"Les Emmurés" de Serge Brussolo

L'histoire: À l'origine, la mission de Jeanne était simple: s'installer quelque temps dans un immeuble où furent commis, des années plus tôt, plusieurs crimes inexpliqués, afin d'y écrire un reportage, si possible sensationnel...
Mais aussitôt franchi le seuil de l'étrange maison Malestrazza, la jeune femme va deviner que les maléfices ne sont pas uniquement dus aux fantasmes du voisinage. Est-il vrai que l'assassin habiterait toujours là, caché dans un appartement secret? Y-a-t-il, comme on le prétend, des cadavres emmurés aux différents étages? Et que lui veut au juste le fils de la concierge, ce gamin trop imaginatif, qui spontanément s'offre à lui faire découvrir les arcanes de la bâtisse?
La critique de Mr K: Trouvé une fois de plus chez l'abbé, ce livre est le troisième que je lis de cet auteur après Le Syndrome du scaphandrier et Bunker. Retour vers le roman noir avec celui-ci et le moins que l'on puisse dire... c'est que c'est réussi!
Pourtant ça partait mal avec une héroïne que je qualifiais directement de "moule" dès la dixième page tant je la trouvais agaçante. Pas très engageante la fifille, mi pleureuse mi victime, franchement j'avais envie qui lui arrive tout plein de choses bien désagréables afin qu'elle apprenne la vie... On peut dire que Brussolo a exaucé mon voeu à la puissance dix et je regrette un peu mon agressivité de départ. Dès que Jeanne pénètre dans l'étrange bâtisse, changement de ton, c'est le début de la descente aux Enfers. La quatrième de couverture m'avait fortement interpelé, je n'ai pas été déçu!
Sans trop révéler l'intrigue, sachez qu'elle va faire la connaissances de personnages bien branques avec en tête de liste la concierge (celle de Mr Jean me paraît bien sympathique d'un coup) et son fils. Ce dernier gagne en profondeur au fil du récit et il va falloir vous accrocher pour suivre l'auteur dans son délire bien glauque. Je m'imaginais comme Jeanne que la bâtisse serait vieille, sale, décrépite... que nenni! Mme Cliquet (la concierge) est une maniaque qui ferait passer ma belle-mère pour quelqu'un de non concerné par le ménage (c'est vous dire! Là vous êtes obligé de me croire...). Le milieu est aseptisé et les habitants qui persistent à y habiter (pas vraiment le choix financier de partir) ont des moeurs étranges et s'enferment chez eux à la nuit tombée. Pendant les 286 pages du recueil, nous allons explorer la maison de Malestrazza de fond en comble ainsi que les méandres de l'esprit humain. Rien de reluisant je vous assure!
On retrouve dans cet ouvrage tout le talent de Brussolo pour planter une situation, un décor et des personnages en quelques pages. À part les débuts pénibles de l'héroïne, tout s'emballe très vite et le mystère plane. Les éléments de réponse et les fautes pistes s'enchainent, le lecteur se perd à de nombreuses reprises, égaré volontairement par un auteur entier et sans concession. Certains passages sont d'une rare violence psychologique et Jeanne va passer par tous les états pour se transformer irrémédiablement en une autre elle-même. Le lecteur lui, est pantois devant tant de destruction intime et de révélations dantesques sur la réelle nature des événements qui se jouent dans cette maison. Attention, ayez l'esprit ouvert, la révélation est surprenante.
Une très bonne lecture, rapide (deux soirs), distrayante à souhait, parfois dérangeante. J'ai été abasourdi, ravi par la fin qui me convenait parfaitement. Troisième belle découverte donc avec cet auteur qui se révèle décidément efficace et abordable. Un petit bonheur bien déviant comme je les apprécie!
