Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

samedi 17 mai 2008

Mémoire courte et démagogie étatique

Sarkozy victime d'un trou de mémoire

L'annonce était martiale et ne manquait pas d'allure. Le président a bombé le torse et l'a déclaré solennellement: désormais on allait enseigner aux petits Français l'histoire de l'esclavage. Plus question de tolérer le vide pédagogique! Éxécution immédiate: dès la rentrée prochaine les instituteurs sont priés d'aider la France à regarder "de façon lucide et apaisée" les réalités de la traite des Noirs. Ainsi parla Sarkozy samedi dernier, le 10 mai, à l'occasion de la Journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Hélas! Cette heureuse disposition, prévue par la loi Taubira (radicale de gauche -sic!-) votée le 21 mai 2001, est déjà dans les programmes scolaires, ainsi que l'atteste cet extrait du "Journal officiel":

Loi_esclavage

Il s'agit donc d'un énième couac dans l'équipe présidentielle. A l'Élysée, il ne s'est pas trouvé un conseiller pour faire remarquer au patron que son annonce tonitruante tombait à plat, puisque cet enseignement est obligatoire depuis des années. Et alors? Quand il s'agit de faire un coup politique, Sarkozy n'est l'esclave de personne!

Le canard enchaîné n°4568 du 14 mai 2008

Posté par Mr K à 13:00 - Les actualités du bazar - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 16 mai 2008

Du baume au coeur

la_consolante

Il n'y a pas de quatrième de couverture pour ce livre, le mystère reste donc entier...

A la demande de son éditeur, Anna Gavalda a rédigé une présentation qui n'aide pas à y voir plus clair:

J'ai écrit le livre, j'ai dessiné la couverture et maintenant mon éditeur me demande de rédiger moi-même les prières d'insérer.
Le dilettante ? T'as raison...
Mon éditeur que je viens d'appeler à l'instant pour lui demander si on disait «un» ou «une» prière d'insérer et qui m'avoue qu'il ne sait pas. Que personne n'a jamais su. Bon, je sens que les pointillés du contrat, je vais les remplir toute seule aussi...
Je suis donc allée vérifier dans un dictionnaire et voilà ce que j'ai trouvé :
Faire ses prières. S'emploie, surtout à l'impératif, comme formule de menace pour inciter à se préparer à la mort, à une sévère punition.
C'est vrai ?
C'est ça, le genre de ce mot quand on l'emploie au pluriel ?
Gloups. Qu'est-ce que je fais là ?
Heureusement, la suite :
Equivalent noble de «Numéroter ses abattis».
Voilà qui m'inspire plus. Les miens ou ceux de mes personnages ? À l'heure où j'écris ces mots, ils n'existent pas encore et je ne suis guère plus vaillante... Mais retournons la bidoche et numérotons donc, numérotons ce qui bouge encore...

La critique Nelfesque: Un bijou, ce livre est un bijou... Comme tout livre d'Anna Gavalda, je ne l'ai pas lu mais dévoré! Une écriture fluide et simple. Elle écrit comme j'aimerai écrire, écrire comme on parle, sans rentrer dans le pompeux et le ronflant. Elle ne se lit pas écrire, comme d'autres s'écoutent parler et c'est très agréable. Il y a de la vie de tous les jours dans ses écrits.

L'histoire est banale. Charles est architecte et a des chantiers un peu partout sur la planète. Il a une femme et une fille, essaye de concilier le tout et finalement passe à côté de pas mal de chose. Un jour il apprend la mort d'une personne qui lui était chère dans sa jeunesse et sa vie va changer... Je n'en dit pas plus pour ne pas en dire trop. Toujours est-il qu'on se retrouve complètement dans ce livre. Même si on n'est pas architecte (quoique ^^ ), qu'on n'est pas marié et qu'on n'a pas d'enfants, une chose nous est commune, on a tous perdu un être cher... Et on suit l'histoire de Charles comme si on était sur nos propres traces: le travail de deuil, les questionnements, le désespoir et ce qui nous raccroche à la vie...

N'allez pas croire pour autant que ce bouquin pousse au suicide! Pas du tout! Car Anna Gavalda a cette finesse d'écriture qui fait passer du rire aux larmes (et réciproquement) en un détail, un personnage, une réplique. Il y a de la finesse dans ce livre, de la beauté, des sentiments, de la vie...

