mercredi 7 avril 2010

"Un sac de billes" de Joseph Joffo

un_sac_de_billeL'histoire:

Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies "Liberté, Egalité, Fraternité". Paris est une ville occupé où l'ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs.

Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l'école. Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaine et les deux Joffo rentrent qui avec l'oreill en chou fleur, qui avec l'oeil poché et le genou meurtri. Oh! En compassation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l'étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir.

La critique de Mr K:

Quelle merveilleuse relecture que celle-ci! Je me suis retrouvé derrière les bancs de l'école en classe de 5ème avec Mme Jaffrézic comme prof de français. Ca a été un des rares bouquins étudiés en classe qui m'ait plû! Je suis retombé dessus par hasard (et mal rasé comme disait Serge) au gré d'une visite dans une quelconque brocante. Je l'ai dévoré en deux jours, partagé entre mes retrouvailles avec les deux frères et le destin tragique de leur famille. Rappelons simplement qu'il s'agit d'un premier livre et qu'il est autobiographique et vous pouvez déjà vous faire une petite idée de la charge émotionnelle que dégage cet ouvrage.

C'est avant tout une ode à l'enfance: ses petites joies, ses terreurs, ses aspirations et ses limites. Joffo nous offre une vision de la guerre à travers les yeux de l'innocence et son écriture remarquable retranscrit avec brio et justesse l'errance de ces deux pré-adolescents. La fratrie, l'amour de la famille autant de valeurs qui leur permettront de surpasser un conflit qui les dépasse mais les touche au premier plan: ils sont juifs. Loin des clichés, c'est la réalité brute qui est ici exposée: l'exode, la recherche de nourriture, le passage de la ligne de démarcation, les retrouvailles, le système D... Des passages sont extrêmement éprouvants notamment la scène se déroulant dans l'hôtel Excelsior (lieu de résidence de la gestapo) où Maurice et Joseph sont soumis à un interrogatoire impitoyable. Ils tiendront et ne diront jamais qu'ils sont juifs. Ils devront leur salut à un prêtre qui fournira de faux documents attestant de leur baptême. J'en profite pour préciser que nombre de Justes ayant caché ou aidé des juifs étaient des prêtres catholiques. On parle beaucoup des attermoiement de Pie XII (pape de l'époque) vis-à-vis de la "question juive" mais on oublie trop souvent ces membres du clergé catholiques anonymes qui ont risqué leur vie en suivant les vraies valeurs chrétiennes.

Ce livre est un monument, un témoignage-romancé fidèle à la réalité de l'époque que beaucoup de collégiens ont lu et -je l'espère- continueront à lire dans les décennies à venir. L'écriture simple et cependant dense nous plonge dans une des époques les plus sombre de notre Histoire et nous rappelle qu'encore aujourd'hui le combat doit continuer pour protéger des principes aussi essentiels que le droit d'exister pour ce qu'on est, dans le respect des autres. J'avoue cette re-lecture m'a ému comme au premier jour et c'est tremblant que j'ai refermé ce livre qui aura une place de choix dans ma bibliothèque idéale (mon Dieu, va falloir acheter une autre étagère!).

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samedi 20 février 2010

"J'ai voulu porter l'étoile jaune" journal de Françoise Siefridt

_toileL'histoire: Le témoignage unique d'une jeune chrétienne, internée dans les camps français pour avoir porté l'étoile jaune.

C'est le jour même de l'ordonnance nazie imposant le port d'un insigne à tous les Juifs que Françoise Siefridt, une étudiante chrétienne de dix-neuf ans, décide d'arborer l'étoile jaune avec l'inscritpion "Papou", pour en dénoncer le caractère barbare et humiliant. Un geste de solidarité courageux qui lui vaut d'être aussitôt arrêtée par la police française. De juin à août 1942, au cours de son internement comme "amie des Juifs" aux camps des Tourelles puis de Drancy, Françoise Siefridt a tenu un Journal dans lequel elle rapporte les scènes poignantes dont elle a été témoin.

La critique Nelfesque: Voici là une lecture dure et éprouvante. Ce Journal de Françoise Siefried relate 86 jours de sa vie, privée de liberté et témoin "privilégié" d'un morceau de notre Histoire qu'il est encore aujourd'hui difficile de concevoir tant des actes abjectes et immoraux ont été perpétré. Jugés totalement injustes et injustifiés autrement que dans des cerveaux malades, des actes de résistance ont fort heureusement émergé çà et là. Certains en ont payé de leur vie, d'autres, comme Françoise Siefridt, ont été "seulement" arrêté. De cet internement ressort aujourd'hui ce Journal qu'elle a tenu sur un petit cahier d'écolier.

