jeudi 5 novembre 2009

"Harry Potter et la Chambre des Secrets" J.K. Rowling

Harry_Potter_2L'histoire: Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry Potter trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets? Un livre magique pour sorciers confirmés.

La critique Nelfesque: J'ai tout simplement dévoré ce second tome. Et dire que je ne voulais pas lire la série... Je serai vraiment passée à côté de quelque chose! Merci Mr K pour le harcèlement et merci Cachou pour la goutte d'eau.

Ce deuxième tome est construit de la même façon que le premier: une année à l'école, une intrigue, une enquête et Harry en héros à la fin. Mais était-il indispensable de nous réexpliquer les règles du Quidditch, de nous faire revivre la cérémonie du Choixpeau...? Mise à part  ce souci de "radotage" qui m'a un peu agacé et donné l'impression de perdre mon temps (mais en même temps ce livre est à la base destiné aux enfants, ceci explique sans doute cela...), j'ai encore une fois été happée par l'histoire. Les personnages prennent de l'épaisseur, certains points sont éclaircis (notamment pourquoi Hagrid a été  renvoyé de l'école) et de nouveaux personnages font leur apparition (le professeur Lockhart que je me serai fait un plaisir de tarter, le père de Ron très attachant et drôle en amateur d'objets Moldus customisés à la sauce sorcier...).

Rowling a vraiment un don pour rendre accro ses lecteurs et son écriture fluide et simple fait qu'on ne peut pas fermer son livre à la fin d'un chapitre. La tentation est grande de lire les 7 tomes d'un coup... Toutefois, l'idée de devenir monomaniaque ne me branchant pas des masses, je fais une petite pose d'un bouquin avant de me lancer dans le troisième tome que je lirai avec grand plaisir. A bientôt Harry!

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lundi 2 novembre 2009

"Les derniers hommes" de Pierre Bordage

derniers_hommesL'histoire:

Le futur proche, après la Troisième Guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades, qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boîteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance: infaillible juge des âmes, cet atout le tient aussi à l'écart de tous, car son talent dérange. Seuls Raïma la guérisseuse, puis la mystérieuse Kadija et un vieux scientifique de l'ancien monde accepteront de l'accompagner dans sa quête pour échapper à l'apocalypse qui menace les derniers hommes.

La critique de Mr K:

Il est des auteurs vers lesquels on retourne régulièrement car on apprécie leur style et les thématiques qu'ils abordent dans leurs ouvrages. Pierre Bordage (aux talents de conteur inouïs) en fait partie pour moi. Mais j'avais noté au cours de précédentes critiques des soucis de redondances et un certain manque d'originalité, tant des points communs finissaient par apparaître entre différentes oeuvres. C'est tout de même plein d'espoir que j'ai commencé ma lecture des "Derniers hommes" considéré par beaucoup comme "un très bon Bordage". Mon avis est plus mitigé...

Certes le lecteur est très vite pris par l'histoire, happé par la qualité du texte du vendéen: personnages ciselés, coexistence de plusieurs intrigues et le background impressionnant (mention spéciale aux descriptions de la planète ravagée par les méfaits de la race humaine: marquantes et réalistes malheureusement...). Cependant très vite s'est installé chez moi un sentiment de "déjà lu", d'éprouvé... chez Bordage lui-même! Les personnages sont finalement assez caricaturaux (handicap = don = messie, attirance laideur / beauté, meilleur ami grincheux simple "faire-valoir" qui va avaliser le sauvetage final etc...) et tous quasiment des obsédés par le plaisir charnel source selon l'auteur de libération mentale et physique (idem que dans Abzalon et Les guerriers du silence -son chef-d'oeuvre-). D'où parfois l'impression parfois de tourner en rond au lieu de tourner les pages et de perdre son temps: j'ai pas mal râlé, Nelfe peut en témoigner!

Rien de bien original donc si vous êtes un fan de Bordage mais un style efficace, un monde crée de toute pièce réaliste et riche. Rajoutez par dessus un complot ourdi de longue date par une secte chrétienne millénariste et de la SF vous passer dans le thriller d'anticipation. Les révélations sont nombreuses et il est dur de relâcher son livre à partir du milieu. Un bon moment de lecture surtout pour ceux qui veulent découvrir cet auteur.

