Des monts et merveilles
Ce week-end, nous avons traversé la frontière pour aller au Mont-St-Michel, aujourd'hui normand mais, notons le, très proche de la Bretagne! Soyons bons joueurs, administrativement ce monument historique classé Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO est en Normandie... comme Nantes est en Pays de la Loire... BREF!!!

A quelques kilomètres de l'arrivée, on aperçoit une silhouette émergeant de la brume (c'est le matin, on est dans la moitié nord de la France tout de même...). A ce moment là, on retrouve de vieux automatismes que l'on avait quand on était enfant. Du genre:"Oh! Mais qu'est ce que c'est!?" "Wéééé!!! C'est le Mont-St-Michel!!!". Quand j'étais petite, le 1er de la voiture à voir la mer ou la tour Eiffel gagnait 10fr... Pas de chance, j'ai 20 ans de trop...
A défaut des 10fr, en garant notre voiture en début de digue et en marchant 1 km, on économise 4 € de parking! Malins! De plus, cette option nous permet d'appréhender différemment la découverte du site: le Mont et son environnement se dévoilent peu à peu à la mesure de nos pas.
30 minutes plus tard, nous voici derrière l'enceinte fortifiée qui protégeait la ville et l'abbaye qui la surplombe. Les rues sont étroites, les japonais et leurs appareils photos sont partout! Les boutiques de souvenirs sont omniprésentes, la Mère Poulard aussi... En été, ça doit être l'horreur absolue! Gomenasaï, nous sommes hors saison, on l'a échappé belle...
Arpentant ces rues pentues et les nombreuse marches qui nous mènent au sommet, nous voici 170 mètres plus haut, prêts à entamer la visite de l'abbaye.

Tranchant avec l'effervescence de la rue, l'abbaye, bien qu'envahie par des bus entiers de touristes étrangers, impose le respect. L'architecture des différentes salles est sobre et, au Moyen-Age, l'ambiance devait être propice au recueillement. Entre zones de lumière et zones sombres, nous arpentons des escaliers, des couloirs et toute une série de "lieux-clefs": réfectoire, scriptorium, cryptes, chapelles, salle des hôtes, cloître, terrasses... Le panorama sur la baie est omniprésent à travers différentes fenêtres et autres ouvertures donnant sur le monde extérieur.
A la tombée de la nuit en ce soir de février, le Mont-St-Michel retrouve sa quiétude et le silence inhérent aux lieux saints.