"Evil dead" de Fede Alvarez

L'histoire: Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Natalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans la cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel, et surtout un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus épouvantables des forces vont se déchaîner sur eux…
La critique de Mr K: 4/6. Ma première réaction quand j'apprenais que les majors américaines allaient faire un remake d'un de mes films cultes fut assez violente et je décidais instantanément que je n'irai pas voir La Mort Mauvaise version 2013. En effet, dans le cinéma de genre, on tourne au remake depuis maintenant un petit paquet d'années. En plus, la trilogie Evil Dead est une de mes franchises préférées dans le genre horreur car Raimi savait distiller à la fois la peur (surtout sur le 1) et l'humour grâce notamment aux talents de comédien et de souffre-douleur de son interprète principal (et ami) Bruce Campbell. Mais au fil des infos qui s'égrainaient sur Evil dead version 2013, je me suis dit qu'il n'y avait que les abrutis qui ne changeaient pas d'avis. Campbell et Raimi ont donné leur bénédiction, le film promettait d'être gore, en ses temps de disette de l'horreur craspouette, je me lançais et jeudi dernier (tarif réduit oblige), je me retrouvais en salle obscure en compagnie d'une dizaine de fans.
L'idée de départ est assez bien trouvée. Pas de toeuf débridée à l'horizon mais une séance de désintox bien rude, à l'ancienne, pour l'héroïne de cette version 2013. Quoi de mieux qu'une cabane au milieu des bois, des copains fidèles (et en plus médecins et infirmières, c'est pas beau la vie!) et d'un frère, revenu d'on ne sait où, pour essayer d'arrêter la drogue? Bref, l'ambiance est tendue dès le départ à cause de cette situation qui plombe le groupe. Là-dessus, un crétin médecin (ou l'inverse) va tomber sur le fameux livre de sorcellerie déjà présent dans la trilogie originelle et le lire à haute voix. Ben c'est vrai ça, on le fait tous! Surtout quand il y a des gravures bien sinistres autour du texte... L'enfer se déchaîne alors, une force démoniaque se révèle et va prendre possession de tous nos malheureux acteurs qui vont subir et souffrir mille tourments.

(C'est quoi cette location pourrie! Il est où le jacuzzi???)
Précisons tout d'abord que le réalisateur a décidé de faire disparaître toute trace d'humour par rapport au film original. C'est la mode du temps, faire dans le cruel et le déviant au détriment du gore bon enfant propre à des œuvres intemporelles telles que Brain Dead de Peter Jackson par exemple. Pour autant ici, on ne tombe pas dans le voyeurisme malsain propre notamment à la nouvelle mouvance du torture-porn (série des Saw à partir du quatrième film notamment). C'est crû, direct mais jamais gratuit malgré les litres d'hémoglobines déversés. Il faut bien avouer que niveau gore, on est dans la bonne salle. Depuis le remake de Piranha par Aja, je n'avais pas été aussi bien servi. Bras auto-tranché au couteau de cuisine électrique, éclatage de crâne, tronçonneuse en pleine action... surtout dans le dernier acte, ça éclabousse, ça tâche, bref ça dépote! La tension est bien menée et les personnages en prennent vraiment plein la tête que ce soit physiquement ou moralement. Par contre, aucune réelle surprise sur le déroulement, on s'attend à toutes les situations (ou presque). Il n'y a que les novices ou les journaleux bien pensants (voir critiques presse sur Allociné) pour avoir trouvé le film réellement effrayant. Qu'est-ce que ça a du être pour eux devant Shining, Ring (version japonaise) ou La maison du Diable?

(Vous m'avez volé ma brosse à dents? Vous allez tater de mon haleine de poney!)
Fede Alvarez est sacrément doué avec une caméra à la main. La technique est parfaite, les cadrages appuient efficacement le sens du récit, la tension est magnifiquement rendue et la conduite des acteurs est au point. Mention spéciale pour Jane Levy qui livre ici une très belle prestation (si je peux m'exprimer ainsi vu les transformations qu'elle subit!) et je pense sincèrement qu'une belle carrière s'ouvre à elle. La musique d'ambiance est classique mais soutient bien les scènes. Le réalisateur sait emballer son histoire (un peu lent au début tout de même) et on suit le film avec un certain plaisir coupable.