Cette jeune femme de 19 ans portait l'étoile juive "amie des Juifs". Pour ce délit, cet acte de soutien et de solidarité, elle a été arrêté. Son journal commence ici. S'en suit une incarcération au camp des "Tourelles" où Juifs, amis des Juifs et "politiques" (communistes pour la plupart) sont regroupés dans l'attente d'un transfert au camp de Drancy, l'antichambre d'Auschwitz. Ce journal, très court, de 68 pages ne laisse que très peu transparaître les émotions et protestations de cette jeune fille. Sans doute craignait-elle de se le voir retirer et risquer ainsi bien pires traitements.

C'est donc de manière pudique que cette étudiante  d'hypokhâgne relate les faits de cette étape précurseur des camps d'extermination. Une sorte de "no man's land" où règne la peur et le doute mais aussi l'espoir et l'attente. Sa foi ainsi que ses amitiés, malheureusement de courtes durées, avec ses compatriotes de coeur, l'ont aidé à traverser ce lourd moment dont certains ne sont pas revenus...

Le journal est précédé d'une longue préface qui, bien que remettant dans le contexte le témoignage de Françoise Siefridt, se révèle être lourd et indigeste. Voulant vraiment lire ce livre du début à la fin, j'ai dû me faire violence pour ingurgiter 81 pages remplies de dates et de noms propres. Toutefois, celles-ci mettent l'accent sur les réactions de l'Eglise Catholique de l'époque et permettent de nous éclairer sur les textes officiels souvent occultés ou très vite balayés.

La postface, quant a elle, décripte le Journal en ressituant certains personnages présents dans ce dernier et nous apporte quelques éléments de réponse sur la vie de Françoise Siefridt. Très intéressant. Les annexes sont aussi, à mon sens, très utiles.

"J'ai voulu porter l'étoile jaune" est donc un livre/témoignage qu'il est bon d'avoir lu pour ne pas oublier et continuer de résister face aux mouvements extrémistes menant inévitablement à des actes lugubres et inhumains. Et ce partout dans le monde.

vendredi 11 décembre 2009

"La Part de l'autre" de Eric-Emmanuel Schmitt

la_part_de_lautreL'histoire: 8 octobre 1908: Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde...

La critique Nelfesque: Ce que j'ai aimé ce livre! Ce que j'aime cet auteur! Non seulement on apprend des choses (parce qu'on a beau avoir entendu nos profs d'histoire nous relater la seconde guerre mondiale un paquet de fois, il suffisait que le cours tombe avant ou après la pause déjeuner, ça rentrait par une oreille et ça ressortait par l'autre... Ca c'est parce que Mr K était encore sur les bancs de l'école héhé!) mais en plus l'émotion passe remarquablement bien sous la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt. Ce livre est déstabilisant. On s'attache à l'Adolf Hitler deuxième version, à l'homme qu'il aurait pu être. On souffre quand il doit quitter sa vie quotidienne pour les tranchées de la première guerre mondiale, on a mal quand il perd un ami, on sourit quand il rencontre sa femme, on pleure quand elle tombe malade... Dans ces moments là, en refermant son livre, il est difficile de dire "Pauvre Adolf" et pourtant c'est bien de l'empathie que l'on a pour lui.

"La part de l'autre" n'est pas seulement le récit de ce qu'aurait pu être la vie d'Hitler si il avait intégré les beaux-arts. Si il s'était contenté de ça, Eric-Emmanuel Schmitt aurait fait dans la facilité (quoi que...). Là où le livre est intéressant c'est qu'il relate en parallèle la vie du vrai Hitler et donc l'Histoire. Un chapitre sur deux, on retrouve une chronologie avec l'avancée du parcours et de la pensée de celui qui va être, est ou a été le Führer. Ainsi, on a l'impression d'être au plus près du personnage historique, dans ses réflexions, dans son cheminement personnel qui va le mener où l'on sait.