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mercredi 28 octobre 2009

"Bis" de David Eagleman

bisL'histoire: Qu'y a-t'il après la mort? Le Paradis existe-t'il? A quoi ressemble-t'il? Avec un humour inattendu, Bis propose 40 variations sur le thème de Dieu et de l'Au-delà. Ici, Dieu est une femme; là, c'est un homme ou un couple... Ici, Il a la taille d'un microbe et ne sait pas que l'homme existe; là, Il vénère Mary Shelley et son Frankenstein. Dans l'Au-delà, vous revivez votre vie à rebours; vous devenez la personne de votre choix ou vous êtes un acteur dans les rêves des vivants... Autant de scénarios loufoques et d'hypothèses insolites qui bousculent avec optimisme nos représentations étroites et font écho aux grandes questions de l'humanité.

La critique Nelfesque: Je suis assez mitigée sur cet ouvrage. L'écriture est fluide, les nouvelles sont courtes, pas plus de 4 pages. A peine le temps d'entrer dans l'histoire, de "digérer" une nouvelle, que l'on passe à la suivante. Ce premier point m'a un peu déroutée et je n'ai pas vraiment pu accrocher à certaines nouvelles que je me suis surprise à lire sans être là (en laissant mon cerveau de côté). Je suis donc passée à côté de pas mal de chroniques. Peut être aurai-je dû lire ce livre avec parcimonie, entre 2 chapitres d'un autre bouquin pour vraiment l'apprécier. C'est en tout cas ce que je conseillerai de faire aux futurs lecteurs de cet ouvrage.

Un second point m'a gêné: le thème de l'ensemble. Pour recadrer les choses et afin de faire comprendre au mieux mon point de vue, il faut savoir une chose: je suis une catholique croyante. J'ai une image assez nette de ce qu'est Dieu et à quoi ressemble l'autre côté du miroir. Que j'ai raison ou tort n'est pas la question, je m'en rendrai bien compte un jour ou l'autre quand je passerai de vie à trépas mais, au jour d'aujourd'hui, j'ai du mal à m'imaginer que Dieu puisse être un microbe ou que l'Au-delà puisse être un remake de notre vie ici bas. C'est mon éducation religieuse qui veut ça. Alors quand l'auteur utilise le "vous" ou le "nous" comme système d'énonciation, n'adhérant pas à l'idée, je ne peux m'identifier. Pas mal de chroniques m'ont donc quelque peu agacées. Celles qui trouvent grâce à mes yeux, et que j'ai trouvé vraiment pas mal, sont celles qui ont prit le partie de verser dans la SF ou, comme celle intitulée Oz, se termine sur le néant. Ces dernières sont intéressantes et originales et mériteraient d'être développer ou creuser.

Je ne peux donc pas dire si j'ai aimé ou détesté cet ouvrage. Si il n'était pas aussi hétéroclite, il aurait été plus facile de se prononcer. Pour moi il y a, dans ces chroniques, du bon, du très bon, du déjà vu et du mauvais goût évident.

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mardi 20 octobre 2009

"Le retour à la terre" de Larcenet / Ferry

le_retour___la_terreL'histoire: Que se passe-t-il lorsqu'un natif de Juvisy, riante bourgade de la banlieue parisienne, part s'installer à la campagne au milieu des veaux, vaches, cochons ? Au minimum, un énorme choc culturel. Il faut apprendre à parler le patois, découvrir les effets de l'alcool local et surtout se désintoxiquer du périf.

La critique Nelfesque: Lecteurs de ce blog, lisez tout de suite "Le retour à la terre" si ce n'est pas encore fait! C'est un ordre!!! Un ordre parce que je n'ai jamais lu une BD aussi marrante, subtile et vraie. C'est un vrai bonheur de suivre l'évolution de la vie de Manu Larssinet (double BDesque du dessinateur Larcenet) et Mariette: leur installation définitive à la campagne et toutes les petites questions de logistique que cela engendre, leur envie de bébé, la naissance de la petite Capucine... On se retrouve dans toutes les étapes de la vie de ce jeune couple, on en sourit avec tendresse et on se poile franchement.
Les personnages sont excellents. Ma petite préférence va à Madame Mortemont, mamie à blouse bien campagnarde (le genre de mamie qui s'éteint peu à peu à mon grand regret... le genre de mamie qui a de magnifiques toiles cirées à fleurs sur sa table de cuisine et qui cultive ses radis) qui se révèle être une formidable commère au grand cœur.