(Je m'excuse, je ne le ferai plus... Si vous me libérez, je désherberai devant la façade)
J'ai donc passé un bon moment devant ce film même si le vieux briscard que je suis a regretté quelques petites choses qui pour moi étaient essentielles pour bien réussir un reboot d'Evil Dead. Passons sur l'humour absent, même si je déplore ce choix artistique, c'est un point de vue qui peut se défendre. Par contre, je trouve que la cabane en elle-même n'a pas été exploitée. Autant dans la trilogie originelle, Sam Raimi explorait l'intégralité des lieux, le chargeant de mystère et le marquant ainsi du sceau de la peur. Ici, on ne fait qu'explorer deux pièces et un appenti. Le réalisateur préfère se concentrer sur les rapports entre les personnages... Dommage car ceux-ci même s'ils ne manquent pas parfois d'intérêt ne sont pas aussi marquants que semble le penser le cinéaste. Même chose pour les environs, la forêt, la rivière ne sont que de simples décors (à part la scène avec les ronces, mal reprise d'ailleurs du film originel) et ont perdu leur côté bien flippant. Clairement, l'accent a été mis sur les possessions, les meurtres et les interactions avec les personnages. Finis donc les longs plans inquiétants sur les arbres qui s'effondrent et l'oppression qui s'abattait sur la cabane. De manière générale, je trouve que ce film manque d'âme par rapport aux métrages de Raimi et il faut tout de même attendre bien 30 minutes avant que ça démarre réellement et qu'on se fasse entraîner dans le sillage sanglants de l'héroïne.

(Désherber! Quelle idée à la con! J'aurais plutot dû me proposer pour le ménage!)
Reste tout de même un film bien sympathique, livré par un cinéaste uruguayen qu'il faudra suivre dans les années à venir tant il est prometteur en terme de technique et d'idées. Et puis, c'est pas tous les jours que l'on nous sert du -16 ans bien gore au cinéma, amateurs du genre vous seriez bien mal avisés de ne pas y aller! Dernier conseil, restez jusqu'à l'ultime minute du générique de fin, une surprise de taille attend les fans de la première heure!
Les âmes sensibles feraient mieux de s'abstenir de regarder la bande annonce (non censurée) qui suit:
Week-end surprise
Quoi!!!? Ah ben d'accord! Merci! Mr K t'emmène en week-end surprise et moi je suis sommée de rester à la maison! SYMPA!
Puisque c'est ça, moi et mon collier de star Lady Gagaesque, on va faire la teuf tout le week-end avec les amis du quartier... Ne soyez pas étonnés en rentrant de retrouver le salon sens dessus dessous!
Tesfa

PS: Et n'oubliez pas mes croquettes!!!
"La Légende de Hawkmoon" de Michael Moorcock
L'histoire: Voici l'histoire de Dorian Hawkmoon, duc de Köln, qui fit alliance avec le comte d'Airain dans sa lutte contre les hordes cruelles du Ténébreux Empire de Granbretanne et comment il triompha, comment il voyagea dans les dimensions du Multivers pour retrouver les siens et comment il affronta les puissances du Chaos.
Cycle 1: Le Joyau noir, Le Dieu fou, l'Épée de l'Aurore et Le Secret des Runes.
Cycle 2: Le Comte Airain, Le Champion de Garathorn, La Quête de Tanelorn.
La critique de Mr K: J'errais une fois de plus de façon innocente et désintéressée dans le rayon SF / fantasy de mon libraire préféré quand je tombais inopinément sur le présent volume. D'un coup, me sont revenus en tête toute une série de souvenirs de fin de collège lorsque je participais comme joueur à des séances du jeu de rôle papier Hawkmoon tiré de l'oeuvre de Moorcock. 21 ans après, il était plus que temps que je m'y mette!
La présente édition est une compilation des sept romans formant la saga Hawkmoon. Les éditions Omnibus sont les spécialistes de cet exercice avec quatre excellents volumes de nouvelles de K. Dick, une intégrale Silverberg et une autre de Pierre Boulle. J'affectionne tout particulièrement le papier bible et la typographie propre à cette collection qui m'ont à chaque fois apporté un grand plaisir de lecture. On peut séparer les sept romans en deux grandes sagas indépendantes l'une de l'autre malgré des liens parfois ténus. La première partie décrit la résistance du champion éternel (alias Hawkmoon) face aux forces destructrices et totalitaires de l'empire de Granbretanne. La deuxième est déjà beaucoup moins convenue avec sa recherche éperdue des membres de sa famille égarés dans d'autres dimensions où il rencontrera de nombreux avatars de lui-même.
