mercredi 15 février 2017

"Le Murmure des loups" de Serge Brussolo

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L’histoire : Quelle meilleure cachette, au terme d'un hold-up sanglant, qu'un bâtiment condamné, perdu au milieu d'anciens locaux militaires placés sous haute surveillance ? Bien sûr, il vous faudra cohabiter avec les rats, véritables propriétaires des lieux...

Étudiant pauvre, Daniel Sarella, lui, s'est fait embaucher dans une société de gardiennage pour gagner un peu d'argent. Et lorsqu'il découvre l'univers ténébreux des vigiles, ces guerriers de la nuit, il se demande s'il a fait le bon choix. Trop tard. On n'entre pas impunément dans ce monde nocturne, peuplé de fantasmes d'autodéfense.

La critique de Mr K : Cet ouvrage est mon premier Brussolo de 2017 avec un titre qui errait dans ma PAL depuis déjà un sacré bout de temps. J’aime beaucoup ce vieux de la vieille de l’écriture qui a un talent fou pour fournir angoisses et frissons avec des histoires alambiquées qui ne nous emmènent jamais là où on pense aller. Avec Le Murmure des loups, il reste dans la même veine !

Jeune étudiant en Histoire désargenté, Daniel se retrouve plongé dans le monde des vigiles après avoir décroché une place dans une entreprise de sécurité pour l’été. Bien loin de son univers estudiantin, il est confronté à la dure réalité du métier de gardien de nuit avec le difficile apprentissage des horaires décalés et la cohabitation forcée avec des personnes avec lesquelles il ne partage aucun atome crochu (alcool, beaufitude, violence...). L’affaire se complique quand il se rend compte que dans un des bâtiments qu’il est chargé de surveiller se sont réfugiés après un sanglant braquage deux adeptes d’une secte millénariste... La fatigue, la pression, les fantasmes, la manipulation... rien ne sera épargné au jeune homme qui plonge littéralement en enfer.

Quitte à me répéter, la grande force de Brussolo réside dans la caractérisation de ses personnages. En peu de mots et avec une dextérité de chirurgien, il plante des personnages crédibles et profonds. On se retrouve immédiatement dans leurs peaux respectives et l’ambiance crée le reste. L’univers décrit ici est sombre, c’est celui de la nuit poisseuse, aux côtés de personnages menant des vies déviantes en dehors de la normalité admise par la majorité car travailler de nuit modifie les corps et les esprits (passage sur la lumière du jour très éclairant dans ce domaine), mais aussi des êtres dérangés comme les deux membres de la secte persuadés que l’apocalypse nucléaire est pour bientôt et qui se méfient de tous les écrans qui propulsent des ondes nuisant à la santé. Ambiance bien glauque confortée par un lieu pour le moins ragoûtant : une ancienne base militaire US désaffectée où les rats ont installé leur territoire...

Brussolo frappe une fois de plus un grand coup avec un roman qui marque durablement les esprits par la maestria déployée une nouvelle fois pour démonter consciencieusement et insidieusement le personnage principal. Peu à peu, on sent bien que Daniel est bien mal embarqué et que son "innocence" et sa naïveté vont lui porter préjudice. Son esprit d’abord endormi finit par s’égarer entre fantasmes liés à des légendes urbaines prospérant sur les peurs accumulées autour des bâtiments désaffecté (des fantômes en colère reviendraient hanter les vivants, le règne animal va bientôt remplacer l’homme...), discussions à l’emporte pièce mais éprouvantes pour le moral avec ses collègues désabusés et finalement sa rencontre avec Christine (une des membres de la secte) qui en lui racontant son parcours va le faire douter tout court (sur son existence, le monde). Cela donne lieu à des passages flippants à souhait où le personnage (et du coup le lecteur) navigue à vue, à la recherche d’éventuels repères pour revenir à la réalité. Mais plus le temps passe, plus les frontières du visible et de l’invisible semblent se mêler...

On passe un excellent moment avec cette lecture qui se révèle addictive très vite mais cela ne surprendra pas les amateurs de l’auteur qui, par son ingéniosité stylistique et ses saillies scénaristiques venues de nulle part, assène ses chapitres comme autant de directs à l’estomac laissant le lecteur en toute fin de lecture complètement KO. Je suis peut-être maso mais j’adore ça et j'en redemande !

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur :
"Le Syndrome du scaphandrier"
"Bunker"
"Les Emmurés"

"Avis de tempête"
"La Main froide"
"Pélerin des ténèbres"
"La Fille de la nuit"
"La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"
"Le Livre du grand secret"
"Trajets et itinéraires de l'oubli"
- "Le Nuisible"

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mardi 2 août 2016

"Le Nuisible" de Serge Brussolo

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L'histoire : Un envoi anonyme vous raconte par le menu quelques faits de votre vie, de ceux que vous avez préféré cacher à votre femme, à vos amis et relations... Vous attendez logiquement que ce maître-chanteur très bien renseigné fasse connaître ses exigences.

Erreur. Votre correspondant vous veut du bien. Il vous révèle les trahisons dont vous êtes victime. Il vous suggère d'écrire la suite, d'imaginer la punition, de donner des ordres aux puissances de l'ombre... Il suffit de vouloir.

