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Le Capharnaüm Éclairé
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18 décembre 2023

"Bretzel blues" de Rita Falk

L’histoire : En ce moment, ça marche impeccable pour le commissaire Franz Eberhofer : ses amours roulent, la porcherie qu'il rénove est pratiquement habitable, il tient la forme grâce aux bières régulières et aux promenades quotidiennes avec Louis II - son chien, son coach fitness, son fidèle compagnon.

 

Mais voilà que l'ambiance tourne à l'aigre dans le village de Niederkaltenkirchen : quelqu'un a tagué en rouge sur la maison du directeur du collège M. Höpfl "Crève, sale porc !". Le directeur disparaît plusieurs jours, pour revenir une nuit sous une forme plutôt macabre. D'accord, il n'aurait jamais gagné un concours de popularité, mais est-ce une raison pour finir ainsi ?

 

Franz est furieux. Comme si cet homicide stressant ne suffisait pas, on l'oblige à pouponner l'affreux bébé de son frère Léopold, libraire et lèche-bottes de première classe. Heureusement qu'il a sa Mémé déjantée et sa robuste cuisine pour se refaire une santé...

 

La chronique de Mr K : Retour dans l’univers littéraire déjanté de Rita Falk qui m’avait déjà bien fait gondoler avec Choucroute maudite et Pression fatale. C’est à l’occasion d’un séjour à notre Emmaüs que Nelfe a mis la main sur le dernier de la trilogie que je n’avais pas lu. En fait, Bretzel blues se déroule entre les deux autres volumes mais cela ne gâche pas du tout la lecture, les trois pouvant se lire dans n’importe quel ordre. Comme dans les précédentes aventures de Franz Eberhofer, l’enquête n’est qu’un prétexte à croiser les personnages récurrents complètement barrés qui peuplent les pages de ce roman qui se lit très vite et avec un plaisir renouvelé.

 

Dans le paisible village de Niederkaltenkirchen, il s’en passe de belles de temps à autre. Le directeur du collège local, un homme honni de tous voit sa maison taguée avec un message de menace de mort. Franz avec sa flemme légendaire n’en fait pas cas et laisse couler. Il va être obligé de s’atteler à la tâche quand on va retrouver un peu plus tard le cadavre haché menu du pauvre homme au bord de la voie ferrée. Suicide ? Crime ? La balance penche plutôt sur la deuxième proposition tant il était peu apprécié. Mais comment trouver le coupable quand tout le monde est suspect ? C’est pas gagné...

 

C’est pas gagné car Franz est loin d’être le plus impliqué des policiers. Il rode plus qu’il n’enquête et passe son temps à penser à ce qu’il va manger en allant chez le charcutier (une institution à lui tout seul), à boire des coups au troquet du coin le soir et à démêler les fils de sa vie affective. C’est au petit bonheur la chance que l’enquête va avancer grâce à l’aide inattendue d’un ancien collègue de boulot viré de la police et un médecin de la morgue soucieux de son travail. On se demande même parfois si Franz a réellement envie de résoudre cette affaire tant il n’en glande pas une. Non décidément il a bien mieux à faire...

 

Son père, fan des Beatles qui se met à fumer des joints devant lui, son abruti de frère (comprendre qu’il se la pète et est libraire de profession) qui lui confie son nouveau né car Franz est le seul à réussir à l’apaiser, la mémé bien barrée qui concocte de bons plats bien bourratos qui lui reproche son laisser aller, les balades avec Louis II son fidèle compagnon à quatre pattes, autant de passages bien délirants sur la vie de Franz qui doit conjuguer avec tout cela, plus la Susie, la secrétaire de mairie avec qui il sort et qui est partie en Italie sans lui. Il semble même qu'elle n'ait pas envie de revenir... C’est un choc pour notre policier qui ne l’a pas vu venir et qui du coup ne se concentre pas beaucoup sur son enquête...

 

On passe un très bon moment de lecture avec ce policier rural drôlatique à souhait et parfois complètement déjanté. Bretzel blues se lit d'une traite, quasiment tout seul et on prend un sacré plaisir à retrouver les uns et les autres, à lire les échanges souvent musclés qu’ils ont entre eux et les scénettes abracadabrantesques s’enchaînant les unes les autres. Ça fait du bien par les temps qui courent de se délasser avec ce genre d’ouvrage. Avis aux amateurs !

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Commentaires
Z
Cette série m'a toujours fait envie !
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