Il est difficile de se détacher de cette oeuvre, difficile de revenir à la réalité, difficile d'entamer une autre lecture une fois la dernière page tournée car ce livre marque le lecteur à jamais. Un livre magnifique que je conseille vivement à qui aime l'Histoire, s'intéresse à cette période ou simplement cherche à comprendre.

jeudi 27 août 2009

"Le Liseur" de Bernhard Schlink

le_liseurL'histoire: Pour une fois je ne vous retranscrirai pas la 4ème de couverture de cet ouvrage. Plutôt que de vous inciter à ouvrir ce livre, elle ne fait que vous synthétiser la totalité de l'oeuvre de façon froide et quasi mathématique. Une bonne méthode pour vous en dégoûter... Sachez juste que ce livre parle d'amour et de lecture dans une Allemagne des années 40.

La critique Nelfesque: Bon ok, hier vous avez eu droit à une critique d'"Inglourious Basterds", aujourd'hui "Le liseur" et dans les prochain jour la BD "V pour Vendetta". Malgré les apparences, nous ne sommes pas en ce moment en plein trip "seconde guerre mondiale et nazisme". Non, non...

Ce livre est une pure merveille traitant d'amour, de lecture et d'érotisme sur un fond de violence et d'inacceptable. Constitué de 2 parties distinctes, on découvre dans une première partie Michaël et Anna, leur histoire d'amour, leur différence d'âge, leur aptitude à rendre la lecture sensuelle. Toujours le même rituel: le bain, l'amour et la lecture à haute voix. Il est lycéen et découvre Homère, Cicéron, Hemingway. Elle a 35 ans, belle, mystérieuse, elle aime passer des heures à écouter son "garçon".
Cette première partie peut rendre mal à l'aise tant nous entrons dans l'intimité de ce jeune couple par une écriture simple et sans fioriture. Je me rappelle m'être fait la réflexion de lire un "vrai bouquin de gonzesses" (oui, je sais, j'en suis une). Mais ces pages sont belles de simplicité, d'évidence, un vrai baume au coeur.

La deuxième partie se situe dans un tribunal. Changement de décor brutal pour un univers froid et un procès ayant pour thème la shoah. Nous sommes là bien loin du petit cocon douillet auquel nous nous étions habitués dans les premières pages. Michaël est étudiant en droit, Hanna est sur le banc des accusés, ils ne se sont pas revus depuis 7 ans et Michaël nous entraine avec lui dans un tourbillon de questions. Comment a-t-il pu aimer une femme jugée aujourd'hui pour crime de guerre? Qui est-elle vraiment? A-t-elle conscience de ce qu'elle a fait? Doit-il s'en vouloir?...

Autant de questions qui resteront sans réponse car la vie est ainsi faite de contradictions. Ce livre a été traité, par certaines critiques, d'antisémite. Selon eux, il donne une justification, une âme aux bourreaux nazis. Je ne suis pas d'accord; il n'y a rien d'antisémite dans ce livre, pas de justification. Hanna reste une énigme jusqu'à la fin, un ovni froid qui ne recevra ni pardon, ni absolution. Il traite avant tout de l'amour sous toutes ses formes et d'une génération qui tente de survivre aux crimes perpétrés par leurs parents.

Un livre à lire donc. Emouvant et dérangeant.
Je suis très curieuse de voir l'adaptation cinématographique sortie en salle début août et soit disant très fidèle à l'oeuvre littéraire.

Posté par Nelfe à 17:14 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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mercredi 26 août 2009

"Inglourious basterds" de Quentin Tarantino

inglourious_basterds_afficheL'histoire: Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.

Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

La critique Nelfesque: Autant vous prévenir tout de suite, il y a scission dans notre couple. D'habitude, nos critiques sont complémentaires mais là, vous lirez 2 critiques différentes.

En ce qui me concerne, je n'avais pas vu la bande annonce avant d'aller voir "Inglourious basterds". Comme tout nouveau Tarantino qui sort au cinéma, j'avais envie de le voir mais sans trop savoir où j'allai. Tarantino est pour moi un des meilleurs réalisateurs actuels (il y en a d'autres, la liste est longue), c'est donc confiante que je me rends au cinéma.