A titre personnel, je n'ai pas pu m'empêcher de me voir sous les traits de Manu car son retour à la terre est un peu le notre qui avons emménagé il y a quelques mois en pleine campagne (quand même moins reculée que la leur). Leur chat Speed est aussi dans notre entourage... Nous sommes cernés!

"Le retour à la terre" est une BD qui donne la pêche et file le sourire. Je la conseille vivement! Un vrai coup de cœur!

mortemont

La critique de Mr K: Superbe découverte que ces cinq volumes. J'ai découvert Larcenet un peu par hasard plus jeune lorsque je m'achetais Fluide Glaciale. Puis ce fut le choc avec la série Le combat ordinaire qui m'a mis la larme à l'oeil plus d'une fois. Une amie à nous s'est alors donnée pour mission de nous faire découvrir Le retour à la terre  du même auteur. Le ton est beaucoup plus léger et les personnages croustillants. J'ai particulièrement apprécié le chat Speed, une merveille de matou râleur, l'ermite (ersatz du cousin-machin complètement barré et limite magicien parfois) qui distille ses conseils au héros. Mais le summum est atteint avec Mme Mortemont condensé de tout ce que la campagne peut générer comme personne âgée: méfiante, commère, râleuse, parlant un patois incompréhensible (sauf par les nouveaux nés!) mais finalement généreuse, altruiste et attachante. Un bon bol d'air frais que cette BD qui nous propose une approche intelligente, sensible et drôle d'un changement de vie radical. À lire et à relire!

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jeudi 15 octobre 2009

"Harry Potter à l'école des sorciers" J.K. Rowling

HP1L'histoire: Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l'attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les Trolls: Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom?

La critique nelfesque: Et bien non je n'avais jamais lu "Harry Potter"! Je n'ai jamais vu les films non plus! Et oui, ça existe! La preuve.
J'ai du mal avec l'effet de masse. Voir tout le monde lire le même bouquin dans le métro m'agace, la déferlante sudoku aussi... Mon grand esprit de contradiction me pousse à faire l'inverse de la majorité (quand j'en ai la possibilité). Un jour, je vous raconterai peut être pourquoi je déteste "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain"... "QUOI!???? Tu n'aimes PAS Amélie Poulain!!??" Oui, bon, ça va hein!

Si on ne m'avait pas mis un couteau sous la gorge en me disant "Bon ça suffit, tu vas le lire maintenant!!!", je ne serai sûrement pas là aujourd'hui à critiquer ce livre que tout le monde a lu.
C'est donc avec 10 ans de retard (et oui, ça vous rajeunit pas ça!) que je me suis plongée dans la lecture d'"Harry Potter". Je ne vous cache pas que c'est avec un certain a priori que j'ai commencé ce premier tome mais, au fil des pages, je me suis surprise à aimer l'histoire, les personnages, l'univers et l'écriture de J.K. Rowling. Alors je dois me rendre à l'évidence... Je n'aime pas avoir tort mais... "Harry Potter" semble être une très bonne histoire... (Là je vois déjà Mr K faire la danse de la joie devant le PC)

Plus que l'univers fantasy, ce sont les personnages que j'ai le plus apprécié. On s'attache vraiment à eux et c'est vrai qu'il est plaisant de se dire qu'on va les retrouver au fil des tomes. J'ai particulièrement aimé ceux d'Hagrid et de Neuville, sûrement leur côté paumé attendrissant, derniers de la classe un peu bétas dont il est facile de se moquer...
Ca fait du bien de se dire que certains écrivains peuvent encore donner le goût de la lecture aux enfants, à l'heure des ordinateurs et des consoles dans les chambres. Enfant, on m'aurait mis ce livre dans les mains, j'en aurais fait des insomnies, cachée sous les couvertures à la lueur de la lampe électrique. Il est un peu dommage d'ailleurs d'être "trop grand" quand on lit ce livre car on passe à côté de tout les "si ça se trouve". Combien d'enfants en le lisant ont dû se dire qu'ils étaient peut être des sorciers dans des familles de Moldus et se sont mis à regarder les hiboux différemment!