Avec Moorcock c'est un tout autre aspect de la fantasy qui est abordée par rapport à Tolkien et Martin. On se rapproche plus d'un Sapowski ou d'un Howard notamment lors de la première partie évoquée précédemment: beaucoup de baston donc (du sang et de la boyasse par litres), et des rebondissements comme s'il en pleuvait. Pour autant l'auteur ne délaisse pas la psychologie des personnages et même si parfois cette dernière est très limitée voir caricaturale, on se prend au jeu et on s'attache aux personnages. J'ai tout particulièrement apprécié les compagnons de route du duc Hawkmoon avec une tendresse particulière pour l'ex félon d'origine française D'Averc. Certaines descriptions sont aussi très percutantes et immersives, je pense notamment au premier contact qu'a le lecteur avec le château de Kamarg du duc d'Airain.
Tout change dans la seconde partie avec un basculement aussi surprenant que puissant dans des réalités autres, des dimensions parallèles où le monde d'Hawkmoon a évolué différemment. On sort alors de la fantasy classique pour se retrouver plongé dans un mélange improbable (mais néanmoins très réussi) de fantasy et d'éléments SF. Le rythme est alors plus lent, des passages complètement psychés apparaissent et j'ai été pour ma part totalement conquis. Le personnage principal gagne en épaisseur, il n'est plus la simple brute revancharde que l'on a suivi lors de ses divers affrontements avec le sinistre empire, c'est aussi un homme de chair et de sang, séparé des siens et donc un homme diminué avec ses faiblesses et ses espérances secrètes.
950 pages après, sur une lecture qui a duré deux semaines, mon bilan est plus que positif. Le début s'est révélé quelque peu décevant car prévisible mais à partir de la deux centième page, le charme de l'écriture de Moorcoock agit: il allie à la fois richesse et finesse pour les descriptions, et l'immédiateté et la simplicité pour les scènes d'action qui sont ici nombreuses. Beaucoup de fureur donc dans une ambiance épique à souhait même s'il faut bien avouer qu'il n'atteint pas les maîtres précités. Une très belle lecture qui en appelle d'autres notamment celle du Cycle d'Elric, autre avatar du champion éternel. Du bonheur en perspective!
"La Preuve du Paradis" d'Eben Alexander
L'histoire: Le Dr Eben Alexander, comme la plupart des scientifiques, avait toujours nié la réalité des expériences de mort imminente (EMI).
Neurochirurgien formé dans les meilleures écoles américaines, il pensait que si les EMI semblent bien réelles, elles ne sont en fait que de simples fantasmes produits par un cerveau en situation de stress extrême.
Pourtant, à la suite d'une maladie rare, le Dr Alexander est plongé dans le coma, en état de mort cérébrale. Au bout de sept jours, alors que ses médecins envisageaient de le "débrancher", ses yeux se sont ouverts. Il était revenu à la vie.
La guérison du Dr Alexander est en soi un miracle médical. Mais le véritable miracle réside ailleurs. Alors que son corps était plongé dans un coma profond, Eben Alexander a voyagé au-delà de ce monde, au sein des niveaux les plus profonds de l'existence supra-physique, et ce qu'il en rapporte est tout simplement... inimaginable !
Pour autant, l'aventure du Dr Alexander n'est pas une fiction. Il démontre, par des faits précis, que la mort du corps et du cerveau n'entraîne pas la fin de la conscience, que l'expérience humaine continue au-delà. Vécue par n'importe qui d'autre, cette histoire serait déjà extraordinaire. Mais le fait quelle soit arrivée à un neurochirurgien la rend révolutionnaire. Aucun scientifique ni aucune personne de foi ne pourra l'ignorer.
La critique Nelfesque: Voici un témoignage que je n'aurai jamais lu sans Entrée Livre. Je vous ai récemment informé de ma participation à la découverte d'ouvrages du printemps 2013 en relation avec ce site communautaire. Ma premère lecture concernait "La première chose qu'on regarde" de Grégoire Delacourt, me voici maintenant plongé dans un témoignage pour le moins énigmatique...
Le docteur Eben Alexander nous entraine, avec "La Preuve du Paradis", dans sa propre expérience de mort imminente. Plus qu'un point de vue lambda, c'est ici l'expérience d'un neurochirurgien qui nous est relaté. Lui donne t'il plus de poids que l'expérience d'un monsieur tout le monde? Rien n'est moins sûr mais Alexander nous montre comment un sceptique pourtant confronté à l'expérience de ses patients va radicalement changer d'avis après son passage dans "l'au-delà".
