Cafards at home

Le capharnaüm éclairé

dimanche 31 mai 2009

C'est dimanche alors... bon dimanche!

Tesfa_dimanche

En ce jour du Seigneur (sic!); il fait beau, il fait chaud (la vie coule comme une chanson!), les oiseaux chantent, les chats s'ébattent dans l'herbe... Que du bonheur! Nelfe et moi en avons profité pour nous accorder une fin d'après-midi de lecture sous le pommier du jardin après quelques menus travaux. Bon dimanche que celui-ci! Et ce n'est pas Tesfa qui dira le contraire, photo à l'appui!

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samedi 30 mai 2009

"Realpolitik" onusienne

3singes

Des chiffres étouffés. Des rapports sans suite. Un bilan des victimes très vraisemblablement sous-estimé. Des principes reniés. Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise, la hiérarchie de l'ONU a, selon une enquête du Monde, gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans ce pays .tandis que se préparait ce qu'elle a fini par décrire comme un "bain de sang", l'ONU a fait le choix de la conciliation avec Colombo, au risque de faillir à son devoir envers des centaines de milliers de civils en danger.

Le refus de l'ONU de publier le bilan des victimes est emblématique. Tout au long de l'offensive de l'armée contre l'une des plus vieilles et des plus violentes guérillas dans le monde, les séparatistes des Tigres de l'Eelam tamoul (LTTE), une cellule onusienne a collecté et recoupé des données auprès d'employés locaux de l'ONU, d'ONG, de médecins ou de prêtres. Son total, entre le 20 janvier et le 13 mai (une semaine avant l'assaut final), est de 7 720 morts (dont 678 enfants) et 18 465 blessés (dont 2 384 enfants). Il y a eu "une tentative de suppression systématique de ce matériel", affirme un officiel onusien. Quand les chiffres ont été communiqués à la presse par des voies détournées, le coordonnateur local de l'ONU, Neil Buhne a exigé d'être, désormais, le seul destinataire de ces bilans. En public, les responsables onusiens ont pris leurs distances avec ces chiffres.

Contre l'avis du secrétaire général, Ban Ki-moon et de Vijay Nambiar, son chef de cabinet, le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a jugé qu'il était de la responsabilité de l'ONU de publier ces données "crédibles", selon elle (le décompte était alors de 2 800 morts). De peur de provoquer l'ire de Colombo, le chef des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, a dû prévenir l'ambassadeur du Sri Lanka à l'ONU. Bien qu'il ne tienne pas compte des lourdes pertes des derniers jours, le chiffre de 7 700 morts continue à faire référence dans la presse. Mais Vijay Nambiar a été informé que le bilan final "dépasserait sans doute les 20 000 morts". Ce chiffre, non vérifié, est une extrapolation des rares informations disponibles. Imparfait, il reste méthodologiquement plus solide que le bilan de 300 000 morts au Darfour cité par M. Holmes, en 2008.

Dès le début, l'ONU aurait dû s'attendre au pire. Le 23 janvier, 17 de ses employés, dont deux "internationaux", sont au centre de distribution de nourriture de Udaiyaarkaddu (Nord), dans la zone dite de "sûreté", lorsque l'armée sri-lankaise pilonne l'endroit. Des dizaines de personnes sont tuées. Dans l'hôpital le plus proche, les fonctionnaires onusiens prennent des photos des femmes blessées, d'enfants défigurés, brûlés, amputés. Dans les semaines suivantes, les responsables onusiens restent informés de l'évolution des combats à travers les SMS désespérés d'employés locaux de l'ONU et d'ONG, coincés dans la zone des combats. Les hôpitaux sont frappés par des bombes sri-lankaises. Les SMS égrènent les morts, par centaines. Les blessés, par milliers. Un message du 9 mars : "S'il vous plaît, demandez à l'ASL (armée sri-lankaise) d'arrêter." Le 14 mars : "Où est la zone de sûreté ?"