Je n'ai pas spécialement envie de regarder les films mais une chose est sûre... "Harry Potter" m'a eu!

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lundi 12 octobre 2009

Misère sexuelle textuellement miséreuse

Michel_HouellebecqL'histoire:

"Dès lors qu'une mutation métaphysique s'est produite, elle se développe sans rencontrer de résistance jusqu'à ses conséquences ultimes. (...) Aucune force humaine ne peut interrompre son cours - aucune autre force que l'apparition d'une nouvelle mutation métaphysique".

Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation -la nôtre-, qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition.

Tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition -enfin!- de l'humanité.

La critique de Mr K:

Que de temps perdu pour un bouquin qui s'apparente plus à l'expulsion forcenée de bile contre ces êtres haïssables que peuvent être les femmes (sic!) et la désagrégation de la société qui a suivi mai 68. Autant le dire de suite, on est face à un bouquin réac de chez réac!

Les femmes ne semblent exister que pour satisfaire les plus bas instincts de l'homme (en témoigne les multiples scènes de fellations et autres masturbations présentes dans l'ouvrage), souvent caricaturales et malmenées rien ne sauve les personnages féminins dans ce récit. Très dérangeant au début, l'ouvrage tombe dans sa deuxième partie dans le voyeurisme gratuit sans concession qui donne quasiment envie de gerber. La chair est triste, purement physionomique, calculée chez Houellebecq. Mais l'Amour alors? Un personnage s'en fiche éperdument préférant l'éclate pure qui au fur et à mesure ne le contente plus et l'autre est bien trop con pour l'attraper quand il est à portée de main. Sans compter les allusions racistes de l'auteur (certains diront que c'est juste les idées évoquées par le personnage...): les noirs ont des organes sexuels proéminents qui en font des bêtes lubriques, les arabes cantonnés dans le rôle du délinquant, une homophobie à peine voilée par moment, les hippies sont tous des feignasses... j'en passe des vertes et des pas mûres.

Au début, je trouvais l'analyse qu'il faisait de l'évolution de la société française dans les années 50 / 60 assez intéressante notamment dans l'évocation de la démocratisation de la chirurgie esthétique, du tout artificiel. Cependant, on tombe vite dans la diatribe anti 68, anti babas responsables selon l'auteur de la décadence (et le mot n'est pas trop fort!) de la société française. C'était bien mieux avant mon cher monsieur! Et Houellebecq de ressortir les bonnes vieilles ficelles bien démagos des portes flingues de l'UMP (Mr Lefebvre en particulier). Puant! Dernier affront, la fin du livre qui est d'un ridicule rarement atteint. Une fin à la SF qui arrive comme un cheveu sur la soupe après une dizaine de pages de simili-explication qui ne fait qu'embrouiller le lecteur. En plus il pompe éhontement sur les théories de Dantec sur les Protohumains (déjà bien fascisantes soit dit au passage).

En lisant quelques critiques sur internet, les avis étaient très tranchés: soit on aime soit on aime pas. Malgré ma nature plutôt conciliante, sur ce livre aucun doute: j'ai détesté. Certes le bonhomme écrit très bien mais les propos sont vraiment dignes du café PMU du coin tendance droite dure, et ce discours là me débecque.

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mercredi 7 octobre 2009

Tag littéraire

livre

Nous avons été taggué par Fée de passage donc comme on est bons élèves, on s'y colle!

1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture?
Nelfe: "Misery" de Stephen King. Je devais avoir 12 ans et c'était le début de mes lectures qui font peur. Celui ci m'a bien fait flipper.
Mr K:"Contes et légendes du monde grec et barbare" de Laura Orvieto dans une vieille édition Fernand Nathan héritée de ma grand mère que j'ai dévoré à l'arrière de la caisse de mes padres vers mes huit ans en allant voir mon aïeule dans les Pyrénées! Mon premier contact avec la mythologie, j'ai jamais pu lâcher l'affaire depuis tant au niveau de mon goût pour l'Histoire et les histoires que mon goût pour la lecture. Aaaah! Ulysse, Achille, Priam et consorts!