Georges, éditeur de "thrillers" à succès, ne résiste pas à la tentation grisante d'utiliser ce serviteur sans visage. Et nous entrons sur ses pas dans un labyrinthe où le chasseur et la proie, la victime et le bourreau, s'échangent indéfiniment les rôles dans un cauchemardesque jeu de miroirs.

La critique de Mr K : Retour vers un auteur que je pratique régulièrement et que j'aime toujours autant : Serge Brussolo. Avec Le Nuisible, l'auteur nous convie dans une histoire cauchemardesque lorgnant vers le thriller psychologique et la descente aux Enfers pour le personnage principal. 187 pages composent ce court roman qui se lit d'une traite et se révèle d'une grande efficacité. Brussolo a encore frappé !

Georges est éditeur et il a tout pour être heureux. Un métier qui le passionne (il a pris la suite de son père) et où il excelle, une femme charmante, un meilleur ami attentionné et une belle maison. Tout bascule, le jour où il reçoit un étrange manuscrit anonyme qui lui détaille par le menu, chapitre après chapitre des moments clefs de sa vie avec une rare précision. Le malaise commence à s'installer surtout que l'auteur inconnu lui donne des détails troublants sur ce qu'il a pu vivre lors d'un précédent mariage et sur d'hypothétiques événements qui mettraient à mal ses certitudes. La tension monte vite et Georges commence à sombrer... La question est simple : jusqu'où va-t-il aller ?

Au centre de l'ouvrage, on retrouve trois personnages principaux dont les rapports sont disséqués par l'auteur dont on connaît la science exquise de la caractérisation de personnage. Un soin tout particulier a été apporté au personnage de Georges dont on se rend compte qu'il a toujours eu un problème de confiance en lui et qu'il est soucieux jusqu'à la maniaquerie de l'image qu'il renvoie de lui-même. Quand sa vie bascule dans l'étrange, il s'enfonce progressivement dans une paranoïa extrême, retombe dans le pêché de l'alcool (il est des éléments du passé qui ne sont pas bons à remuer) et multiplie les interprétations possibles de ce qu'il lit et vit. On navigue vers la fin de l'ouvrage entre extrême affliction, folie et désordre caractériel comme je les aime, Georges est au bord du gouffre sauf qu'il ne connaît pas la nature exacte de la menace. Cela rend son personnage très attachant dans son aspect totalement borderline.

Pour mieux faire monter la pression sur le lecteur, Brussolo utilise des personnages secondaires qui par leur "normalité" accentuent la folie de Georges. Ainsi, sa femme aimante est un remarquable contre-point à la folie galopante de l'éditeur obsédé par les mystérieux écrits qu'il reçoit. Laurent le meilleur ami est aussi intéressant à suivre car en tant que médecin et ami il a un avis différencié sur la situation de Georges entre humour, piques ironiques et inquiétude. Se rajoute des éléments de fantastique larvé comme en a le secret l'auteur qui se plaît à jouer sur les faux-semblants et les contradictions de l'esprit humain. Le mélange fonctionne à plein régime perturbant durablement le lecteur pris en otage par une histoire maîtrisée à la conclusion implacable.

L'écriture tortueuse de Brussolo épouse à merveille l'évolution du personnage principal. Toutes les portes de l'esprit de Georges nous sont ouvertes sans censure ni détour. Complexes d'enfance, jalousie, craintes et peurs se côtoient dans des tableaux d'une grande sensibilité faisant la part belle à une personnalité en pleine déliquescence. La lecture est donc accessible au plus grand nombre mais pas facile dans son contenu, Brussolo nous livrant à nu un être humain en pleine crise. On est touché, mené en bateau et finalement totalement subjugué par ce récit. Une bonne pioche de plus pour moi en tout cas et toujours l'envie aussi forte de continuer à lire des ouvrages de cet auteur.

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur :
"Le Syndrome du scaphandrier"
"Bunker"
"Les Emmurés"

"Avis de tempête"
"La Main froide"
"Pélerin des ténèbres"
"La Fille de la nuit"
"La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"
"Le Livre du grand secret"
- "Trajets et itinéraires de l'oubli"

samedi 2 janvier 2016

"Trajets et itinéraires de l'oubli" de Serge Brussolo

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L'histoire : Une fois par semaine, Georges s'aventure dans le musée, monstruosité architecturale et labyrinthe à la fois fascinant et cauchemardesque. Il passe de salle en salle, d'escalier en escalier, à la recherche de sa femme partie en faire l'inventaire trois ans plus tôt. Quels secrets lui a-t-elle cachés? Quels mensonges l'ont conduite à se perdre sans espoir de retour dans ce gigantesque piège?

La critique de Mr K : Retour à Brussolo aujourd'hui avec cette longue nouvelle bien étrange à la croisée du drame intimisme et de l'anticipation. J'aime beaucoup cet auteur pour son style incisif et ses pitchs de départ souvent singuliers et accrocheurs. On change de registre ici mais le résultat est le même: un plaisir de lecture qui ne s'interrompt jamais et une fin qui vient cueillir le lecteur sans qu'il s'en rende compte.

