lundi 6 avril 2015

"Le Survivant" de James Herbert

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L'histoire: Un boeing 747 qui s'écrase près d'Eton: l'une des plus effroyables catastrophes de l'histoire de l'aviation. 332 morts et un seul survivant. On avait enterré les morts, et les vivants essayaient d'oublier. Seul un homme s'obstinait : Keller, jailli des flammes de l'avion, poussé par des forces invisibles, cherchant à comprendre pourquoi, lui, avait échappé à l'accident. Le jour de vérité approchait, une vérité insupportable pour les innocents habitants d'Eton. Une vérité à laquelle Keller se refusait à croire…

La critique de Mr K: James Herbert est pour moi le genre d'auteur qui nous procure de petits plaisirs coupables efficaces, un écrivain vers lequel on revient régulièrement pour retrouver quelques sensations fortes et des intrigues à la fois classiques et glaçantes dans leur déroulement. Ce volume n'a pas dérogé à la règle et m'a tenu en haleine de bout en bout.

Keller a survécu à l'impensable! Pensez donc, un crash aérien juste après le décollage de son avion (il en était le copilote)! Tout le monde est mort sauf lui! Rajoutez là-dessus qu'il a perdu la mémoire et qu'il lui est impossible de savoir pourquoi il s'en est sorti, et vous obtenez un être humain complètement largué qui cherche à obtenir des réponses. Les semaines se passent et il commence à avoir des flashs, à entendre des murmures et, en ville, les morts violentes et inexplicables s'accumulent... Bizarre, vous avez dit bizarre? Vous êtes encore bien loin de la vérité.

Elle est bien longue à se dessiner d'ailleurs entre les chapitres mettant en scène le héros à la recherche d'éclaircissements sur les causes du drame et ceux suivant très ponctuellement le destin fatal de quelques habitants d'Eton, victimes d'une mystérieuse entité. En effet, très vite on se rend compte que derrière le thriller plutôt classique se cache une intervention surnaturelle même si cette fois ci elle est légèrement différente de ce que l'on lit / voit d'habitude. Un bon point pour Herbert qui sème les fausses pistes pour mieux nous égarer dans des supputations sans fin. Bien malin serait celui qui devine les tenants et les aboutissants avant les derniers chapitres de ce volume.

On retrouve la finesse de caractérisation des personnages propre à Herbert qui fait dans le court et le concis, tout en efficacité et en retrait des stéréotypes. Ces personnages sont emplis de fêlures et cachent des zones d'ombre parfois peu enviables, parfois plus surprenantes. Les effets de surprises sont donc assez nombreux tout au long du récit qui se révèle tortueux et parfois très cruel envers ses protagonistes. Keller est vraiment attachant par exemple, il passe par tous les états en l'espace de quelques jours (sauf le grand bonheur extatique bien évidemment) et rien ne semble lui être épargné. Surtout qu'il doit composer avec une ville aux abois, des médias intrusifs et de nébuleuses forces qui le dépassent. Étrange atmosphère aux senteurs de fin du monde où même les dépositaires des forces divines ne peuvent rien faire (terrifiante scène dans une Église).

Difficile donc de relâcher ce livre tant l'histoire est addictive et les pages se tournent toutes seules. Moins gore qu'à son habitude, Herbert fait plus dans la terreur psychologique et les effets d'épouvantes à l'ancienne ce qui n'est pas plus mal et crédibilise davantage une histoire qui devient de plus en plus tourmentée et effrayante. Une bien belle expérience délicieusement horrible que tout amateur du genre se doit de lire.

Oeuvres déjà chroniquées du même auteur:
-Le Sombre
-Pierre de Lune
-La Lance

Posté par Mr K à 20:22 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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mardi 6 janvier 2015

Premier craquage de 2015

Sous couvert d'accompagner Nelfe dans la découverte d'un magasin de tissu (le papa Noël lui a offert une machine à coudre dont elle vous parlera dans un futur post), j'avais en fait ourdi un plan lourd de conséquence pour ma PAL. Pourquoi ne pas profiter de la nouvelle année pour aller chiner quelque peu dans des brocantes de la région? Ce qui devait arriver arriva! J'ai une fois de plus cédé à la tentation, Nelfe dans une bien moindre mesure...

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- Étoiles, Garde à vous de Robert A. Heinlein. J'ai adoré le film de Verhoeren Starship Trooper qui est tiré de ce roman, je m'attends à une belle dénonciation de l'autoritarisme militaire. Je suis en plein dedans et je ne suis pas du tout déçu. Chronique à suivre dans le mois (j'en ai dix autres déjà prêtes à poster!).