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Pour moi, "Inglourious basterds" est un bon film. Ce n'est pas le meilleur Tarantino, ce n'est pas le film de l'année, je ne pense même pas qu'il restera culte mais j'ai passé un bon moment sans voir passer les 2h30 de film. Ce que j'ai aimé dans ce long métrage, c'est ce que beaucoup ont détesté (la chieuse, c'est moi!): les longs dialogues frôlant le quart d'heure, dans un climat de tension extrême. Cette période de l'Histoire est encore proche de nous, nous avons des grands parents qui ont connu cette guerre et certains membres de nos familles ont été déporté. Tarantino, par ces scènes de "non-action", a sû nous retranscrire le climat de peur et la suprématie écoeurante des allemands à cette époque. Il est question de délation, de juifs cachés, d'exécutions, d'allemands auxquels il ne vaut mieux pas dire non...
Le personnage de Christophe Waltz (colonel nazi Hans Landa) est scotchant, calculateur, malsain, cruel et machiavélique. Face à lui, on ressent la peur du français cachant des juifs, de Shosanna ayant changé d'identité, de Bridget von Hammersmark (actrice et membre des services secrets) démasquée... Si je ne devais retenir qu'une seule chose du film ce serait lui.

Hormis Marcel, l'ami "nègre" de Shosanna qui pourrait jouer dans "Plus belle la vie" tant son jeu est fantastique, je trouve les jeux d'acteurs justes. Mélanie Laurent est une de mes chouchoutes et j'ai été agréablement surprise de retrouver Daniel Brühl ("Good bye, Lenin!"). Petit bémol pour Brad Pitt qui surjoue à mort et fait une moue assez désagréable à la "You talking to me" sauf que ce n'est pas De Niro ni "Taxi Driver".

Un bon divertissement donc. On s'attendait peut être à mieux venant de Tarantino mais certaines scènes, comme celle de la taverne, resteront dans les mémoires tant l'appréhension et l'humour sont étroitement mélés. Et puis voir casser du nazi, c'est assez jouissif!

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La critique de Mr K: 2/6. La grosse déception de l'année pour moi qui suis un grand amateur de Tarantino! Créateur de talent et "exhumateur" hors pair, je suis un authentique fan de "Jacky Brown", "Pulp fiction", "Reservoir dogs" et "Kill Bill". J'avais râté la sortie en salle de "Boulevard de la mort" que j'ai vu ensuite et qui m'avait quelque peu déçu au niveau du rythme et des fameuses tirades Tarantinesques. Ca me fait de la peine de dire que "Inglourious basterds" est une pure daube. Non que je me sois ennuyé, mais la machine tourne à vide à force de surenchères, d'effets sonores et de caméra déjà vus! Le comble pour tout fan du maître.

Le scénario tout d'abord, qui se révèle creux, incohérent, mal maîtrisé. Les personnages sont traités avec désinvolture et perdent toute crédibilité. Le personnage de Mélanie Laurent n'est finalement qu'une silhouette à peine esquissée, certes émotionnellement porteuse mais au détriment de sa profondeur... Qui a dit "commercial"? Les basterds qui donnent leur nom au titre du film sont présentés trop succintement au début du film et on les voit à peine 20 minutes en tout et pour tout en action! Exception notable dans cette galerie caricaturale, le personnage interprété par Christophe Waltz, "chasseur de juifs" et manipulateur machiavélique. Chapeau bas à l'acteur qui donne 1 point sur 6 de ma note à lui tout seul. Toujours juste et impressionant en diable (en témoignent mes hérissements de poils de cou lors de ses "interrogatoires"). Bref, le fond est bâclé et empêche toute catharsis spectateur/personnage.

inglourious_basterds

Rajoutez à celà des acteurs parfois en roue libre: Brad Pitt cabotine à mort (dommage qu'il crève pas!) et adopte un parlé doublé d'un rictus du plus mauvais effet, le personnage clé en devient ridicule ce qui peut s'avérer génant...  Le copain black de Mélanie Laurent est sorti tout droit d'une comédie "AB Production" et ridiculise lui aussi des scènes importantes (relation entre l'héroïne et son compagnon). Mais le pire du pire, c'est la musique. Je vous arrête tout de suite, je suis amateur de Morricone et possède toutes les BO des films de Tarantino. J'ai pas adhéré au concept et finalement j'ai plus souri par gêne que par plaisir. Je trouve que ça ne va pas du tout avec un film sur la seconde guerre mondiale. Le décalage entre les intentions du cinéaste et mon ressenti était trop grand. C'est une question de goût et perso pendant toute la scéance ça m'a géné. Pour terminer, j'ai remarqué à une quinzaine de reprise des passages entiers de ses anciens films, notamment "Kill Bill" et "Jackie Brown"; au niveau du cadrage, des effets sonores, de la façon de suivre une conversation et même quelques passages musicaux déjà présents sur "Kill Bill".

Bah, j'ai pas aimé. Je lui en veux. Traître à la cause! Bon, on va se rattraper début septembre avec "District 9"...