"Leur morale... et la nôtre" de Florence Quentin
L'histoire: On peut être un couple de bons français, toujours amoureux, parents modèles, travailleurs et économes jusqu’à la manie et écouler au noir dans le sous-sol de sa villa de Béziers hyper sécurisée, des godasses de son ancien magasin et des produits « satisfaits ou remboursés » qu’on détourne dans tous les supermarchés de la région.
À chacun sa morale !
On peut être des voisins affectueux qui bichonnent la vieille voisine qui vous fait miroiter son petit héritage et l’empoisonner pour deux euros cinquante en lui fourguant bêtement une paella royale, pas très fraîche.
À chacun sa morale !
Mais quand tombe du ciel un héritier de la voisine qui vient s’installer dans sa maison et qu’il est arabe !! Alors là, tous les coups sont permis, car c’est bien connu, il y a les honnêtes gens et les autres…
Mais où est la morale dans tout cela ? Pas toujours où l’on croit…

La critique Nelfesque: André Dussollier et Victoria Abril à l'affiche? Un film de Florence Quentin qui n'est autre que la scénariste de "La vie est un long fleuve tranquille" et "Tatie Danielle"? Il ne nous en faut pas plus pour aller nous enfermer une fois de plus dans une salle obscure! Le synopsis est alléchant, la bande annonce fait envie, nous pensions donc passer un excellent moment hier soir.
Résultat des courses, nous sommes un peu déçus. Loin d'être la comédie de l'année, certaines scènes sont savoureuses mais l'ensemble est lourd, très lourd! La radinerie poussée à l'extrême les rend puants, tout est surjoué. Ce parti pris de tout pousser à son paroxysme, jusque dans les jeux d'acteurs, n'a pas pris sur moi. Ce fut un flop...
Je ne considèrerai pas pour autant ce film comme étant une grosse bouse. J'ai tout de même de la tendresse pour les deux acteurs, surtout André Dussollier. Cependant, le scénario est léger et la fin aurait mérité d'être un poil plus développée.
Distrayant mais de là à aller le voir au ciné...

La critique de Mr K: 2,5/6. Bien déçu. Fan devant l'éternel de Dussolier et d'Abril, force est de constater qu'on a l'impression de se retrouver dans une cours de récré de primaire. Les deux acteurs principaux en font vraiment des tonnes et on y croit pas une seconde. Ce qui peut marcher au théâtre quand on se trouve au dernier rang devient poussif et risible au cinéma. Dommage car sur le papier, cela promettait. La réalisation se traîne et le scénario est convenu même s'il faut avouer que la fin est assez surprenante. Mais loin, de se cantonner sur une fin "immorale", Florence Quentin (scénariste de "la vie est un long fleuve tranquille") se sent obligée de nous asséner une morale bien cucul sur la nature humaine qui est capable de changer (studio Gaumont oblige?). Un film qu'on est donc pas du tout obligé d'aller voir au cinéma...