- Le Survivant de James Herbert. Le pitch est vraiment intrigant avec cet ultime rescapé d'un crash aérien cherchant à savoir pourquoi lui s'en est sorti et pas les autres... J'avais aimé La Trilogie des Rats du même auteur, gageons que celui-ci soit aussi réussi en terme de suspens.

- L'armure de vengeance de Serge Brussolo. Mon amour pour Brussolo n'est plus à prouver, il retourne ici au Moyen-âge avec une étrange armure mue par une volonté propre! Polar, fantastique, le tout mâtiné d'un background médiéval, la recette semble bonne!

- Cette nuit-là de Linwood Barclay. Recommandé par Michaël Connelly lui-même, à priori il s'agit d'un thriller page-turner efficace où il est question de la disparition de la famille d'une jeune fille partie fait le mur pour une soirée. À voir!

- Le Rocher de Tanios d'Amin Maalouf, prix Goncourt 1993 de mémoire. À priori un excellent livre entre aventure et intimisme. J'ai hâte de le lire!

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- La Pentalogie de la Belgariade de David Eddings. À 50 centimes la pièce, difficile de résister surtout qu'il est précédé d'éloges très flatteurs chez tous les amateurs du genre fantasy peu représenté dans ma PAL (bon, on cherche les excuses qu'on peut!). Je pense les amener tous les cinq en Asie du sud-est d'ici peu, on aura une longue escale de 14h à Abu Dhabi sur le retour et des moments de farniente en prévision. À raison de 1kg au total, ça ne pèse pas trop lourd dans les bagages!

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- La Pentalogie de la Mallorée de David Eddings. Vous l'avez compris, il y a un ou une grande fan d'Eddings qui a lâché son stock dans la région. Ce deuxième cycle fait suite à celui précédemment évoqué, vu le prix je décidai de doubler la mise. On est des oufs et on n'a peur de rien!

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- Le DVD de Enter the Voïd de Gaspard Noë. Mon grand regret de 2010 en matière de cinéma: ne pas avoir pu aller le voir! Il parait qu'il est cultissime, j'aime le bonhomme, sa filmographie, sa technique et son esprit frondeur. Visionnage prévu ce vendredi avec Nelfe et mon plus vieil ami. Ca va dépoter!

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- Mémé de Philippe Torreton. Vous vous rappelez? Nelfe m'accompagnait et elle aussi a craqué... Ce livre lui a fait de l'oeil dès sa sortie en librairie, le hasard lui a permis de l'acquérir à prix modique! Elle s'attend à beaucoup pleurer, rassurez-vous je serai là pour la consoler!

Bonne pioche donc que cette expédition de début d'année qui s'est avérée fructueuse en terme d'acquisitions et riche en promesses d'évasion. Y'a plus qu'à!

mardi 17 juin 2014

"La Lance" de James Herbert

James-Herbert-La-lanceL'histoire: Pour venger son associée sauvagement assassinée, le détective privé Harry Steadman se fait passer pour un acheteur potentiel auprès d'Edward Gant, un marchand d'armes qui semble impliqué dans une organisation terroriste internationale.
Mais Gant ne se contente apparemment pas d'encourager de sanglants attentats ou de favoriser l'éclosion de conflits localisés, il se considère investi d'une mission sacrée: assurer le triomphe des puissances des ténèbres.
Et, de toutes les armes qu'il a à sa disposition, la plus redoutable reste la nécromancie...

La critique de Mr K: Ne vous laissez pas abuser par l'hideuse couverture du présent ouvrage, James Herbert vaut bien mieux que cela! Auteur ultra-connu pour sa trilogie des Rats, il n'a peu d'équivalents pour fournir du suspens et des passages bien gratinés en terme de gore. Le quatrième de couverture de La lance m'intriguait car la dimension ésotérique semblait importante dans une histoire qui semblait tendre au prime abord vers le roman policier-espionnage. Je n'ai pas été déçu!

Ex membre du Mossad qu'il a quitté écœuré par la violence et les vendettas, Harry Steadman s'est réfugié au royaume-Uni où il coulait une vie tranquille de détective privé entre histoires d'espionnages industriels et relations adultères à démasquer. Co-propriétaire de la société avec une amie, sa situation est confortable et sans accroc; mais voilà que ses anciennes relations de travail refont surface pour lui confier une affaire délicate, un agent du Mossad a disparu lors d'une infiltration qu'il effectuait au sein de l'entreprise d'un certain Edward Gant, richissime marchand d'arme connu pour ses accointances avec certains groupuscules extrémistes. Il refuse dans un premier temps mais son associée ne veut pas laisser passer une telle occasion pouvant apporter notoriété et fortune à leur agence. Quelques jours plus tard, elle est assassinée sauvagement devant le domicile de Harry. Le sang de ce dernier ne fait qu'un tour et le voilà parti pour une infiltration à haut risque qui va l'emmener sur des voies insoupçonnées et des plus ténébreuses.