Au milieu du chaos, les LTTE recrutent de force. Le 12 mars : "Les deux camps nous torturent." "Nous mourrons ! Deux obus ont atterri à 10m." Le 19 mars : "Les jeunes sont emmenés au combat, très triste. Quelle est la réaction de la communauté  nternationale ?" Le 21 mars : "Des centaines de gens qui essayaient de s'échapper ont été arrêtés par des dictateurs  ocaux. Ils ont été battus avec des bâtons, sans distinction d'âge ni de sexe. Je les entends pleurer très fort."  quot;Pourquoi la communauté internationale reste-t-elle silencieuse ?"A situation nouvelle, nouveaux outils. Incapable d'être sur le terrain, l'ONU fait appel à une de ses agences (Unosat) pour suivre les déplacements de population sur des photos satellite. Les clichés révèlent des cratères, certains de 12m de diamètres, produits par des bombardements aériens du gouvernement. "Malgré les assurances données au plus haut niveau de l'ONU, le gouvernement n'a jamais arrêté de bombarder, pas une seule fois", explique un responsable. L'ONU  étient la preuve de violations du droit international, mais n'en fait pas grand cas.

Mi-avril, lorsqu'il arrive pour sa première mission au Sri Lanka, Vijay Nambiar délivre aux responsables onusiens un message étonnant : l'ONU devrait garder "un profil bas" et jouer "un rôle d'appui", "compatible avec le gouvernement", explique-t-il. A cette époque, les morts et les blessés se comptent par milliers. A son retour, l'ONU annonce que Colombo accepte la venue d'une mission humanitaire dans la zone des combats. Elle ne verra jamais le jour. L'attitude de la hiérarchie onusienne, de New York à Colombo, suscite un profond malaise chez plusieurs cadres. "On savait qu'on se préparait à un carnage", explique l'un d'eux. "On a tiré la sonnette d'alarme pendant des mois, mais ils n'ont jamais frappé en public sur le gouvernement." "Tout le monde a peur que son agence soit jetée dehors", explique une fonctionnaire. De fait, les autorités sri-lankaises n'hésitent pas à menacer d'expulsion ou à intimider quiconque sort du rang.

Le 11 mai, après la mort de plus de 100 enfants, le porte-parole de l'ONU à Colombo, Gordon Weiss, évoque enfin un "bain de sang". Le gouvernement le somme de s'expliquer. Sa hiérarchie le lâche. Sur la BBC, Amin Awad, le chef local du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), explique qu'il est difficile de démêler les accusations des contre-accusations. Le 17 mai, sur Al-Jazira, M. Awad encore, abondant dans le sens des déclarations victorieuses du gouvernement, affirme qu'il ne reste presque aucun déplacé dans la zone de combat ; 20000 réfugiés en sortiront le lendemain.  quot;C'était donner un chèque en blanc au gouvernement pour lâcher un tapis de bombes sur la zone", déplore un responsable onusien.

La fin des combats n'a pas marqué la fin des dilemmes. Dans les camps où sont détenus 300 000 déplacés tamouls, les ONG éprouvent une gêne croissante. "Les compromissions, ça suffit", résume une responsable d'ONG qui accuse l'ONU ne pas se battre pour faire appliquer les principes élémentaires de l'aide humanitaire : l'accès aux victimes, la liberté de mouvement des réfugiés, la démilitarisation des camps... Dans une lettre envoyée le 11 mai à Neil Buhne, 7 ONG s'inquiètent de l'aide apportée par l'ONU au gouvernement pour étendre le camp de Menik Farm (Nord), qui comprend "une installation d'internement semi-permanente" dont les extensions pourraient "représenter le stade initial d'un site plus permanent". "Nos opérations ne devraient pas seulement satisfaire des besoins matériels mais aussi promouvoir et respecter la dignité des déplacés", assure le document.

Philippe Bolopion pour Le Monde.fr

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jeudi 28 mai 2009

"Hygiène de l'assasin" d'Amélie Nothomb

HygieneAssassinL'histoire:

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se téléscopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu.
Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci.
Dans ce premier roman d'une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.

