lundi 18 mars 2013

"Je nous trouve beaux" de Cyril Montana

montanaL'histoire: On peut avoir 40 ans, une femme, deux enfants, un métier et se conduire comme un ado plus que border line. Surtout quand on a été élevé par des parents soixante-huitards, qu’on vient de perdre sa grand-mère adorée et que son propre fils vient de fuguer.
"Je nous trouve beaux" est le portrait drôle et tendre d’un quadra qui a autant peur de vieillir que de ne pas être à la hauteur de ses responsabilités de père au sein d’une famille recomposée. Et qui est prêt à tout pour s’en libérer.

La critique Nelfesque: J'aime les romans contemporains qui traitent de la vie de tous les jours. Je les aime d'autant plus quand on en retire quelques choses et qu'ils font réfléchir. "Je nous trouve beaux" fait partie de la première catégorie mais malheureusement pas plus.

J'ai lu ce roman d'une seule traite. J'étais pourtant fatiguée mais je n'ai pas décroché de cet ouvrage de la première à la dernière page. Point positif donc pour "Je nous trouve beaux", il n'est pas ennuyeux et le style de l'auteur est fluide. Ce dernier point est autant un avantage qu'un inconvénient. En effet, plus qu'avoir une écriture fluide, Cyril Montana écrit comme il parle... Alors certes son roman se lit bien, se digère bien mais on en ressort limite abruti, comme lorsque l'on vient de se regarder une émission sans grand intérêt à la télévision et que l'on se dit qu'on aurait pu profiter de ce temps libre pour faire autre chose au lieu de végéter devant une émission prémâchée. "Je nous trouve beaux" est exactement cela: un roman easy reading.

Les pages se tournent, l'histoire suit son cours et on s'aperçoit peu à peu que cette dernière n'est ni plus ni moins que celle de la vie de tout un chacun. Rien d'extraordinaire dans la vie du personnage principal, rien de dramatique non plus (j'ai tout de même été émue par l'épisode de l'accident de sa grand-mère et de son séjour à l'hôpital). Rien de quoi en faire un roman en somme!

J'ai poursuivi ma lecture, tout de même avec plaisir grâce au style fluide déjà évoqué plus haut, mais en me demandant si la fin allait sauver l'ensemble. Et bien... non... même pas... Il n'y a pas vraiment de fin et le roman aurait pu continuer ainsi indéfiniment...

Bilan mitigé (tendance "moins") pour ce roman qui sera aussi vite oublié que lu. Dommage car certains aspects auraient mérité d'être plus développés comme l'expérience du personnage principal chez les francs-maçons ou encore sa relation avec sa grand-mère. "Je nous trouve beau" n'est donc pas un roman indispensable en littérature contemporaine sans être désagréable pour autant.

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lundi 10 septembre 2012

"Kaïken" de Jean-Christophe Grangé

kaikenL'histoire: Quand le Soleil Levant devient un Soleil Noir,
Quand le passé devient aussi tranchant qu'une lame nue,
Quand le Japon n'est plus un souvenir mais un cauchemar,
Alors, l'heure du kaïken a sonné.

La critique Nelfesque: Quand un nouveau Grangé sort en librairie, je deviens folle, il me le faut là maintenant tout de suite! Je campe devant la librairie, je saute dessus comme une droguée en manque. Cette année, j'ai eu la chance de découvrir ce "Kaïken" en avant première. De quoi me rendre limite hystéro, vous vous imaginez bien... J'ai attendu qu'il soit disponible pour vous en parler. Vous pourrez ainsi à la fin de ce billet, vous propulsez chez votre dealer de bouquins!

Dès le premier chapitre, les 6 premières pages, le ton est donné. "Kaïken" va être un roman à 100 à l'heure, un roman qui n'attendra pas la page 120 pour démarrer, un roman qu'il va être difficile de lâcher avant la fin. On retrouve la plume incisive et addictive de Grangé, ses phrases courtes et percutantes, ses chapitres "droits au but". Certains se lassent peut être de ce procédé, maintes fois copié mais difficilement égalé. Personnellement, j'aime à chaque fois retrouver la plume si caractéristique de Grangé, cette plume qui vous prend au bide et vous entraine dans les pires horreurs.

L'originalité de ce roman réside dans le fait que l'on a l'impression de commencer par la fin. On connait le nom du coupable, la traque policière touche à sa fin et très rapidement la main est mise sur le grand méchant du bouquin. Petite feinte de l'auteur qui va faire intervenir ici une seconde histoire dans son roman. L'occasion, comme à son habitude, de nous faire découvrir des contrés lointaines, d'autres coutumes et une façon de vivre littéralement différente de nos vies d'occidentaux.