Ce roman est de facture classique. On retrouve la figure centrale du héros torturé par un passé qu'il voulait oublier et qui refait surface. On est loin tout de même d'être face à un héros monolithique et sa psyché va bien évoluer au fil de l'intrigue. Très vite, on se rend compte que derrière cette histoire se cache quelque chose de plus gros et les théoriciens du complot seront ravis devant la tournure des événements. Tous les ingrédients sont là pour fournir une excellent page-turner: Mossad, CIA, MI6, Secte Néo-nazie et références multiples à Hitler et Himmler (toutes véridiques et mises en parallèle avec l'évolution de l'intrigue), spiritisme et ésotérisme diabolique, références bibliques, ambiance glauque à souhait, un début d'histoire d'amour... Bref, vous mixez l'ensemble et cela vous donne le présent ouvrage. L'intrigue est très bien menée, les surprises sont certes peu nombreuses mais le final est haletant à souhait. On pourrait même dire que le roman est trop court (280 pages) tant on aimerait en lire encore davantage.

Au niveau formel, on retrouve ici les qualités de Herbert: concision des descriptions, personnages plantés en quelques lignes et développés tout au long de l'ouvrage, un suspens et un caractère d'urgence présent du début à la fin de l'histoire, des passages bien gores mais jamais gratuits et une exploration en profondeur des abysses psychologiques humains. Et oui, il aime notre côté sombre et dans ce livre on peut dire qu'on est servi! L'écriture est égale à celle qu'on lui connaît: accessible mais ne cédant pas à la facilité, les pages se tournent toutes seules. Le plaisir de lecture est total et même si on ne peut pas dire que ce roman soit un classique (il lui manque ce petit supplément d'âme qui sépare l'excellence du très bon), on passe un très bon moment.

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lundi 10 juin 2013

"Pierre de Lune" de James Herbert

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L'histoire: D'épouvantables visions hantent Jonathan Childes, des images sanglantes d'effroi et de meurtre. C'est à la suite de telles visions que, sur ses indications, la police a pu retrouver autrefois les corps mutilés des victimes de crimes apparemment rituels. Childes a été innocenté – comment en savait-il si long? - mais une fâcheuse réputation le poursuit.

Et voilà que cela recommence, sur la petite île où il s'est réfugié, comme s'il était en communication télépathique avec quelques monstres assoiffé de sang. D'autres meurtres ont lieu, d'autres événements dramatiques... et Childes en est toujours averti le premier, nargué dirait-on par le criminel. La menace bientôt se précise, se transforme en terreur pure lorsque la monstrueuse créature surgit dans l'île même où Childes croyait trouver la paix...

La critique de Mr K: Cela faisait un petit bout de temps que je n'avais pas lu un ouvrage de cet auteur que j'affectionne tout particulièrement (voir critique d'un autre titre ici). Il est surtout reconnu pour ses romans de terreur où les scènes gores sont légions dans un style à la fois simple et virtuose, alignant les chapitres à une vitesse effrénée sans jamais laisser de repos au pauvre lecteur. Ce roman est légèrement différent faisant la part belle à la psychologie et au paranormal. Attention, accrochez votre ceinture, vous embarquez pour un voyage où rêves, visions et réalités se mêlent étroitement!

Pauvre Jonathan Childes! Les premiers chapitres nous présentent un homme apaisé, professeur en informatique, installé dans les îles anglos-normandes, vivant tranquillement sa nouvelle vie. Il fréquente une femme qui l'aime, il est très complice avec sa fille restée à Londres avec son ex femme, son couple n'ayant pas résisté aux épreuves passées (et quelles épreuves!). Mais voilà, un beau jour (ou peut-être une nuit?), le voilà de nouveau assailli par des visions bien sombres: le corps d'un enfant inhumé et mutilé, un vieillard assassiné... Les vieux démons sont de retour, il semble que quelque chose ne soit pas réglé...

À partir de là, la vie du héros dérape. Toutes ses certitudes s'évaporent laissant place au doute et à l'angoisse. L'équilibre est devenu instable pour paraphraser Stanislas (Sic! Faut que j'arrête les vannes pourries!) et Jonathan s'enfonce en plein cauchemar. La menace se fait de plus présente mettant en danger ses proches et malgré tout ce qu'il essaie de faire, rien ne semble pouvoir empêcher l'inéluctable. Cela dure jusqu'à un dernier chapitre des plus terrifiant et une ouverture finale des plus intéressante.

