dimanche 30 mai 2010

Puisque c'est le jour...

Je n'aime pas la fête des mères.

Non pas parce que je n'ai pas d'enfants, je n'aimerais pas ça non plus si c'était le cas. Des colliers de nouilles, des empreintes de mini-mains dans un cadre en pâte à sel, des boîtes de camembert custimisés en coffrets à bijoux, c'est très mignon. Mais quand, en grandissant, ça se transforme en course contre la montre pour trouver LE cadeau qui fera plaisir, je n'aime plus ça. Des fleurs, des bijoux, du parfum, un week-end de thalasso... quand la fête des mères s'apparente à un devoir commercial tout ça pour célébrer une journée inscrite dans le calendrier par Pétain et le régime de Vichy, je dis stop!

Alors, parce que je ne suis pas une si mauvaise fille que ça, je m'en vais appeler ma maman pour lui dire un petit mot. Ca lui fera plaisir et si je ne veux pas être déshéritée j'ai plutôt intérêt! Mais c'est surtout l'occasion de lui dédier cette chanson que j'aime vraiment beaucoup, parce que ma mère elle a quelque chose d'une emmerdeuse...

Bonne fête maman...

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lundi 24 mai 2010

Arno aux Arcs, Quéven, 21-05-10

Arno

C'est vendredi dernier, soir de l'anniversaire d'Arno, qu'avait lieu à Quéven l'un des premiers concerts de la tournée "Brussld". Après une première partie made in BZH sous substances avec Mériadec Gouriou en fou de l'accordéon, possédé et suant pendant 45 minutes, yeux fermés et chants aux consonances étranges, la salle se remplit, les fans d'Arno se massent toutes générations confondues et aux alentours de 21h30 les lumières se tamisent et résonnent les premières notes de "Brussld".

La soirée s'annonce rock avec une énergie électrique qui se transmet du fond de la salle au devant de la scène. Sur les planches, 4 musiciens, une choriste et Arno en chef d'orchestre charismatique. Tous les regards sont absorbés par cet homme tout de noir vétu, aux yeux clos et à la voix éraillée. Pendant 2h, moments d'énergie et moments d'émotion se font écho avec un Arno tantôt debout, balançant son micro tel un métronome et ressentant les moindres notes de ses morceaux,  et tantôt assis en toute simplicité prêt à nous lâcher en pleine face des textes poignants et dresseurs de poils.

Les titres du dernier album "Brussld" ont eu la part belle. Dans le désordre et en liste non exhaustive, on peut noter "Black Dog Day", "Mademoiselle", "Le lundi on reste au lit", "Ca monte" ou encore "Quelqu'un a touché ma femme" et "Elle pense quand elle danse". Pour ces deux derniers morceaux, Arno, assis tout proche du public, accompagné de son claviériste, nous a mis une belle claque. De celles que l'on aimerait recevoir plus souvent (sans être maso) tant elles font du bien.

"Je veux nager" de l'album "Charles Ernest" est repris en coeur par le public, heureux d'entendre Arno nous interpréter des classiques de son répertoire. Idem avec "Putain putain" où tout le monde reprend en coeur l'hymne européen. "Les yeux de ma mère", en rappel, nous cloue tous sur place. Avec les larmes aux yeux face à des paroles si belles de simplicité et d'intensité, c'est un silence quasi religieux qui règne sur la salle. Le coeur au bord des lèvres, nous n'osons pas chanter plus fort qu'un murmure. Un moment hors du temps.

"Les filles du bord de mer" clôt le set après une présentation des musiciens drôle et efficace. Ainsi nous apprenons que tous les musiciens sur scène sont beaux, sentent très bon, sont très propres sur eux et viennent pour la plupart de la côte. Et vive les crevettes! L'humour si particulier d'Arno sera égrainé tout le long de la soirée par des petits moments d'échange avec le public. Alors qu'il nous dit qu'il est très heureux d'être là, une voix dans la fosse le presse d'achever plus vite sa phrase. Que n'avait pas fait ce malotru si ce n'est devenir la cible du chanteur. "C'est moi la star ici! Tu ne ferais pas ça à Jonnhy!" et autres "Mother fucker". C'est spécial, c'est du Arno qui joue beaucoup de sa façon d'être et le public est ravi.

Un "Joyeux anniversaire" commence à être scandé, des fans sortent des banderoles, ce soir Arno fêtait ses 61 ans mais c'est nous qui avons reçu le plus beau cadeau.

Et vive les moules!

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mercredi 16 septembre 2009

Festival de St Nolff 2009

festival_saint_nolff_2009

Le week-end dernier, comme tous les ans depuis 3 ans, je suis allée au festival de St Nolff, petit festoche bien sympatoche (ah ben ça commence bien...) qui a vu le jour en 97 et a depuis vu passer sur ses scènes nombreux artistes tels que Noir des', Miossec, Portishead, Louise Attaque, Archive, Dominique A, Muse, Marcel et son orchestre et Jean Passe... Un mot pour définir St Nolff: éclectisme. Plutôt 2: éclectisme et bonne humeur (merde ça fait 3).

Comme vous avez pu le lire dans un post précédent, en ce moment Mr K est chiant malade et tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva samedi matin, le matin même du festival! Après avoir bien flippé pour cause de grippe A en le fuyant comme la peste, nous avons très vite diagnostiqué un coup de froid doublé d'une rhino et la sentence a été irrévocable: il faut rester au chaud! Me voilà donc partie on the road avec un couple d'amis, seule et célibataire, en laissant mon compagnon agonisant dans d'atroces souffrances au milieu de ses microbes (j'suis sympa, je lui ai laissé le chat!).

