Cafards at home

lundi 29 septembre 2014

Chante Francis, chante!

Atention, attention! Nous posons une pierre majeure à l'édifice des Lundis au soleil aujourd'hui grâce au concours éclairé de l'ami Yannovitch. Gloire à toi poto!

Francis Huster joue mal... c'est du moins l'opinion que nous partageons Nelfe et moi. Comme cela ne suffisait pas, cet ex-sociétaire de l'Académie Française a poussé la chansonnette dans un film de Jacques Demy, l'oublié Parking (c'est peut être pas plus mal vu les extraits que vous allez voir). Variation autour du mythe d'Orphée, on nage en plein nanar et on peut aussi confirmer que Francis a bien fait de ne pas persévérer dans sa volonté de faire carrière dans la chanson.

Accrochez-vous à vos chaussettes car c'est 7'49" de lourdeur et de kitsch extrême que nous vous proposons ici. Résumé rapide du nanar pré-cité, on alterne vocalises cacophoniques et passages burlesques du film. Vous admirerez plus particulièrement les prestations hautes en couleur de Francis Huster (chant, jeu), le côté ovni de ce film qui a tout de même trouvé des financiers pour allonger l'oseille, une apparition type Frankestein de Jean Marais, un suicide raté (parce que même dans ce domaine Francis n'est pas doué!) et pleins d'autres surprises que je vous laisse découvrir seul. Et même si ce visionnage est éprouvant, restez jusqu'au bout! C'est vraiment une expérience hors du commun que vous vous apprêtez à vivre!

Bon courage!

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dimanche 28 septembre 2014

Conflits tous azimut!

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Dessin de Kak tiré du site L'Opinion

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samedi 27 septembre 2014

"Apparition" de Graham Masterton

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L'histoire: Chargé de restaurer une vieille demeure victorienne, David Williams y est confronté à d'étranges phénomènes: bruits mystérieux, lueurs inexplicables et surtout la présence de Brown Jenkin, un rat d'une taille monstrueuse qui rôde dans le grenier.
Il apprend bientôt que la maison était au siècle dernier un orphelinat et que tous les enfants y sont morts en l'espace de deux semaines. Épidémie? Ou bien les petits pensionnaires ont-ils été enlevés et tués au cours d'un rituel abominable?
Explorant le grenier, il découvre que celui-ci est en fait une porte sur le temps, qui permet de revenir en 1886, date à laquelle les Grands Anciens firent une première tentative pour reprendre le contrôle de notre planète.
Une seconde offensive se prépare...

La critique de Mr K: Lors de ma dernière lecture d'un Masterton (Magie des neiges), j'avais été grandement déçu. J'étais donc parti pour éviter d'en relire malgré un goût prononcé pour le genre épouvante-horreur que je trouve idéal pour se détendre entre deux lectures dites plus conventionnelles... Oui, oui, on est un peu bizarre au Capharnaüm Éclairé. Mais voilà, l'abbé a encore frappé et lors d'un passage innocent sur les lieux du crime pour trouver des éléments de décoration pour notre mariage, je tombai sur le présent volume que me tendit, la bouche en cœur, mon adorée. Crotte, flûte et mort au rat! Les Grands Anciens sont mentionnés et je ne peux que penser au maître du genre, HP Lovecraft qui m'a converti il y a déjà bien 20 ans au genre! Je décidai donc d'adopter ce livre afin de donner une dernière chance à cet auteur. Bien m'en a pris! Même si ce n'est pas un chef d'œuvre, il a rempli son office malgré un démarrage un peu mou du genou.

Sacré David! Dans le genre loser dans la vie il se pose là et ça ne va aller en s'améliorant. Sans le sou depuis son divorce compliqué, avec son fils Danny sur les bras, il se retrouve à devoir rénover une vieille demeure victorienne au passé des plus inquiétants. Grattement, frottement, lumière irréelle, cimetière d'enfants dans le jardin, la panoplie complète de la maison hantée et plus encore! Très vite, on sent bien qu'il se trame quelque chose et croyez moi, on n'est pas au bout de nos surprises!