L'avis Nelfesque:

Je suis une novice en Amélie Nothomb. Je n'ai lu que 2 bouquins d'elle. Le premier était "Cosmétique de l'ennemi" que j'ai beaucoup aimé et que nous sommes allés voir au théâtre avec Mr K. Le second, le voici...

Comment dire... J'essaye de trouver les mots justes... De ne pas me laisser entraîner vers l'exagération que je pratique assez souvent (oui, on s'aime bien, c'est ma copine)...

J'ai trouvé ce livre "à chier"! Voilà, c'est dit...

Pour moi ces 222 pages de lecture ont été 222 pages d'ennui. Enfin, j'exagère (je vous avez prévenu...), les 100 premières pages passent à peu près. Dès les premières pages, on se rend vite compte que le personnage principal est assez horripilant. Non pas parce qu'il est désagréable, de mauvaise foi, méchant... mais parce qu'il aime répéter 50 fois les mêmes arguments, tourner tout à son avantage. C'est bien simple, j'ai une personne comme ça en face de moi, j'ai envie de la tarter!

La suite est un seul et même chapitre de plus de 100 pages qui nous restitue l'interview de Prétextat Tach (y a pas idée d'avoir un nom pareil!) par LA journaliste. Il n'aime pas les femmes, donc vous imaginez la suite... Sauf que, contrairement à ses collègues masculins, elle ne se laisse pas faire...

Donc voilà, ce roman est un interminable match de boxe à base de "J'ai toujours raison." "Non c'est moi!" "Alors ça ça m'étonnerait!!" "Je vous prouverai le contraire..." "Ben essayez pour voir!" "Vous voyez, vs me laissez déjà la possibilité de vous prouver que j'ai raison..." ......... Interminable... 222 pages! Et le roman tourne en rond.

Et je passe les propos plus que misogynes que l'on peut trouver dans ce livre. Au secours... (Au secours)² quand on pense que c'est une femme qui a écrit ce livre.

Vous avez donc comprit que je ne suis pas du tout de l'avis de la dernière phrase de la 4ème de couverture. Si j'avais lu ce 1er roman dès sa sortie, croyez moi que je n'aurai pas poursuivi ma découverte d'Amélie Nothomb! Oui, ce roman agace, certains y verront là la force de ce livre qui dénote le talent de son auteur etc etc. A ceux là, j'ai envie de dire que quand notre ancien proprio nous harcelle de lettres avec accusé de réception et qu'on peut y lire des propos aberrants, ça aussi ça m'agace! Et ça ne fait pas de lui un grand écrivain!

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mercredi 27 mai 2009

Contrecoup "hadopiesque"

Hadopi

Posté par Mr K à 19:45 - Les zygomatiques décomplexés - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 25 mai 2009

"Orchéron" de Pierre Bordage

orch_ronL'histoire:

Plusieurs siècles se sont écoulés depuis l'atterrissage de l'Esterion. Les colons des origines sont devenus des légendes, certains des dieux. Orchéron, l'enfant trouvé, vit paisiblement son adolescence au sein d'un mathelle, sans autre prétention que de reprendre le métier de son père adoptif. Son avenir bascule lorsque les Protecteurs des sentiers décrètent sa mort, l'accusant d'appartenir à une lignée maudite. Pour survivre, le jeune homme n'a d'autre choix que de fuir aux confins de la grande plaine du Triangle. Course à travers l'espace, course à travers le temps... Orchéron se découvre d'étranges et dangereux pouvoirs. Les Protecteurs des sentiers auraient-ils vu juste?