"Kaïken" est une immersion dans le Japon légendaire, celui des samouraïs et de la philosophie zen, celui des rites initiatiques et de la maîtrise de soi. C'est aussi un bel hommage au Japon d'aujourd'hui et l'occasion pour Grangé de nous faire partager sa passion pour ce pays à travers les 472 pages de son roman. Comme à son habitude, l'auteur nous livre ses connaissances à bon escient et distille des informations sur le thème pour plonger le lecteur dans une ambiance particulière et lui faire comprendre la psychologie de ses personnages.

Niveau gore, le lecteur en prend encore une fois plein la tête avec un tueur sanguinaire détraqué, surnommé "L'accoucheur" parce qu'il enlève des femmes enceintes, les évicère et brûle leurs foetus encore reliés au cordon ombilical. Bon appétit si vous êtes à table! L'enquête sur l'accoucheur est la première du roman mais bien vite, Passan, le flic de l'histoire, va se retrouver confronté à une enquête beaucoup plus personnelle qui touchera l'intérieur même de son foyer. Comment réagit un flic Grangesque lorsqu'un malade cherche sa femme et ses enfants? Réponse: il ne reste pas 2 heures le cul sur sa chaise et agit dans la seconde. Raaaa que ça fait du bien!

Alors OK, l'univers policier est un peu caricatural, un peu comme Olivier Marchal nous le présente au cinéma, mais ce sont ces flics là que j'aime. Je ne m'en plaindrai donc pas. The dark side of the police man!

Léger reproche à faire à ce "Kaïken": une fin trop rapide. C'est d'ailleurs le seul défaut que je trouve à l'ensemble des romans de Grangé. Là où on aimerait une scène finale de 40 ou 50 pages, il nous les torche en 10. Frustration suprême! La fin de ce présent roman, très cinématographique aurait mérité d'être plus longue mais au final c'est le roman dans son ensemble que l'on retient et non la fin. Vous pouvez donc y aller!

Et bien voilà, mis à part pour "La Forêt des Mânes" qui m'a agacée sur plusieurs points, je renouvelle mon amour pour Grangé et vous conseille de découvrir ce dernier roman.

Déjà lus et chroniqués au Capharnaüm éclairé:
- "Le Passager"
- "La Forêt des Mânes"
- "Le Serment des limbes"
- "Miserere"

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mardi 14 août 2012

"Les affreux" de Chloé Schmitt

affreuxL'histoire: "Grandir et crever. Même avec plein de choses au milieu, c est pas une vie."
D'un jour à l'autre, un homme perd l'usage de son corps. Pas tout à fait mort, plus réellement vivant, il assiste, impuissant, au spectacle d'un monde sur lequel il n'a plus prise. Lâche, cruel, vulgaire. Le monde tel qu'il est ou tel qu'il le voit?

La critique Nelfesque: J'ai eu la possibilité de lire ce roman en avant première en tant que membre du Comité de lecture pour l'élection des Coups de cœur des Lecteurs d'Entrée Livre. Puisqu'il est question de la notion de "coup de coeur", autant le dire tout de suite, "Les affreux" de Chloé Schmitt n'en fut pas un. Tout n'est pas à jeter, il y a même du bon dans ce roman mais certains éléments m'ont fait tordre le nez...

L'histoire est dure et effroyable: un homme dans la pleine force de l'âge se retrouve du jour au lendemain cloué à son lit et à son fauteuil roulant suite à un AVC. Lui qui aime la vie, qui la croque à pleine dent, voit son existence basculer et devient un légume. Ce terme péjoratif n'est pas de mon fait mais bel et bien ce que ressent le personnage d'Alphonse. Par certains côtés, "Les affreux" m'a fait penser au "Scaphandre et le papillon" que j'ai lu il y a plusieurs années avec pour différence de taille que l'auteur du Scaphandre, Jean-Dominique Bauby, vit ce qu'il écrit. Plus récemment, on ne peut s'empêcher de penser à "Intouchables" qui a fait un carton au cinéma, l'humour en moins. Rien de neuf sous le soleil donc, beaucoup de portes ouvertes enfoncées mais le handicap est un sujet difficile à traiter et se mettre dans la peau d'un tétraplégique n'est pas chose aisée.

