"Les contes rouges du chat perché" de Marcel Aymé
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L’histoire : Delphine et Marinette jouent sagement dans la cuisine de la ferme. Mais une bêtise est si vite arrivée... Vont-elles être envoyées chez la tante Mélina à la barbe qui pique ? Les fillettes ont heureusement de bons amis : le cochon qui joue les détectives, le chien, fidèle et courageux, l'écureuil et le sanglier qui se mettent à l'arithmétique... Quant au canard et au chat, ils n'ont pas leur pareil pour détourner les soupçons des parents... Des contes savoureux et loufoques où le merveilleux se mêle au quotidien.
La critique de Mr K : Retour aujourd’hui dans un deuxième volume de contes de Marcel Aymé, un auteur qui a bercé ma jeunesse. Dans ces Contes rouges du chat perché, nous retrouvons avec un plaisir certain Delphine et Marinette, les animaux de la ferme familiale et forcément les parents, pour de nouvelles aventures réjouissantes soufflant un doux vent de nostalgie.
C’est le volume dont je me rappelais le plus et chaque nouveau conte a fait ressurgir en moi des souvenirs bien enfouis, des scènes oubliées et des situations qui m’avait marquées. Ainsi, mon préféré, celui avec le pouvoir du chat qui fait pleuvoir en passant sa patte derrière l’oreille pour éviter aux fillettes une visite obligatoire programmée par les géniteurs chez la tante Mélina qui pique quand elle vous embrasse. Il y a aussi le récit avec les boîtes de peinture qui ont le pouvoir de modifier la réalité ou encore ce problème de mathématiques insoluble sur le nombre d’arbres de la forêt du village dans laquelle Delphine et Marinette vont aller compter directement les espèces arborées en compagnie de leurs amis à poils et à plumes. D’autres contes s’intercalent, toujours dans le registre du merveilleux et de l’amitié.
Cela se parcourt avec un plaisir de chaque instant. Les pages se tournent toutes seules et l’on se régale des facéties des animaux qui cachent bien leur jeu et se révèlent d’une grande aide et d’une intelligence pratique qui arrange beaucoup de situations. Les deux gamines peuvent compter sur eux pour couvrir leurs bêtises et les parents se font à chaque fois avoir. C’est tendre, souvent drôle et l’irruption du merveilleux englobe le tout dans une ambiance unique, addictive et source d’évasion.
L’écriture bien qu’ancienne n’a pas pris une ride, l’apparente simplicité cache une sensibilité à fleur de mot et l’immersion est totale. Un pur bonheur de lecture que je vous invite à entreprendre si ce n’est pas déjà fait.