Posté par Nelfe à 19:51 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 15 mai 2008

Tu es breton et pas français lorsque...

a_l_aise

- Tu as au moins deux de tes amis qui s'appellent Gwen, Yann, Erwan ou Ronan.
- Tu n'as jamais payé une autoroute pour aller d'un bout à l'autre de ta région.

- Tu sais que l'on ne parle pas de la même pluie selon que l'on dise qu'il « crachotte » ou qu'il « pleuviotte »
- Tu sais que le beurre salé se marie très bien avec la confiture ou le nutella sur des tartines
- Aller à la mer, ça n'a rien d'extraordinaire : c'est jamais à plus d'une heure de route, de toute façon...
- Il ne te viendrait pas à l'idée de passer tes vacances en bord de mer ou même d'y aller « en saison », quand c'est infesté de parisiens.
- Tu sais que le village d'Astérix n'est pas dans l'Oise.
- Tu sais que la chanson "la tribu de Dana" de Manau n'est pas une traduction de l'original d'Alan Stivell, mais que seul l'air a été repris (pour les incultes, la chanson originale est 'Tri Martolod')

- Tu sais qu'il faut éviter les voitures avec des volants à droite qui envahissent ta région au mois de juin/juillet, parce que les grands-bretons savent pas conduire du bon côté de la route, mais on leur pardonne parce qu'ils ont un bon levé de coude.
- Tu sais que Belle-Ile en Mer, c'est pas seulement une chanson.
- Pour toi, se faire réveiller par le cri des mouettes, ça n'a rien d'exotique ou ça ne sent pas les vacances : c'est tous les matins.
- Tu sais qu'une goélette ce n'est pas le petit du goéland.
- D'ailleurs tu sais faire la différence entre la mouette et le goéland.
- Tu sais que le vrai cidre, c'est du brut !

- Les gens te demandent toujours si tu parles breton, alors qu'en fait le seul mot qui te vient à l'esprit c'est toujours kenavo.
- Ils s'étonnent que t'aies l'ADSL chez toi et que ta mère portes pas de coiffe... d'ailleurs, as-tu déjà vu une bretonne porter une coiffe ?
- Tu ricanes quand les gens demandent "c'est quoi la différence entre les crêpes 'froment' et 'blé noir' ?"
- Tu sais que partout où tu iras dans le monde tu trouveras des compatriotes.

- Tu es le seul à apprécier le vent, la pluie et surtout les tempêtes avec leurs énormes vagues qui se fracassent sur les rochers ...
- L'été, dès qu'il pleut, tous les touristes (parisiens surtout) mettent des cirés Guy Cotten jaunes avec des bottes, et toi, tu es en short...

- Tu as un autocollant « In kig ha farz we trust »
- Une tempête pour un parisien, c'est une brise pour toi.
- Tu grognes devant la météo et surtout devant le présentateur qui dit « en Bretagne ENCORE de la pluie ».

- Tu sais qu'en cas de vent et pluie à Brest, sortir ton parapluie ne sert à rien, il ne tiendra pas.
- Si tu sais que baragouiner vient de « bara gwin » (du pain et du vin).
- Quand il y a grande marée et qu'il pleut, tu marche pas le long des remparts de la grande plage de Saint-Malo, et même pas sur le trottoir d'en face.
- Tu ne vas pas sur les jetées te promener quand il y a un avis de tempête.
- Tu arrives à te baigner dans une eau à 17 degrés en disant aux autres qu'elle est bonne.
- Dévorer un Kouign amann ne te fais pas peur.
- Quand tu rentres de voyage, tu passes le panneau 'Degemer Mat' à l'entrée en Bretagne : Ca veut dire que t'es bientôt rentré!

