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Le Capharnaüm Éclairé
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13 décembre 2017

"Une Saleté" de Frédérique Clémençon

L’histoire : Dans l'isolement d'une vieille maison perdue dans les collines, deux femmes, une mère et sa fille, règlent leurs comptes, convoquent leurs fantômes, s’épanchent une fois encore. Elles ne se parlent plus depuis longtemps. Leurs voix ne feront donc que se croiser. Une troisième voix se mêle à la leur, qui ordonne avec ironie leurs récits fragmentés. Mais elle s’éteint bientôt, parasitée par d’autres voix, celles des disparus - le père et l’époux, le grand-père et le beau-père.

 

La critique de Mr K : Il fallait bien que ça arrive en 2017, Une Saleté de Frédérique Clémençon ne m’a pas, mais alors pas du tout, convaincu. Malgré un thème intéressant et un choix de point de vue narratif original, je n’ai pas accroché et baillé plus d’une fois d’ennui. À suivre, les raisons du pourquoi...

 

Sur le papier, le pitch est très attirant. On rentre dans l’intimité d’une famille à travers les monologues intérieurs de deux femmes. Elles se répondent sans le savoir et se mêlent à leurs voix les souvenirs des disparus et par là même des flashback sur des moments forts de cette famille lambda (mariage, anniversaire, décès). Au fil de la lecture, on ressent les tensions accumulées qui s’exacerbent et montrent le vrai visage de cette cellule familiale plus que fragile. C’est par bonds successifs que le lecteur va explorer les passions humaines et essayer d’appréhender au mieux ce groupe humain si proche et si lointain à la fois : la famille.

 

Dès les premières pages, je me suis dit que ça allait être dur : une seule phrase sur les dix premières pages. Clairement le style est alambiqué et complexe à saisir. Ce n’est pas pour autant que je relâche le volume car j’ai déjà lu des auteurs au style étrange et obscur (deuxième période de la carrière de Maurice G. Dantec par exemple) et je suis assez perfectionniste dans mon genre, quand je débute une œuvre, je veux lui laisser toutes ses chances et pouvoir juger au final l’œuvre dans son intégralité. Je maintenais donc le cap et poursuivais ma lecture.

 

Au delà du style qui ne s’arrange pas en terme de forme, je n’ai pas réussi à accrocher aux personnages qui ne m’ont ni inspiré d’attirance ou de répulsion. Je n’ai curieusement ressenti aucune réelle émotion durant ma lecture si ce n’est quelques frémissements à l’occasion de scènes abominables entre la belle-mère et sa belle-fille. Rien de transcendant vraiment et un ennui qui s’installe durablement. Le changement anonyme de narrateur en cours de route n’aide pas vraiment, pas de réels indices de changement de point de vue et l’on s'y perd. On pourrait se dire alors que ce n’est pas grave, se concentrer sur l’ambiance, les sensations, les émotions dégagées. Mais rien ne s’est passé non plus à ce niveau là pour moi, encéphalogramme plat pour un livre de 187 pages, heureusement écrit gros et qui ne m’a pas trop pris de temps.

 

Difficile d’en dire plus sur ce livre qui ne m’a vraiment pas plu, pas inspiré ni engagé dans un quelconque processus de réflexion ou d'introspection. Étrange sensation vraiment pour moi qui ai l’habitude de choisir avec soin et réussite mes ouvrages lors de mes chinages. Pour le coup, c’est un beau flop...

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