Je ne tournerai pas autour du pot, Herbert n'a pas son pareil pour maintenir le suspens et au contraire de nombreux auteurs il assure quand il s'agit de boucler son intrigue. Remarquablement construit avec des chapitres qui se renvoient la balle de manière diabolique, il joue avec nos nerfs avec ce récit fantastique enraciné dans un quotidien banal. Franchement, je n'étais pas rassuré par moment et on est parfois surpris par le chemin emprunté par le héros. Les chapitres décrivant les faneuses visions sont morbides à souhait mais peu à peu on se rend compte que la dimension psychologique est très dense. Les personnages sont très bien rendus sur ce plan là et on se prend au jeu.

Au final, j'ai passé un excellent moment entre frissons et révélations. A découvrir absolument si le genre vous plait et que vous voulez être surpris. Une petite bombe en quelque sorte!

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jeudi 9 décembre 2010

"Le Sombre" de James Herbert

17888_900475L'histoire: Dans la banlieue sud de Londres, une avenue paisible... où l'on n'a pas oublié cependant le suicide collectif qui ensanglanta, il y a six mois, la maison Beechwood désormais inhabitée.

Et soudain la violence resurgit, se déchaîne: en une nuit deux crimes et deux suicides - ceux-là mêmes des meurtriers. Le Mal vient-il de la vieille demeure? Non loin, d'autres assassinats sont commis, atroces, délirants, et la destruction de Beechwood est ordonnée...

C'est alors que, venue de nulle part, une masse ténébreuse et sans cesse grandissante obscurcit le ciel de Londres. Et quand elle s'abat sur la ville, commence le règne du Sombre - celui de la peur, du sang et de la folie...

La critique de Mr K: Pour une fois, la quatrième de couverture n'est pas exagérée, ce livre est à la hauteur du speech: il faut avoir le coeur bien accroché pour suivre Bishop lors de sa confrontation avec le Mal envahissant l'une des métropoles les plus étendue d'Europe. Il faut dire que Herbert sait y faire, j'avais particulièrement apprécié sa trilogie sur Les rats lors d'une lecture adolescente.

James Herbert reprend ici un thème très connu, celui de la lutte du Bien et du Mal — en l'occurrence les Puissances des Ténèbres et de la Lumière — le tout parsemé de touches de parapsychologie, d'ésotérisme et de mysticisme (on sort donc déjà du roman gore à 2 euros). Beechwood est une maison inhabitée et à la réputation sinistre : un suicide collectif s'y est déroulé quelques mois plus tôt et depuis elle est le siège, ainsi que la rue où elle se trouve, d'événements étranges et violents. C'est de là que vont partir les hordes redoutables du Sombre : le carnage commence alors et Londres ne sera pas épargnée par ces combats véritablement apocalyptiques.

On retrouve le style si particulier de Herbert, celui qui avait prouvé son impact et son efficacité dans la trilogie des Rats. Certains chapitres sont réservés aux futures victimes que l'on retrouve en piteux état dans le chapitre suivant, ce sont de petits fragments de vies insignifiantes, banales avec ce qui va avec: injustices, tracas quotidiens, petits mensonges familiaux, amours naissants... autant de trajectoires individuelles rayées peu après par une phrase ou un paragraphe de l'auteur qui semble prendre un malin plaisir à faire disparaître des personnages aussitôt qu'il les crée. Ca chamboule pas mal le lecteur et c'est une des grandes forces de ce livre. Les amateurs de gores seront servis, Herbert est un esthète du genre entre descriptions quasi chirurgicales (le haut de coeur n'est parfois pas loin)  et les évocations plus fines qui n'en sont pas moins dérangeantes. En même temps, à quoi peut-on s'attendre quand un personnage, le Sombre en l'occurence, est l'incarnation du Mal absolu, pouvant contrôler les esprits faibles et leur faire faire ce qu'il veut. J'ai été séduit par cette ambiance apocalyptique très bien rendue et sans frioriture.

Mais s'il n'y avait que le gore, ce livre n'aurait pas eu autant de succès. Herbert est aussi un maître quand il s'agit de monter et d'entretenir le suspens. Difficile une fois de plus de lâcher cet ouvrage avant d'en avoir parcouru la totalité. Chaque chapitre éclaire un peu plus la nature du Sombre et ses motivations: le Mal pour le Mal? Le démon invoqué par une secte d'illuminés? La vengeance d'un homme? Le fléau de Dieu sur ses créatures imparfaites? un peu de tout ça à la fois? À chacun de le découvrir en lisant ce petit livre qui ne payait pas de mine dans une caisse d'un dépôt vente mais qui m'a tenu en haleine deux jours par son écriture simple et maline et son histoire qui ne trahit jamais son postulat de base proche de l'Armageddon. Une lecture plaisir pour tous les amateurs de sensations fortes!

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