Je vais essayer de mettre de côté mon propre avis sur la question et me concentrer sur l'ouvrage en lui-même. Cela va être difficile car j'ai été souvent heurtée par les visions de ce médecin et par les conclusions qu'il en tire. Etant moi-même croyante, j'ai tout de même du mal avec les ouvrages empreints de bondieuseries et fleurant bon l'endoctrinement. Ici, selon moi, nous sommes en plein dedans...
La première moitié de ce témoignage retrace d'un côté l'accident d'Alexander et son voyage mental et de l'autre la dure réalité de la vie de ses proches, unis face au malheur qui les frappe, entre espoir et résignation. Jusqu'ici ce témoignage peut se lire comme un roman et j'ai apprécié ce partage. L'identification à l'un des membres de la famille d'Alexander est aisé car nous avons tous vécu ce genre d'épreuves. Nous sommes ici dans un drame familial pur. Alexander quant à lui n'est plus connecté à cette réalité et parcourt des chemins éthérés que l'ont pourrait presque assimiler à de la science-fiction. Des chants oniriques, des visions nimbées de lumière, des conversations sensorielles, un puit de connaissances spirituelles...
La suite du témoignage relate l'après "réveil" d'Alexander. Peu à peu il va reprendre "vie", réapprendre les gestes du quotidien. Son cerveau en surchauffe va faire le tri dans la masse de données accumulées, analyser son expérience et l'auteur va faire part aux lecteurs de ses conclusions sur le sujet.
Je ne doute pas qu'une telle expérience puisse être déstabilisante, donner lieu à une nouvelle vision de la vie mais fait-elle pour autant d'un athée un apôtre? Alexander évangélise les foules, part dans des considérations religieuses des plus soporifiques et loin de me convaincre m'a fait passer de l'état de curiosité à celui de méfiance. Son dernier chapitre est ni plus ni moins que de la propagande à mes yeux où l'on apprend qu'Eben Alexander a créé une fondation "pour servir le bien supérieur en aidant à créer le meilleur avenir possible pour la terre et ses habitants"... Avec le lien qui va bien vers son site internet qu'il est beau, Alexander m'a fait dresser les cheveux sur la tête et cruellement pensé à un gourou de secte. Peut-être suis-je trop terre à terre pour ce genre de lecture...
Les critiques de mes compagnons de Comité de Lecture ainsi que d'autres avis sur la fiche consacrée sur Entrée Livre.
"Chanson pour Lya" de George R. R. Martin

L'histoire: Ce recueil de récits va révéler une nouvelle "voix" de la S-F., une voix prophétique qui parle du terrible futur de demain, d'une réalité que rien —presque rien— ne sépare du cauchemar.
Dans Chanson pour Lya, un couple de Terriens télépathes enquête sur le Culte de l'Union qui menace la planète des Ch'kéens : une religion suicidaire mais dangereusement séduisante...
Dans Au matin tombe la brume, c'est le combat entre les ténèbres du jour et le soleil nocturne, un délire climatique qui engendre des spectres...
Dans Le Héros, un mercenaire natif des mondes guerriers de Wellington, qui depuis vingt ans ne vit que pour tuer, voudrait dire adieu aux armes. Le peut-il encore?
La critique de Mr K: Pour celles et ceux qui nous suivent régulièrement vous savez que je voue littéralement un culte à la série du Trône de fer et George R. R. Martin se situe pour moi juste après Tolkien dans le panthéon des auteurs de fantasy. Je savais déjà depuis un petit moment que le Monsieur avait débuté par de la Science Fiction. C'est ainsi qu'à l'occasion d'une balade innocente chez l'abbé, je tombais sur le présent ouvrage qui a le mérite d'accrocher le regard au premier coup d'oeil. C'est sûr qu'une fille à moitié nue en couverture ça aide, rajoutez à cela le nom du prestigieux auteur et c'était gagné!