2. Quel est le chef-d'oeuvre "officiel" qui te gonfle?
Nelfe: "Les confessions" de Rousseau. Obligation de le lire l'année de mon bac français, je ne me suis jamais autant fait chier.
Mr K:"La condition humaine" de Malraux. C'est difficile de faire plus chiant! Je suis sûr qu'il n'y a pas la moitié de ceux qui disent qui l'ont lu qui l'ont vraiment fait!

3. Quel classique absolu n'as-tu jamais lu?
Nelfe: Plein! Il en faut un: "Le rouge et le noir" de Stendhal.
Mr K:"Paul et Virginie" de Bernardin de Saint Pierre. Jamais tenté et toujours pas d'ailleurs!

4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer?
Nelfe: "Les oiseaux se cachent pour mourir" de Colleen McCullough. Oui, je sais, c'est la honte... Du même acabit: "Nord et Sud" de John Jakes. J'étais jeune quand je les ai lus et ils m'ont laissé un doux souvenir.
Mr K:"Villa vortex" de Maurice G. Dantec éreinté par la critique et considéré comme illisible. J'ai adoré! Je n'ai pas honte par contre et en parcourant ma bibliothèque perso, je n'ai trouvé aucune lecture honteuse (pas de bluette, de série Z...).

5. Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer?
Nelfe: "Mad about the boy" d'Emmanuel Adely. Une longue litanie sans ponctuation, ni point final.
Mr K:"La divine comédie" de Dante. Je connais personne que je fréquente qui l'ait lu en entier et pourtant quel délice! L'amour est éternel tout de même!

6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?
Nelfe: "Ensemble c'est tout" de Gavalda pour mettre un peu de baume au coeur à tout le monde.
Mr K:"Les racines du mal" de Maurice G. Dantec, classique des classiques pour moi. Un polar nerveux, bien noir et complètement barré. Ames sensibles s'abstenir!

7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le  torturer?
Nelfe: "Le quid" n'importe quelle édition.
Mr K:"Foi et compréhension" de Rudolf Bultmann, une horreur lue du temps de mes études secondaires pour le cours de philosophie. J'ai toujours pas compris le contenu et franchement c'est pas grave, on peut vivre sans!

8. Quel livre pourrais-tu lire et relire?
Nelfe: Je ne relis jamais des livres déjà lu.
Mr K:"L'écume des jours" de Boris Vian. Du bonheur à tartiner, l'Amour avec un grand A, une écriture qui fond dans la bouche comme un Léonidas, ouaaaah! Je m'y remets de suite!

9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité?
Nelfe: Alors là, je sèche...
Mr K:"Dracula" de Bram Stocker pour mon côté sombre et clair à la fois... Dure dure cette question...

10. Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes?
Nelfe: "La consolante" d'Anna Gavalda. Je n'ai peut être pas pleurer à chaudes larmes (je suis une dure!) mais il m'a bien retourné. J'avais perdu quelqu'un de très cher peu de temps avant...
Mr K:"Ensemble c'est tout" de Gavalda. Des larmes de bonheur avec la scène finale sur le quai. C'est p'têt con et débile mais ce livre est un véritable bonheur! Il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale!

11. Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique?
Nelfe: "Lolita" de Vladimir Nabokov qui est sans doute le seul livre aussi chargé érotiquement que j'ai pu lire.
Mr K:"Emmanuelle" de Emmanuelle Arsan (on est jamais aussi bien servi que par soi-même!). Au delà du caractère érotique efficace (scène dans l'avion), c'est une oeuvre qui pour la première fois a bousculé les repères moraux de la société gaullienne (vendu sous le manteau -oh oh- pendant des années!).

12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?
Nelfe: "La bible" car il y a plein d'"histoires" dedans et que, seule, j'aurai besoin de me rapprocher du vieux monsieur en blanc sur son nuage.
Mr K:"L'écume de jours" de Boris Vian, et oui on a le droit de mettre deux fois le même titre!

13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience?
Nelfe: Le prochain Grangé! :p
Mr K:"Vélum 2: le livre des heures" de Hal Duncan qui a été "MA claque littéraire" de l'année dernière.