Le couple de Georges bat de l'aile. Petit à petit, le temps fait que lui et sa femme s'éloignent l'un de l'autre inexorablement. Ils se parlent de moins en moins, elle part effectuer un mystérieux stage dans le sud et en revient déboussolée (pour ne pas dire tendue) et du jour au lendemain elle disparaît dans le mystérieux musée de type cyclopéen, qui l'a engagée pour faire son inventaire. Le mari épleuré veut absolument renouer avec sa moitié et entreprend d'aller la chercher dans cette antre de la culture qui semble avaler ses visiteurs avec le risque pour ces derniers de ne jamais en ressortir…

Avouez qu'avec ce genre de quatrième de couverture, on ne peut résister. Je m'attendais à du nébuleux, du bizarre, je n'ai pas été déçu. Pourtant, on ne rentre pas tout de suite dans ce fameux mausolée de la culture. Georges nous parle de sa vie, de ses aspirations, de sa rencontre avec sa femme et de leurs premières années. On se rend compte que le ver est dans le fruit dès le début de leur relation mais que lui ne le voit pas. Il perd ses repères et ne sait plus se comporter correctement avec son épousée. À la moitié de la nouvelle, le point de vue change totalement car c'est elle qui parle d'eux, les révélations sont nombreuses et servent admirablement la partie drame humain de ce court texte. Concis mais efficace, c'est une belle chronique d'un mariage en déclin.

Concomitant et complémentaire, l'aspect SF intervient quand George finit par suivre les traces de sa femme. On erre avec lui dans des kilomètres de couloirs, de salles sans logique de disposition où tout semble être fait pour perdre le malheureux visiteur. M'est avis que niveau muséologie, ils ont du travail à faire! Les méandres du musée ne sont que le reflet de l'état d'esprit du narrateur dont l'esprit galope à travers la campagne entre souvenirs fantasmés et espérances illusoires. Une tension lourde l'habite et le déroulé de l'histoire ne plaide pas en sa faveur et celle d'une fin heureuse. Surtout que là encore, le changement de point de vue évoqué auparavant va nous révéler nombre de secrets et notamment la vraie nature du musée. Je me suis totalement fait avoir et la révélation est assez incroyable. Je ne vous en dis pas plus, mais attendez-vous à une surprise de taille loin des chemins classiques de la narration.

L'écriture simple et accessible de Brussolo fait une fois de plus merveille, nous invitant à pénétrer de manière voyeuriste dans l'esprit de ces deux âmes égarées dans quelque chose qui les dépasse: l'existence humaine, le doute et la rédemption? Ce serait trop facile, il se cache derrière tout cela quelque chose de bien plus gros, de quasi métaphysique. Étrange sensation vraiment que cette déambulation littéraire qui vous apportera un sentiment de malaise grandissant, un décalage par rapport à la réalité intrigant et angoissant, et une vision plutôt pessimiste du destin des hommes. Une petite bombe!

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur:
"Le Syndrome du scaphandrier"
"Bunker"
"Les Emmurés"

"Avis de tempête"
"La Main froide"
"Pélerin des ténèbres"
"La Fille de la nuit"
"La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"
- "Le Livre du grand secret"

 

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samedi 3 octobre 2015

"Le Livre du grand secret" de Serge Brussolo

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L'histoire: Chaque été, ses parents envoyaient Purcell chez son grand-père, dans un chalet perdu en Alaska. Darian Forbes avait été autrefois un écrivain célèbre, une sorte de héros national. Mais peu à peu, le bruit se répandit qu'il avait perdu la boule. Forcément, tout seul là-haut... L'été de ses onze ans fut le dernier que Purcell passa là-bas et il arriva bien des choses étranges. Le vieil homme semblait pressé de transmettre à Purcell un certain nombre de secrets. Sans cesse, il répétait qu'il fallait se méfier d'"eux". Lorsque l'enfant fut sur le point de partir, il lui confia un grand livre en lui disant qu'il contenait l'avenir de l'humanité. Pas moins! Purcell s'étonna: il n'y avait dans le livre que quelques vieilles photos. Il ne revit jamais son grand-père. Darian Forbes lui avait laissé la peur en héritage...

La critique de Mr K: Un nouvel opus de Brussolo à mon actif aujourd'hui avec ce court roman de 120 pages qui fait son effet! Le Livre du grand secret est concis mais intense entre suspens, étrange et paranoïa! Sacré programme pour une belle réussite!

Purcell éprouve une fascination pour son grand-père, héros de guerre et gloire nationale qui s'est réfugié en Alaska dans un chalet à flanc de montagne perdu au milieu de nul part dont seules quelques personnes triées sur le volet connaissent la position exacte. Régulièrement, le vieil homme insiste pour que son petit fils le rejoigne au grand dam des parents qui ne le comprennent plus et le prennent pour un fou. Il y a de quoi remarquez, car l'aïeul est persuadé d'être surveillé en permanence et d'être au centre d'un complot international. Paranoïaque extrême, il a décidé de former Purcell a prendre sa suite et va lui livrer un secret qui pourrait bien changer la face du monde.