Il faut bien avouer que les débuts sont tout de même laborieux. D'une extrême lenteur, le récit peine à s'installer d'autant que les personnages s'apparentent à des clichés ambulants notamment les personnages secondaires, au premier rang desquels celui de Liz, une jeune fille charmante comme tombée du ciel et dont la psychologie n'a pas plus d'épaisseur qu'un OCB bleu expert. L'écriture est sympathique mais sans plus et ça manque cruellement de suspens et de concret.

Heureusement l'auteur semble se donner un bon coup de pied au derrière à partir de 150 pages et l'on tombe alors dans une œuvre débridée à souhait où le gore et le mysticisme sombre ont la part belle. Fantômes du passé, voyages dans le temps, créatures innommables lovecraftiennes, cruauté gratuite et thriller psychologique se conjuguent à merveille et l'on comprend que l'auteur en avait gardé sous le coude. Ce mélange de SF, d'horreur et de drame intime forme une belle œuvre qui certes tarde à monter en pression mais se termine dans une pyrotechnie littéraire des plus flamboyantes et rarement descriptions m'auront autant marqué que celle du dernier acte. On tend vraiment vers Lovecraft par moment et j'ai adoré certains passages!

Les talents d'écrivains de Masterton ne sont plus à prouver et j'ai retrouvé l'enthousiasme qui m'accompagnait lors de mes premières lectures de cet écrivain. Mâtiné de références cultes (Poe, Lovecraft, un peu du King par moment), cet ouvrage est une excellent détente neurone, horrifique à souhait et à la chute assez surprenante. Avis aux amateurs!

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé:
- Le Portrait du mal
- Magie des neiges

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jeudi 25 septembre 2014

Ouf... enfin du calme!

Tesfa

Il était temps! Que de bazar et d'activité autour de moi depuis quelques mois! On a beau dire, préparer un mariage c'est du taf mais surtout ça perturbe mon rythme de duchesse! Finies les siestes tranquillou dans le canapé, les calins langoureux tout contre mes maîtres... C'est bien simple, je n'existais plus!

Du coup, pour les punir, j'ai décidé de ne rien faire pour les aider! Et toc! Non, mais! Imaginez! Passer de 18h de repos quotidien à 15h! C'est un monde, il y a plus moyen de pioncer chez soi! Rajoutez là dessus qu'il m'ont collé entre les pattes de la belle mère de Mr K durant 3 jours pour aller manger du miel sur la Lune (je crois que je n'ai pas tout compris là...) et c'est le pompon!

Heureusement tout a une fin et nous voila revenu vers un peu de normalité. Farniente sur terrasse et fauteuil, calinou devant une bonne série télé, squattage de couette et surtout, mes deux maîtres rien que pour moi! Le panard!

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mercredi 24 septembre 2014

"Antonio ou la Résistance" de Valentine Goby et Ronan Badel

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L'histoire: 1939, Argelès-sur-Mer. Antonio arrive au camp de réfugiés espagnols avec sa mère et sa soeur. Ils doivent y retrouver leur père, Jorge, résistant républicain contraint à l'exil après la victoire de Franco. Mais que va-t-il lui dire, à ce père qu'il n'a pas vu depuis trois ans? Quand pourront-ils enfin vivre ensemble? Sans cesse séparés, rassemblés, puis éloignés de nouveau, Antonio et les siens, pourtant, tiennent bon, unis dans un même combat: la lutte pour la liberté.