Mais finalement cette toile de fond peut être également vu comme un prétexte à parler de notre société actuelle. En effet, Alphonse, spectateur malgré lui de sa propre vie et des faits qui nous entourent, assiste impuissant à tout un cortège de démonstrations tour à tour d'amour, d'égoïsme, d'humiliation, de tendresse et de mépris. Tromperie, mensonge, violence conjugale, alcoolisme sont autant de sujets abordés dans ce roman. Est-on totalement heureux dans nos vies de personnes valides? Jusqu'où vont les faux semblants? Que découvririons-nous de nos proches si un tel malheur devait nous frapper? "Les affreux"  s'attaque à des questions complexes et Chloé Schmitt nous propose ses réponses du haut de ses 21 ans. Une ébauche donc, une vue à travers une lorgnette encore jeune et une écriture qui gagnera à s'étoffer.  A défaut de nous dépeindre la société, l'auteure a au moins le mérite de nous présenter un échantillon de personnages assez abjectes.

Les phrases sont courtes, presque trop. Tant est que le lecteur ne s'attache pas vraiment aux personnages et assiste sans sentiments aux évènements que vit Alphonse. L'écriture est brute, le langage vulgaire assez souvent afin de montrer toute la violence du désespoir que ressent le personnage principal. Etait-ce vraiment indispensable?

Au final, j'ai trouvé "Les affreux" un peu too much et vide de vie alors que l'auteure prenait le parti de nous en montrer les méandres... Ce premier roman plaira sans doute à certains... Quant à moi, je suis restée sur ma faim.

jeudi 19 juillet 2012

"Oscar et la dame rose" d'Eric-Emmanuel Schmitt

oscarL'histoire: Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans.
Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la "dame rose" qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants.
Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

La critique Nelfesque: Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'aime beaucoup. Après avoir lu et fort apprécié "La Part de l'autre" et "L'Evangile selon Pilate", c'est à "Oscar et la dame rose" que je me suis attelée dans le cadre du challenge "Livra'deux pour pal'Addict" que j'ai entrepris avec ma copinaute fée-tish. Elle avait vraiment beaucoup aimé ce roman et me l'a conseillé. Ni une, ni deux, il était entre mes mains.

"Oscar et la dame rose" est un roman dur. La maladie mortelle d'Oscar est injuste et triste. Ce petit gamin de dix ans n'a plus que quelques jours à vivre et rien que cette idée est inadmissible. Pourtant c'est un fait et plutôt que de nous apitoyer sur son sort, Eric-Emmanuel Schmitt nous offre un roman plein de sérénité, d'amour et d'humour.

Mamie Rose va donner les clés à Oscar pour faire de ces derniers jours à vivre des moments exceptionnels. Personnage positif, idéaliste et farfelu, elle va faire de ses 12 jours qui le séparent de la fin, 12 années où chaque minute est l'occasion de nouvelles expériences. Oscar grandit donc plus vite qu'il ne le devrait, urgence de vivre oblige, et vit en quelques heures son premier amour, son premier baiser, ses premières décisions d'"adulte"... Le petit Oscar si frêle et à l'apparence si fragile va s'avérer être un vrai petit homme courageux et intrépide. Plutôt que de penser à la mort, il va penser à la vie et vivre ses derniers moments heureux.

J'ai vraiment été touchée par ce cours roman qui se lit très vite (à peine 100 pages) et condense dans ses quelques lignes poésie et ondes positives. Il y a une notion de religion dans cet ouvrage mais il faut plus y voir un prétexte trouvé par Mamie Rose afin de faire sortir les sentiments d'Oscar. Je pense qu'athés et agnostiques peuvent lire ce roman sans y ressentir (trop) de bons sentiments de culs bénis. Certes il est question de Dieu assez souvent mais il n'est que l'interlocuteur imaginaire de ce petit garçon pour qui la notion de religion est bien abstraite. C'est dire...

Au final, j'ai ri, j'ai été émue, j'ai ressenti des émotions à la lecture de ce roman d'Eric-Emmanuelle Schmitt que je n'ai pas fini de découvrir avec beaucoup de plaisir. Merci fée-tish pour ton appel du pied ;)

Livra'deux pour pal'Addict

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jeudi 17 mai 2012

"Ondine" de Benjamin Lacombe

OndineL'histoire: Benjamin Lacombe revient avec le mythe d’Ondine à ses amours romantiques et pré-raphaélites. Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, il propose sa version du conte, où prédominent des images très picturales faisant écho aux peintures de Millais ou Waterhouse. Vibrant pour le beau chevalier Huldebrande, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour, ses marivaudages et ses trahisons.

La critique Nelfesque: lnculte que je suis, je ne connaissais le mythe d'Ondine que de nom. En revanche, celui de Benjamin Lacombe m'est plus famillier puisque j'ai déjà lu quelques oeuvres de cet auteur / illustrateur et que je suis régulièrement son travail et son actualité à travers son blog.