14. Quel est selon toi le film adapté d'un  livre le plus réussi?
Nelfe: "La moustache" réalisé et écrit par Emmanuel Carrère (on est jamais aussi bien servi que par soi même) ou sinon "L'adversaire" de Nicole Garcia tiré du livre d'Emmanuel Carrère (ah ben tiens, encore lui!)
Mr K: "Le festin nu" de Cronenberg issu du livre de Burroughs avec Peter Weller dans le rôle principal (époustouflant!).

Nous passons le relai à Ys et Cachou. Bon courage les filles!

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mardi 6 octobre 2009

Promenons nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas...

la_foret_des_manesL'histoire:

Jeanne Korowa n'a fait qu'une erreur
Elle cherchait le tueur dans la forêt
C'était la forêt qui était dans le tueur
Comme l'enfant sauvage
Au fond de l'homme

La critique Nelfesque: Ah un nouveau Grangé! Je me suis jetée dessus comme la misère sur le monde. J'ai conscience que l'écriture de Grangé n'est pas de la grande littérature mais force est de constater qu'il a le sens du suspens et une grande capacité à tenir ses lecteurs en haleine.

C'est donc pleine de bonne volonté que je me suis plongée dans ce livre sans en connaître l'histoire. En lisant la 4ème de couverture, on est pas plus avancé... Pour vous éclairer un peu, sans trop en dévoiler, je peux vous dire qu'il est encore une fois question d'une enquête haletante. Nous suivons le parcours d'une juge dans des affaires de meurtres cannibales sur fond de rites primitifs. Un meurtre, deux, trois... Quel lien ont-ils en commun? Quel est leur but? Et nous voilà donc partagé entre Paris et un pays étranger à la recherche de la vérité. Grangé aime bien balader son lecteur à travers le monde.

Comme à son habitude, ce roman est très bien documenté. On apprend beaucoup sur l'histoire d'un pays (dont je tairai le nom pour éviter de trop en dévoiler) ainsi que dans certains domaines. Oui, je sais, c'est très énigmatique tout ça mais le problème avec Grangé est qu'il vaut mieux en cacher le plus possible sous peine de dévoiler une partie du bouquin...

Qu'ai-je pensé de cet ouvrage? Et bien je suis mitigée. J'ai aimé la première partie qui se déroule à Paris, les premiers meurtres et les débuts de l'enquête. La seconde partie à l'étranger est plus lourde, plus dans la description et moins "haletante". Bien sûr j'ai eu envie de connaître la fin, je ne dirai pas que la seconde partie est pourrie mais elle est un cran en dessous. Je n'ai pas non plus accroché au personnage principal, Jeanne Korowan, qui se la joue "être une femme libérée tu sais c'est pas si facile", femme moderne, féministe, sous prozac, qui regarde Grey's anatomy et se masturbe à l'occasion... Les bons gros clichés! C'est sûrement très dur pour un homme d'écrire un personnage principal féminin mais là, par moment, on tombe dans la caricature. J'ai souvent eu envie de la taper!
Autre point noir, GROS point noir, ce sont les coïncidences! Il y en a beaucoup trop! Ca décrédibilise totalement l'histoire... La ficelle facile de Grangé cachant un manque d'inspiration sans doute. On sort du chapeau une coïncidence grosse comme Maïté et hop on peut rebondir là dessus pour continuer la course contre la montre. Mouais...

Alors Grangé est très bon en matière de suspens. Dans "La forêt des mânes", il ne déroge pas à cette règle mais ce n'est pas son meilleur ouvrage. A lire pour le fun mais ne commencez pas par celui ci si c'est votre baptême du feu avec cet auteur. Préférez lui plutôt "Le serment des limbes", "L'empire des loups", "Miserere" ou le classique "Les rivières pourpres"...

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samedi 3 octobre 2009

"Le club des petites filles mortes" Gudule

gudule1L'histoire:

Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu: sang frais, froissons, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs!

Car ces gamines, elles en ont, de belles et terribles choses à vous raconter... Des contes modernes, effrayants et bouleversants, où elles se vengent des adultes avec une cruelle innocence. Avec un humour qui arrache le sourire et un style incisif unique en son genre, teinté de poésie et d'émotion.

Bienvenue dans l'horreur des contes de fées qui ont mal tourné, au pays des enfances brisées dont les rescapées sont d'autant plus attachantes qu'elles peuvent devenir très, très méchantes...

