mercredi 11 juillet 2018

Puces de Doëlan 2018 (29)

Comme chaque année, fin juin, se tenaient les Puces de Doëlan. Petit port typique sur la commune de Clohars-Carnoët dans le Finistère Sud que j'aime particulièrement, j'adore m'y promener à n'importe quel moment de l'année. Printemps, été, automne, hiver, à chaque saison son charme. La côte est magnifique et je ne m'en lasse pas. C'est donc tout naturellement que ce rendez-vous est inscrit dans notre agenda longtemps à l'avance.

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Toute la journée, on flâne à travers les étals dans ce cadre enchanteur. Allier notre amour de la chine, des découvertes livresques avec celui de la Bretagne, nous sommes aux anges. Et quand le soleil est aussi de la partie (comme à chaque édition), touristes et locaux sont contents et en prennent plein les yeux.

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Avec 120 exposants, il y a de quoi faire. Très peu d'étals pro, c'est vraiment le vide-grenier authentique qui permet de faire de bonnes affaires et l'ambiance familiale où on discute très facilement et échange sur nos passions (notamment littéraire, vous commencez à nous connaître) est très agréable.

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Plutôt qu'un long discours, je vous laisse profiter du cadre et de l'ambiance encore un peu avant de vous présenter les petits nouveaux qui ont rejoint notre bibliothèque. Si vous n'en avez pas assez, vous retrouverez des informations supplémentaires sur le coin et d'autres photos sur les billets des années précédentes et .

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Alors, alors ! Qu'est-ce qui a attiré notre attention cette année dans les bacs ? Des bouquins bien sûr ! Oh, quelle surprise ! Mais aussi une petite gourmandise découverte en fin de parcours (victime de son succès, j'ai été obligée d'être raisonnable).

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Comme d'habitude, j'ai été plus sélective que Mr K (il faut dire aussi qu'il a un rythme de lecture de malade). Voici mes acquisitions du jour :

Acquisitions 1

- "Watership down" de Richard Adams. Trop contente de le trouver en état neuf, la précédente lectrice n'ayant pas accroché (il y a encore son marque-page dans l'ouvrage), de mon côté j'en avais beaucoup entendu parler lors de sa traduction et sortie en France en 2016. Je ne m'y attendais pas du tout. Hop, je l'embarque !

- "Surtensions" d'Olivier Norek. Norek est un auteur que bon nombre d'amateurs de thriller aime beaucoup. Pour ma part, ne l'ayant encore jamais lu, c'est l'occasion de le découvrir.

- Et la lichouserie, comme on dit en Bretagne du côté de Quimper : de la confiture maison de cassis. Miam !

Et côté Mr K ? Une sélection éclectique :

Acquisitions 5

- "La Clé de l'abîme" de José Carlos Somoza. Un Actes Sud, il passe rarement à côté. Avec déjà un ouvrage de l'auteur, "La Caverne des idées", dans sa PAL, c'est ici la passe de 2.

- "L'Ecole des chats" de Kim Jin-Kyeon. On avait déjà acquis la suite il y a quelques temps, sans savoir qu'il s'agissait d'une saga. Surprise de tomber sur cette première intégrale. C'est bon, maintenant on a tout !

Acquisitions 4

- "Une Balle dans la tête" de Dan Simmons. Inconditionnel de l'auteur, forcément, un ouvrage non lu se retrouve directement dans le sac !

- "Sacré Bleu" de Christopher Moore. Même remarque que pour le roman précédent. Moore est un auteur que Mr K aime beaucoup. Hop, dans le sac !

- "La Triste fin du petit Enfant Huître" de Tim Burton. Madeleine de Proust pur jus !

Acquisitions 3

- "La Quête du Graal" et "Guerre des Gaules" de César. Typiquement le genre de bouquins à côté desquels je passe totalement mais l'historien du couple saute dessus. Enjoy !

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Encore une belle édition dans tous les sens du terme ! De belles choses à se mettre sous les yeux et de bonnes heures de lecture sous la dent ! J'espère que cette petite promenade littéraire et touristique vous aura plus. N'hésitez pas à nous laisser un petit mot pour nous donner vos impressions, vos conseils sur tel ou tel livre à lire en premier. Ça prolonge le plaisir !


mercredi 20 décembre 2017

"Revanche" de Dan Simmons

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L’histoire : Joe Kurtz, tout juste sorti de douze années de prison pour s'être fait justice, croyait bien avoir vengé la mort de sa femme en défenestrant le coupable. La vérité, même froide, est parfois plus subtile. Traqué par un chef de la mafia qui lui envoie les pires bouchers, sollicité par un père désireux d'élucider la mort d'une fillette et harcelé par des flics véreux, Kurtz, véritable surdoué de la guerre urbaine, va devoir éviter les coups. Alors que rôde sur la ville un psychopathe aux identités multiples et qu'une femme, deux fois veuve à moins de trente ans, tente de le manipuler, Kurtz n'a qu'une priorité : protéger sa fille de douze ans.