L'histoire d'"Ondine" est loin des contes pour enfants classiques. Oubliez le "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", oubliez également l'insouciance et les petits oiseaux. L'univers Disney est bien loin de celui qui nous est présenté ici.

"Ondine" est noir, cruel et triste. On ne peut pas empêcher un sentiment de vague à l'âme à la fin de la lecture de cette oeuvre. Benjamin Lacombe nous entraine dans un monde d'obscurité où le personnage d'Ondine brille par sa naïveté. Cela se ressent dans ses dessins évanescents et vaporeux et leurs couleurs crépusculaires. La chevelure d'Ondine, d'un roux lumineux, tranche avec l'ensemble et pourrait d'abord nous faire penser à une lueur salvatrice. Il n'en est rien. Ondine fait parti du peuple des ondins et ne peut se soustraire à sa condition. 

ondine2

Ondine est une créature, belle et mystérieuse, vivant dans les eaux vives. Elle a été recueillie par une famille de paysans, pauvres mais aimants, bien qu'assez rustres. Un soir d'orage, un beau chevalier va faire son apparition et demander l'hospitalité. Tout de suite il tombe sous le charme d'Ondine et, ensemble, ils vont partir à la ville pour y vivre pleinement leur amour. Ca c'est ce qu'ils croient... car c'était sans compter la jalousie de la belle Ursule.

Faux-semblant, perfidie et trahison vont faire leur apparition et la belle rousse et la conquérante brune vont alors s'affronter, l'une par esprit de conquête, l'autre pour gagner son âme. L'issue de l'histoire, vous vous en doutez, sera funeste.

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Un conte sombre mais beau avec des illustrations tout aussi réussies. Benjamin Lacombe n'a pas fini de nous éblouir par son talent!

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samedi 21 avril 2012

"Les Fantômes du Delta" d'Aurélien Molas

fantomesdeltaL'histoire: Le Delta du Niger, l'enfer sur terre: marées noires dévastatrices, paysans réduits à la famine, guérilleros traqués par des militaires sanguinaires.

Pour les multinationales qui en exploitent l'or noir, une manne. Mais aujourd'hui, elles ont peut-être trouvé mieux que le pétrole...

Face à leur cynisme, que pèsent les idéaux de deux médecins humanitaires bien décidés à ne pas les laisser faire?

La critique Nelfesque: Mr K avait lu "La onzième plaie" d'Aurélien Molas lors de sa sortie en librairie. Avec ce premier roman de l'auteur, il n'avait pas été vraiment convaincu. Je me suis toujours dit que j'allais le lire et puis le temps a passé et c'est aujourd'hui "Les Fantômes du Delta" du même auteur que j'ai l'opportunité de découvrir.

Je ne suis pas habituée à lire des romans sur le terrorisme et les ONG. Ce sont des thèmes lourds et on pourrait craindre que des romans traitant de ces sujets soient fastidieux à lire. Ce n'est pas le cas ici. L'écriture est fluide, les chapitres courts, la lecture commence bien et on est pris rapidement dans l'histoire!

Oui mais voilà, ces atouts de départ s'avèrent être au fil des pages de véritables défauts. L'auteur n'exploite pas assez le sujet à mon goût et reste sur des notions assez superficielles. Aurélien Molas est un jeune auteur de 27 ans et cela se ressent dans l'exploitation des sujets de son roman. A mon sens, c'est un auteur prometteur mais qui gagnera en profondeur et en expérience en mûrissant. Il y a du potentiel...

La brièveté des chapitres qui au départ donnait du punch au roman (ahhh l'école Jean-Christophe Grangé!), lasse le lecteur au fil des pages. Comment être complètement immergé dans une histoire quand les chapitres font parfois 1 page et rarement plus de 6! Ce choix d'écriture, cassant sans arrêt le rythme, est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai vraiment l'impression de n'avoir fait qu'effleurer un sujet qui aurait mérité plus d'attention.

J'ai rapidement deviné quelle était la particularité de la jeune fille que tous les protagonistes du roman cherchent à "posséder". Ceci aurait pu me gâcher ma lecture dans un thriller classique. Ici c'est davantage la quête qui importe que la révélation du pourquoi du comment qui s'avère être assez anecdotique. C'est pourquoi j'ai fort apprécié la fin du roman qui ne fait pas dans le happy-end et dont la scène finale, dynamique et pleine de suspens, tient vraiment le lecteur en haleine. Quand tous les personnages se retrouvent au même endroit, l'action est là!