Ce livre est une véritable petite bombe. La montée en pression est quasi immédiate et il est impossible de relâcher le volume tant on est pris à la gorge par de nombreuses interrogations concernant le grand-père et le secret qu'il possède. La solution est donnée en milieu de récit et ce n'est pas pour autant que la tension retombe… Bien au contraire, le lecteur connaissant la plupart des tenants et des aboutissants ne peut que s'identifier au pauvre Purcell qui se voit attribuer un véritable fardeau qu'il va devoir porter coûte que coûte.

J'ai aimé le personnage du petit fils à la fois aimant, respectueux et un peu craintif au contact de son papy un peu cinglé. C'est le temps des promenades en solitaire et de la vie au grand air lors de ses séjours dans le grand nord. C'est aussi celui des confidences et des inquiétudes. Le jeune homme s'en amuse, ne comprend pas tout au départ mais en grandissant il en prend la mesure et va finir converti. Cette évolution de Purcell est remarquablement décrite et plonge le lecteur dans une ambiance paranoïaque à souhait. On se prend comme lui à se méfier de tout le monde et à voir des messages cachés un peu partout. La figure du grand-père est elle aussi attachante car ce référent incontournable pour Purcell est un ange déchu, un être exceptionnel que le destin va briser et qui n'a pour seul espoir que de faire poursuivre sa quête par le seul être en qui il a entièrement confiance.

Au delà du complot autour du mystérieux secret (n'insistez pas, vous ne saurez rien de plus!), c'est une histoire profondément viscérale qui nous est contée, où l'espoir et le bonheur n'ont pas leur place. On vire dans le roman noir avec une fuite en avant qui ne peut que finir mal. L'angoisse monte et on se demande ce qu'il va advenir de Purcell et de la vérité qu'il couvre. Les lieux, les personnages secondaires se croisent et assombrissent un peu plus cette trame diabolique. Mention spéciale au guide africain du grand-père qui ressort du lot entre mystère et traditions ancestrales.

L'imagination fertile de Brussolo fonctionne à plein dans ce roman et l'on n'est pas déçu par la fin logique qu'il fournit. Certains diront qu'il aurait pu poursuivre l'aventure mais à mes yeux, le texte ainsi découpé se suffit à lui même et s'inscrit dans une certaine tradition des romans à suspens. Le Livre du grand secret se dévore vite et très bien avec le style direct et limpide que l'on connaît de l'auteur. Un petit bijou que je vous recommande de lire au plus vite.

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur:
"Le Syndrome du scaphandrier"
"Bunker"
"Les Emmurés"

"Avis de tempête"
"La Main froide"
"Pélerin des ténèbres"
"La Fille de la nuit"
- "La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond"

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mardi 25 août 2015

Acquisitions estivales multiples

Ensemble

Le début de l'été est une période propice aux destockages en tout genre, ce fut le cas notamment dans deux bibliothèques municipales de par chez nous. En apprenant ces événements à venir, Nelfe s'est vue investie d'une mission quasi sacrée chez nous: compléter nos PAL avec d'éventuelles affaires à ne pas manquer! Pour info, je n'étais pas là lors de ses petits craquages ce qui explique pourquoi ils sont restés plutôt relatifs! Voici un petit tour d'horizon des acquisitions qui vont venir rejoindre nos réserves à lire!

Poulpe

C'est ainsi que ma douce a pensé à moi en me ramenant trois volumes de la série du Poulpe que je n'ai toujours pas lu. Ceux qui nous suivent depuis un certain temps savent que j'affectionne tout particulièrement les aventures de Gabriel Lecouvreur et de sa coiffeuse de copine. On peut dire que je suis gâté avec ici tour à tour une enquête sur des militaires français ayant sévi au Rwanda, le meurtre épouvantable d'un immigré dans les beaux quartiers de la capitale et l'assassinat d'une jeune femme naviguant dans les sphères de l'aéronautique à Toulouse. Beau programme en perspective!

autre

- 1275 âmes de Jim Thompson: Petite trouvaille nelfesque qui s'apparente à un roman bien noir, mâtiné de policier. La quatrième de couverture sent le souffre et le pétage de plomb d'un shérif au bout du rouleau. Ça promet de dépoter et Nelfe m'a confié qu'elle avait bien hâte de le lire!

- L'École d'impiété d'Alexandre Tisma: Petit recueil de nouvelles sur la seconde Guerre mondiale qui m'attire beaucoup étant friand de récits courts à l'occasion (Nelfe ne pratique pas trop, préférant les romans). Intimisme et monstruosité de la guerre semblent se mêler dans ce livre dont j'ai eu des échos très positifs! Qui lira, verra!

- L'Homme aux yeux de napalm de Serge Brussolo: Nelfe n'a pu s'empêcher de me prendre un Brussolo tant elle connait mon goût pour cet auteur prolifique à l'oeuvre très variée. Il s'agit de SF ici avec une rencontre du troisième type qui se déroule très mal. Traque impitoyable, mutations inquiétantes, imagerie et mythes de Noël revus par l'auteur... Je suis bien curieux de lire ça!

