Certes musicalement c'est carré mais l'inspiration n'est pas vraiment au rendez-vous créant rapidement chez moi un sentiment d'ennui. Calibré pour marcher. C'est à ce moment fatidique que nous avons prit une décision fâcheuse: essayer les sandwichs des stands. Le reste vous le savez déjà.

NNBS20 minutes après la fin du précédant débute le set de Naïve New Beaters sans conteste la révélation de la soirée doublée du titre de dauphin de meilleur performance de la soirée. Difficile de les résumer en quelques mots si ce n'est 3 gars super carrés et un "one man show" déjanté du chanteur. Ce groupe propose une musique festive à base d'électro/sample sur laquelle viennent se superposer les riffs du guitariste.

Véritables performers, le trio humoristique se double d'une énergie folle et de titres qui s'enchaînent à la perfection provocant des pulsions déhanchatoires irrésistibles dans le public. L'heure de concert a passé très vite et nous avons prit conscience que nous avions assisté à un méga show.

Emir_KusturicaTout aussi rapidement est arrivé le phénomène yougoslave Emir Kustirica et le No smoking orchestra. C'était une première pour Nelfe. Grands amateurs des films de Kusturica et écoutant régulièrement les BO et les albums du groupe, nous attendions avec impatience le concert. Comme toujours le show était au rendez-vous, l'énergie très communicative. Les musiciens assurent et le public est mis à contribution. Nous avons regretté le son fouilli de l'ensemble qui ne faisait pas honneur aux morceaux. Comble de la déception, le massacre de notre titre préféré "Bubamara" tiré du film "Chat noir, chat blanc". Nous lui avons décerné la 3ème place sur le podium des meilleurs concerts. Une petite pointe de regret.

le_peuple_de_l_herbePoint culminant de la soirée: Le Peuple de l'herbe. C'était la raison principale de notre présence à ce festival et nous n'avons pas été déçus. Voilà un groupe de dub que nous apprécions particulièrement depuis longtemps. Le spectacle nous a laissé sans voix (sans pour autant la perdre) tant l'énergie était au rendez-vous: enchaînement rapide et jeu de scène étudié. Le rapport au public était fusionnel et une vague s'est formée pendant plus d'une heure dans l'assistance. Le son était excellent et les déhanchements là encore frénétiques malgré un début de fatigue. C'est le meilleur concert de la soirée!

Crevés mais heureux, nous sommes partis sur cette bonne note, sans voir Rinôçérôse sans réels regrets même si nous sommes assez amateurs. Nous avons terminés la soirée tranquillement en retrouvant les copains.

La programmation était à la hauteur mais ce n'est pas un festival que je conseillerai pour les esthètes et les amateurs chevronnés. Défauts techniques et public parasite viennent un peu gâcher le plaisir. Les performances live par contre étaient puissantes et les groupes ont assuré.

Posté par Mr K à 18:05 - Le sonotone déchaîné - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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