Les personnages justement sont aussi un point positif de ce roman, entre fêlures et solidité. La dure réalité de la vie qu'ils côtoient tous les jours nous marquerait sans doute tout autant. Entre espoir et fatalisme, ils donnent de leurs personnes et leur travail n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. Une simple goutte d'eau mais une goutte d'eau nécessaire, vitale. J'ai particulièrement aimé le personnage du père David qui tient une place à part dans ce roman.

Au final, "Les Fantômes du Delta" est un roman sympathique qui se lit facilement. Sur ces thèmes, il est dommage que l'auteur n'ait pas davantage creusé son idée. Je ressors donc de cette lecture assez mitigée.

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lundi 19 septembre 2011

"Le Passager" Jean-Christophe Grangé

passagerL'histoire:

Je suis l'ombre.
Je suis la proie.
Je suis le tueur.
Je suis la cible.

Pour m'en sortir,
Une seule option: fuir l'autre.

La critique Nelfesque : Ah ! Un nouveau Grangé en rayon ! Cela faisait des mois que je l'attendais celui là ! A sa sortie le 1er septembre, en sortant du boulot, j'étais chez le libraire. Moi, folle ? Oh, si peu !

C'est donc avec une joie non dissimulée que je me suis plongée dans la lecture du "Passager". Après une déception concernant son précédent roman, "La Forêt des Mânes", je suis partie dans l'optique que ce roman ci signerait soit la fin de mon engouement concernant cet auteur, soit le verdict que "La Forêt des Mânes" était une simple baisse de régime et que Grangé repartait de plus belle.

Résultat des courses ? Grangé revient en force avec "Le passager" et ça fait plaisir. Déçue par son personnage principal dans son roman précédent, j'avais écrit à l'époque que cet auteur ne savait pas écrire des personnages féminins sans rentrer dans le cliché débile et stéréotypé. Ce roman ci m'a fait mentir. Ici le personnage principal est une femme, Anaïs Chatelet, flic de 29 ans qui va traquer un tueur en série s'inspirant de scènes mythologiques et mener une enquête en marge. Elle partage le haut de l'affiche avec celui qui se nomme au début du roman Mathias Freire, psychiatre au CHS de Bordeaux. La quatrième de couverture ne dit pas grand chose sur l'histoire du "Passager" et au fil des pages, la surprise est totale. Je ne souhaite pas trop en dire sur la trame du roman si ce n'est qu'il est ici question de mythologie, de psychologie, d'enquête à la "Avant d'aller dormir" de Steve Watson mais en 1.000 fois mieux, de recherches médicales et de complot militaire.

Le lecteur est complètement pris dans l'histoire, happé par la plume dynamique de Grangé, avec ses chapitres courts et ses phrases incisives. Cet auteur n'a pas son pareil pour mener en bateau son lecteur et il est impossible de deviner quoi que ce soit avant la fin. Une fin qui est un peu en deçà de l'ensemble du roman. Les vingts dernières pages et la scène finale semblent un peu baclées, arrivant comme un cheveu sur la soupe mais les dernières lignes du roman récupèrent la légère déception finale. Et puis sur un roman de 750 pages, n'en jeter que 20 et être en haleine avec les 730 autres, c'est négligeable...

D'habitude, Grangé nous fait voyager à travers le monde, aimant scinder ses romans en deux entre une enquête en France et un dénouement dans un pays lointain. Ici, "Le Passager" est découpé en cinq parties mais reste sur le territoire français. Bordeaux, le Pays Basque, Marseille, Paris... C'est aux quatre coins de l'hexagone que le lecteur est baladé dans des milieux sociaux aussi disparates que les milieux artistiques, la médecine, le monde de la pêche ou encore la vie des sans domiciles fixes. Cette dernière approche est une des plus marquantes et les scènes dans les foyers de SDF sont difficilement soutenables, non pas pour la violence des actes mais pour l'idée même que cela puisse exister à notre époque...

Là où généralement Grangé aime le gore et les scènes violentes et sanguinolantes, dans "Le Passager" l'accent est davantage mis sur le côté psychologique de l'histoire et sur la personnalité des personnages. Attention tout de même, on reste dans du Grangé et çà et là, certaines scènes pourront choquer les plus sensibles (je pense notamment à une histoire de lavabo qui fait bien dresser les poils sur les bras).

En bref un excellent thriller dont je conseille vivement la lecture. Quant à moi, j'attends déjà 2012 et un prochain roman!