La critique de Mr K: Ce livre, paru il y a peu aux Editions Autrement, fait partie de la collection Français d'ailleurs qui se propose d'évoquer notre Histoire nationale contemporaine à travers le regard d'un enfant immigrant en France. Belle initiative en ces temps sombres de repli sur soi et de communautarisme nauséabond. Un vent nouveau et frais souffle sur notre passé commun où la grande Histoire côtoie souvenirs et anecdotes propres à chaque enfant. Antonio ou la Résistance nous parle lui de la guerre civile espagnole et de l'occupation allemande à partir de 1940.

Ce court récit d'une cinquantaine de pages, richement illustré et proposant de courts chapitres de deux pages (idéal, je pense, pour accrocher un public de néo-lecteurs et contentant les plus expérimentés) nous propose de suivre l'exil de la famille d'Antonio en France. Républicains affirmés, le papa est enfermé dans un camp où la maman artiste emmène toute la petite famille pour se retrouver enfin après des mois de séparation. Pour cause de sécurité, ils doivent cependant laisser la petite dernière chez les grands parents restés en Espagne pour éviter les soupçons et risquer de se retrouver dans les geôles franquistes. Une fois arrivés et les retrouvailles passées, c'est une nouvelle vie qui commence entre le bonheur d'être réuni et les dangers qui continuent de planer au dessus de la tête de tous les êtres épris de liberté. En effet, les troupes nazies approchent et ce refuge n'est que provisoire...

À travers le regard de ce jeune garçon déraciné, c'est un regard neuf sur la guerre et les souffrances qu'elle engendre que les auteurs nous invite à partager dans une écriture à la fois accessible et d'une rare sensibilité. Cette lecture m'a fortement rappelé mes excellentes expériences précédentes sur le sujet à savoir Tanguy de Michel Del Castillo et Un sac de billes de Joseph Joffo. Derrière une apparence parfois simple et enfantine, le message gagne en puissance et étreint le cœur du pauvre lecteur consentant pris en otage. Les liens qui unissent la cellule familiale sont remarquablement dépeints en peu de mots, parfois en une phrase à priori anodine et les événements qui surviennent n'en prennent que plus de sens et de poids. Rarement l'esprit de la Résistance n'a été aussi bien décrit et explicité, et en cela, les personnages de Jorge et de sa femme sont vraiment admirables mais jamais en tombant dans le pathos. Il est toujours bon de rappeler aux esprits égarés que nombre d'étrangers ont combattu pour la France lors de l'Occupation et que bien plus sont ensuite venus nous aider à reconstruire notre pays exsangue. La juste mesure serait l'expression qui qualifierait le mieux le contenu et la forme du présent livre.

À la fin de l'ouvrage, quelques repères spatiaux-temporels ont été ajoutés afin de permettre aux plus jeunes de mieux appréhender l'époque et le contexte de ce livre à bien des égards nécessaire et utile au possible. Ainsi, le lien entre guerre civile espagnole et la seconde guerre mondiale permettra à nos chérubins à partir de 10 ans d'approcher l'Histoire de manière sensible mais néanmoins avec exigence et justesse. Rajoutez à cela une qualité littéraire indéniable entre réalisme pur et dur et une sensibilité à fleur de mot, vous obtenez un mini chef d'œuvre d'intelligence et d'humanité.

Vous l'avez compris, dans le domaine, on est face ici à un incontournable! Vous savez ce qu'il vous reste à faire!



mardi 23 septembre 2014

"Le Rôle de ma vie" de Zach Braff

le role de ma vie affiche

L'histoire: Pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ?

La critique Nelfesque: Je suis une fan inconditionnelle de "Garden State". Quand je l'ai vu au cinéma ce fut un véritable coup de coeur. J'ai sauté sur le DVD à sa sortie et encore aujourd'hui j'ai une tendresse particulière pour lui. A l'annonce d'un nouveau film de Zach Braff, j'étais aux anges ! J'ai volontairement fuit toute info dessus, j'ai à peine regardé la bande annonce et je me suis précipitée en salle pour voir "Le Rôle de ma vie" (oui je sais il est sorti le 13 août et notre avis n'arrive que maintenant, mais le festival, toute cette pression...).