La critique de Mr K:

Génial, tout bonnement génial. J'ai littéralement dévoré ce recueil d'une  des plus grandes auteurs françaises dont le style unique m'a littéralement envouté et dont les histoires m'ont chamboulé quitte à provoquer le dégoût, l'appréhension voir une grande tristesse. C'est un voyage au bout de l'enfer humain qui nous est proposé à travers toute une série de nouvelles à la fois noires et poétiques, du réalisme pur et dur à l'anticipation la plus orwellienne. Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas de tout repos et qu'on en ressort changé.

Étrange de la part d'un auteur spécialisée à la base dans les livres jeunesse! Mais finalement, elle les connaît gudule2bien nos marmots c'est ce qui rend si juste et précis ces différents portraits de jeunes filles cabossées par la vie et parfois la mort. D'origine belge, c’est en 1987 que Gudule publie ses premiers livres pour enfants aux éditions Syros. Depuis, elle n’a cessé d’écrire des romans pour la jeunesse. Gudule est également auteur de scénarios pour la bande dessinée. Gudule nous entraîne dans des mondes et des atmosphères étranges où l'imaginaire est roi. Une pointe d'humour vient compléter ces histoires où monstres et sorcières se disputent le premier rôle. Elle a reçu de très nombreux prix de littérature. En tout, Gudule a publié plus de 200 romans, pour la jeunesse mais aussi pour les adultes. Les 8 romans compilés dans ce volume ont été publiés en majorité au Fleuve noir (sauf Dancing Lolita qui est un inédit), dans la défunte collection "Frayeur" dirigée par Jean Rollin (le pape du cinéma bis français).

Le recueil commence avec l'inédit "Dancing Lolita" oeuvre d'anticipation qui nous présente une société futuriste où l'apparence fait loi et relègue la morale aux oubliettes. L'héroïne se retrouve plongé au milieu de tout cela et son innocence va en pâtir. Premier contact avec l'auteur, un vrai choc! S'ensuit, "Entre chien et louve" magnifique de cruauté et de perversité où un homme réincarné en chien reçoit les confessions de sa veuve qui lui raconte sa vie passée sauf que sa version est toute différente de ses souvenirs. À la limite du soutenable par moment tant le pauvre hère se prend des vérités en pleine face sans pouvoir réagir (c'est un chien!), la chute finale est maline. Puis vient le petit roman "Gargouille" qui s'avère un peu plus léger que les autres.Le récit est bien mené mais sans réelle surprise et la fin s'apparente plus à de la caricature qu'à autre chose, restes des personnages attachants et des détails gores plutôt bien sentis!  Ensuite vient un des deux chefs-d'oeuvre de cette compilation "La petite fille aux araignées" merveille d'écriture où le personnage de Miquette (petite fille internée dans un asile suite à un drame atroce) est  attachant à souhait. On touche au sublime, le coeur retourné par un tel destin. Attention auteur dangereux! Et nous ne sommes qu'à la moitié du livre à ce moment là!

L'histoire suivante s'intitule "Mon âme est une porcherie" l'héroïne narratrice est au début de l'histoire une petite fille laide (avilie voir martyrisée par sa famille et son amant) qui n'a qu'un seul amour et confident un cochon en peluche gagné à la loterie. La langue est très familière et nous plonge dans la misère sociale la plus totale. Je dois avouer que cette histoire m'a choqué en tant qu'homme, ce récit étant d'une rare perversité. Aaah ces "écrivaines", sur ce coup Gudule bat Despentes par KO! Reste une plongée dans l'enfer de la folie et la dépendance unique en son genre, âmes sensibles s'abstenir! "Petite chanson de la pénombre" est raconté par le fantôme d'une petite fille sauvagement assassinée une nuit lors d'une fête de village, elle ne communique qu'avec une petite fille venue s'installer 50 ans après près du lieu du drame. Là encore, une merveille d'écriture et une fin totalement thrash! Rien que d'y repenser, j'en ai encore les poils du cou qui se hérissent. Gudule s'avère autant poétique que machiavélique! Pour moi, cette histoire fait partie du trio de tête avec "La Baby-sitter" où quand l'auteur belge revisite les contes de fée à sa manière. Un cadre idyllique isolé dans la montagne, deux jumeaux dans les 8 ans gardés par une baby-sitter. Cette dernière est une spécialiste de la narration des contes et tout se passe pour le mieux jusqu'à qu'un grain de sable vienne tout chambouler... Là encore, Gudule nous entraîne sur des chemins qui ont l'air balisés juste pour le plaisir de mieux nous perdre en chemin (un peu à la manière du père du petit Poucet!). La fin est terrible, implacable et furieusement réaliste. Le must du must de ce volume! Le dernier roman présenté dans ce livre est "Repas éternel" qui est une oeuvre d'anticipation. Pas vraiment de petite fille dans celui-ci, plus une jeune femme plongée dans une France futuriste plongée dans le totalitarisme. cette histoire semble avoir été inspiré par un classique de SF qu'est "Soleil vert". En vrac; vous y retrouverez de l'anthropophagie, de la discrimination, des privilégiés arrogants et ventripotents. Seul texte atteint de manichéisme, il est le seul que j'ai vraiment eu du mal  à avaler. Trop gore, trop court, finalement peu crédible. Enfin... ça se lit tout de même!