La critique de Mr K (edit du 12/12/15) : Ça faisait un bail que je n'avais pas lu un ouvrage de cet auteur que Nelfe adore et que j'apprécie beaucoup notamment les topissimes Le Serment des limbes et Miserere. Un soir de débauche c'est à dire devant la télévision (très peu allumée à la maison), Nelfe et moi sommes tombés devant la bande annonce d'une adaptation tv sous forme de mini-série de ce roman avec Jean-Hugues Anglade dans le rôle principal (I love you mec!). Ne l'ayant pas lu et fortement tenté de regarder la série, je proposais à Nelfe de lire l'ouvrage rapidement pour que nous puissions regarder la version télé. J'ai vraiment bien fait, j'ai passé un excellent moment et j'ai surtout pu mesurer ensuite la vacuité et la trahison éhontée que représente la version télé. Je t'aime quand même Jean-Hugues...

Tout commence par un meurtre affreux dont Grangé a le secret. Un homme est retrouvé mort dans une voie de garage d'une gare avec une tête de taureau à la place de la tête. Anaïs Chatelet une jeune flic écorchée vive est dépêchée sur place et chargée de l'enquête. En parallèle, un géant amnésique est trouvé près des lieux et confié aux bons soins de Thomas Freire, psychiatre solitaire qui se prend de suite d'affection pour ce bon grand géant pour paraphraser Roald Dahl. Difficile d'en dire plus sans trahir quelques secrets et déroulements de l'histoire qui mêle joyeusement amnésie, fugue psychique, meurtres basés sur la mythologie, secrets de famille peu ragoûtants, descente en Enfer et révélations multiples… Du Grangé quoi!

Une fois de plus, je suis resté bluffé par la capacité de cet auteur à scotcher son lecteur chapitre avec chapitre. Vous avez sans doute connu ce syndrome du lecteur compulsif qui regrette de tomber dans les bras de Morphée alors qu'il n'attend qu'une chose… lire la suite de son bouquin! Étonnamment, rien de tout ça ici, la tension et l'attente étaient tellement fortes que j'ai réussi à tenir un peu plus que d'habitude. Il faut dire que Grangé n'a pas d'égal dans le domaine des punchlines qui tuent en fin de chapitre. Et comme ceux-ci n'excèdent jamais 8 pages… Impossible de relâcher le livre et même quand la nécessité fait loi, on se prend à penser à l'histoire que l'on a abandonné et qu'on a hâte de retrouver une fois la journée de taf terminée.

J'ai adoré le personnage du psychiatre qui pour moi fait partie des plus charismatiques de l’œuvre de Grangé. Opiniâtre, bienveillant, il va voir son quotidien tomber dans l'inconnu et va devoir se forger de nouvelles attitudes et capacités. Le basculement est remarquablement bien rendu et l'on est emporté par le flot des révélations qu'il doit assimiler. Le pauvre, il en prend vraiment plein la tête. Anaïs quant à elle m'a agacé au plus haut point au début, la faute à un traitement légèrement caricatural. Heureusement, l'histoire lui réserve bien des surprises (Oh que oui!), livrée à elle-même, seule contre tous, le personnage décolle et accroche vraiment le lecteur. Encore un bon point! On ne s'ennuie donc pas une seconde surtout que Grangé n'a plus à prouver son sens du rythme et de la surprise. Dès que l'on pense avoir une certitude, un twist nous retourne le cerveau et l'on se retrouve ainsi 5 à 6 fois complètement paumé à l'image du duo principal. Je dois avouer que j'ai pris un pied monstrueux à me laisser berner, balader par un auteur au sommet de sa forme.

L'édifice finit par révéler son secret et clairement ça tient la route. Par contre, encore une fois j'ai trouvé la fin abrupte, comme précipitée par l'urgence, laissant un peu de côté des éléments attachants et des zones d'ombre (défaut récurrent de l'auteur selon certains). C'est vraiment dommage car on a frôlé la perfection en terme de contenu. Au niveau de la forme pure, on reste sur du Grangé: simple et efficace. Sûr que ce n'est pas de la grande littérature mais le style épouse à merveille le fond et contribue à la paranoïa ambiante. Les 750 pages se tournent toutes seules et sans difficulté avec l'addiction évoquée auparavant qui ne redescend jamais.

Au final, voici un thriller rondement mené entre gore, exploration des abysses de l'âme humaine et course contre la montre. Amateurs de suspens, de machiavélisme et de révélations multiples, cet ouvrage est pour vous.

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mardi 14 juin 2011

"Monsieur Sourire" de Ray Bradbury

sourire4L'histoire: Le succès de l'album Planète Rouge, l'enthousiasme de nombreux lecteurs, et de Ray Bradbury lui-même, rendaient nécessaire ce deuxième recueil de BD adaptées de l'œuvre du grand écrivain.