"Le Rôle de ma vie" est un objet cinématographique qu'il est difficile de décrire. A mi chemin entre drôlerie, tendresse et sujet difficile, Zach Braff nous présente des instantanés de la vie de tous les jours avec sa vision bien à lui. Par ses yeux, le moindre détail prend une importance poétique et/ou étrange. On ne sait pas trop bien quoi penser de son long métrage mais on est indéniablement touché. Comme dans une bulle de bien être où une petite larme peut pointer à tout moment.

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Car c'est cela le cinéma de Zach Braff. De l'émotion, de l'autodérision, de la vie ! Ce film ci n'est pas à mon sens à la hauteur de "Garden State". On sent bien que c'est le même réalisateur aux manettes mais "Le Rôle de ma vie" n'a pas toute la puissance d'un GS. 

Pourtant les sujets sont forts : la maladie d'un proche, la perte de ses rêves, travailler pour faire vivre sa famille... On est bien loin de la légèreté et au plus près de nos préoccupations quotidiennes. Zach Braff se met en scène dans le rôle d'un comédien raté qui rêve toujours d'un grand rôle mais qui ne parvient qu'à décrocher des petites apparitions. Pas vraiment de quoi faire bouillir la marmite. Pour cela, c'est sa femme qui s'y colle. Tout le monde s'y retrouve, tout le monde est content... oui mais pas tant que ça. Quand survient le cancer de son père, Aidan prend conscience du côté éphémère de la vie. Commence alors une remise en question, un apprentissage de certaines valeurs à ses enfants et une acceptation du drame qui attend tout à chacun.

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Dit comme ça, c'est très plombant comme synopsis mais c'est sans compter le regard de Zach Braff, derrière ces mots, qui illumine chaque parcelle sombre du souffle de la vie. L'histoire est somme toute classique, on ne nous propose pas ici quelque chose de fondamentalement novateur, pourtant la façon dont est traité le sujet, la juste dose d'humour et de sentiments donne toute sa puissance au film. La même sensation que pour "Garden State", un sentiment d'être au bon endroit au bon moment.

"Le Rôle de ma vie" n'est certainement pas le meilleur film de Zach Braff, il n'est pas non plus le genre de film puissant qui laisse un souvenir impérissable mais c'est un film attachant devant lequel le spectateur éprouve des sensations peu courantes au cinéma. Et je ne vous ai pas parlé de la BO qui est à tomber par terre ! Si vous avez l'occasion de le voir, ne boudez pas votre plaisir.

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La critique de Mr K: 5/6. très belle séance de cinéma avec le 2ème film de Zach Braff, 10 ans après le magnifique Garden State que m'avait fait découvrir plus tard Madame Nelfe au début de notre relation. On rentre une fois de plus ici de plein pied dans ce que le cinéma indépendant américain fait de mieux: c'est un bel objet, profond et drôle qui me marquera longtemps.

Le père d'Aidan est condamné par le cancer, il va mourir. C'est un électro-choc pour l'aîné de la famille qui va devoir sortir de sa routine, se démener pour rassembler sa famille et finalement, pour la première fois, affronter la vie d'adulte. Cela ne se fera pas sans mal entre vieilles brouilles familiales (son père et son geek de frère ne se parlent plus) et aléas de la vie.

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On retrouve dans ce métrage toutes les qualités de Garden State. D'une beauté confondante où poésie et émotions se mêlent au quotidien, on plonge littéralement dans l'intimité d'une famille américaine. On alterne passages rudes liés à la thématique du deuil avec de purs moments de comédie déjantée (le passage avec le monocycle motorisé est hilarant). C'est cela le grand talent de Zach Braff, parler de choses pas évidentes en sachant ménager le spectateur en relâchant au bon moment la tension pour pouvoir poursuivre son bout de chemin avec des spectateurs conquis et accrochés par l'histoire.

le rôle de ma vie

La direction d'acteur est parfaite, le réalisateur-acteur est touchant par son jeu fin et ouvert, Kate Hudson remonte dans mon estime avec une prestation impeccable. Mais c'est surtout le frangin geek (Josh Gad) et le vieux père (Mandy Patinkin) qui m'ont touchés via leur relation ambiguë et tellement humaine. Pas besoins de mots ou d'explication à rallonge, tout se comprend et s'éclaire à travers un jeu de regard, une attitude. Je dois avouer que j'ai verser ma petite larme à certains passages.