- Lorsque tu passes le panneau Bretagne et que tu dit "on est chez nous !"! Si tu habites dans le Finistère alors tu te dits : "p'tain on est pas encore arrivé".
- Si tu t'es deja baigné sous la pluie en prétendant qu'elle est meilleure comme ca alors que les touristes se promenent avec leurs cirés et bottes jaunes Guy Cotten.
- Si tu as toujours entendu gueuler pour que la RN 164 passe en 4 voies (et oui, on ne dit pas autoroute en Bretagne...).
- Tu passes 3 heures à chercher du beurre salé au supermarché dès que tu dépasses Nantes.
- La premiere chose que tu dis à tes parents quand tu pars en Polynésie c'est 'cool, ici on mange du beurre saléééééééééé !'
- Si lorsque tu es muté en région parisienne, tu reste immatriculé en Bretagne de peur de te faire passer pour un parigo. Et aussi parce que tu pense que tu n'y est que pour quelques années et que ça ne sert a rien de changer.
- Quand ça bouchonne derrière un tracteur tu sais qu'il faut remonter ta fenêtre.
- Tu sais que la capitale mondiale du choux, c'est pas en Belgique mais Saint-Pol-de-Léon
- T'as déjà fait un scandale dans un supermarché à l'étranger (l'étranger c'est quand t'as une autoroute pas loin) parce qu'ils avaient pas de beurre demi-sel !
- D'ailleurs t'as toujours pensé que le beurre sans sel (quand t'as su que ça existait !) c'était seulement fait pour graisser la chaîne de ton vélo.
- Tu es surpris quand les gens ne te comprennent pas quand tu dis qu'un grain arrive et qu'il y aura des moutons en mer.
- Quand tu sais que le Finistère Nord c'est pas le Finistère Nord, c'est le Léon et le Trégor...


- Tu t'es senti visé par à peu près toutes les phrases ci-dessus, et t'as même rigolé tellement c'est vrai...

Posté par Mr K à 12:36 - Les zygomatiques décomplexés - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 14 mai 2008

Coucher en fanfare, Hennebont, 10/05/08

Coucher_en_fanfare

"Coucher en fanfare"... Drôle de nom pour une rencontre de fanfares de rue me direz-vous... Moi même, je me suis demandée le pourquoi du comment de ce nom et même après y avoir assisté, je n'ai toujours pas intégré le concept... Enfin peu importe, "coucher en fanfare" c'est quoi?

Sur le flyer était indiqué une battle de fanfares! Wahou trop bien! J'adore les fanfares et j'assume complètement parceque "fanfare" ne veut pas forcément dire "truc ringard qui joue toujours la même chose". De plus, il est indiqué que l'Usine à canards sera présente et ça c'est tout bonnement SUPER!!! On a eu l'occasion de les voir jouer l'an dernier au festival "les pieds dans la vase" à Kervignac et on les a trouvé géniaux. Allez hop, ni une ni deux, direction Hennebont!

l_usine___canards

La présentation est plutôt alléchante: "Dans les rues du centre ville de 15h30 à 18h, déambulation et prestations de fanfares. L'Usine à canards, Henry's Angels, Step'z ainsi que les fanfares de Baud, Lanester, Hennebont et Rennes prendront possession du centre ville. Cuivres et percussions sauront vous surprendre et vous entraîner dans leur sillage, le temps d'un morceau ou de l'après midi."

Arrivés à 15h45 sur Hennebont, pas âme qui vive (du moins pas plus que d'habitude), pas d'affiches, de banderolles, de rues barrées... Mince alors, c'est quoi ce plan!? Direction l'office de tourisme pour en savoir un peu plus. Réponse de la dame, fort aimable: "Ben quoi? Ils sont en retard! Ca arrive d'être en retard non!?" "Hum... Oui je veux bien mais sur le flyer ya écrit prendront possession du centre ville, moi là je vois RIEN!" "Ouais ben ils sont en retard!" "Hum... Bien... Et donc c'est quoi l'organisation, leur trajet, le départ, l'arrivée...?" "Ah ben ça, on sait pas!". Bon ok, c'est bon on a comprit, l'organisation est pourrie et on va aller se saouler dans un bar en attendant. Bar où même le serveur n'est au courant de rien...

Après une demi heure d'attente en terrasse, les premières notes de trompettes se font entendre au loin! Chouette, chouette, chouette! Nous nous approchons et commençons à écouter la fanfare de Baud. 10min, 20min, 30min... Euh, ils sont où les autres? Je vous fais grâce des détails mais toujours est il que sur les 7 fanfares annoncées nous n'en avons vu que 3... Le principal étant que l'Usine à canard était là!