- Anthologie officielle des Utopiales 2010: Chaque année, nous allons aux Utopiales de Nantes et à chaque fois j'hésite à prendre le recueil de nouvelles SF qui sort pour l'occasion. Nelfe m'a dégoté celle-ci avec notamment comme auteurs conviés pour l'occasion Vincent Gessler, Peter Watts ou encore Thomas Day et Iain McDonald. La thématique retenue est la notion de frontière, je pense que l'aventure sera au RDV. Affaire à suivre!

Lire

Enfin, la mistinguette s'est trouvé quelques vieux exemplaire du magazine Lire (ici janvier, mars et mai 2013) auquel elle s'est d'ailleurs abonnée très récemment. En plein rush de la Rentrée littéraire, il est parfois bon de revenir en arrière et trouver des idées de lecture dans des romans déjà sortis il y a quelques temps. Il n'y a pas que les nouveautés, les petites pépites sont partout, ce n'est pas une course! M'est avis que l'état de sa PAL ne va pas s'améliorer!

Bon ben, vous pouvez vous rendre compte que malgré mon absence c'est encore ma PAL qui va le plus grandir! Au choix Nelfe remplit à merveille ses devoirs conjugaux ou alors elle cherche à me torpiller! La réflexion reste ouverte...


samedi 27 juin 2015

"La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond" de Serge Brussolo

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L'histoire: Femme scaphandrier, Lize Unke appartient à la brigade de police fluviale chargée d’enquêter sur la catastrophe du métro englouti. Qu’est-il réellement arrivé, ce jour-là, quand le plafond du tunnel a crevé, laissant le fleuve s’engouffrer dans le réseau souterrain pour noyer des kilomètres de galeries, de rames… et des milliers d’usagers?

Bien des années ont passé depuis le drame, mais l’énigme reste entière. On parle de survivants, prisonniers de poches d’air. Des survivants qui connaîtraient la vérité… mais que personne ne semble pressé de ramener à la surface. La solution du mystère est là, quelque part dans le labyrinthe des tunnels inondés. Lize, qui a perdu sa jeune sœur dans la catastrophe, s’est donné pour mission de faire la lumière sur cette étrange histoire. Décision imprudente s’il en est, car quoi de plus vulnérable qu’un scaphandrier perdu sous les eaux !

La critique de Mr K: Un petit Brussolo de plus à mon actif aujourd'hui avec une fois de plus une tentation initiée par un pitch assez incroyable de métropolitain englouti suite à une catastrophe où des personnes survivraient en dehors de toute logique. Avouez que ça intrigue, on n'est pas déçu au fil de la lecture avec des révélations et des retournements de situations comme Brussolo sait le faire quand il est en forme!

L'héroïne est policière dans la brigade des scaphandriers. Évoluant dans un milieu machiste, elle n'est pas séduisante (elle fait "homme" comme se plaisent à lui dire ses collègues) et elle court après un rêve impossible: retrouver sa petite sœur qui aurait disparu dans la fameuse catastrophe. On sent une pointe de culpabilité chez elle envers cette sœur un peu bohème qui avait clairement la préférence de ses parents bourgeois qui ont vu d'un mauvais œil leur fille aînée rentrer dans les forces de l'ordre. Toute la psychologie, et notamment le rapport à son passé, est très bien rendue et renforce l'empathie que l'on peut ressentir pour Lize. Elle va rencontrer Gudrun, une junky avec qui sa sœur a vécu ses derniers mois avant sa disparition. Un lien spécial va se nouer entre eux et cela l'aidera à progresser dans son enquête.

En parallèle, on suit les expéditions successives des scaphandriers dans le métro englouti. Mystérieusement les corps des victimes sont intacts, ne pourrissent pas. La brigade est chargée de récupérer les papiers des morts pour les enregistrer officiellement dans l'état civil, elle fournit aussi de la nourriture à d'hypothétiques survivants qui vivraient encore grâce à des poches d'air disséminées sur des dizaines de kilomètres de réseaux de tunnels. Peu à peu, des questions se pressent dans l'esprit du lecteur. Quelle est l'origine du phénomène qui empêche les corps de se décomposer? Les survivants existent-ils vraiment? Qui ou quoi est à l'origine de la catastrophe? Les choses se complexifient et lors d'un ultime voyage dans les sous-sols, l'héroïne lèvera le voile de la vérité et tentera de la rapporter avec elle.

L'action se déroule dans un pays non précisé où la langue allemande influence les noms propres (voir les noms de stations du métro), l'époque est, elle aussi, floue, le récit pouvant se dérouler aujourd'hui comme dans un passé ou un futur proche. L'impression d'étrangeté dans le domaine ne fait que grandir durant toute la lecture. On n'a pas vraiment de concret à quoi se raccrocher, on navigue à vue et on ressent une certaine claustrophobie lors des plongées en scaphandre. J'ai adoré notamment les passages se déroulant sous l'eau et au-delà qui combinent l'aventure et l'angoisse, l'auteur se démarquant nettement dans sa capacité à décrire les émotions et sensations ressenties par l'héroïne lors de ses découvertes successives. Étrange ambiance vraiment qui règne dans cet ouvrage qui mêle habilement quête personnelle, SF larvée et suspens. Le mélange fonctionne à plein et il est une fois de plus impossible de relâcher l’ouvrage avant le mot fin.