Ce fut donc une belle expérience, un petit bijou d'intelligence et de finesse que je vous invite à découvrir au plus vite!

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lundi 22 septembre 2014

Au secours, il revient!

retour sarko bar

Dessin de Bar tiré de son blog

Ben... quant à nous, on bouquinait tranquillou pendant que le Tsar Cosy s'évertuait à faire passer des vessies pour des lanternes...
Et vous que faisiez-vous?

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samedi 20 septembre 2014

Enterrement de vie de jeune fille à Londres

Alors que nous sommes en ce moment même en train de nous pencher sur notre voyage de noces, il est temps de revenir sur mon enterrement de vie de jeune fille ! Et oui, pour ceux qui nous suivent sur Facebook, il ne vous a pas échappé que Mr K et moi nous sommes dit oui samedi dernier. Depuis tout pile une semaine, je suis une Madame !

Mon meilleur ami est un garçon, tout naturellement lorsque Mr K m'a demandée en mariage, je me suis empressée de lui téléphoner pour lui demander d'être mon témoin. Pour moi, c'était une évidence. Je ne voyais personne d'autre que lui pour endosser ce rôle auprès de moi le jour J. Ce qui était moins évident c'était de me douter de la Surprise (avec un grand S) qu'il me réservait pour mon enterrement de vie de jeune fille !

Mr K m'a fait croire la veille du départ que nous partions tous les 2 pour une destination inconnue. Il n'a ensuite pas hésité à me jeter dans le train, seule et médusée, direction Paris. A ce moment là, je me suis dit que je partais passer quelques jours chez mon best man dans la capitale. Au lieu de ça, à l'arrivée, il m'a fait faire le tour de Paris, presque toutes les gares pour enfin lever le voile sur notre destination : London !

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Ce petit cachottier m'avait concocté dans le plus grand secret 3 jours de folie sur Londres (même Mr K ne savait pas ce qu'il adviendrait de moi une fois dans le train pour Montparnasse) ! Pas de stripteasers, pas de honte suprême déguisée en lapin dans les rues à quémander des carottes, pas de grosses soirées entre filles. Un séjour rien que tout les 2, comme à la grande époque de nos années étudiantes où nous étions tout le temps fourré ensemble. Le must ! Une surprise qui m'a fait énormément plaisir et dont je me souviendrai longtemps.

Tout était organisé et je n'ai eu qu'à me laisser porter. Retour en photos sur 3 jours hors du temps...

♠ Nous étions logés dans un hôtel dans le quartier de Whitechapel tout proche de la City. Rien n'est trop beau pour la future mariée, notre vue était celle des buildings du centre d'affaire :

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♠ Un quartier surprenant où architecture moderne côtoie vieilles églises, où grands buildings et petites habitations de caractère sont voisines :

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 ♠ C'est là également que nous sommes allés au Spitalfields Market, temple du vintage et des créateurs :

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 ♠ Avant de nous arrêter au marché de Leadenhall où la lectrice que je suis est tombée en pâmoison :

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 ♠ Nous avons beaucoup marché durant ces 3 jours. Rien que déambuler dans les rues de Londres est un vrai plaisir. Je ne me lasse pas de ces façades en briques et ces devantures en bois :

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 ♠ Les pubs et restos non plus je ne m'en lasse pas ^^

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♠ D'ailleurs en parlant de restos, si vous aimez les fish and chips et voulez en manger un excellent, rendez-vous à la Fishcothèque, proche de la station Waterloo. Un petit rade de poissons caché sous un pont. Il faut le trouver mais c'est une tuerie !

