Arthur H aux Arcs, Quéven, 07/02/09

En ces temps de crises de nerfs au milieu de nos cartons, d'envies de meurtre sur notre proprio et de disette pécunière (cf les 2 "excuses" précédentes), rien ne pouvait nous faire plus de bien qu'une petite soirée concert aux Arcs de Quéven. Située à quelques kilomètres de Lorient, les artistes de qualité la préfèrent aux salles de concert de Lorient centre. Plus intimiste, bonne accoustique et spectateurs à leur aise, cette salle à tout pour plaire. Ne vous attendez pas à y voir Madonna (I am dancing with Madonna... HOUHOU...), mais si vous aimez Vincent Delerm, Emily Loizeau, Souad Massi, vous serez ravis de la future programmation (pas la peine d'aimer tout ceux que je viens de siter, cherchez l'intrus...). Bon vous l'aurez compris, les Arcs, j'adore, j'adhère!
La 1ère partie fut assez éprouvante pour notre dos (dur dur d'avoir derrière nous une nana qui n'a pas du tout de rythme et qui est tellement contente d'être là qu'elle tambourine sur le siège de devant avec autant de puissance qu'un rhinocéros en charge!) et assez insipide pour nos oreilles. Yules, 2 frangins tout droit venus de Besançon, verse en effet dans la pop folk assez commune, il n'y a rien de nouveau dans leur musique, rien de transcendantal dans leur charisme... Avec eux, point de grand tournant et d'illumination musicale, juste une musique gentillette qu'on peut écouter en fond sonore à l'apéro entre potes. Ce n'est pas plus pourri que certains groupes dont on nous rabat les oreilles à la radio (si tant est qu'on la mette en marche... ce n'est pas mon cas) et ils pourraient percer un jour. On prend les paris?
Bref, au bout de 2 titres, avec Mr K, on s'emmerdait ferme (surtout lui en fait, le pauvre...) et il nous tardait qu'Arthur H arrive enfin sur scène et que l'on puisse changer de place parce qu'en ce moment on est tellement vénère ouech gros zy va ta mère qu'on aurait pu décalquer la tronche de la gentille personne placée derrière nous! Non, non, à part ça, on est pas des violents!!!
Arthur H a été sublimissime sur scène. Héléno (spéciale cacedédi à ma coupine!) m'avait prévenue que sur scène il était suuuuuuper bôôôôôô, magnifique, so sexyyyyyyyyyy (oui j'ai des copines un peu hystéro!), je n'irai pas jusque là mais il a une sacrée présence ça c'est sûr.
Je l'avais déjà vu au Furia festival à Cergy en 2006 et il m'avait laissé un très bon souvenir. Depuis je le suis de loin, je ne suis pas une grosse fan mais j'apprécie vraiment son style et son évolution musicale. Pour Mr K, c'était une première. Je lui avais passé les CD quelques semaines auparavant, il avait plutôt accroché et étant fan de son père il a dit "Banco"! Et il a bien fait car on a passé une excellente soirée.
"J'aime beaucoup voir les gens devant qui communiquent avec leurs corps et entrent dans des danses transcendantales et ceux du fond confortablement installés qui dégustent et méditent". Marrant qu'Arthur H nous ai lancé cette phrase car je m'étais fait (plus ou moins) la même réflexion quelques minutes auparavant. Nous faisions parti des gens du fond et il est vrai que nous méditions! Les premiers rangs formant un seul corps et vibrant à l'unisson sur la musique d'Arthur H était une très belle vision. Le public de cet artiste est très respectueux. Il flottait une atmosphère à la fois puissante et calme. Déroutant.
De nombreux morceaux de son dernier album "L'homme du monde" ont bien sûr été joué, tels que "Si tu m'aimes", "Mon nom est Kévin B", "Dancing with Madonna" (qui est devenu "Dancing with Maboma" subtile fusion entre Madonna et Obama, Arthur H voulant pour l'occasion fluncker Obama), "Luna park", "Cosmonaute père et fils", "Naissance d'un soleil", "Radio city light", "Adieu goodbye", "The hypno-techno-gypsie-queen", mais aussi de plus anciennes chansons telles que "Le chercheur d'or", "The lady of Shangai", "Est ce que tu aimes?" avec le public dans le rôle de M et un interlude reprise de Maryline Monroe "The river of no return" par Bettina Kee (clavier et choeur d'Arthur H), "Le baiser de la lune", "Ma dernière nuit à New-York city", "Marouchka", "Cool jazz", "Candy chérie" et j'en passe.
Plus de 2h de concert, 2 rappels. Des arrangements très différents des albums sur certains titres, à la limite du prog, une guitare omniprésente et hypnotique sous les doigts de Nicolas Repac. Et ma petite surprise du jour, ma cerise sur mon gateau de la soirée fut de découvrir que son bassiste n'est autre que Jérôme Goldet (oui je suis novice en Arthur H! j'avais prévenu!) que je ne cessais de croiser sur Paris aux côtés de Franck Monnet, Albin de la Simone, Seb Martel... Ah ça m'a fait plaisir ça!!!
Si Arthur H passe près de chez vous, n'hésitez pas une seule seconde, ce mec sur scène c'est de l'or en barre, une voix à tomber par terre et un côté branque des plus plaisants!