La critique:

Ce volume est la deuxième partie d'un diptyque entamé par Abzalon déjà chroniqué par mes soins sur ce blog. Inutile de vous dire que mes attentes étaient grandes vu les qualités (et les menus défauts...) de l'ouvrage sus-cité. C'est ainsi que Bordage invite ses fervents lecteurs à poursuivre un bout de chemin sur le Nouveau monde découvert par les rescapés d'Ester (planète mourrante du premier opus). L'action se déroule quelques siècles après "Abzalon". L'auteur-conteur reprend la structure de son précédent ouvrage alternant des extraits de journaux intimes et autres "mémoires" et épisodes narratifs mettant en scène les héros du récit.

Trois personnages se partagent l'affiche. Le héros éponyme Orchérion tout d'abord, au passé nébuleux qui découvre en l'espace d'une journée le frémissement inhérent à un premier amour et la haine qu'il suscite au sein des Protecteurs. Personnage mi-adolescent mi-homme dont on suit le chemin de vie et la métamorphose. Il y a aussi Alma, ancienne Djémale (vestale d'un culte ancestral) qui elle aussi doit découvrir sa voie et Ankrel jeune chasseur émérite qui s'apprête sans le savoir à vendre son âme en signant un pacte dont il ne connaît pas les aboutissants. Vous l'imaginez, ces trois là vont finir par se croiser et leurs destins s'entremêler.

Force est de constater que la mise en place de l'intrigue est lente et qu'il faut attendre les pages 200 pour commencer à faire le lien entre les différents éléments mis en place depuis le début. C'est tout d'abord un esprit de doute qui m'a habité durant le début de ma lecture mais je me disais en mon for intérieur que Bordage ne pouvait pas tomber dans la médiocrité. La persévérance est une vertue-reine comme me l'a prouvé cette expérience. Les bases étant posées, l'auteur retrouve son style épique et sa maîtrise du suspens. Les éléments du puzzle se rassemblent et laissent le lecteur pantois! L'intrigue est diabolique et l'écrivain méthodique. La fin tient toutes se promesses, les révélations étant nombreuses et éclairantes notamment sur des pans secondaires d'Abzalon. L'écriture reste légère, accessible mais non dénuée de subtilités langagières et poétiques. A déguster!

Posté par Mr K à 19:00 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 23 mai 2009

Vincent Delerm, Quéven, 15/05/09

vincent_delerm

Il y a une semaine, je suis allée voir Vincent Delerm aux Arcs, à Quéven. Vincent est l'un de mes chouchous en chanson française (ce qui n'est pas du tout le cas de Mr K... Ce n'est pas bien grave, je survis!) et ce n'est pas la première fois que j'assiste à un de ses concerts. Entre les concerts parisiens, les festivals tels que Les Nuits de Fourvières à Lyon, invitée ou non, les afters, les soirées VIP... j'ai dû le voir une bonne dizaine de fois sur scène (oula, oui, au moins!). Pour le paraphraser, on a une relation comme ça, Vincent Delerm et moi...

Toujours est-il que j'ai quitté Paris il y a 1 an et demi et ça commençait à faire long tout ce temps sans doses delermiennes! Qu'à celà ne tienne, un concert s'annonce aux Arcs de Quéven pour le 15/05/09! J'y serais!
Seul bémol, je n'accroche pas vraiment à son dernier album "Quinze chansons"... Le Vincent Delerm que j'aime plus que tout, c'est celui du premier album, le Vincent Delerm en piano solo avec ses chansons nostalgiques bien cafardeuses.
Tant pis, je suis en manque, j'ai la bave au coin des lèvres, il me faut ma dose, je prends ma place! Plus tard les copines parisiennes aussi atteintes que moi, me certifient que j'ai bien fait, que son spectacle est excellent et qu'il y a une forte probabilité pour que je le trouve à tomber.

Nous sommes le 15 mai et je me dirige vers la salle... Seule... Mr K m'ayant lâchement abandonnée... En même temps, j'en aurais fait de même pour un concert de Slayer... C'est la première fois que je me rends à un concert toute seule, sans rejoindre personne à la salle. Ca fait un peu bizarre mais c'est ainsi, ici, personne n'aime Vincent Delerm! ^^ Et je ne vais pas me priver pour autant!