L_usine___canards_1

L'Usine à canards est composée de 22 musiciens, trompettes, sax, trombones, tubas, grosse caisse, caisses claires, percussions et... mégaphone!!!! Tout ce petit monde nous offre des compositions originales, des rythmes à tortiller du derrière et à battre la mesure et la présence du mégaphone rajoute une petite touche fun à l'ensemble. C'est une fanfare jeune qui dépoussière un peu le style (même si j'avoue aimer ça) et dont la joie de vivre est communicative.

Faute d'organisation et de promotion, il y avait peu de monde malheureusement. Lors de la réunion des 3 fanfares pour le final et l'improvisation, il y avait plus de musiciens que de spectateurs... Enfin, nous on y était, c'est le principal!

Pour finir, une petite vidéo qui vaut ce qu'elle vaut. Le but du jeu: buter le gamin en plein milieu!


L'Usine à canards "Coucher en fanfare" à Hennebont
envoyé par Nelfe75

Posté par Nelfe à 15:44 - Le sonotone déchaîné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 12 mai 2008

Concert pour l'annulation de la dette des pays du sud, Lanester, 09/05/08

commerce__quitable

Dans le cadre de la rencontre du commerce équitable d'ici et d'ailleurs au parc des expositions de Lorient, nous avons assisté vendredi dernier au concert pour l'annulation de la dette des pays du sud. Malheureusement l'opération n'a pas beaucoup de succès, bien que la cause soit louable, et peu de gens sont au rendez-vous. Malgré tout, l'ambiance y est sympathique, le jus de fruit et les sandwich bios, le public babos et/ou engagé.

Bien qu'étant dans un hangar de parc des expos, le son est très bon (donc les ingénieurs du son aussi!) et nous allons très vite nous vautrer par terre et savourer ces airs venus d'ailleurs. Au cours de cette soirée "word music", nous allons voyagé avec nos oreilles de l'Inde à l'Afrique...

olli

Olli and the Bollywood Orchestra nous transporte instantanément en Inde. 7 musiciens sur scène, des intruments typiques (tels que de la flûte bansuri, doudouk arménien, sarod, tablas, dholak, ganjira), des instruments plus connus sous nos lattitudes (harmonium, clavier, basse) et des ordinateurs: un savant mélange entre "tradition et modernité" et une musique très intéressante où on flirte avec la méditation.

muktaMukta est un groupe incontournable pour les amateurs de word jazz. Mélant Inde et jazz avec ses compositions chatoyantes et une instrumentation originale, Mukta parcourt le monde et donne de nombreux concerts parsemés d'improvisation savament dosée. Du "bonheur à tartiner" pour les fans de fusion, un bon moment de zen pour les autres dont je fais parti. Il est indéniable que ce sont de très bons musiciens mais encore faut il aimer le jazz...

julien_jacob

Julien Jacob nous propose une musique africaine composée de litanies à laquelle nous n'adhérons pas des masses. Des fans sont présents et le public se lève pour tortiller des fesses. Au pire Mr K trouve ça chiant, au mieux, je trouve ça sautillant par moment mais sans grand enthousiasme... Encore une histoire de goût!

En tout cas, le guitariste maîtrise très bien ces 3 accords qui tournent en boucle!

2 autres groupes étaient programmés: Monkey B et Nouch'ma mais nous ne sommes pas restés.

En résumé, nous avons passé une très bonne soirée sous les banderoles anti FMI et autres "Destroy Capitalism" savourant ces musiques du monde. Bien que ce ne soit pas mon style de musique préféré, j'ai aimé le côté cool et relax de ces airs et retenterai l'expérience si l'occasion se représentait.

Posté par Nelfe à 18:24 - Le sonotone déchaîné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 7 mai 2008

Surveillance et liberté

big_brother_posterIl ne s'écoule plus un jour sans que la police n'apporte la preuve de l'efficacité de ses fichiers. Le 11 avril 2008, la cour d'assises du Gard a condamné un ancien pompier à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre, en 1987, d'une lycéenne de 16 ans. L'homme a été confondu par son empreinte ADN prélevée dix-neuf ans après les faits et comparée à celles, archivées, qui avaient été trouvées sur sa jeune victime.