Voilà, c'est le temps de laisser le mot de la fin. Une expérience unique éprouvante mais enrichissante. Des personnages hors normes dans des cadres tout aussi réalistes que marqués par des évenements tragiques. Un bijou d'humour noir mais aussi de tragédie, c'est tout cela en même temps que cette oeuvre qui aura pour toujours une place particulière dans mon coeur de lecteur. À lire absolument!

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samedi 12 septembre 2009

"La glace noire" Michael Connelly

glace_noire2L'histoire:

Le sergent Cal Moore est retrouvé mort dans un motel de Los Angelès. Officiellement il s'agit d'un suicide. Mais l'inspecteur Bosch comprend vite que Moore était lié à un trafic de Black ice, une drogue nouvelle qui fait des ravages en Californie. Plus troublant encore, il découvre dans la voiture de Moore un mot à son attention: ce dialogue d'outre-tombe suffira-t-il à enrayer l'hécatombe?

La critique de Mr K:

Bonne lecture malgré une légère déception. Connelly se lit toujours aussi aisément et ses talents de narrateur ne sont plus à prouver. On retrouve les fameux passages où il décrit si parfaitement l'aspect et l'ambiance qui règne dans la cité des anges. L'inspecteur Bosch, dont c'est ici chronologiquement la deuxième enquête, reste toujours aussi charismatique et nébuleux (quelques détails sur son mystérieux passé sont ici encore dévoilés sans pour autant lever toutes les interrogations qui assaillent le lecteur). Au cours des circonvolutions du scénario, nous retrouvons quelques figures clefs de l'univers du maître: ainsi Pound le supérieur hiérarchique d'Harry à la posture ambigüe vis-à-vis de son inspecteur détesté préféré et le chef Irvin responsable des affaires internes qui une fois de plus essaie de faire tomber notre héros préféré. Les rapports entre ces trois là ressemblent à s'y méprendre à une gigantesque partie d'échecs dont l'issue est incertaine jusqu'aux dernières pages du livre.

Ma légère déception vient du fait que le thème ne m'a pas transporté, à savoir le trafic de drogue existant entre le Mexique et les USA (je préfère les enquêtes sur les crimes crapuleux et autres perfidies d'esprits malades). Alors certes, il y a une once de trahison et de confiance trompée, mais cela reste une histoire policière basique et finalement plutôt plan-plan. A ce propos, le twist final m'est apparu assez tôt ce qui est toujours gênant dans ce type de littérature. Mais bon... je ne vais pas cracher dans la soupe, c'est tout de même un thriller de haute volée qui ne ménage pas le lecteur et s'avère bien croustillant en milieu d'aventure notamment lors du voyage de Bosch vers le Mexique (descriptions ultras-réalistes du pays et notamment du fonctionnement de la police locale). On se retrouve un peu dans l'ambiance du "Trafic" de Soderberg dans les passages mettant Benicio del Toro en scène.

Bon livre donc mais pas le meilleur de Connelly. Mieux vaut commencer par le premier "Les égouts de Los Angelès" afin de savoir si vous voulez suivre les traces d'Harry Bosch...

Posté par Mr K à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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