On retrouve, dans La Mélancolie des sirènes par trente mètres de fond, le sens du récit et du dosage cher à Brussolo avec un petit plus ici en la personne de l'héroïne que j'ai trouvé différente, touchante et très humaine. Confrontée à des choses qui la dépasse, victime de son passé et forcée d'aller de l'avant, la fin vient cueillir le lecteur entre le soulagement de savoir le fin mot de l'histoire et un dénouement très sombre versant le roman définitivement dans le roman noir. Une belle expérience de plus à mon actif avec cet auteur qui décidément n'arrête pas de me surprendre.

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur:
"Le Syndrome du scaphandrier"
"Bunker"
"Les Emmurés"

"Avis de tempête"
"La Main froide"
"Pélerin des ténèbres"
- "La Fille de la nuit"

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mardi 24 février 2015

"La Fille de la nuit" de Serge Brussolo

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L'histoire: Elle a survécu par miracle à une balle dans la tête. Dans l'hôpital de Los Angeles où elle se rétablit, on l'appelle désormais Jane Doe. Mais plus personne ne pourra dire qui elle était avant... Peut-être une tueuse, une créature de l'ombre, froidement programmée pour le crime. C'est ce que lui font penser d'étranges réflexes d'auto-défense, des rêves nocturnes où se déroulent d'implacables scénarios de meurtres. À moins que ce ne soit sa blessure qui ait libéré en elle cette nouvelle personnalité? Une seule certitude: on veut toujours sa mort.

La critique de Mr K: Nouvelle incursion chez Brussolo aujourd'hui avec cette histoire plutôt classique dans son postulat de base: une jeune femme se réveille totalement amnésique à l'hôpital suite à un traumatisme violent (on l'appelle alors Jane Doe). Elle se rappelle donc de strictement rien et ne ressent que de vagues impressions. C'est du moins le point de départ car peu à peu ses nuits se peuplent de cauchemars sanglants et de rêves étranges où semble se dessiner une personnalité des plus vindicatives et déviantes. Elle hésite alors entre la recherche d'un passé perdu et la possibilité d'entamer une nouvelle vie vierge de tout souvenir, une incroyable possibilité de tout recommencer à zéro. On navigue constamment entre réalité étrangère et fantasmes ultra-réalistes, l'auteur se plaisant (comme à son habitude) à brouiller les pistes, on ne peut pas vraiment se raccrocher à des éléments précis et on avance très lentement, ce qui peut d'ailleurs agacer...

Vers le premier tiers s'opère alors un glissement narratif heureux, Brussolo mettant l'héroïne au prise avec Sarah, une ancienne militaire devenue experte en protection rapprochée. On se rend compte très vite qu'elle devient le personnage principal de part son omniprésence et le regard aiguisé qu'elle porte sur Jane. S'interrogeant de plus en plus sur cette cliente qui la touche au plus profond d'elle même, elle va mener l'enquête et lever le voile sur une existence effacée. J'ai été douché car je ne m'attendais pas à la révélation finale qui est bien moins flamboyante que prévue mais qui finalement se révèle bien crédible et originale. Bravo Brussolo!

Thriller réussi par son histoire mais aussi grâce à des personnages poussés, oscillant bien souvent entre les frontières du bien et du mal, La Fille de la nuit est une plongée passionnante dans les arcanes de l'esprit humain sur ses capacités de refoulement et d'explosivité parfois. Au détour de certains paragraphes, c'est aussi une certaine vision de la société américaine qui nous est livrée à réflexion avec notamment la ségrégation sociale et raciale toujours d'actualité et une tendance à l'ultra-surveillance au nom de la sacro-sainte sécurité (ici des plus riches des WASP). De l'action, du suspens et de la réflexion, voici un triptyque qui me plaît bien!

Rajoutez là-dessus une langue toujours aussi directe et agréable à lire, malgré une petite lassitude lors des cinquante premières pages, le récit tardant à démarrer au détriment de l'exploration des angoisses intimes de l'héroïne (j'ai trouvé que l'auteur se répétait mais rien d'irrémédiable), vous obtenez tout même ici un bon roman à la fois haletant et surprenant malgré une thématique déjà explorée. Une belle et bonne lecture que je vous conseille fortement si le genre vous plaît.

Egalement lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé du même auteur:
- "Le Syndrome du scaphandrier"
- "Bunker"
- "Les Emmurés"

- "Avis de tempête"
- "La Main froide"
- "Pélerin des ténèbres"

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mardi 6 janvier 2015

Premier craquage de 2015

Sous couvert d'accompagner Nelfe dans la découverte d'un magasin de tissu (le papa Noël lui a offert une machine à coudre dont elle vous parlera dans un futur post), j'avais en fait ourdi un plan lourd de conséquence pour ma PAL. Pourquoi ne pas profiter de la nouvelle année pour aller chiner quelque peu dans des brocantes de la région? Ce qui devait arriver arriva! J'ai une fois de plus cédé à la tentation, Nelfe dans une bien moindre mesure...

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- Étoiles, Garde à vous de Robert A. Heinlein. J'ai adoré le film de Verhoeren Starship Trooper qui est tiré de ce roman, je m'attends à une belle dénonciation de l'autoritarisme militaire. Je suis en plein dedans et je ne suis pas du tout déçu. Chronique à suivre dans le mois (j'en ai dix autres déjà prêtes à poster!).