Pour les policiers, l'ADN est un précieux auxiliaire pour traquer les criminels - ou pour innocenter une personne. Mais depuis 2003, le prélèvement d'ADN a été généralisé à la quasi-totalité des délits. Et les récalcitrants s'exposent à des poursuites en cas de refus. Résultat : près de 30 000 empreintes s'ajoutent chaque mois, faisant naître des inquiétudes.

A quelques jours d'intervalle, les fichiers de police et de gendarmerie se sont trouvés au coeur de vifs débats. Le 22 avril, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a décidé la mise en sommeil, puis la modification du logiciel Ardoise destiné à alimenter les fichiers de police. Alertées sur la présence de mentions telles que "homosexuel", "permanent syndical" ou "SDF", des associations avaient saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

Le 18 avril, ces fichiers ont fait parler d'eux au plan européen : moyennant la levée de visas auxquels sont toujours soumis les ressortissants de certains pays européens, les Américains demandent un accès au Système d'information Schengen (SIS) qui comprend les empreintes digitales des demandeurs d'asile, ainsi que les fichiers des personnes recherchées et des véhicules volés. Les Européens, dont les Français, ont réclamé la réciprocité.

FUSION DES DEUX PRINCIPAUX FICHIERS

Tous fichés ? En France, les fichiers, nombreux, existent dans tous les domaines, administratifs, judiciaires, immigration... Ils croissent chaque jour un peu plus au rythme des développements informatiques, et des réformes. Le rapprochement de la police et de la gendarmerie, prévu au 1er janvier 2009, aboutira à la fusion des deux principaux fichiers, du STIC (police) et du Judex (gendarmerie).

La création, le 1er juillet, d'une nouvelle direction centrale du renseignement intérieur donnera lieu aussi à de nouveaux fichiers, issus de la fusion entre la DST et les RG. Tout ce qui a trait au terrorisme, et à la protection des intérêts vitaux de la France ira dans un fichier RI protégé par le secret défense ; tout le reste, en gros tout ce qui concerne le renseignement en milieu "ouvert", sera versé dans un nouveau fichier joliment baptisé Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale).

Les durées de conservation de ces informations ne sont pas mineures. Dans le cas du STIC et du Judex, les données concernant les personnes majeures sont en principe conservées vingt ans (quarante ans en cas d'infractions graves), cinq ans pour les mineurs (dix à vingt ans selon la gravité des faits), et quinze ans pour les victimes. Le délai, dans le FNAEG, est de quarante ans pour les personnes condamnées, mortes et disparues ; vingt-cinq ans pour les mis en cause et la parentèle des disparus.

Un rapport sur les fichiers de police et de gendarmerie, commandé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, soulevait la question de leur mise à jour. "Certaines fiches du STIC ou du Judex ne sont pas toujours actualisées. (...) Il peut par conséquent arriver que dans le cadre d'une enquête administrative, un emploi soit refusé à une personne sur la base d'une information concernant sa mise en cause dans une infraction, alors même que celle-ci a fait l'objet d'un non-lieu..."

Dans ce rapport, qui reste un ouvrage de référence en la matière (Fichiers de police et de gendarmerie. Comment améliorer leur contrôle et leur gestion ?, La Documentation française, 2007), les auteurs Alain Bauer et Christophe Soullez plaidaient pour une plus grande transparence.

Isabelle Mandraud, Article paru dans l'édition du 06.05.08 du Monde.

Posté par Mr K à 12:56 - Les actualités du bazar - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 6 mai 2008

Course poursuite filmée dans les escaliers

REC_afficheL'histoire: Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !

REC2

La critique Nelfesque: Ca sursaute sec dans les salles obscures avec ce film assez court (1h20) mais efficace! La journaliste est à baffer, les habitants en pleine crise d'hystérie sont à baffer mais est-ce qu'on en ferait autrement si nous même étions séquestrés dans un immeuble d'habitations avec des zombies aux fesses!? Réponse: Non sûrement pas!