Neuf nouvelles composent cet ouvrage et explorent les grands thèmes que les auteurs de SF aiment à traiter. Tour à tour, l'auteur nous propose des récits très différents décrivant des situations intimistes bien flippantes mettant un homme face à la solitude de l'espace attendant une relève qui tarde à venir ou des conspirations mystico-religieuses voulant conquérir les âmes et donc l'univers. D'autres parlent de l'avidité et l'appât du gain qui pervertissent les plus belles amitiés, une autre nouvelle démonte les idées reçues sur les voyages dans l'hyper-espace. Deux nouvelles mélangent SF et fantastique en faisant intervenir des spectres de nature bien différentes, l'action se déroulant dans un monde lointain, l'effet est deux fois plus saisissant. Quoiqu'il en soit, malgré des thématiques parfois assez techniques, il est bel et bien question ici de parler de l'humain et de son rapport à l'autre... Vous l'avez déjà compris, le bilan n'est pas des plus optimiste. Ce qui est classique dans le genre abordé.
J'ai lu ce recueil assez rapidement comme à chaque fois quand je parcours cet auteur. La langue est fluide, les pages se tournent vite et l'on est pris très vite par ces micro-récits épurés. Mais voilà, je suis resté sur ma faim. Mes attentes étaient plus grandes pour ce magicien des mots, conteur hors pair qui m'a offert bien des émotions dans sa saga du Trône de fer. Certes ici, les récits sont bien menés mais l'originalité est absente et les questionnements m'ont paru plutôt superficiels. Je conseillerai ce livre plutôt à des personnes novices dans la lecture de SF. Vite lu, cet ouvrage sera pour ma part bien vite oublié tant il ne peut se comparer aux oeuvres de K. Dick, Sturgeon, Silverberg, Levin, Bradbury et autres cadors du genre que je ne peux malheureusement tous cités ici même.
Pour autant, c'est de la très bonne littérature et mon avis n'engage que moi. Martin reste une valeur sûre et j'ai tout de même passé un bon moment. A vous de vous laisser tenter ou non!
Lus, chroniqués et adorés du même auteur:
- Le trône de fer, intégrale 1
- Le trône de fer, intégrale 2
- Le trône de fer, intégrale 3
- Le trône de fer, intégrale 4
- Le trône de fer, Le bûcher d'un roi, volume 13
- Le trône de fer, Les dragons de Meereen, volume 14
Challenge "Livra'deux pour pal'Addict" - Jamais 2 sans 3!
Je ne fais pas beaucoup de challenges lecture habituellement. Trop de contraintes, obligation de lire certains ouvrages, timing stressant... Je préfère garder la liberté de mes lectures.
Il y a un challenge qui toutefois déroge à la règle et que j'aime particulièrement, c'est le challenge "Livra'deux pour pal'Addict". Il a le mérite de faire baisser ma PAL et d'échanger avec une copinaute! Après une première édition avec fée-tish puis une récidive avec miss bunny, cette fois ci j'ai le plaisir de partager ce moment avec LivresseDesMots, une blogueuse découverte récemment et avec qui le courant est tout de suite passé!
Petit rappel du principe de ce challenge? En binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
- qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
- dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
- dont les titres l'interpellent pour leur résumé...
Le challenge se termine le 31 juillet et nous avons jusque là pour lire un (ou plus suivant affinités) roman(s) de la sélection.
Les 3 livres choisis par LivresseDesMots:
- "La Société des jeunes pianistes" de Björnstad
- "Les Hauts de Hurle-Vent" de Brönte
- "L'Apothicaire" de Loevenbruck
Mes 3 propositions pour LivresseDesMots:
- "L'hypnotiseur" de Lars Kepler (parce qu'il me fait de l'oeil depuis sa sortie et parce qu'il a été récement adapté pour le cinéma)
- "La Princesse des glaces" de Camilla Läckberg (parce que j'aime beaucoup cette auteur scandinave)
- "Des larmes sous la pluie" de Rosa Montero (parce que j'ai lu pas mal d'avis positifs et que ça fera un peu de SF dans le choix)
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Pour ma part, je choisis de lire "Les Hauts de Hurle-Vent" parce que c'est un classique et que dixit Mr K ce livre est carrément fait pour moi!

Merci LivresseDesMots de faire ce bout de chemin littéraire avec moi. J'espère que tu prendras autant de plaisir que moi à participer à ce challenge. Bonne découverte!