- Le Survivant de James Herbert. Le pitch est vraiment intrigant avec cet ultime rescapé d'un crash aérien cherchant à savoir pourquoi lui s'en est sorti et pas les autres... J'avais aimé La Trilogie des Rats du même auteur, gageons que celui-ci soit aussi réussi en terme de suspens.

- L'armure de vengeance de Serge Brussolo. Mon amour pour Brussolo n'est plus à prouver, il retourne ici au Moyen-âge avec une étrange armure mue par une volonté propre! Polar, fantastique, le tout mâtiné d'un background médiéval, la recette semble bonne!

- Cette nuit-là de Linwood Barclay. Recommandé par Michaël Connelly lui-même, à priori il s'agit d'un thriller page-turner efficace où il est question de la disparition de la famille d'une jeune fille partie fait le mur pour une soirée. À voir!

- Le Rocher de Tanios d'Amin Maalouf, prix Goncourt 1993 de mémoire. À priori un excellent livre entre aventure et intimisme. J'ai hâte de le lire!

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- La Pentalogie de la Belgariade de David Eddings. À 50 centimes la pièce, difficile de résister surtout qu'il est précédé d'éloges très flatteurs chez tous les amateurs du genre fantasy peu représenté dans ma PAL (bon, on cherche les excuses qu'on peut!). Je pense les amener tous les cinq en Asie du sud-est d'ici peu, on aura une longue escale de 14h à Abu Dhabi sur le retour et des moments de farniente en prévision. À raison de 1kg au total, ça ne pèse pas trop lourd dans les bagages!

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- La Pentalogie de la Mallorée de David Eddings. Vous l'avez compris, il y a un ou une grande fan d'Eddings qui a lâché son stock dans la région. Ce deuxième cycle fait suite à celui précédemment évoqué, vu le prix je décidai de doubler la mise. On est des oufs et on n'a peur de rien!

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- Le DVD de Enter the Voïd de Gaspard Noë. Mon grand regret de 2010 en matière de cinéma: ne pas avoir pu aller le voir! Il parait qu'il est cultissime, j'aime le bonhomme, sa filmographie, sa technique et son esprit frondeur. Visionnage prévu ce vendredi avec Nelfe et mon plus vieil ami. Ca va dépoter!

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- Mémé de Philippe Torreton. Vous vous rappelez? Nelfe m'accompagnait et elle aussi a craqué... Ce livre lui a fait de l'oeil dès sa sortie en librairie, le hasard lui a permis de l'acquérir à prix modique! Elle s'attend à beaucoup pleurer, rassurez-vous je serai là pour la consoler!

Bonne pioche donc que cette expédition de début d'année qui s'est avérée fructueuse en terme d'acquisitions et riche en promesses d'évasion. Y'a plus qu'à!

dimanche 16 novembre 2014

Cadeaux d'anniversaire !

Il y a quelques jours, je vous présentais sur notre page facebook et sur notre compte twitter, l'étendue des dégâts côté PAL, rebaptisée pour l'occasion PALM (Pile A Lire Monstrueuse) :

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Oui, je sais, ça fait peur... Et il va nous falloir plusieurs mois pour éliminer cette réserve de bouquins et les envoyer du côté obscur de la force !

Seulement voilà... Mercredi dernier, nous avons fêté les 7 ans du Capharnaüm et le mercredi... c'est le jour d'ouverture d'Emmaüs !!! Il fallait bien qu'on fasse un petit cadeau à notre blogounet pour son anniversaire ! Nous ne sommes pas des parents indignes !

Et ce qui devait arriver, arriva :

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De mon côté, j'ai été plutôt sage, avec seulement 2 romans de plus à ajouter à ma PAL :
- "Le Secret de L'Epouvanteur" de Joseph Delaney parce que pour l'instant j'aime bien la saga de l'Epouvanteur (chroniques des tomes 1 et 2 à retrouver ici et ).
- "Spellman et associés" de Lisa Lutz parce que j'en ai entendu beaucoup de bien donc c'est l'occasion de tenter.

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Pour Mr K, BIM ! PAL + 12 ! Ce qui donne en vrac entre SF, humour, horreur et contemporain :

- "Le Livre du grand secret" de Serge Brussolo parce qu'il est incapable de résister à cet auteur et que cette histoire de livre secret l'a fortement intrigué.
- "Une Etoile m'a dit" de Fredric Brown parce que chacune de ses lectures précédentes l'avaient ravi notamment le cultissime "Martiens, go home". Ici, il s'agit d'un recueil de nouvelles SF à chute.
- "Le Temps des changements" de Robert Silverberg où il est question de négation de l'individu et de drogue permettant d'explorer son inconscient. Ca a l'air bien barré et dans la mouvance de K Dick.
- "Trois coeurs, trois lions" de Poul Anderson un ouvrage de fantasy pour un auteur connu surtout pour le genre SF. Le pitsch avait l'air sympathique, Mr K verra si la lecture le sera tout autant.
- "Créature" de John Saul un petit livre d'horreur-épouvante à la quatrième de couverture séduisante, histoire de passer un bon moment de lecture-détente.