Après une route de 2h30 (au lieu de 30 min... vive les bouchons de festival...), le festival étant à guichet fermé, j'ai trouvé relativement vite une personne à qui refourguer ma place. Une fois cette corvée terminée et l'énervement du temps perdu passé, nous voici donc "dans la place, wech cousin, tas vu!?".

Keziah_JonesKeziah Jones fut le 1er concert auquel j'ai assisté. Avec un léger retard de 15 minutes sur le début du set, je rentre assez vite dans la vibes de Keziah. Il avait déjà tombé la chemise pour le plus grand bonheur de ces dames et nous a fait là un véritable show accrocheur (chose loin d'être évidente quand l'artiste passe l'après-midi, en pleine lumière du jour).

Un ami me dit qu'avant ils étaient 15 sur scène avec moultes cuivres et percus mais restriction oblige (ben ouais même dans le showbiz) ils n'étaient que 3. L'histoire ne nous dira pas ce qu'ils ont fait de leurs potes...

Une reprise de Jimmy Hendrix met le feu au public et le rappel avec changement de tenue version black exploitation nous confirmera que Keziah est un artiste de scène.

 

 

arnoArno est l'un des artistes présents à St Nolff pour lequel j'ai pris ma place. J'avais vraiment envie de le voir sur scène aimant beaucoup son univers. J'avais un peu peur de l'état dans lequel il allait monter sur scène (ben oui il est un peu comme Miossec, capable du meilleur comme du pire). Bien sûr il avait plusieurs verres dans le nez mais juste ce qu'il faut pour assurer son set.

"J'aime bien mais il ne bouge pas beaucoup, ça me gâche tout!" me dit un autre pote (décidément ils sont plein de remarques intéressantes). Certes il reste accroché à son micro mais si il le lâche, il tombe, c'est aussi simple que ça. Alors oui il ne bouge pas beaucoup, son périmètre d'action doit se situer autour des 2m² mais wahou quel charisme! Et "Dans les yeux de ma mère" est tout bonnement à tomber!

pete_dohertyPeter Doherty, Pete pour les intimes fut le concert suivant. Bon ben faut aimer... ce n'est pas mon cas. Je profite de ce moment là pour me rapprovisionner en jetons boisson et faire un tour au merchandising.

Je ne le connaissais que de par sa réputation d'avoir plusieurs piquouses plantées dans chaque bras. Viendra, viendra pas? C'était sûrement la question des fans, puisqu'il n'assure pas toujours ses prestations programmées.

Bon ben là, il était là mais pas moi!

Et puis du Pete Doherty en unplugged, seul à la guitare, c'est encore moins mon truc...

patricePatrice... Bon ben c'est pareil, faut aimer...

Alors ok le gars se donne bien sur scène mais malheureusement pour lui (pour moi plutôt), il donne dans le reggae et moi le reggae c'est épidermique, c'est très rare que ça me touche. Enfin si en fait ça me touche, ça m'emmerde!

Rajoutez à ça le fait d'être dans la fosse, entourée de fan hystériques proche du pogo (non céline, je ne dis pas ça pour toi ^^) et vous aurez une nelfe énervée avec des envies de meurtre! Où est l'intérêt d'être saucissonné comme ça? Tu tombes, tu meurs piétiné!

En tout cas, je sais maintenant ce que sont devenus les Poetic lovers! Des trémolos à n'en plus finir, c'est sûr c'est eux!

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ghinzuGhinzu va commencer. Alors, là, j'en peux plus, je tue père et mère, abandonne famille et amis (oui même les copines qui veulent faire pipi!) pour me rendre au plus vite sur la scène où va passer ce groupe bruxellois que j'adore.

Ghinzu, c'est énooooooorme. Je les avais vu à un enregistrement de Taratata et ils avaient mis le feu comme jamais. Les voir sur scène fut du même acabit puissance 1000 avec un chanteur claviériste qui monte sur le clavier. Des vrais piles électriques. A voir absolument! Mes pieds décollent tout seuls du sol, c magique!
Et puis après avoir entendu "Dragster wave" en live, je peux mourir.

skapSka P c'est THE méga claque dans la tronche de la soirée! Ska P c'est pas mal de mes années lycée mais depuis plusieurs années j'ai complètement décroché de leur actualité. Les voyant à l'affiche, j'étais super contente de pouvoir les voir sur scène. Une énergie hallucinante, un jeu de scène génial avec CRS, évêques, faucheuse, cage, chaise électrique suivant les besoins. Bref un EXCELLENT groupe de scène!

Pour moi (oui pour moi!) ils ont fait plein d'anciennes chansons, ce qui fait que j'ai pu chanter (et oui messieurs dames en español même si c'est un débit de malade!) et sauter frénétiquement dans tout les sens pendant plus d'une heure.

high_toneHigh Tone est un groupe de dub, surfant entre la jungle et l'électro. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler car nous les avons vu jouer plusieurs fois. Ce groupe était la raison de venir à ce festival de Mr K (c'est con hein?!).

Comme à l'accoutumé, ils nous ont fait une prestation impeccable, agrémentée de vidéos sur 3 écrans géants sur lesquels sont projetées des vidéos collant parfaitement à la musique. L'ensemble donne un truc hypnotisant et plannant à vivre au moins une fois dans sa vie.

Rentrée à 5h du mat, ce fut un excellent festival où je retournerai encore une fois avec plaisir l'an prochain. En espérant que Mr K ne soit pas malade...