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♠ Nous avons atterri là un peu par hasard en longeant les quais de la Tamise, flânant sur la Riverside Walk où bouquinistes, food trucks et Festival de l'Amour invitent à la détente :

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♠ Parmi les surprises qui m'étaient réservées, il y en a une qui m'a mise dans tous mes états. J'ai toujours rêvé d'aller au Royal Albert Hall. Un de mes films préférés est "Brassed off" ("Les Virtuoses" in french) et pour qui a vu ce long métrage, l'importance de ce temple de la musique n'est plus à démontrer. Lors de notre voyage à Londres en 2011 avec Mr K, cela avait été impossible car la période de noël est off pour eux. Et bien ça y est, j'ai assisté à un concert au Royal Albert Hall ! Et j'en suis encore toute retournée ! Il s'agissait là d'un concert de musique classique dans le cadre des BBC Proms :

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♠ En amoureuse de street art, j'ai fait quelques clichés et en amoureuse de musique, j'ai été ravie de me retrouver sur les lieux de pochettes d'albums mythiques !

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♠ En nous rapprochant de notre hôtel et en traversant la Tamise par Tower Bridge, nous avons découvert les Docklands. Ces anciens docks ont été réhabilités en quartier de logements et commerces. Un port dans Londres, c'est à voir ! Loin de la frénésie de la capitale, on s'y sent vraiment bien.

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♠ Une autre très bonne surprise a été de monter sur London Eye. Les billets coupe file sont fortement conseillés (et ça tombe bien puisqu'on en avait !) si vous ne voulez pas faire plusieurs heures de queue. De là haut la vue est superbe et le tour est assez long pour en profiter à fond :

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♠ Le dernier jour, Mister S voulait absolument faire un tour chez Primark pour faire quelques emplettes (oui moi j'ai un meilleur ami qui aime faire les boutiques! La chance hein!?). Je ne connaissais pas et je ne pouvais pas lui refuser cette faveur après tout ce qu'il a fait pour moi. J'ai tenté... Je n'ai pas aimé... Et je l'ai planté comme une vieille chaussette dans sa folie consommatrice pour aller au Speakers' Corner tout proche que j'avais follement envie de découvrir. Il m'y a retrouvé par la suite, les bras chargés de sacs, tout content. Et de mon côté, je suis ravie d'avoir pu m'immerger durant plus d'une heure dans ce lieu si particulier à l'angle d'Hyde Park où chacun peut prendre la parole librement et assumer un rôle temporaire d'orateur devant l'assistance du moment. Cet endroit existe à Londres depuis la fin du XIXème siècle et c'est une des expériences que j'ai préféré durant mon week-end.

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Merci encore à mon super poto pour ces 3 jours de folie pure. Durant notre mariage (et avant, pour les derniers préparatifs), il s'est montré tout aussi merveilleux. J'en ai de la chance d'avoir un mari et un meilleur ami aussi formidables !

Nous retournerons à Londres dans quelques mois avec Mr K pour voir une amie qui y vit et que je n'ai pas eu le temps de voir cette fois ci. Elle m'a remonté les bretelles, à juste titre, lors de notre mariage (la vilaine !). Rendez-vous est pris et un futur post pointera le bout de son nez. La vie est décidement trop dure parfois...

jeudi 18 septembre 2014

"Je finirai à terre" de Laurent Gaudé

Je-finirai-a-terre-laurent-gaudeL'histoire: Gaston Brache, soldat de la Grande Guerre, marche dans la neige. Il doit trouver un homme, et lui délivrer le message d'un compagnon d'armes décédé qui tient en quelques mots obcurs: "Je n'ai pas pu le contenir". Le vieux paysan auprès duquel il s'acquitte de sa mission semble frappé d'épouvante. Tandis que tonne le canon, et qu'à l'étage résonnent des bruits étranges, il sert un verre au visiteur et lui raconte son histoire...