Les 20 dernières minutes sont les plus jouissives, ça court dans tous les sens (attention au mal de mer avec la réalisation à la "Blair witch"), on stresse avec les derniers survivants et on se fait prendre au jeu. Alors oui, par moment, c'est prévisible, on sait qu'à ce moment précis quelque chose va nous sauter dessus et qu'on va bondir dans notre siège (c'est ça d'être des vieux de la vieille du film de genre) mais on est pas déçu tant nos bonds peuvent rentrer dans le livre des records. Les promesses de frousse sont au rendez-vous! A mater donc, au ciné de préférence car dans d'autres conditions, le film risque de perdre une partie de son intérêt...

REC1

La critique de Mr K: 4,5/6. Pas vraiment les frayeurs attendues mais un bon film quand même!!! Il faut dire que contrairement au projet "Blair witch", ce n'est pas un duo de tacherons qui officie derrière la caméra mais un réel "duo dynamique" composé de Jaume Balaguero et Paco Plaza. Vous l'aurez compris, il s'agit d'un film "qui fait peur" filmé caméra à l'épaule: ça tremblote, ça gloglotte, certains finiront sans doute le voyage dans les toilettes de leur salle de cinéma fétiche!

Force est de constater que les premières quarante minutes sont lentes même si une sensation étrange s'insinue dans le cortex du spectateur. Quand est-ce qu'elle va la fermer cette greluche! La journaliste est vraiment horripilante, mélange savoureux (elle est pas mal physiquement, en même temps le contraire aurait été étonnant!) mais néanmoins indigeste de Flavie Flament et de Loana (niveau expression orale -sans mauvais jeu de mots!-). Ce personnage baisse la note de 0,5 point! La peur, du moins les frissons, n'apparaissent que vers la fin du métrage, dans les 20 dernières minutes. On flippe là où on doit flipper, et c'est bien là le souci, ce film reste prévisible! Faut dire qu'ici bas, nous sommes des spécialistes du genre! J'ai renoncé depuis longtemps à compter le nombre de films de ce genre que j'ai pu "déguster"! -1 point sur la note totale!

Reste une bonne séance de cinéma. Le scénario est malin, les acteurs excellents et le climax fort angoissant par moment. Aaaahhh! Ces espagnols! Décidément, ils sont les meilleurs défenseurs des films de genre en ce moment en Europe!


[.REC] - Bande-Annonce [VF]
envoyé par Lyricis

Posté par Nelfe à 18:13 - La Kinoton du projectionniste - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 4 mai 2008

Dimanche primal

Tous aux abris, les frères Cavalera se sont retrouvés cette année pour former le groupe "Cavalera's conspiracy" que votre serviteur aura l'occasion de découvrir fin juin au Hellfest 2008 à Clisson. Pour les non initiés, rappelons que Max et Igor (ca s'invente pas!) ont été les fondateurs du groupe Sépultura groupe clef du mouvement Thrash-Métal. Suite à une dispute, Max s'en va vers d'autres cieux et crée le néanmoins mythique groupe Soulfly qui comblera d'aise les fans de la première heure en manque de percus tribales brésiliennes. Ce n'est que très récemment que le guitariste des "Time Killer" me fit écouter la dernière galette des deux frangins! Tout bonnement Énooorme!

En ce dimanche pré-estival, la récolte n'est pas bonne... Comprendre, que mes élèves m'ont rendu des copies médiocres voir pas terribles du tout (euphémisme)! Il est bon dans ces moments là de faire une pause et d'exorciser le ressentiment intérieur inhérent à tout prof déçu en s'écoutant un bon vieux morceau bien roots. Afin de faire passer la pillule à ceux d'entre vous qui ne goutent guère à ce style musical, je vous "post" un clip de la grande époque de Sépultura, celle de l'album "Roots" (1996). Au delà du style direct et incisif du groupe (Cap'tain caverne dans la jungle), vous découvrirez une véritable oeuvre d'art faites "à l'ancienne".