La critique de Mr K : Cela fait un bon bout de temps que je n’ai plus pratiqué Dan Simmons, un auteur que j’aime beaucoup notamment pour ses grands cycles de SF (liens vers les chroniques en bas de celle-ci). J’ai rarement eu affaire à lui dans d’autres genres même si à chaque fois que l’occasion s’est présentée, la lecture fut toujours un plaisir. Revanche trônait dans ma PAL depuis trop longtemps, je décidai donc de lui faire un sort et je débutai ma lecture avec enthousiasme.

Joe Kurtz a passé douze ans derrière les barreaux pour s’être fait justice lui-même. Ex détective privé, il est désormais en liberté conditionnelle et n’est plus totalement libre de ses mouvements. Il continue néanmoins ses activités en sous main avec sa fidèle secrétaire. Cependant très vite, le passé le rattrape. Il est surveillé de près par des flics ripoux qui veulent venger à leur manière un collègue que Kurtz aurait exécuté, des tueurs à gage ne faisant pas dans la dentelle sont aussi sur ses traces et un père désespéré veut faire appel à ses services pour retrouver le meurtrier de sa fille. Rajoutez là-dessus l’ombre terrifiante d’un serial killer qui plane au dessus de l’ouvrage, une veuve noire appartenant à la mafia et vous obtenez un roman policier déjanté qui fait fi des codes et peut s’avérer tout à fait imprévisible.

Dans cet ouvrage, on nage en plein polar hardboiled, comprendre par là que tout est violence et hargne. Pas beaucoup de personnages peuvent se vanter d’être irréprochables, on côtoie la misère crasse, la haine féroce et les manipulations les plus iniques. Kurtz qui au départ peut rebuter le lecteur n’est finalement pas le plus pourri de tous, j’ai trouvé que l’ambiance crépusculaire proposée faisait diablement pensé au Sin City de Miller. Peu d’espoir dans ces pages si ce n’est celui de se venger, de reprendre la main et de mettre fin à une spirale infernale entre crimes, poursuites, alliances changeantes, rédemption et recherche d’une certaine paix intérieure. Clairement ces 356 pages sentent la poudre et ça défouraille sec entre deux dialogues bien sentis et des révélations en cascade.

L’addiction prend de suite grâce à un scénario à tiroir qui ménage bien ses effets. On retrouve certes des figures obligées du genre (le lien indéfectible entre Kurtz et sa collaboratrice, le serial killer malin comme un singe qui semble insaisissable, la figure innocente d’une enfant en danger, la corruption qui ruine la moralité de la Police…) mais l’ensemble s’enchevêtre parfaitement, se complète et livre une trame sans pitié et sans temps morts. On ne s’ennuie pas un instant et l’on peut compter sur l’art de la narration de Dan Simmons pour tenir le lecteur en haleine, l’empêchant même à l’occasion de se coucher suffisamment tôt. Il faut dire que le héros en prend vraiment plein la tronche et qu’il est au bord du précipice plus d‘une fois pour le plus grand plaisir sadique du lecteur complètement accroché par un récit haut en couleur.

L’écriture reste toujours aussi limpide et exigeante. Loin des polars conventionnels (parfois certains sont à la limite de la soupe littéraire), ce roman s’apparente clairement aux montagnes russes avec des émotions contradictoires qui s’enchaînent et un plaisir de lire renouvelé à chaque fin et début des courts chapitres qui le composent. Nerveux, foisonnant mais aussi parfois très intimiste, il ne donne pas à voir le meilleur de l’humanité mais procure une sacrée expérience de lecture. Les âmes sensibles s’abstiendront, les autres - si vous êtes amateurs - peuvent y aller sans souci, vous ne le regretterez pas !

Lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm éclairé :
Ilium
Olympos
Terreur
L'Homme nu
Les Chiens de l'hiver
- L'épée de Darwin

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samedi 20 juin 2015

"L'Épée de Darwin" de Dan Simmons

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L'histoire: "Le problème, quand on est expert en reconstitution d'accidents, se dit-il en faisant un débrayage pour négocier sans problème un virage coupé en accélérant de nouveau à fond, c'est que pratiquement à chaque kilomètre de chaque foutue route que l'on prend, il y a le souvenir d'une erreur stupide qui a coûté la vie à qu'un".

L'appel est tombé en pleine nuit. La voix est nette. "Un accident comme ça, on n'en a jamais vu. On ne sait même pas s'il s'agit d'une seule voiture ou de plusieurs, ou s'il s'agit d'un avion, ou d'un putain d'ovni".

Darwin Minor, docteur en physique, en a déjà vu de la tôle fondue. La mort donnée en ligne droite, crimes ou accidents, négligence ou lâcheté... Il connaît ça par cœur.

Mais là, il ne comprend pas.

La critique de Mr K: Retour à un auteur que j'apprécie tout particulièrement aujourd'hui avec cet ouvrage de Dan Simmons à classer dans la catégorie policier-thriller. Rappelons que cet écrivain s'est fait une place de choix au rayon SF chez nous avec notamment la série des Hypérion, Endymion mais aussi L'Échiquier du mal (lus avant la naissance du blog). Le dyptique Ilium et Olympos m'avait lui aussi séduit comme vous pourrez le vérifier en allant compulser les liens présents en fin de post. Il m'avait aussi bien plu quand il s'attaquait au récit de voyage teinté de fantastique dans l'inoubliable Terreur. Bref, il me tardait de m'attaquer à L'Épée de Darwin qui proposait une quatrième de couverture intrigante et riche en promesses. Au final, une lecture que je caractériserai de très moyenne et de dispensable.

Darwin Minor, ex-sniper du corps des Marines s'est reconverti en expert en accident. Il en a vu de belles entre drames familiaux, erreurs fatales et arnaques aux assurances. Une nuit pourtant son destin va basculer quand il va recevoir un coup de fil de son employeur et ami qui lui dit de venir de suite. Une fois sur place, il va découvrir une scène défiant toute logique. Ce n'est que le point de départ d'une histoire qui va très vite prendre de l'ampleur, mettant en cause nombre de puissants et d'intérêts étrangers où manipulations et pots de vins sont des modes de fonctionnement courants. Minor devient très vite un grain de sable bien gênant qu'il va falloir éliminer.

Autant vous le dire de suite, le début est très lent. Simmons prend son temps pour installer son histoire et s'attarde beaucoup sur ses protagonistes dont il se plaît à décrire les fêlures et le passé. Il faut donc s'armer de patience pour en savoir plus sur le mystérieux accident et ce qu'il implique. Comme à son habitude, l'auteur soigne ses personnages n'hésitant pas à aller loin dans la description de leurs états d'âmes et leur manière de penser / réagir. Pour autant, j'ai trouvé qu'il y avait quelques redites par rapport à ces précédents ouvrages et même si l'ensemble est réussi, l'effet de surprise n'était pas là au niveau du déroulé des relations entre les différentes figures tutélaires de cet ouvrage. Beaucoup de stéréotypes, de situations convenues et un héros qui a toutes les qualités qui le rend quasiment non-humain, trop parfait. Nous en apprenons cependant un peu plus sur le métier d'expert en accident avec notamment les techniques employées pour les observations et une sacrée dose d’anecdotes allant du truculent au tragique.

Puis l'intrigue s'accélère d'un coup. La menace se précise, les ramifications de l'affaire commencent à se démêler et c'est quasiment l'enfer sur Terre qui se déchaîne! Les victimes s'accumulent, l'étau se resserre autour de Darwin et malgré la mise en place d'une équipe enquêtrice hors norme (police des routes, LAPD - Los Angeles Police Department -, FBI), les vilains semblent pouvoir échapper à toute forme de justice. Politiciens corrompus, justice à deux vitesses, réfugiés manipulés, passeurs sans âme et même mafia étrangère se partagent les rôles dans un déluge de perversité et de sang. Au bout d'un moment, l'ensemble a un côté too much qui frise le ridicule comme si Dan Simmons avait voulu condenser tout plein d'éléments différents dans la même histoire. Vraiment dommage quand on connaît ses talents d'écrivain. La fin se termine comme on l'avait deviné sans soubresauts et dans une logique purement ricaine, sans vague ni fracas, à la manière d'un jeu vidéo où l'on doit affronter le big boss final. La scène est d'ailleurs plutôt ratée dans le genre.

Plus de 600 pages pour cela c'est vraiment décevant surtout que Simmons aurait pu élaguer son roman notamment en ce qui concerne les interminables descriptions d'armes qui n'ont qu'un intérêt minime et m'ont gavé (à la fin je lisais en crabe ces passages). C'est bien écrit mais il délaie beaucoup jusqu'à la nausée parfois. On ne s'ennuie pas mais on ne se passionne pas non plus, tant on a le sentiment d'avoir déjà lu la même chose de manière plus efficace et talentueuse. Ma déception est donc vraiment grande, c'est en tout les cas la première avec cet auteur. Je ferai plus attention la prochaine fois...

Lus et chroniqués du même auteur:
Ilium
Olympos
Terreur
L'Homme nu
- Les Chiens de l'hiver

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vendredi 30 août 2013

"Les chiens de l'hiver" de Dan Simmons

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L'histoire: Professeur de littérature anglaise à l'université du Montana, Dale Stewart est aussi l'auteur d'une série de romans à succès: Jim Bridges, le roi de la montagne. Mais Dale se trouve aujourd'hui à un tournant crucial de sa vie: dépressif et suicidaire, il a vu sa femme puis sa jeune maîtresse le quitter, et va probablement perdre son emploi. Il éprouve alors le besoin de retourner dans l'Illinois, sur les lieux de son enfance, pour écrire un roman "sérieux" mettant en scène la bande de gamins dont il faisait partie à l'époque.

Mais à peine arrivé, Dale est victime d'une succession de faits bizarres. La maison qu'il a louée – celle de son défunt ami Duane, un garçon surdoué mort à onze ans déchiqueté par une moissonneuse-batteuse – lui paraît hantée. Des chiens noirs démoniaques rôdent autour de la maison et il reçoit sur son ordinateur de mystérieux messages en vieil anglais. Perdu entre la réalité et ses hallucinations, Dale va voir resurgir l'horreur...

La critique de Mr K: Retour vers un de mes auteurs préférés aujourd'hui avec ce Dan Simmons dégoté chez l'abbé (comme c'est original!). Avec ce livre, Dan Simmons nous fait partager son goût pour les récits d'épouvantes et le surnaturel. Ici, un écrivain lambda qui a connu son heure de gloire retourne dans son village d'enfance pour se ressourcer et essayer de se sortir de sa dépression chronique suite à ses déboires sentimentaux. Les souvenirs ressurgissent très vite et bientôt, des choses étranges commencent à se dérouler autour de lui: il communique avec ce qui semble être un esprit et des chiens bien inquiétants font leur apparition autour de la ferme qu'il a louée pour l'occasion.

Autant vous le dire de suite, ce livre est une très belle réussite. Le suspens est vraiment insoutenable et ce n'est vraiment qu'à l'ultime fin de l'ouvrage que tous les tenants et aboutissants sont livrés.

La première grande réussite de ce livre sont ses personnages avec en premier lieu, le héros (anti-héros?) Dale Stewart. En à peine deux chapitres, on se dit que c'est pas gagné pour lui et qu'il l'a en même temps un peu cherché. Séparé de sa femme et donc privé de ses filles qu'il adore, sa maîtresse le largue à son tour à cause de leur grande différence d'âge et de la lassitude. Rajoutez à cela, une carrière littéraire plutôt à l'arrêt et les premiers symptômes de la dépression, vous obtenez un personnage bancal, totalement borderline par moment. On sombre avec lui dans ses doutes, ses fausses vérités et vous verrez que les révélations sont légion! Très réaliste dans son traitement, le choc en est plus grand quand les éléments fantastiques commencent à se multiplier et à devenir inquiétants autour de lui. Je me suis attaché à ce personnage hors norme qui même s'il est loin d'être parfait reflète à merveille les contradictions de l'être humain et son goût pour la vie. Autour de lui, quelques personnages récurrents gravitent: l'étrange agente immobilière, une bande de skins-bouseux très agressifs envers Dale Stewart, la sex-symbol de l'école primaire devenue adulte et toujours aussi troublante, un shérif vindicatif au comportement suspect... Autant de personnages (et j'en oublie!) qui entretiennent le mystère dans ce roman vraiment envoûtant à l'ambiance parfois proche de la série Twin Peaks de Lynch.

L'autre point fort du livre est son histoire et le climax distillé par Dan Simmons. D'un simple histoire de maison hantée, on rentre ici dans une histoire plus large qui mélange allégrement souvenirs, hallucinations, expériences éprouvantes, moments futiles de bonheur, érotisme mortifère et réflexions intérieures du héros. L'ambiance est cotonneuse à souhait avec une touche de tension qui ne va que grandissante au fil des pages: du brouillard, de drôles de bruit, une ferme qui cache bien des secrets et que le narrateur-héros explore peu à peu, des habitants au comportement déviant, des flash-backs sur le passé de Dale qui font penser qu'il n'est pas si blanc que cela... On chavire définitivement dans le fantastique quand d'étranges chiens font leur apparition et semblent évoluer au fil du temps (taille, aspect, attitude...). Là dessus, se rajoute un mystérieux échange via DOS entre le héros et un inconnu qui semble en savoir beaucoup sur lui et qui s'exprime en vieil anglais, tout en mêlant à ses propos des références ésotériques sur le livre des morts égyptiens. Peu à peu, Dale est envahi par la paranoïa, la méfiance et la peur. On bascule alors avec lui de l'autre côté de la barrière qui nous sépare des aliénés mentaux. Le lecteur perdu mais cependant accroché, fait alors toutes sortes d'interprétations toutes plus folles les unes que les autres et au final, elles se sont toutes révélées fausses pour ma part! Le voile levé, j'ai été satisfait par une fin à la fois logique et ouverte.

Que dire sinon que j'ai dévoré une fois de plus ce livre de Dan Simmons. J'ai retrouvé son écriture à la fois exigeante et accessible. Évocatrice à souhait, sans lourdeurs inutiles, tout en étant suffisamment précise pour aborder des thèmes et des croyances assez pointues, elle embarque le lecteur vers les chemins de la félicité littéraire. L'intrigue se dévoile très lentement avec des bouleversements que l'on ne voit pas forcément venir et des interrogations qui se multiplient, j'ai vraiment été tenu en haleine pendant l'intégralité du roman. Stephen King peut bien être cité en quatrième de couverture: "Je suis époustouflé par ce qu'écrit Dan Simmons...". Je ne peux qu'abonder en son sens (pour une fois!) surtout quand on a lu d'autres chef d'œuvre du bonhomme avec notamment L'Échiquier du mal, Endymion ou encore Terreur. Ce livre est une vraie petite bombe que tout amateur du genre se doit d'avoir lu! À bon entendeur!

Lus, appréciés et chroniqués du même auteur:
- Ilium
- Olympos
- Terreur
- L'Homme nu

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samedi 5 janvier 2013

"L'homme nu" de Dan Simmons

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L'histoire: Et si la solitude devenait impossible? Si, un jour, nous ne pouvions plus nous isoler, fermer notre conscience? Si les pensées, les désirs, les pulsions des autres nous envahissaient à chaque minute, comme des écrans restés allumés? Bremen, un mathématicien, a ce terrible pouvoir de divination. Longtemps, son union avec sa femme Gail, comme lui télépathe, lui a servi de bouclier. Mais Gail meurt d'un cancer, et le voilà seul dans le chaos, livré à la neuro-rumeur du monde...

La critique de Mr K: Retour aujourd'hui à un de mes auteurs de prédilection avec une de ses premières oeuvres L'homme nu. Nous sommes bien loin des univers SF qu'on lui connaît avec Hyperion, Endymion et autres Olympus. Ce n'est pas non plus un thriller à proprement parlé comme Terreur que j'avais adoré en son temps. Ici, le récit se situe à notre époque et on navigue en plein surnaturel.

Le héros entend les pensées des gens un peu à la manière de Sookie, l'héroïne de True Blood (superbe série soit-dit au passage). Dans son malheur (car c'en est un croyez-moi), il n'était pas seul. Sa femme avec ses pouvoirs médiumiques pouvait fabriquer une carapace mentale qui l'empêchait de devenir littéralement fou. Mais voilà... une tumeur au cerveau et Gail disparaît laissant Jeremy désespérement seul et fragile. Commence alors le début d'une errance contre l'oubli et la souffrance. Les voix intérieures deviennent de plus en plus prégnantes et rien ne semble pouvoir les atténuer. Le héros va passer par tous les stades: il brulera son passé, deviendra SDF et alcoolique, garçon de ferme (devenant par l'occasion la cible d'une serial-killeuse particulièrement retorse) et finira par trouver la rédemption.

Le livre est construit de manière étrange. Deux chapitres de suite narrent ce road movies initiatique puis s'enchaine un chapitre où un narrateur omniscient donne des données sur le passé du héros, sa relation en symbiose totale avec l'être aimé mais aussi ses recherches mathématiques concernant son étrange pouvoir. Les passages tournant autour de processus scientifiques abscons m'ont bien ennuyés il faut bien l'avouer, ayant un esprit purement littéraire. Je ne les ai pas trouvé d'un intérêt crucial pour la compréhension générale de l'histoire et je me suis plus attaché à l'histoire d'amour. Dans ce domaine, le livre fait fort en nous montrant une relation passionnelle qui en devient passionnante. J'ai été touché par le personnage de Gail, son caractère mutin et son amour débordant pour un Jérémy entier et fragile. Les passages se passant sur les dunes d'une plage témoin de leurs ébats sont d'une justesse et d'une beauté rare.

Au final, on peut dire que j'ai aimé ce livre tant les personnages sont vivants et attachants. Quelques pages sont difficiles en terme de compréhension comme dit précédemment mais l'ensemble donne une œuvre bouleversante et réflective sur les liens qui peuvent unir deux êtres et sur la manière dont on pourrait réagir à la disparition de l'autre. À découvrir si le cœur vous en dit!

Lus, appréciés et chroniqués du même auteur:
- Ilium
- Olympos
- Terreur

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jeudi 14 avril 2011

"Terreur" de Dan Simmons

TerreurL'histoire: 1845, Vétéran de l'exploration polaire, Sir John Franklin se déclare certain de percer le mystère du passage du Nord-Ouest. Mais l'équipée, mal préparée, tourne court; le Grand Nord referme ses glaces sur Erebus et Terror, les deux navires de la Marine royale anglaise commandés par Sir John.

Tenaillés par le froid et la faim, les cent vingt-neuf hommes de l'expédition se retrouvent pris au piège des ténèbres arctiques. L'équipage est, en outre, en butte aux assauts d'une sorte d'ours polaire à l'aspect prodigieux, qui transforme la vie à bord en cauchemar éveillé. Quel lien unit cette "chose des glaces" à Lady Silence, jeune Inuit à la langue coupée et passagère clandestine du Terror? Serait-il possible que l'étrange créature ait une influence sur les épouvantables conditions climatiques rencontrées par l'expédition? le capitaine Crozier, promu commandant en chef dans des circonstances tragiques, parviendra-t-il à réprimer la mutinerie qui couve?

La critique de Mr K: Dan Simmons frappe de nouveau très fort avec ce thriller historique teinté de surnaturel. De lui, j'avais adoré ses œuvres de science-fiction comme les cycles d'Hypérion et d'Endymion, le diptyque Ilium et Olympos et le chef d'œuvre de thriller d'anticipation L'échiquier du mal. C'est donc avec confiance et envie que j'ai débuté ce pavé (700 pages quand même) qui retrace une histoire vraie, celle de l'expédition Franklin partie du Royaume Uni au milieu du XIXème siècle pour découvrir le passage du Nord-Ouest, une route permettant de traverser l'Arctique. Sur ce canevas déjà existant, Simmons a greffé des éléments surréels qui permettent de relever l'ensemble et lui donner une dimension quasi métaphysique par moment (la fin est un vrai bonheur à ce niveau là).

Il ne m'a fallu qu'une quarantaine de pages pour me faire emporter par un récit à la fois prenant et détaillé. D'un chapitre à l'autre, on passe d'un point de vue à un autre. Ainsi l'on peut suivre l'évolution de l'histoire à travers les yeux des capitaines de vaisseau Franklin et Crozier, du Dr Goodsir, de l'enseigne Irving (officier de la marine), du mousse Golding et de nombreux autres personnages. On se retrouve plongé dans l'univers masculin et rude des voyages de découverte, thématique qui m'a fasciné dès mon plus jeune âge (j'avais particulièrement frémi à la lecture du périple fatal de Robert Falcon Scott pour arriver le premier au pôle sud, doublé par Amundsen, il mourra gelé ainsi que toute son équipe!). À ce propos, on ne peut que saluer le travail de recherche que l'auteur a du effectuer pour pouvoir écrire ce roman. Impressionnant de bout en bout, le récit épouse à merveille la réalité historique tout en la mêlant d'éléments fantastiques. On en apprend beaucoup sur les conditions matérielles et les mœurs de l'époque sans pour autant tomber dans l'overdose de termes techniques et de descriptions à n'en plus finir.

À travers les différentes scènes qui se succèdent, on suit le destin tragique de cette expédition qui semble vouée à l'échec dès la prise par les glaces de leurs deux vaisseaux (à ce propos deux cartes sont fournies en début d'ouvrage pour suivre les pérégrinations de l'Erebus et du Terror, les deux navires de l'expédition et elles se révèlent très pratiques). Véritable et grandiose roman d'aventure, pendant la lecture de Terreur, on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir la suite. Les relations entre les membres de l'expédition sont admirablement rendues et les tensions ne tardent pas à se faire sentir, d'abord insidieusement puis de façon plus frontale (vers le dernier tiers, on atteint vraiment des sommets avec des passages peu ragoûtants). Il ressort de ce livre, une impression de «fatum», un destin implacable qui s'acharne sur les voyageurs, Simmons prenant un malin plaisir à abattre ses cartes les unes après les autres comme autant de coups du sort.

Parallèlement à cela, une mystérieuse inuit a été recueilli au sein de l'équipage du Terror. Muette suite à une mutilation, depuis son apparition une mystérieuse apparition rode autour de l'expédition et élague peu à peu les rangs des marins anglais. Cela donne de bons moments de frisson surtout que l'auteur s'évertue à ne pas trop en dire sur cette «créature» se contentant de vagues descriptions, fruits de témoignages des hommes affolés. Impressions, illusions, travestissement des sens... il n'en faut pas moins pour égarer le lecteur à l'image de ces hommes perdus en pleine mer des glaces... car le véritable ennemi est là et il est blanc! Comme Spielberg à son époque dans son superbe Dents de la mer, le blanc est synonyme de danger et de mort. Simmons décrit à merveille les rigueurs de l'Arctique entre vents violents, températures extrêmes, glaces flottantes, mers gelées. L'ensemble est saisissant à l'image de ses corps éreintés et diminués par ces conditions extrêmes. C'est à une véritable plongée en Enfer que nous convie l'auteur, un Enfer blanc mais aussi profondément humain.

Vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre qui rentre dans mon panthéon personnel tant je me suis retrouvé happé par l'univers que propose Simmons entre Histoire, suspens et fantastique. Un voyage éprouvant certes, mais une expérience à nulle autre pareille. Un must!

samedi 13 décembre 2008

"Olympos" Dan Simmons

olympos_simmonsL'histoire:

Échappant au scénario d'Homère, Achille et Hector se sont alliés pour vaincre les dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte dans l'espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui. Mais la porte commence à se refermer...

Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de se révolter. Les Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre…

La critique de Mr K:

A l'image du volume précédent, j'ai dévoré cet ouvrage qui se mérite tout de même! On dépasse allègrement les 1000 pages! C'est avec plaisir que lecteur suit la suite des péripéties des personnages ébauchés dans "Ilium". Le décor planté, "Olympos" enchaîne sur le devenir des humains à l'ancienne, des Moravecs et des Dieux de l'Olympe martienne. L'auteur s'éloigne de la trame homérienne initiale (rébellion oblige!). En suivant toujours le même axe directeur: voir le déroulement des faits par l'entremise de regards croisés parfois totalement antinomiques. Dans cette ambiance post-apocalyptique, une nouvelle menace venue des temps anciens plane sur tous les protagonistes et l'ancienne Terre plus particulièrement. Nous assistons successivement à des phases de survie, de découvertes de compétences et connaissances perdues, des batailles épiques dans la pure lignée de la bataille du gouffre d'Helm dans "Le Seigneur des anneaux" ou celles visionnées au cinéma devant un bon vieux "Star Wars". Sans compter les interrogations métaphysiques et existencielles des humains et mêmes des créatures artificielles que sont les Moravecs.

Le style épique n'a rien perdu de ses qualités déjà énoncées lors de la critique du précédent tome. Le scénario précis et bien ficelé ne peut être pris en défaut mais à la manière d'un Bordage ou d'un Grangé dans un autre genre, chaque chapitre se termine sur un "switch" qui maintient le lecteur accro au déroulement du récit. On passe de révélations en révélations et il est bien difficile de lâcher prise (Nelfe pourrait vous en parler!).

Ce livre a suscité une polémique à cause de références uchroniques expliquant que la Terre a été livrée au chaos par des extrémistes islamistes recherchant essentiellement à exterminer le peuple juif. A partir de là, certains y voient une forme de sionnisme exacerbé et une haine de l'Islam. Je préfère me contenter d'y voir un avenir possible, certes apocalyptique mais crédible dans le cadre d'un roman. Pour ma part, on est loin des romans prosélytiques à la Ron Hubbard (fondateur de la scientologie). D'autres auteurs avant lui ont subi les foudres de la critique (Dantec, Houellebecq, K. Dick...)... En tant que lecteur, je ne cautionne aucunement les prises de positions de tel ou tel auteur. Je recherche avant tout le plaisir et le voyage, et "Olympos" fait partie de ces livres qui vous embarquent et qui sont extrêmement bien écrits. A chacun donc de se forger son opinion...

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mercredi 26 novembre 2008

"Ilium" de Dan Simmons

dan_simmons_L'auteur:

Dan Simmons naît à Perolia, dans l’Illinois, en 1948. Sa première rencontre avec le genre S-F a lieu alors qu’il est en 3rd grade (CE2), via une caisse rapportée par son frère aîné, caisse renfermant de nombreux magazines, romans et fanzines de science-fiction. Il se met alors à écrire, choisissant le nom de plume de Christopher Starr.

Il rentre ensuite au Wabash College, où il écrit quelques textes pour The Satyr, un journal étudiant. Il obtient un diplôme d’anglais en 1970, et devient instituteur l’année suivante. Il commence à enseigner en 1973, et restera professeur pendant 18 ans, l’écriture étant relégué a rang de hobby. La légende veut que les prémices d’Hypérion aient vu le jour durant ses années d’enseignement, sous la forme d’histoire qu’il racontait à ses élèves, histoires qui faisaient intervenir des personnages comme le Gritche et des lieux comme Mare Infinitus, Alliance Maul, etc.

Il publie sa première nouvelle, "Le Styx coule à l’envers" en 1982, en remportant un concours organisé par le magazine Twilight Zone. Il publie ensuite son premier roman, "Le voile de Kali", en 1985, qui remporte le World Fantasy Award.

En 1990, il publie deux de ses principaux chef d’œuvre : le premier tome d’ "Hypérion", et "L’échiquier du mal". Le second, qui est une histoire pouvant se rattacher à la thématique du vampirisme pschique, remporte pléthore de prix (Locus Award, Bram Stoker Award, British Fantas Award). "Hypérion" quant à lui gagne le prix Hugo, et est, avec les 3 volumes qui suivirent, l’une des œuvres les plus riches de la SF, avec le "Dune" de Frank Herbert. Pour "Hypérion", Simmons s’est inspiré autant du "Décaméron" de Boccace que des contes de Canterbury, dont son space-opera emprunte la structure narrative ?

Son dernier cycle, "Illium", s’inspire quant à lui de l’"Odyssée" d’Homère. Le premier tome reçut le Locus Award du meilleur roman de science-fiction de l’année 2003.

Ses autres œuvres compte une trentaine de romans fantastiques (dont "Les fils des ténèbres", qui est un roman vampirique sur fond de chute du régime de Ceausescu), des thrillers ainsi que des recueils de nouvelles (parmi lesquels "l’amour, la mort", dont une bonne moitié des nouvelles ont trait aux vampires).

L'histoire:Ilium_couv

Imaginez que les dieux de l'Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l'espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c'est la Guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d'Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins...

La critique de Mr K:

Excellente lecture que ce recueil de Dan Simmons. Il faut dire que j'affectionne tout particulièrement l'univers de cet écrivain vu par la plupart des adeptes de SF comme le digne héritier de K. Dick, Silverberg et autres Asimov. Je ne peux m'empêcher de le mettre à la droite de Pierre Bordage autre écrivain bien présent dans notre bibliothèque. J'avais particulièrement aimé "le cycle d'Hypérion" (8 volume d'une science fiction mélangeant habilement anticipation et mythologie / culture poétique) et "l'échiquier du mal" (pour beaucoup son chef-d'œuvre!) du même Dan Simmons.

"Ilium" figurera en bonne place au milieu d'autres romans-culte du genre. Je l'ai littéralement dévoré (valait mieux, vu l'épaisseur du pavé: 870 pages!). Nous rentrons de plein pied dans la guerre de Troie transposée dans le présent volume sur la planète Mars. Nous suivons le récit par le biais de trois narrations différentes: "les humains à l'ancienne" (vivant dans un monde aseptisé et où l'espérance de vie est limitée à 100 ans), un scholiaste (érudit spécialiste d'Homère de notre époque envoyé dans le futur par les dieux  afin de "vérifier" le bon déroulement du conflit) et deux Moravecs (chargés d'une mission mystérieuse sur la planète rouge, plus particulièrement sur le Mont Olympus -qui existe vraiment sur Mars!-). Cette triple trame narrative permet au lecteur de cerner les événements et autres "deus ex machina" par des regards, des ressentis aux antipodes les uns des autres mais qui finissent par se rejoindre à la fin du livre.

Dan Simmons signe ici un "livre-somme", dense par les éléments de l'histoire et léger par le ton et la langue. Bien sûr, il est préférable de connaître au préalable les grandes étapes de la guerre de Troie mais l'auteur nous fait grâce de lourdeurs stylistiques en utilisant une langue alerte, intuitive et captivante. Nous allons de révélations en révélations, à aucun moment le lecteur ne se sent perdu ou escroqué (tout se tient sans artifices narratifs) et c'est avec un plaisir rarement égalé que l'on retourne se plonger dans cette épopée (trame gigantesque et ton épique de rigueur!) pour suivre les destins croisés de Hockenberry, Daeman, Ada, Mahnmut, Achille, Odysseus,  Orphu d'Io, Mars, Zeus et consorts... Un livre à lire absolument pour les adeptes de SF, en particulier les fans de tout poil du concept d'uchronie. Quant aux autres, c'est un bon point de départ pour entrer dans un genre que j'apprécie tout particulièrement.

Depuis hier, je me suis penché sur la suite et fin de ce cycle: "Olympos". Les critiques semblent plus partagées sur le deuxième volume. Certains adorent, certains y voient un écrit fasciste. C'est plus qu'il m'en faut pour me laisser tenter. Le goût du souffre est tellement agréable... Comptez sur votre "serviteur-scripteur" pour vous en parler dans les semaines à venir!

Posté par Mr K à 16:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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