La critique de Mr K: Le récit de "Je finirai à terre" commence avec un homme seul marchant dans la campagne. Il est en route pour délivrer un message. L'hiver est là et au loin résonnent les détonations des pièces d'artillerie. La guerre est omniprésente dans cette nouvelle, jamais frontalement mais au centre de tout. L'ambiance est plantée dès le début et la tension va monter crescendo au fil du déroulé de l'étrange histoire que va lui raconter le vieillard à qui il vient de délivrer son message. Le récit jusque là réaliste va entrer de plein pied dans le domaine fantastique et la résolution de l'ensemble se révèle inédit (du moins dans mes lectures personnelles!).

Cette nouvelle de 58 pages prend son temps, ménageant à merveille les attentes légitimes et pressées d'un lecteur pris en otage et incapable de détourner son regard de cette histoire prenante et riche. Gaudé avec tout le talent qu'on lui connaît, cisèle ses personnages et les lieux qu'il traverse. L'immersion est totale et frappée du sceau de la menace. La menace de la guerre tout d'abord qui hante l'esprit de Gaston Brache qui l'a subi dans sa chair et son esprit. Pareille boucherie laisse des traces et la psychologie de ce poilu-messager est admirablement reconstruite pour mieux nourrir le récit et les analogies à venir par la suite. Il y a aussi ces mystérieux bruits provenant de la pièce fermée à clef au premier étage et qui n'ont rien d'engageant croyez moi! Une fois le voile levé, l'auteur écrit tout un chapitre du point de vue de ce qui provoque ces bruits et cela donne de merveilleuses pages de littérature haut de gamme entre naturalisme et fantastique.

Derrière ce petit récit fantastique, il n'y aucun doute possible: le message est pacifique et désabusé. L'homme prend un malin plaisir depuis ses origines à détruire son environnement et tous les objets de ses désirs. Les errances de l'espèce humaine vous l'avez deviné, sont au centre de la révélation purement surnaturelle qui cueille le lecteur à la fin de sa lecture passionnée. Une belle parabole amenant à réfléchir sur nos actes, nos besoins et notre nature profonde. L'importance dans ce texte est tout le cheminement menant à la vérité finale, à travers le vieil homme et son passé, la rencontre avec ce jeune poilu traumatisé. Il se dégage une image marquante de notre humanité.

Comme toujours, ce fut un grand moment que de lire ce Gaudé. Langue accessible, poésie latente et efficacité optimums sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir de l'adepte du maître que je suis. Le suspens est ménagé à la phrase prêt et ne laisse pas de place au désintérêt. Cette nouvelle se lit d'une traite et nous plonge dans une ambiance vraiment particulière où l'espoir semble vain. La concision de l'œuvre n'entache en rien son pouvoir évocateur en matière historique et l'aspect romanesque sublime le background historique pour le rendre plus concret et plus marquant. Belle entreprise que je ne peux que louer et que j'encourage à faire découvrir notamment chez les plus jeunes (à partir de 14 ans tout de même!) pour conjuguer plaisir de lecture fantastique et petit appoint historique. Plusieurs grilles de lectures étant envisageables, tout à chacun y trouvera son compte. Il serait vraiment dommage de passer à côté de cette expérience inoubliable.

Une lecture de plus que je vous recommande chaudement!

Egalement lus et appréciés au Capharnaüm éclairé:
- "La Porte des Enfers"
- "Pour seul cortège"
- "Le Soleil des Scorta" (il n'y a malheureusement pas de chronique car lu avant de tenir ce blog)

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mercredi 10 septembre 2014

C'est ballot...

cumul impots

Dessin de Bar tiré de son blog

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