La première partie prend place pour 3/4 d'heure de set. Il s'agit de Marc Gauvin. Une voix à la Droopy, un verre de pif à disposition, des mélodies pas mal quoiqu'un peu (beaucoup) répétitives et des textes nuls. Inutile que je m'y attarde plus longtemps, je n'ai pas aimé, applaudissais à peine et matais ma montre toutes les 2 minutes en priant pour que ça cesse...

Heureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et après une petite pause commence enfin le concert de Vincent. Je suis bien placée, 5ème rang, j'ai une belle vue sur tout ce qui peut se passer sur scène. En effet, depuis quelques années, il ne fait plus ses concerts seul au piano comme au début mais se déplace pas mal et use de différents "gadgets" un peu partout sur scène.

Pour cette tournée, Vincent est accompagné par Ibrahim Maalouf et Nicolas Mathuriau qui sont tout deux... comment dire... polyvalents! Batterie, piano, xylo, orgue de barbarie... ils font tout. L'homme orchestre, c'est eux. D'abord un peu déçue par le fait qu'il n'y ait plus toute l'ancienne formation sur scène (et donc la disparition du violon/violoncelle/contrebasse), après 2 titres je n'y pensais même plus.

Dès la mise en place du décor, on comprend que le spectacle sera très ancré années 40/50 avec des panneaux grandeurs natures d'actrices de l'époque en noir et blanc, un tourniquet d'ombres chinoises reprenant les silhouettes de "La mélodie du bonheur" ou de "La vie est belle" de Franck Capra... Au fur et à mesure que nous avançons dans le spectacle, la première impression se confirme avec des allusions au film de Jacques Tati "Les vacances de M. Hulot" sous forme de carrousel à cartes postales et des extraits de Truffaut (plus années 60). Le décor est empreint de cet atmosphère avec des panneaux aux papiers peints orange/marron kitch, téléviseurs d'époques, projecteur... Un interlude pubs années 60 avec distribution de Michokos par des ouvreuses de cinéma ne fait que rajouter une couche! Nous ne sommes plus en 2009, nous sommes à un concert de Vincent Delerm, un moment décalé jouissif.

En ce qui concerne les titres interprétés, nous avons eu droit à beaucoup d'anciennes chansons et je suis aux anges. Les copines avaient raison, j'ai bien fait de faire fi de mes impressions sur le dernier album. Il y a bien sûr des chansons de l'album "Quinze chansons" mais il y a aussi beaucoup de titres du premier album, de "Kensington Square"...

- Tous les acteurs s'appellent Terence
- Deauville sans Trintignant (ça commence fort, c'est une de mes chansons préférées, j'ai donc bon espoir pour la suite)
- Dans tes bras
- Faut jamais prendre de risques à Paris (inédite tournée)
- Le monologue Shakespearien (avec projection d'inspiration film muet)
- Le coeur des volleyeuses bat plus fort pour les volleyeurs (vous avez là l'exemple frappant de ce que je n'aime pas chez Delerm nouvelle version, des rythmes "fête à Neuneu" avec des titres ridicules... Sur scène, ça passe mieux, n'empêche que le titre est ridicule...)
- Il fait si beau
- L'heure du thé (c'est Noël, encore un titre du premier album!)
- Un temps pour tout
- Lincoln Palace (clin d'oeil à Woodie Allen)
- Allan et Louise
- L'amour en fuite (chanson d'Alain Souchon avec en intro dans le noir la lecture d'une lettre que François Truffaut lui a envoyé à l'époque, par Souchon himself. Là, je déraille, je me dis "Souchon est là!", et puis finalement pas "c'est pas possible, pas en Bretagne"... "Rooo mais si, pourquoi pas!?" Bref, pendant l'intro, dans mon cerveau c'est l'ébullition. Je suis fixée, Souchon n'est pas là... Pfff, c'est nul... En même temps c'est logique... Ouais mais c'est nul quand même! Ce sera donc un duo virtuel...)
- Tes parents (nous avons le choix entre la version album ou la version tournée Kensington Square. Bien entendu, nous voulons les 2! Ok, on passe un deal, le public chante seul la version album et Vincent nous fera l'autre ensuite. On relève le défi! On s'en tire pas trop trop mal et nous avons donc droit aux deux versions de Tes parents.)
- La vipère du Gabon
- Et François de Roubaix dans le dos (alors là, facile de copier hein... Moi je préfère cette allusion à François de Roubaix!)
- Martin Parr (avec le public en choeur et un néon rose qui clignotte)
- Fanny Ardant et moi (ben décidemment, il y a du premier album partout!)
- Na na na (alors là nul, j'ai pas aimé du tout... Autant le duo avec Boogaerts est excellent, autant là, un duo tout seul, c'est nul...)
- Les filles de 1973 (avec comme d'habitude les filles qui chantent seules, celles des années 70, celles des années 60, 50...)
- Quatrième de couverture
- Sous les avalanches
- Un tacle de Patrick Vieira n'est pas une truite en chocolat (encore un exemple de titre pourrave mais une adaptation à l'orgue de barbarie très sympa)
- Chatenay Malabry (qui clot ce set et qui me fait pleurer comme jamais. Cette chanson a un pouvoir larmoyant assez phénoménal chez moi, ce soir là, on a atteint des sommets...)