Mais là où Planète Rouge s'inscrivait dans un univers familier (celui des Chroniques Martiennes et du Bradbury SF), Monsieur Sourire a l'ambition de révéler au lecteur un autre Bradbury, plus secret mais tout aussi fascinant. Monsieur Sourire est une plongée inquiétante dans un univers oppressant, celui des morts-vivants et des ectoplasmes, des messes noires et des abominations, en un mot, Monsieur Sourire a le sourire de la mort, le rictus de l'horreur.

La critique de Mr K: Voilà encore un très bon recueil trouvé par hasard lors de l'une de nos pérégrinations dans une brocante. Avant la lecture de cet ouvrage, Bradbury se résumait uniquement pour moi à ses œuvres SF. Bien mal pensé tant cette BD au parfum de Tales from the crypt est efficace et distrayante à souhait.

13 récits sont donc compilés dans ce Monsieur Sourire. On retrouve les thématiques classiques du fantastique: l'ambition et l'avidité punies, une obsession qui vire au cauchemar (récit L'empreinte sans doute la plus belle pièce de ce recueil), le voyage dans le temps et le principe de l'effet papillon, la curiosité mal placée qui finira par se retourner contre son initiateur, la vie éternelle et sa contrepartie, une personne enterrée vivante qui essaie de se faire secourir, un lac hanté par des créatures innommables, des enfants pas si innocents que ça (récit Poison, Poison assez terrifiant dans le genre), le paradis qui se trouverait quelque part dans l'espace... Vous le voyez, la variété est au RDV et les histoires sont plus étranges et morbides les unes que les autres.

L'ensemble se dévore sans aucun souci, cette œuvre couplant à merveille le talent de compteur de Bradbury avec les dessins en noir et blanc d'un collectif de dessinateurs US (certains ont aussi officié pour les Tales from the crypt). Le tout a un parfum de nostalgie et de noirceur profonde qui n'est pas pour me déplaire. Happé par les récits, on frissonne et parfois on sourit face aux mésaventures qui nous sont ici comptées. Amateurs du genre, ce recueil est un must qu'il vous faudra dénicher car il n'a pas été réédité depuis un certain temps... Bonne chasse!

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lundi 13 juin 2011

"L'enfer de Matignon" de Raphaëlle Bacqué

matignonL'histoire: "Matignon? Une magnifique machine à broyer..." Jean-Pierre Raffarin
"Un enfer gestionnaire" Michel Rocard
"Dans une journée, vous recevez 10% de bonnes nouvelles et 90% de mauvaises" François Fillon
"Quand on est à ce poste, on a du plaisir à dormir, le soir, pour tout oublier" Pierre Mauroy
"Un harassement continuel" Raymond Barre
"Une fonction sacrificielle, avec une dimension presque christique. Au fond, c'est un formidable observatoire de la nature humaine" Edith Cresson
"Le job le plus dur de la République" Dominique de Villepin
"Il faut vraiment une âme de martyr pour jouer un rôle pareil. Moyennant quoi, je n'ai jamais entendu dire que qui que ce soit ait refusé de l'être" Edouard Balladur

La critique de Mr K: Une fois n'est pas coutume, la critique du jour porte sur un livre non-romanesque, ici un recueil de témoignages d'anciens premiers ministres de la Vème République sur la haute fonction qu'ils ont occupé ou occupent encore. Le livre est organisé par chapitres, chacun correspondant à un thème bien précis: la nomination, les premiers jours, le casting gouvernemental, la forteresse Bercy, les relations avec le Président, la cohabitation, le maniement des hommes, l'ennemi de l'intérieur, l'œil du parti, les sables de l'administration, secrets et mensonges, la solitude du pouvoir, une réforme sur vingt ans (les retraites), le stress, derrière les dorures, l'usure du corps, les médias, grâce et disgrâce, traverser la Seine... jusqu'à l'Élysée, démission, après l'épreuve... Autant de courts chapitres qui couvrent de façon exhaustive un métier hors du commun, souvent caricaturé mais rarement compris et cerné avec précision.

Ce n'est pas moins de 12 anciens premiers ministres qui témoignent ici, dans l'ordre chronologique de leur occupation du poste: Pierre Messmer, Raymond Barre, Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Édith Cresson, Edouard Balladur, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon. Ce qui est marquant avant tout, c'est que malgré leurs grandes divergences d'opinion sur la manière de mener les affaires du pays et leurs priorités, leur point vue est convergent concernant la fonction: elle est rude et ingrate. Rude car la tâche qui leur incombe est immense et la solitude pointe le bout de son nez très vite et ingrate car l'opinion ne suit que rarement les camps réformistes (réflexe assez français de défiance envers le changement, je sais je suis parfois pareil!). À gauche comme à droite, l'usure, la frustration, la déception sonnent la fin d'un moment de vie professionnelle intense. Pour autant, ce livre n'est pas une compilation de plaintes, on y trouve de grandes satisfactions: celle de servir un pays qu'ils aiment, d'avoir l'impression d'avoir fait progresser les droits et les prérogatives des citoyens, d'avoir vécu des moments historiques inoubliables et moultes choses que vous découvrirez au fil de votre lecture.