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- "La Dimension fantastique 1, 2 et 3" compilation de récits fantastiques du XIXème et XXème siècle. C'est un des genres préférés de Mr K, il était temps pour lui d'acquérir ces trois volumes qui le tentaient déjà depuis de nombreuses années.
- "Humour noir" de Serre un dessinateur que Mr K apprécie énormément et qui ici se livre une fois de plus à l'humour noir le plus féroce.

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- "Comme un roman" de Daniel Pennac. Mr K a adoré "Chagrin d'école" (chronique à venir) et le hasard a fait qu'il tombe sur celui-ci juste après. Et hop! Dans son escarcelle pour une lecture prévue début 2015.
- "La Chambre des officiers" de Marc Dugain car le film est génial, l'occasion était trop belle de se replonger dans le conflit de 14-18 !
- "La Controverse de Valladolid" de Jean-Claude Carrière est riche de promesse : le film qui en a été tiré est plutôt réussi et Mr K a hâte d'en voir le matériau d'origine forcément plus poussé dans la réflexion.

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Cette fois ci c'est décidé, et vu que notre Emmaüs commence des travaux qui vont durer plus qu'un an dans la partie dédiée aux bouquins et a donc considérablement réduit ses stocks, on fait une grosse pause sur l'achat de romans en seconde main. Le temps de faire respirer un peu notre PAL et faire de la place pour de nouveaux arrivants !

vendredi 3 octobre 2014

Mr K craque... again!

Oui, je le confesse, je suis un multi-récidiviste! Impossible pour moi d'aller chez l'abbé sans craquer. Il va peut-être falloir que je pense bientôt à consulter... En attendant, voici un bref résumé de ma collecte de mercredi!

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- La château de Lord Valentin de Robert Silverberg. J'adore cet auteur et ce livre me faisait de l'oeil dans le Bac SF. L'histoire m'a interpellé avec un soupçon de l'univers du cirque qui m'a toujours plu en littérature... Wait and see!
- Le Jeu du jugement de Bernard Taylor. À priori, une histoire de sales mioches n'aimant pas leur belle-mère et qui lui réserve un sort peu enviable! Impossible de résister à un tel pitch. Ce sera une de mes prochaines lectures!
- Rendez-vous avec Rama de Arthur C. Clarke. Une histoire de vaisseau spatial fantôme écrite par l'auteur de 2001, L'Odyssée de l'espace... Ça ne se refuse pas!
- La Ligue des gentleman extraordinaires d'Alan Moore et Kevin O'Neill. Depuis ma lecture enfiévrée de V pour Vendetta, je considère Alan Moore comme un demi-dieu! Alors même si le film tiré de cette BD est vraiment un nanar, je me laisse tenter, en plus les dessins sont sympathiques!

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- La fille de la nuit de Serge Brussolo. Histoire classique d'une femme amnésique poursuivie par des tueurs... Oui mais voilà, c'est Brussolo qui est aux manettes et il ne m'a jamais vraiment déçu dans le polar!
- Chicagone, série Le Poulpe de François Joly. Bon ben... Je l'avais pas lu et le jeu de mot du titre est une fois de plus très bien trouvé. Et puis, un petit voyage à Lyon en compagnie de Gabriel Lecouvreur ça me tente bien!
- Moloch de Thierry Jonquet. Un auteur que je porte aux nues, un livre non lu de lui et pas cher... What else?
- Sept jours pour expier de Walter Jon Williams. Une histoire étrange entre chronique du sud à la Steinbeck et le technothriller. Il n'en fallait pas moins pour aiguiser ma curiosité!
- Stairways to hell de Thomas Day. Ce sera ma première incursion chez cet auteur dont j'ai entendu beaucoup parler. Il y a des chances pour que j'aille le voir en dédicace aux Utopiales à la fin du mois. Ce serait dommage de ne pas avoir de livres de lui! En plus, ca a l'air totalement déjanté, style Sin City!

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- Tendre jeudi de John Steinbeck. Un grand saut dans l'inconnu que ce titre mais comme je redécouvre avec un plaisir certain cet auteur depuis quelques mois, je n'allais pas laisser passer l'occasion!
- Le Cheminot de Asada Jirô. Un recueil de nouvelles qui parle du temps qui passe et de la jeunesse perdue... Une ambiance bien japonaise comme je les aime. À voir!
- Du moment que ce n'est pas sexuel de Gudule. J'ai dévoré en son temps Le club des petites filles mortes du même auteur depuis je n'avais jamais recroisé la route de cette dame hors norme. L'occasion fait le larron et cette histoire d'amour bien thrash me semble idéale pour des retrouvailles!
- Caïn de José Saramago. Une histoire bien étrange qui commence lors du premier crime et parcourt ensuite les temps bibliques. Bien barré et donc pour moi! Conseillé et repéré par ma douce!

Bon, ma PAL se remplit encore... mais il est tellement difficile de résister face à des titres évocateurs ou des auteurs que l'on pratique et apprécie. Pas de quoi s'ennuyer en tout cas! Ils vont rejoindre leurs petits frères et sœurs en attendant ma voracité de lecture!