Il y a des trous dans cette set list, sorry...

Il y a eu 2 rappels. Le public était assez beauf par moment, se croyant plus à un one-man show qu'à un concert intimiste et en se gondolant sur des choses pas drôles... Etrange... Mais sorti de ça, c'est la première fois que j'assiste à un concert de Delerm qui se termine debout en dansant! Tout le monde était content autant sur scène que dans le public et ça fait plaisir à voir!

Nous n'avons pas eu droit à deux chansons "pleurantes" que j'adore et que j'aurais vraiment beaucoup aimé entendre en live. Du coup, je suis chez moi, je les mets là ;) :

C'était une excellente soirée...

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mardi 19 mai 2009

Récession et cinéma

cannes_copie

Strip de Rémy Cattelain tiré de son site

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lundi 18 mai 2009

Ode au concombre et à ses cousins

Ce soir dans les lundis au soleil, retour de Michel! Écoutez plutôt... Laissez-vous bercer par cette ode à la nature et à la noble  lubbie du jardinage. Après une journée bien chargée, rien de tel pour se requinquer. Vous apprécierez la finesse du propos, le phrasé implacable et les qualités techniques du clip. Bon lundi à tous!

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dimanche 17 mai 2009

Post Eurovision

Hier soir avait lieu la grande messe de l'Eurovision. Concours de chant où la France  ne gagne jamais ("Oh l'autre hey! Même pas vrai d'abord!!! Et Marie Myriam!!!????" "Hmmmm... ok mais c'était y a 30 ans...") et se retrouve très souvent dans le fond du classement.
En même temps, quand on voit la qualité des prestations, on se dit qu'on est quand même bien contents de ne pas gagner... Misère...

Malheureusement (ou heureusement diront certains), hier soir nous n'avons pu assister à cette super soirée. On a préféré inviter des amis... Oui, je sais, on devrait avoir honte... Oui, promis, pour nous châtier, nous allons écouter tous les jours du Christophe Maé jusqu'à l'Eurovision 2010...

Pour l'occasion, je ressors de derrière les fagots une tentative de participation du Groland en 2008.

Perso, j'aurais voté pour eux!