On rentre aussi dans les arcanes de la République avec ses secrets inavouables, ses tensions, ses oppositions et ses tractations secrètes! Difficile de ne pas éprouver de compassion pour les Cresson et Rocard qui doivent se battre à la fois contre leurs opposants traditionnels et les membres de leur propre parti! La figure de Bérégovoy (alias «le suicidé») en prend un coup quand on apprend qu'il était en première ligne dans le rang des détracteurs de Mme Cresson. Intéressant aussi de lire Edouard Balladur dans le texte quand il évoque sa rivalité avec Jacques Chirac lors de la course à la présidentielle de 1995 et les regrets de Lionel Jospin quant à sa manière de conduire sa campagne de 2002. Autant de "moments" de l'histoire politique qui m'ont intéressé en leur temps et qui ici reviennent sous un éclairage novateur et intéressant.

Une excellente lecture donc pour tous ceux que la politique interpelle et intéresse. C'est mon cas depuis mon adolescence même si parfois on peut frôler le désespoir ou l'écœurement face à l'évolution des mœurs et des pratiques de ce milieu qui frise parfois aujourd'hui le grand spectacle de foire (Tsarkozy). À noter pour finir que l'auteur, journaliste du Monde, a dirigé avec le réalisateur Philippe Kohly le documentaire "L'enfer de Matignon" passé à son époque à la télévision.

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lundi 10 janvier 2011

"La onzième plaie" d'Aurélien Molas

55075563L'histoire: Ils sont tombés sur quelque chose qui les dépasse. Qu'ils n'auraient pas dû découvrir...

Dans un Paris survolté, où la violence éclate à chaque carrefour, des équipes de flics sans attaches, en proie à leurs propres démons, s'engagent avec l'énergie du désespoir dans une croisade sans merci.

La critique de Mr K: Il s'agit ici du premier livre d'un tout jeune auteur français et l'accroche éditoriale a le mérite d'être intrigante... la méthode Grangé a fait ses preuves! Ca tombe bien, j'aime bien Grangé et c'est le genre de lecture-divertissement que j'affectionne tout particulièrement...

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce livre n'a vraiment rien d'exceptionnel, il est très moyen. L'histoire est bateau et déjà lue, ici on traque un réseau pédophile particulièrement étendu et pervers (meurtres systématiques des pauvres petites victimes). À ce propos le titre fait référence aux plaies qui ont frappé l'Égypte, j'imagine que la onzième est ce crime contre-nature... L'enquête est haletante dans le sens où les chapitres sont extrêmement courts (à la Grangé) mais franchement il ne se passe pas grand chose, 4 péripéties à tout casser et franchement ça ressemble à du polar de seconde zone (des portes ouvertes comme s'il en pleuvait... ça doit faire mal!). Quant au climat chaotique évoqué dans le résumé, il n'a aucune réelle incidence sur le déroulement de l'investigation et se révèle anecdotique (là encore, on tombe dans la caricature).

La quatrième de couverture nous promettait des personnages livrés à leurs démons... On suit trois destins de flics dans des chapitres séparés (mais liés). L'idée est certes intéressante mais le résultat l'est moins. L'auteur empile les clichés, en rajoute dans la noirceur et le glauque (il paraît que ça fait vendre...) et au bout d'un moment, on passe plus de temps à suivre leurs états d'âme que l'enquête... un comble quand il s'agit d'enquêter sur des crimes particulièrement atroces! C'est vrai, travailler dans une unité spécialisée dans la lutte contre la pédophilie doit laisser des séquelles et abimer l'âme mais ce n'est pas crédible de laisser de telles épaves bosser pour la police ou alors il y a de quoi flipper!

Le gros point noir surtout, c'est que j'ai deviné la fin au bout de 40 pages! Bah ouais, faut croire que je pratique trop ce genre de littérature ou que l'auteur a raté son soufflé. Toujours est-il que je déteste trouver la solution avant la toute fin et qu'ici c'est tombé à l'eau très vite. Dommage... Vous l'avez compris, ce livre n'est pas une catastrophe mais pas non plus un bon livre. Un polar de seconde zone qui a fleuri parmi d'autres sur les étagères de nos chers revendeurs...

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