"Quand le dormeur s'éveillera" H.G. Wells
L'histoire: Un homme se réveille 200 ans après son endormissement. Le monde a bien changé et son rôle va s'avérer déterminant...
La critique de Mr K: Attention livre plus rare qu'à l'habitude, il me semble que ce roman de SF de Wells n'a jamais été réédité. J'ai eu le plus grand mal à trouver l'illustration ci-jointe qui d'ailleurs est celle de mon édition. Héritage de mon grand père, il m'avait "échappé" jusque là... C'était sans compter une exploration inopinée d'un vieux carton de livre!
Disons-le tout net: cet opus ne restera pas dans les mémoires comme une des oeuvres majeures du maître: je lui préfère largement "L'île du Dr Moreau" ou "La machine à remonter le temps". Graham, le dormeur se réveille dans un monde futuriste qui n'a vraiment plus rien à voir avec le XIXème siècle qu'il a connu. En plus, sa position est délicate car il se rend vite compte qu'il est quelqu'un d'important et qu'il attise la soumission mais aussi la jalousie et la crainte... Je n'en dirai pas plus pour ne pas divulguer la clef du roman (livrée d'ailleurs bien trop tôt à mon goût).
Pour l'époque ce roman était sans doute visionnaire mais à mes yeux il ne rentrera pas au panthéon des oeuvres SF du XIXème aux côtés de Pierre Boulle, Rosny Aîné et autres Jean de La Hire (voir l'excellente compile de vieux récits de SF française "Chasseurs de chimères" aux éditions Omnibus). "Quand le dormeur s'éveillera" a plutôt mal vieilli, le style est pesant et les descriptions ont du mal à passer tant elles semblent aujourd'hui dépassées. Pratiquement à aucun moment, je n'ai réussi à me "transposer" à la place du héros, à m'imaginer errant deux siècles dans le futur: la mécanique n'a pas fonctionné. Plusieurs fois, j'ai failli refermer l'ouvrage tant je sentais l'ennui me gagner... mais une petite voix interne me disait: "Non Mr K, tu ne peux pas faire ça. Tu as trop de respect et de goût pour cet auteur. La fin sera mieux...".
Résultat des course: un livre plus que moyen avec quelques fulgurances intéressantes éparses dans un ensemble gâté par les ravages du temps qui passe selon moi. Une curiosité tant il date de l'époque où la SF était encore un genre balbutiant... Une curiosité dispensable cependant...