Sepultura - Ratamahatta Firewhite
envoyé par antores

Posté par Mr K à 19:10 - Le sonotone déchaîné - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 2 mai 2008

L'enfer a ses bourreaux...

clive_BL'auteur:

Clive Barker est un auteur anglais, né à Liverpool en 1952. Alors qu'il est encore jeune, il tombe sur une anthologie fantastique, regroupant des nouvelles d'horreur. Ainsi, naît sa vocation pour le métier d'écrivain. C'est en 1984 que sera publié le premier volume d'un recueil de textes : Le Livre de sang. En deux ans, cinq autres tomes suivront. L'année suivante, Clive Barker verra la publication de son premier roman : Le Jeu de la damnation.

Clive Barker est devenu célèbre pour ses romans, mais c'est avec le théâtre et le cinéma qu'il débutera dans le genre fantastique. Avec des amis, il crée une troupe de théâtre à Londres et joue Frankenstein in love ou The History of devil. Dans les années soixante-dix, il réalisera deux courts-métrages d'horreur : Salomé et The Forbidden.

1987 est une grande année. Clive Barker connaît un énorme succès avec son film d'horreur, Hellraiser : le pacte et son personnage de Pinhead (qui donnera des cauchemars à plus d'un!). En 1990, il enchaîne avec Cabal. Malheureusement, là c'est un échec monumental qui le fera renoncer à l'idée de réaliser d'autres films, dommage car beaucoup de personnes telles que moi considèrent que ce film est un authentique chef-d'oeuvre du genre tant au niveau scénaristique que graphique (ne pas louper David Cronenberg en épurateur psychopathe possédé!!!). Cependant, il continuera dans le milieu du cinéma en tant que producteur ou scénariste (Candyman ou Le Maître des illusions).

Clive Barker à partir de 1987, enchaînera les romans dont certains connaîtront un réel succès. En 1991, il écrit Imajica, un roman de 1200 pages considéré comme son oeuvre majeure et couronné par le Prix Julia Verlanger et le Grand Prix de l'Imaginaire. En 1992, il tente de toucher un tout nouveau public : les enfants. Il écrit Le Voleur d'éternité et retentera l'expérience dix ans après avec Abarat : l'histoire de Candy, une jeune fille, qui découvre un univers parallèle peuplé d'étranges créatures. Pour incarner ce royaume, les mots manquent à l'auteur, il décide alors de peindre plus de 300 tableaux et mélange ainsi, mots et images pour le plus grand plaisir des enfants. Gageons que sa carrière est loin d'être terminée!

livre_de_sangL'histoire: Un train qui s'enfonce dans la nuit, chargé d'une marchandise immonde... le train de l'abattoir!... Une maison hantée par un démon maléfique et cruel qui s'acharne à rendre fous ses habitants... Une énorme truie dont l'appétit monstrueux exige des sacrifices humains... Des géants sanguinaires faits d'hommes enchaînés, de corps convulsés...

Simon McNeal, vrai ou faux médium, réceptacle de ces récits atroces, sera-t-il un objet de vengeance de la part de ces hordes de morts qu'il a évoquées?

Plus sombres qu'un cauchemar, puisées dans les ténèbres de l'âme, voici les histoires écrites sur le Livre des morts se révoltent et se vengent des vivants!

Critique:

Ayant dégoté ce petit recueil (250 pages) dans un café-brocante de Bécherelle (cité du livre située en centre Bretagne), je me lançai dans sa lecture. En deux jours, j'avais accompli mon office! Bien sympathique malgré des histoires plutôt inégales (sur les 6, deux sont vraiment des erreurs de jeunesse pour moi), cet ouvrage est le premier de son auteur. On y sent déjà la "patte" du futur maître: un style direct et incisif, un subtil mélange pervers entre violence, désir et autodestruction (je vous rassure je suis toujours sain d'esprit!). Le voyage est donc sombre et tortueux mais ravira les amateurs. A conseiller aux amateurs de Lovecraft, King (premiere période) et Masterton. Quant aux autres, le dernier Gavalda a l'air formidable vu l'expression ravie de Nelfe quand elle le lit... La critique est à suivre...

Posté par Mr K à 12:50 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 1 mai 2008

Découverte d'un nouvel élément

Incroyable! On vient de rajouter un élément chimique à la table de Mendeleïev! Comme quoi même les choses les plus évidentes peuvent nous passer sous le nez... En voici la fiche technique:

Fichefemme

Posté par Nelfe à 17:02 - Les zygomatiques décomplexés - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »