samedi 25 mars 2017

"Les Damnés de l'artère" de Pascale Fonteneau

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L’histoire : Ah ! Bruxelles, sa Grand-Place, ses trams, ses gaufres, son métro et ses fonctionnaires européens... Tout pour plaire. Et puis voilà, une bonne intention et tout part de travers. Alors, pendant que les Japonais admirent le Manneken Pis, Cheryl se farcit les squats, le Berlaymont soit disant désert, les communautés religieuses et même la basilique de Koekelberg ! Et tout ça sans connaître un seul grand principe révolutionnaire ! Dingue. Mais pas plus dure qu’une belle coupe au carré ou un chignon perlé.

La critique de Mr K : Ceux qui nous suivent depuis un certain temps connaissent mon amour immodéré pour les aventures du Poulpe et mon attachement tout particulier à Cheryl, la petite amie attitrée de Gabriel Lecouvreur, délicieuse et gouailleuse coiffeuse parisienne qui lui vient bien souvent en aide en lui fournissant réconfort et soutien. Les Damnés de l’artère de Pascale Fonteneau s’apparente à un spin-off car il la met en lumière et lui donne le rôle titre en laissant le poulpe au café Pied de Porc à la Sainte Scolasse à ruminer ses pensées en lisant le journal et en sirotant une bonne bière...

Et pourtant, au départ rien ne prédestinait Cheryl à vivre des aventures rocambolesques dans la capitale belge. Partie seulement pour assister à des conférences en rapport avec la coiffure et à des présentations de produits dernier cri, elle se retrouve embarquée dans une sombre histoire de meurtre maquillé en suicide (un homme a été brûlé vif à l’insu de son plein gré sur le quai de la gare bruxelloise). En compagnie d’une amie de circonstance (sacré binôme de coiffeuses délurées que Cheryl et Anastasia), elle va rencontrer une bande de gentils loubards, un vieil idéaliste de la Révolution et un prêtre bien atteint au niveau du ciboulot. Cependant au fil du récit, l’histoire prend une tournure plus grave, les ramifications de l’affaire prennent une tournure inattendue et notre jolie Cheryl n’est vraiment pas au bout de ses peines...

Disons-le tout de go, on n'est pas face à un grand crû. La faute tout d’abord à l’envie de donner du sens là où il n’y en a pas forcément en intercalant des citations du théoricien révolutionnaire Victor Serge (aka Viktor Lvovitch Kibaltchitch) en guise d’intermède entre deux scènes. Je trouve que c’est donner trop de profondeur à une suite d’événements qui tiennent bien plus du roman policier classique que du parcours initiatique de révolutionnaire en goguette. Certes Cheryl est une femme libérée (et c’est pas si facile...) mais elle ne croit pas au Grand Soir, sa vie étant vouée à ses clients, ses copines et son Gabriel. Le procédé m’a paru maladroit et sans objet, il aurait bien convenu par contre dans un récit du Poulpe classique tant on connaît le penchant libertaire du Poulpe. Un coup dans l’eau pour le coup !

Ensuite, j’ai trouvé l’histoire plutôt bateau, sans réels grands rebondissements malgré quelques saillies bien rigolotes et parfois même bien thrash (le meurtre originel est vraiment affreux et très bien rendu). Il ne se passe finalement pas grand-chose mais une ambiance bien branque se dégage de l’ensemble grâce notamment à des personnages hauts en couleur qui se débattent avec leurs existences dans un monde décidément pas tendre. Tant pis donc si l’ensemble tient plus du bric à brac foutraque, que certains artifices narratifs soient limites en terme de crédibilité, on passe malgré tout un bon moment en compagnie d’une équipe de bras cassés bien attachante dans l’ensemble.

Cheryl garde tout son charisme même si finalement je la trouve plutôt effacée par rapport à ce que j’avais pu entr'apercevoir dans mes lectures du Poulpe (elle a ici moins de franc-parlé et paraît moins engagée). On la suit cependant avec plaisir dans cette aventure belge qui la verra tour à tour se faire une super copine, venger la mort d’un ami et transmettre sa joie de vivre à toutes les heureuses personnes qui croiseront sa route. Le personnage est vraiment à suivre et il me semble d’ailleurs que d’autres volumes lui ont été consacrés, qui sait un jour peut-être mes pas me remettront sur le chemin de Cheryl en aventure solo !

Bien mené quoiqu’un peu creux, bien écrit mais sans génie réel, ce livre est à réserver avant tout aux fans de Cheryl (dont je fais partie vous l’aurez compris !) et du Poulpe. Les autres pourront passer leur chemin et se diriger vers la série d’origine avec d’authentiques chefs-d’œuvre d’humour et d’enquêtes déviantes.

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé :
Nazis dans le métro
J'irai faire Kafka sur vos tombes
Du hachis à Parmentier
Vomi soit qui malle y pense
La petit fille aux oubliettes
La bête au bois dormant
Arrêtez le carrelage
Légitime défonce
La Cerise sur le gâteux
L'Amour tarde à Dijon
- Chicagone

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samedi 27 février 2016

"Chicagone" - Série Le Poulpe - de François Joly

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L'histoire : Au sud des Minguettes, au plus dur de la banlieue lyonnaise, des adolescents meurent sans que cela préoccupe grand monde. Lieux sordides, atmosphère glauque, population vivant dans l'urgence. Un jeune qui disparaît, c'est un problème de moins. Pas pour le Poulpe qui, au nom de l'amitié, fait le ménage non sans ramasser au passage des bleus à l'âme. Mais que parfois la vengeance est jolie!

La critique de Mr K : Première lecture poulpesque de l'année 2016 pour votre serviteur, grand amateur devant l'éternel des aventures de Gabriel Lecouvreur. Chicagone sort du lot par une noirceur plus prononcée et un héros qui tire vraiment sur la corde et va explorer les abysses de sa personnalité et dépasser clairement la ligne blanche. Suspens, personnages déglingués et vengeance sont au rendez-vous!

Cette nouvelles aventure du Poulpe est placée sous le sceau de l'amitié et de la souffrance. Le neveu de Pedro, personnage récurrent de la saga, est retrouvé mort une balle entre les deux yeux. Qui a pu dessouder ce garçon sans histoire dans la banlieue de Lyon? Cette affaire, ne semblant pas passionner les forces de l'ordre et pouvant être reliée à d'autres disparitions de jeunes gens, va donc intéresser Gabriel qui va devoir explorer les territoires abandonnés de la République entre misère sociale, délinquance et grand banditisme mais aussi solidarité et actions quotidiennes pour s'en sortir. Comme souvent dans la série du Poulpe, les apparences cachent bien des choses et derrière de simples meurtres se cachent des destinées brisées, des organisations peu recommandables et un système parallèle que notre héros aura bien du mal à combattre. La vérité sera tétanisante…

Gabriel est toujours fidèle à son bar et ses amis. Son adjoint en matériel (Pedro s'y connaît en la matière depuis la Guerre civile espagnole où il combattait auprès des Républicains) est touché en plein cœur et il est hors de question de le laisser ainsi. Après un court au revoir à sa dulcinée (Chéryl est absente de cet ouvrage à ma grande déception), il plonge dans l'enfer des banlieues lyonnaises. Lui le bon vivant, l'humaniste libertaire est confronté à une réalité qui le dégoûte et le dépasse. Comment en est-on arrivé là? Au fil de ses rencontres avec les habitants et un gang de gones haut en couleur (gone = gamin dans le pays lyonnais), ses fêlures se font plus vives et la colère l'envahit face à l'inhumanité de certains.

L'enquête progresse lentement et, en elle-même, reste assez simple. L'auteur se plaît surtout ici à nous décrire les lieux et les gens avec finesse et fulgurances saisissantes comme les caves, certains appartements, les mamans dépassées par leurs gamins, le repère d'une bande de malfrats déviants… L'auteur nous retranscrit parfaitement la désespérance qui s'est installée dans certains quartiers et le fonctionnement autonome de certains immeubles. On prend tout cela en plein cœur, sans fioriture et par le prisme de la pensée de Gabriel, adepte de la liberté et de la libre pensée. Le choc est frontal, révélateur et de bon aloi en cette période de repli sur soi où chacun ne semble regarder que par le petit bout de sa lorgnette.

On a ensuite droit à de beaux moments de bravoure et d'émotion comme les discussion entre Gabriel et la gamine à la tête des gones (émotion garantie), la scène de vengeance qui est un modèle du genre (type Death Sentence de James Wan avec Kevin Bacon) ou encore les pérégrinations de Gabriel au sein des cités entre méfiance et surprises. On sort tout chamboulé par un récit plutôt langoureux, qui prend son temps pour poser ses bases, mieux nous dévier de la trajectoire initiale et retourner la situation aux deux tiers. François Joly nous offre un volume poulpesque riche en background et en révélation. Un des meilleurs à mes yeux de la série. Les amateurs ne doivent surtout pas passer à côté!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
Nazis dans le métro
J'irai faire Kafka sur vos tombes
Du hachis à Parmentier
Vomi soit qui malle y pense
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La Cerise sur le gâteux
- L'Amour tarde à Dijon

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mardi 25 août 2015

Acquisitions estivales multiples

Ensemble

Le début de l'été est une période propice aux destockages en tout genre, ce fut le cas notamment dans deux bibliothèques municipales de par chez nous. En apprenant ces événements à venir, Nelfe s'est vue investie d'une mission quasi sacrée chez nous: compléter nos PAL avec d'éventuelles affaires à ne pas manquer! Pour info, je n'étais pas là lors de ses petits craquages ce qui explique pourquoi ils sont restés plutôt relatifs! Voici un petit tour d'horizon des acquisitions qui vont venir rejoindre nos réserves à lire!

Poulpe

C'est ainsi que ma douce a pensé à moi en me ramenant trois volumes de la série du Poulpe que je n'ai toujours pas lu. Ceux qui nous suivent depuis un certain temps savent que j'affectionne tout particulièrement les aventures de Gabriel Lecouvreur et de sa coiffeuse de copine. On peut dire que je suis gâté avec ici tour à tour une enquête sur des militaires français ayant sévi au Rwanda, le meurtre épouvantable d'un immigré dans les beaux quartiers de la capitale et l'assassinat d'une jeune femme naviguant dans les sphères de l'aéronautique à Toulouse. Beau programme en perspective!

autre

- 1275 âmes de Jim Thompson: Petite trouvaille nelfesque qui s'apparente à un roman bien noir, mâtiné de policier. La quatrième de couverture sent le souffre et le pétage de plomb d'un shérif au bout du rouleau. Ça promet de dépoter et Nelfe m'a confié qu'elle avait bien hâte de le lire!

- L'École d'impiété d'Alexandre Tisma: Petit recueil de nouvelles sur la seconde Guerre mondiale qui m'attire beaucoup étant friand de récits courts à l'occasion (Nelfe ne pratique pas trop, préférant les romans). Intimisme et monstruosité de la guerre semblent se mêler dans ce livre dont j'ai eu des échos très positifs! Qui lira, verra!

- L'Homme aux yeux de napalm de Serge Brussolo: Nelfe n'a pu s'empêcher de me prendre un Brussolo tant elle connait mon goût pour cet auteur prolifique à l'oeuvre très variée. Il s'agit de SF ici avec une rencontre du troisième type qui se déroule très mal. Traque impitoyable, mutations inquiétantes, imagerie et mythes de Noël revus par l'auteur... Je suis bien curieux de lire ça!

- Anthologie officielle des Utopiales 2010: Chaque année, nous allons aux Utopiales de Nantes et à chaque fois j'hésite à prendre le recueil de nouvelles SF qui sort pour l'occasion. Nelfe m'a dégoté celle-ci avec notamment comme auteurs conviés pour l'occasion Vincent Gessler, Peter Watts ou encore Thomas Day et Iain McDonald. La thématique retenue est la notion de frontière, je pense que l'aventure sera au RDV. Affaire à suivre!

Lire

Enfin, la mistinguette s'est trouvé quelques vieux exemplaire du magazine Lire (ici janvier, mars et mai 2013) auquel elle s'est d'ailleurs abonnée très récemment. En plein rush de la Rentrée littéraire, il est parfois bon de revenir en arrière et trouver des idées de lecture dans des romans déjà sortis il y a quelques temps. Il n'y a pas que les nouveautés, les petites pépites sont partout, ce n'est pas une course! M'est avis que l'état de sa PAL ne va pas s'améliorer!

Bon ben, vous pouvez vous rendre compte que malgré mon absence c'est encore ma PAL qui va le plus grandir! Au choix Nelfe remplit à merveille ses devoirs conjugaux ou alors elle cherche à me torpiller! La réflexion reste ouverte...

mercredi 15 octobre 2014

"L'Amour tarde à Dijon" - Série Le Poulpe- de Jacques Vallet

le poulpe L'histoire: Deux frères cultivateurs en Bourgogne sont retrouvés cuités à mort. Les gendarmes classent l'affaire. Pas le Poulpe qui doute de la réalité d'un suicide. Son arrivée à Dijon coïncide avec une mutinerie à la maison d'arrêt et un scandale à la cathédrale Saint-Bégnine; elle provoque même une brusque effervescence meurtrière. Qu'est-ce qui met ainsi la gendarmerie de Saint-Seine en folie? Quel rôle tient la belle ingénieur du service architecture de la ville? Quel est le lien entre la pompe d'un chanoine et la pompe à fric d'un yakusa? Suivez le Poulpe...

La critique de Mr K: Un été sans lecture d'un volume de la série du Poulpe, c'est un peu comme un repas sans fromage, ça manque de saveur! Hasard du calendrier, nous avons justement reçus des amis de Madame originaires de Dijon, l'occasion était trop belle d'aborder le présent volume, "L'Amour tarde à Dijon" qui se déroule justement dans la belle cité bourguignonne. Décollage immédiat pour une nouvelle aventure rocambolesque et haute en couleur!

Une fois de plus, c'est en feuilletant le journal dans son bistrot préféré que Gabriel Lecouvreur tombe sur un fait divers qui va retenir son attention et le lancer vers une nouvelle enquête. Deux agriculteurs sont retrouvés alcoolisés à mort et le verdict tombe: suicide collectif! Étrange étrange se dit Le Poulpe, il paraît impossible de pouvoir réussir une mort pareille sans aide extérieure! Il n'en faut pas moins pour que notre justicier libertaire se déplace en Bourgogne pour fouiner. Il n'est pas au bout de ses surprises.

Il va de suite attirer la méfiance sur lui.Qui est ce parisien venu mettre son nez là où il ne faut pas? Cela donne lieu à des rencontres des plus tendues, farfelues et parfois ubuesques. Un souffle grolandais tourne les pages avec nous et c'est avec jubilation que le lecteur attend la prochaine péripétie. De troquets aux chambres d'hôtel, en passant par ses sempiternels coups de téléphone à son amoureuse de coiffeuse (Aaaah Chéryl!), bon gré mal gré, le Poulpe se rapproche de la vérité. Une révélation qui mettra une fois de plus à mal l'establishment et les apparences d'une ville bien sous tout rapport. Ça castagne aussi sec et les bons mots pleuvent pour le plus grand plaisir du lecteur embarqué comme toujours dans un rythme haletant ne laissant que peu de répit. Le final vient nous cueillir avec une ouverture bienvenue qui ravira les amateurs de réalisme (vous repasserez pour le happy end!).

Jacques Vallet fournit donc un très bon volume poulpesque, son écriture répond complètement au cahier des charges imposé par la maison d'édition. Gabriel est plus que jamais railleur et aventureux, les personnages secondaires sont de petites merveilles d'incongruité et le récit se tient de bout en bout. La lecture s'est révélée une fois de plus aisée, agréable et drolatique à souhait.

Un petit bonheur de Poulpe une fois de plus!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense
- La petit fille aux oubliettes
- La bête au bois dormant
- Arrêtez le carrelage
- Légitime défonce
- La Cerise sur le gâteux

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vendredi 3 octobre 2014

Mr K craque... again!

Oui, je le confesse, je suis un multi-récidiviste! Impossible pour moi d'aller chez l'abbé sans craquer. Il va peut-être falloir que je pense bientôt à consulter... En attendant, voici un bref résumé de ma collecte de mercredi!

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- La château de Lord Valentin de Robert Silverberg. J'adore cet auteur et ce livre me faisait de l'oeil dans le Bac SF. L'histoire m'a interpellé avec un soupçon de l'univers du cirque qui m'a toujours plu en littérature... Wait and see!
- Le Jeu du jugement de Bernard Taylor. À priori, une histoire de sales mioches n'aimant pas leur belle-mère et qui lui réserve un sort peu enviable! Impossible de résister à un tel pitch. Ce sera une de mes prochaines lectures!
- Rendez-vous avec Rama de Arthur C. Clarke. Une histoire de vaisseau spatial fantôme écrite par l'auteur de 2001, L'Odyssée de l'espace... Ça ne se refuse pas!
- La Ligue des gentleman extraordinaires d'Alan Moore et Kevin O'Neill. Depuis ma lecture enfiévrée de V pour Vendetta, je considère Alan Moore comme un demi-dieu! Alors même si le film tiré de cette BD est vraiment un nanar, je me laisse tenter, en plus les dessins sont sympathiques!

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- La fille de la nuit de Serge Brussolo. Histoire classique d'une femme amnésique poursuivie par des tueurs... Oui mais voilà, c'est Brussolo qui est aux manettes et il ne m'a jamais vraiment déçu dans le polar!
- Chicagone, série Le Poulpe de François Joly. Bon ben... Je l'avais pas lu et le jeu de mot du titre est une fois de plus très bien trouvé. Et puis, un petit voyage à Lyon en compagnie de Gabriel Lecouvreur ça me tente bien!
- Moloch de Thierry Jonquet. Un auteur que je porte aux nues, un livre non lu de lui et pas cher... What else?
- Sept jours pour expier de Walter Jon Williams. Une histoire étrange entre chronique du sud à la Steinbeck et le technothriller. Il n'en fallait pas moins pour aiguiser ma curiosité!
- Stairways to hell de Thomas Day. Ce sera ma première incursion chez cet auteur dont j'ai entendu beaucoup parler. Il y a des chances pour que j'aille le voir en dédicace aux Utopiales à la fin du mois. Ce serait dommage de ne pas avoir de livres de lui! En plus, ca a l'air totalement déjanté, style Sin City!

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- Tendre jeudi de John Steinbeck. Un grand saut dans l'inconnu que ce titre mais comme je redécouvre avec un plaisir certain cet auteur depuis quelques mois, je n'allais pas laisser passer l'occasion!
- Le Cheminot de Asada Jirô. Un recueil de nouvelles qui parle du temps qui passe et de la jeunesse perdue... Une ambiance bien japonaise comme je les aime. À voir!
- Du moment que ce n'est pas sexuel de Gudule. J'ai dévoré en son temps Le club des petites filles mortes du même auteur depuis je n'avais jamais recroisé la route de cette dame hors norme. L'occasion fait le larron et cette histoire d'amour bien thrash me semble idéale pour des retrouvailles!
- Caïn de José Saramago. Une histoire bien étrange qui commence lors du premier crime et parcourt ensuite les temps bibliques. Bien barré et donc pour moi! Conseillé et repéré par ma douce!

Bon, ma PAL se remplit encore... mais il est tellement difficile de résister face à des titres évocateurs ou des auteurs que l'on pratique et apprécie. Pas de quoi s'ennuyer en tout cas! Ils vont rejoindre leurs petits frères et sœurs en attendant ma voracité de lecture!


samedi 26 avril 2014

"La Cerise sur le gâteux" - Série Le Poulpe - de Jean-Jacques Reboux

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L'histoire: Alvaro Pereira a 26 ans, des copains en or et une petite sœur qui l'adore. Il a aussi la peau noire des habitants du Cap-Vert. À la sortie de la foire du Trône, soudain, une bande de skinheads lui fait face.
La suite s'étale dans tous les journaux. Deux balles dans la tête. Et Yanissa, la petite sœur, qui a disparu. Pour mener à bien son enquête, le Poulpe n'a que le périph' à traverser.
La route de la vérité, elle, sera beaucoup plus longue et douloureuse. Car dans la petite ville tranquille de Charençon-le-Plomb, la vérité, on a du mal à la voir en peinture. Et on préfère la garder pour soi.

La critique de Mr K: Un petit Poulpe aujourd'hui avec ce recueil peu reluisant où le racisme et la haine ont la part belle. C'est un pur hasard si j'ai effectué cette lecture au moment des municipales qui ont vu un parti d'extrême droite faire une percée aussi importante qu'inquiétante à mes yeux. Mais voilà, j'ai tendance à programmer à l'avance mes lectures pour essayer de ne pas me laisser déborder par ma PAL (c'est pas gagné...). Et puis, un Poulpe n'est jamais une lecture comme les autres, c'est une sorte de petit en-cas, de plaisir de deux soirs de lecture pour se remettre des émotions des lectures précédentes. Pas de pot pour moi, celui-ci est bien chargé en la matière!

Un crime raciste a eu lieu dans la proche banlieue parisienne, la police ne semble pas se bouger énormément autour de l'assassinat d'un jeune cap-verdien en pleine rue par un groupe d'abrutis tondus amateurs de Mein Kampf et de mauvaise bière. Le sang de Gabriel Lecouvreur alias Le Poulpe ne fait qu'un tour et le voilà parti pour trainer ses guêtres sur le macadam de Charençon-le-plomb (aka Charenton-le-Pont) commune qui semble avoir bien des choses à cacher. Il ne va pas falloir longtemps pour que Gabriel soit confronter au climat méfiant et délétère qui semble régner dans cette terre bourgeoise entourée de cités.

Comme tout Poulpe qui se respecte (c'est dans la charte officielle), le livre est très court, le rythme n'en est que plus trépidant. Il ne se passe pas trente pages qu'on attente déjà à la vie du Poulpe, qu'il se heurte à ses ennemis héréditaires (les représentants de la loi) et qu'il ne tombe sous le charme d'une mystérieuse jeune fille. Jean-Jacques Reboux nous présente toute une batterie de personnages plus poulpesques les uns que les autres: les amis d'Alvaro fruits de la mixité des cités, des jeunes sans-soucis mus désormais par la même haine qui a conduit à la disparition de leur ami. On retrouve aussi des flics désœuvrés amateurs de ratonnades et des skins plus agressifs que nature. Le commun des mortels semble absent de cette histoire qui ressemble beaucoup dans sa structure à un western. Heureusement ça ne tire pas dans tous les sens et la fin du récit est un joli pied nez à tout ceux qui pensent que la violence engendre forcément la violence. Je n'ai pu m'empêcher en refermant ce volume de penser au film Coup de tête de Mocky avec Patrick Dewaere. Dernier détail, Chéryl est un petite peu présente avec deux conversations téléphoniques toujours aussi tendres et tendues dont Gabriel et la jolie shampouineuse ont le secret. Décidément ce couple est à part!

La lecture s'est révélée une fois de plus souple et agréable. Abrupte, allant à l'essentiel, le style de Reboux sied parfaitement à la série du Poulpe. On retrouve avec un plaisir non dissimulé un Gabriel Lecouvreur au top, faisant à de nombreuses reprises référence à Louis Guilloux et son Sang Noir qui attend toujours dans ma PAL que je le relise. Vraiment un bon crû que ce volume que je ne peux que vous conseiller si vous êtes amateur de polar libertaire et rigolard!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense
- La petit fille aux oubliettes
- La bête au bois dormant
- Arrêtez le carrelage
- Légitime défonce

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mardi 31 décembre 2013

"Légitime défonce" - Série Le Poulpe - de Paul Milan

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L'histoire: Genève l'opulente et ses riches banlieues représentent un terrain de rêve pour les jeunes cambrioleurs des banlieues françaises toutes proches. Michel Barne n'en est du reste pas à son coup d'essai. Mais lorsque, par une belle nuit de printemps, il tombe sur un propriétaire de villa qui n'a, pour seule obsession, que la légitime défense, la vie du jeune casseur se mue en une horrible chasse à l'homme. Dont il est la proie et la bonne société genevoise la meute. Gabriel Lecouvreur, lui, se trouve étrangement embrigadé du côté des... traqueur.

La critique de Mr K: Le Poulpe et moi, c'est une grande histoire d'amour littéraire. Héros charismatique, auteurs de talents changeants et des histoires courtes et percutantes. Une fois de plus, au détour d'un étal, je me retrouvai à adopter une de ces aventures! Encore une fois, le bonheur de lecteur était au RDV!

Cap sur la Suisse et une belle brochette de facistes plein aux as! Dans leur collimateur, un jeune cambrioleur qui a eu le malheur de vouloir voler la mauvaise personne. Commence alors une chasse à l'homme impitoyable dans laquelle se trouve embringué notre cher Gabriel Lecouvreur. Vous imaginez bien que notre justicier libertaire n'a pas viré sa cuti. En mode sous-marin, il va essayer de lever le voile sur cette mystérieuse organisation des plus réactionnaires et en même temps, tenter de sauver le jeune voleur. Va y avoir du sport!

Une fois de plus, ce Poulpe est une pure réussite! Nous avons le droit à un éclairage peu flatteur des vicissitudes humaines avec notamment ici un gang de réactionnaires particulièrement belliqueux. Effroyables de méchanceté et d'inhumanité, l'argent donne tous les droits et le racisme est article de foi. Des passages à ce niveau sont assez rudes et la colère monte vite au nez du lecteur. D'ailleurs, le Poulpe se retient plus d'une fois durant son infiltration et la tension est présente tout le long de l'ouvrage qui est placé sous le sceau du suspens et de la course contre la montre. La chasse est très bien rendue, on passe du point de vue des prédateurs à celui de la bête traquée qui se révèle être un jeune con pas très intelligent qui ne comprend pas ce qui lui arrive. La peur est palpable, les pages se tournent et l'on est en plein roman noir. Cependant, rassurez-vous, c'est un poulpe et comme toujours cela se termine bien malgré des bobos et des vexations diverses.

L'écriture de Paul Milan est une merveille de concision et d'efficacité dans la pure tradition de la série littéraire qu'il rejoint avec ce tome. Les phrases fondent sous la langue comme un bon chocolat et malgré le caractère amer de l'histoire et des sous-entendus, on passe un très agréable moment. Simple regret, l'absence totale de Chéryl, la chérie de Gabriel, qui n'est qu'évoquée et dont la grande gueule et le charme extravagant manquent cruellement à l'amoureux transi que je suis. Mais ce n'est qu'un détail face à une histoire maîtrisée qui fait écho à l'ambiance générale dans laquelle baigne notre pays en ce moment.

Une très belle lecture donc, qui plaira autant aux novices qu'aux férus du poulpes! Avis aux amateurs!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense
- La petit fille aux oubliettes
- La bête au bois dormant
- Arrêtez le carrelage

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dimanche 21 juillet 2013

"Arrêtez le carrelage" série Le Poulpe, Patrick Raynal

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L'histoire: Un vieux chalutier qui saute sur une mine allemande en plein dans la rade de Lorient et Le Poulpe repart en guerre...

Contre qui cette fois? Qui peut bien vouloir la fin du village de Kerletu? Qui peut être assez avide pour vouloir s'emparer d'un morceau d'éternité niché entre granit et océan?

Est-il vraiment possible d'arrêter le carrelage du vieux druide? Le Poulpe aura bien du mal à répondre...

La critique de Mr K: Retour dans l'univers haut en couleur de la série du Poulpe avec cette enquête en terre bretonne. Cette aventure du Poulpe avait une saveur toute particulière à mes yeux car l'essentiel de l'action se déroule dans les environs de mon lieu de travail, dans les terres de l'est de la rade lorientaise. Peu ou pas d'éléments toponymiques ont été modifiés et du coup l'immersion s'est faite très vite, me vissant un sourire au coin des lèvres durant toute ma lecture.

C'est en feuilletant sa feuille de chou quotidienne que Gabriel Lecouvreur alias le Poulpe tombe sur une drôle d'histoire: un chalutier a coulé suite à une collision avec une mine anti-sous marine allemande datant de la Seconde Guerre mondiale. Il n'en faut pas plus pour attiser sa curiosité et l'amener à promener sa défroque dans le Morbihan sud sur sa vieille moto anglaise. Très vite, il va se heurter à une certaine hostilité de la part de quelques habitants et va découvrir que derrière ce fait divers à priori anodin se cache une conspiration plus importante mettant en danger l'identité culturelle même du paisible petit village de Kerlétu (aujourd'hui quartier de la ville de Gâvres).

On retrouve dans cet ouvrage toutes les qualités de la série. Tout d'abord, il y a toute une série de portraits plus grolandais les uns que les autres: un gang de bikers réactionnaires, un notaire filou, des habitants froids et retors, une jeune bretonne crépière aussi allumée que son bilig... ils sont trop nombreux pour tous les citer ici. Tout ceci confère une ambiance unique à cet ouvrage et plonge notre héros dans une enquête difficile qui ne se résolvera que dans les ultimes pages de l'ouvrage. Peu propice aux descriptions vu la brieveté imposée aux auteurs de la série, ma chère Bretagne, ses paysages, son bâti et son charme intemporel sont ici remarquablement rendus par petites touches sensibles et justes. L'écriture de Raynal fait merveille et les phases dialoguées sont croustillantes à souhait dans le pur style du Poulpe. La lecture se fait donc sans effort et avec un plaisir renouvelé page après page.

Ce fut donc une lecture très rapide et agréable au possible. Un bon moment en terre bretonne doublé d'une intrigue maîtrisée et une fois de plus terriblement actuelle dans les thèmes qu'elle aborde. Avis aux amateurs!

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- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
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jeudi 13 décembre 2012

"La bête au bois dormant" série le Poulpe, Robert Deleuse

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L'histoire: Gabriel apprenant la mort de Serge Roussel, un de ses anciens camarades de camp disciplinaire, décide d'aller y voir de plus près. Il découvre que son ami était guide en montagne et que pour améliorer son ordinaire, il avait accepté de faire passer des clandestins d'Italie en France. Jusqu'au jour où il se fait éliminer. Enquêtant au sein de compagnies de transports européennes, le Poulpe se retrouve confronté à la bête immonde pas très endormie, dont l'ombre portée obscurcit l'ensemble du globe.

La critique de Mr K: Un petit plaisir aujourd'hui avec une nouvelle aventure du Poulpe à mon actif. Pour ceux qui nous suivent régulièrement, vous connaissez la petit tendresse qui m'envahit lors de mes lectures mettant en scène cet enquêteur hors norme, combattant de première ligne face à l'intolérance et au fascisme ordinaire. Gabriel revient ici et il n'est pas content! Un de ses anciens potes de rébellion est retrouvé mort et les coupables n'ont qu'à bien se tenir... Sauf que très vite, on se rend compte que l'adversaire est de taille!

Une fois de plus, on va voyager avec sieur Lecouvreur. Tout commence comme d'habitude au Pied de porc, le rade attitré du Poulpe, QG improvisé, aux habitués qu'il fait bon de recroiser. Pour les besoins de son enquête, il ira cette fois ci dans le Sud et l'Ouest, et finira chez les helvètes pour un final déconcertant. Pas de rôle important pour Chéryl, sa shampouineuse chérie, petit déception pour moi. On enchaîne avec les chapitres les rencontres ubuesques, véritable plongée dans un univers "grolandesque" à souhait même si la cruauté la plus perfide nous attend au détour de quelques pages bien senties.

Le récit est un peu plus long que d'habitude et les méandres qui le compose sont nombreux et inattendus. Je reste tout de même pour une fois sur ma fin avec un dénouement tarabiscoté et incomplet comme si l'auteur avait voulu en finir vite. Du coup, le lecteur reste dans l'expectative sur le destin de certains personnage et l'enquête à mes yeux n'est pas vraiment clôturée. Au début, j'ai même pensé qu'il y avait sans doute une suite mais après quelques recherches web... nada! Je dois me rendre à l'évidence, ce Poulpe est quelque peu bâclé dans la dernière ligne droite. Dommage car le background était remarquable et les attentes nombreuses.

Pour autant, ce fut une lecture plaisante et un plaisir sans nom de replonger dans le quotidien de Gabriel Lecouvreur. Les dialogues font mouche comme de bonnes répliques d'Audiard et les caractérisations de personnages (en quelques phrases, parfois juste en quelques mots) sont d'une efficacité éprouvée et appréciée. Un petit plaisir coupable en somme.

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense
- La petit fille aux oubliettes

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lundi 2 avril 2012

"La Petite fille aux oubliettes" série Le Poulpe, Sophie Loubière

9782842192341L'histoire: La petite Marie a disparu. La dernière fois qu'on l'a vue, c'était sur un manège, place du Père-Chaillet, à deux pas du Monoprix. Fugue? Enlèvement? Cheryl n'est pas du genre à rester les bras croisés. Elle a encore en tête les horreurs de l'affaire Dutroux. Les gosses, pour elle, c'est sacré. Et la coiffeuse ne veut surtout pas qu'on touche à la petite Marie (Elle lui a offert sa première coupe de cheveux).

Cheryl mène sa propre enquête, aidée d'un Poulpe sous antibiotiques et d'un mignon forain rentier. Hélas, ce qu'elle découvrira au cours de ces investigations n'est guère réjouissant.

La critique de Mr K: Retour du Poulpe dans les étagères du Capharnaüm Éclairé! Un Poulpe un peu spécial car il ne tient pas le rôle principal laissant la part belle à sa shampouineuse de cœur alias Cheryl! J'ai eu l'occasion de vous parler dans mes précédentes chroniques de mon profond attachement pour ce personnage féminin haut en couleur que l'on entraperçoit dans chacune des enquêtes de Gabriel Lecouvreur. Justice lui est enfin rendue dans cet ouvrage où on la suit dans cette affaire de disparition d'enfant.

Inutile de vous dire que cette aventure est récréative à souhait et bien que classique dans son scénario (on devine la fin à la moitié du récit), l'intérêt ici est de suivre cette coiffeuse hors norme. On visite plus en profondeur son appartement bordélique situé au dessus de son salon, on assiste à ses choix vestimentaires (et quand on connaît ses goûts étranges en terme d'habillement ici on se régale), on suit des conversations avec ses clientes (parfois aussi dingues qu'elle). C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec Tony son petit chien aussi pleutre (il pisse en cas de stress) qu'attachant, en recherche constante de câlins et autres émoluments de tendresse, il a un petit rôle à jouer dans l'enquête de l'héroïne.

Cheryl reste donc égale à elle même, il y a des scènes d'anthologie dans ce volume. La scène de drague avec le beau gitan tenant le manège à côté duquel a disparu la petite Marie, les passages où elle soigne aux petits oignons un Poulpe malade et cloué au lit, la scène où elle et son calamar de copain se brouillent et s'ignorent... autant de moments jubilatoires qui accrochent le lecteur amateur de la belle jusqu'à l'ultime page de ce roman.

L'écriture de Sophie Loubière convient à merveille à cette série si particulière lui conférant une originalité et un style bien particulier. D'ailleurs le fait qu'une femme l'ait écrit contribue à la réussite de l'entreprise tant elle évite les clichés sur son héroïne comme aurait pu les accumuler un écrivain mâle. Familier mais jamais vulgaire, sombre mais non dénué d'espoir, La petite fille aux oubliettes est une vraie réussite!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense

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