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vendredi 15 mai 2009

"Les enfants de Hùrin" de J.R.R Tolkien

tolkienL'auteur:

John Ronald Reuel Tolkien est né en 1892 à Bloemfontein, en Afrique du Sud où son père Arthur avait déménagé pour raisons professionnelles. En 1895, sa mère Mabel retourna en Angleterre avec Ronald et son frère cadet Hilary. Son père meurt en 1896 et sa mère en 1904. A la King's Edward School, il découvrit ses talents linguistiques et étudia les anciennes langues anglo-saxonnes. Il fut diplômé d'Oxford et épousa Edith Bratt juste avant de partir pour la France en juin 1916 comme sous-lieutenant des Lancashire Fusiliers. Il combattit pendant la bataille de la Somme mais fut ensuite rapatrié pour avoir contracté la fièvre des tranchées. Il consacra les années suivantes à son travail d'enseignant en tant que professeur d'anglo-saxon et se révéla bientôt comme l'un des meilleurs spécialistes de philologie du monde. En marge de sa carrière académique, il continuait d'écrire un grand cycle de mythes et légendes situées dans un monde imaginaire appelé Terre du milieu, qu'il avait entâmé dès son adolescence. Il eut quatre enfants, pour qui il écrivit d'abord Bilbo le hobbit en 1936. Celui-ci fut publié et ce fut aussitôt le succès, si bien que son éditeur réclama une suite. Tolkien travailla 14 ans à l'élaboration de cette suite, Le  eigneur des anneaux, dont le premier tome ne parut qu'en 1954, et qui remporta un succès phénoménal dans tous les pays.

Tolkien prit sa retraite à Bournemouth, où sa femme mourut en 1971 et où lui même décéda le 2 septembre 1973, laissant à son fils Christopher la tâche gigantesque mais passionnante de publier, notamment sous la forme d'un récit suivi et cohérent (Le Silmarillion), la masse énorme de  anuscrits qu'il avait accumulé tout au long de sa vie.

Les_enfants_de_HurinL'histoire:

Des milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Tùrin et Niënor, les enfants de Hùrin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et érante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

La critique:

Finalement, il a fallu six mois pour que je reçoive mes cadeaux d'anniversaire de la part des potes de Quimper... Mais ça valait le coup! Je ne saurais assez remercier les copains d'avoir laissé à Céline la délicate mission de choisir les cadeaux. Vous l'avez compris, elle aussi fait partie des fans de Tolkien! L'étincelle qui a fait de moi un lecteur assidu, voir mono-maniaque, fut la découverte dans ma prime jeunesse du Seigneur des Anneaux qui a fait l'effet de révélateur et m'a ouvert les mondes du merveilleux.

Pour cet opus posthume, il m'aura seulement fallu deux jours (chez la belle-mère...) pour dévorer l'oeuvre du Maître. Il est des auteurs qui nous transporte, nous sublime! Tolkien chez moi fait partie de ces êtres d'exception. Dès les premières pages, je me suis retrouvé happé, replongé dans des sensations de mon enfance que j'avais oublié ou du moins remisé dans un vieux tiroir de mon cortex. L'écriture littéraire, poétique et évocatrice en diable qui prouve que l'Héroic-fantasy est un genre noble. Le ton épique, le charisme (l'anti-charisme parfois) des personnages et l'impression de vivre les aventures qui nous sont contées. Magique! Le lecteur aguerri que je suis, c'est retrouvé piégé dans la toile d'araignée tissée par un écrivain hors-norme.

N'allez pas croire pour autant, que Tolkien fait de la redite! L'atmosphère ici est sombre, mortifère! Chercheur d'espoir, passez votre chemin! Nulle place pour cela ici-bas! L'auteur se fait ici devin et nécrologue, tant la destinée des personnage est assujetie à un Fatum implacable. Parfois aux accents Shakespearien, parfois aux accents d'un Napoléon narrant ces batailles; on sent l'angoisse, le souffle des harpies sur notre cou! Maudite est cette lignée, maudite est sa destinée! Le mal dans ce livre est présent dans les gènes et non dans des ennemis réels. L'ennemi vient de l'intérieur ce qui le rend d'autant plus redoutable, c'est donc avant tout des héros face à eux-même que vous retrouverez (il y a quand même de beaux morceaux de bravoure).

Une merveilleuse lecture que je ne saurai que vous conseiller.

Posté par Mr K à 17:18 - Des mots sous nos yeux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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