samedi 12 mai 2012

"Le trône de fer, intégrale 3" de George R. R. Martin

sans-titreL'histoire: Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrifiant hiver: par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes...

La critique de Mr K: Quel bonheur! Quelle exaltation de replonger dans le royaume des sept couronnes et des cités libres! Je me suis laissé six mois pour me remettre de mes émotions suite à ma lecture des deux premiers volumes de l'intégrale du Trône de fer de Martin. À la fin du premier chapitre de celui-ci (20 pages sur 1150 en tout!), je suis de nouveau accro, adieu sommeil et vie sociale! Bonjour cavalcades et intrigues!

Je pensais avoir tout lu avec les deux premiers tomes, je me mettais le doigt dans l'œil jusqu'au coude, George R. R. Martin a décidément un don incroyable pour se renouveler tout en conservant l'esprit épique et unique de sa série. On s'immerge donc à nouveau et de façon quasi immédiate dans un monde de fureur et d'avidité où tous les coups sont permis. Le pire... c'est qu'on y prend plaisir et qu'on en redemande! Attendez-vous à lire de nombreux revirements de situation, à de l'épopée sanglante et cruelle et à des disparitions tragiques. En effet, une dizaine de personnages importants meurent ou disparaissent dans ce volume et non des moindres! C'est parfois avec la boule au ventre que l'on tourne les pages, appréhendant ce qui va suivre et ce que l'auteur réserve à ses protagonistes. Petites trahisons entre amis, meurtres en famille (tant qu'à faire!), mariages d'intérêts, tortures diverses et variées, autant de mœurs épouvantables qui règnent en maître à Westeros. On se rend de plus en plus compte que nul n'y échappe et même les personnages les plus attachants ont leur part d'ombre (aaaah Tyrion mon favori!) et les plus détestables leur part de lumière (enfance difficile de Cerseï par exemple).

L'écriture est toujours une merveille d'efficacité et de puissance évocatrice. On vit littéralement les faits que l'on suit tant on s'y croit! On sort marqué de façon indélébile et heureux d'une telle lecture qui donne clairement ses lettres de noblesse à la fantasy contrairement à certains (non non, je ne suis pas rancunier...). Comme dit en quatrième de couverture, il y a du Druon dans le flot des événements et les faits relatés, on peut aisément faire le rapprochement avec la saga des Rois Maudits qui m'avait captivé à l'époque. On passe par tous les états et loin de se tarir, les sentiments s'exacerbent et la tension monte de plus en plus. Franchement, j'étais dans tous mes états et il en faut beaucoup pour me retourner à ce point là lors d'une lecture.

Un grand bonheur donc que je poursuivrais bientôt avec le volume 4 de l'intégrale qui siège bien sagement dans ma PAL qui reste sérieusement à épurer! Je vais attendre d'avoir une bonne semaine de libre pour m'attaquer à ce beau morceau. Vive la maison Stark! Même si j'y crois de moins en moins....

Lu et aussi adoré du même auteur:
- Le trône de fer, intégrale 1
- Le trône de fer, intégrale 2

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mercredi 2 mai 2012

"Les Mange-Rêve: Le miroir du rat" de Jean-Luc Le Pogam

LeMiroirduRatL'histoire: Taÿfa aura sans aucun doute été la rencontre qui a tout fait basculer pour Iwan, Thibault et Mélanie. Taÿfa, citadelle aux mille couleurs de peau, aux accents sans frontières. Taÿfa, l'adolescente, dernier bastion de cette liberté à sauvegarder à tout prix. Taÿfa la rebelle qui détient et dévoile les vérités cachées, fédère la jeunesse, crée ses propres systèmes de communication pour échapper à la censure. Mais taÿfa sous haute surveillance et objet de toutes les convoitises car elle a fait chanceler le pouvoir du tyrannique Président Bogdich en s'attaquant à Tombmor, l'une des places fortes de son régime. 

C'est donc entre ses murs que garçons et filles de tous horizons se retrouvent pour organiser la Résistance, fiers d'avoir pu prouver que l'envie de liberté peut faire au moins vaciller ses plus farouches opposants. Mais c'est aussi entre ses murs que la rouille ronge doucement les mémoires endolories de jeunes qui n'avaient pas un instant pensé aux traumatismes que peuvent causer pareils événements. Jamais cependant nos trois héros, qui ont perdu leur âge, ne laisseront s'éteindre la flamme de l'espoir, fut-elle l'ultime lueur de vie d'une chandelle à l'agonie... 

La critique de Mr K: Avec Le Miroir du rat, Jean-Luc Le Pogam entame le deuxième cycle de sa série des Mange-rêve. Nous avions laissé nos héros en fâcheuse posture à la fin du deuxième Tombmor, seuls face à l'adversité, leurs deux âmes protectrices étant tombées au combat. Il va leur falloir rejoindre la cité libre de Taÿfa (où ils avaient séjourné auparavant) pour continuer la lutte. 

Ce livre est très sombre par rapport aux précédents. La mort est omniprésente, à commencer par la disparition pur et simple des deux piliers de l'aventure: Yvon et Jack. Sans compter les parents qu'ils n'ont pu retrouver et à propos desquels ils ne se font plus d'illusion vu la brutalisation des rapports humains et notamment envers les artistes sous le régime fasciste de Bogdich. Les jeunes gens, et surtout Iwan, sont plongés dans l'affliction la plus profonde. Que vont-ils devenir? Ils avaient déjà perdu leur âge dans le précédent volume, il semble maintenant que tout espoir ait disparu notamment chez le narrateur. Le Miroir du rat est l'occasion de suivre tout particulièrement les états d'âme d'Iwan, ses doutes profonds et sa mélancolie. Heureusement, il peut compter sur le soutien indéfectible de son meilleur copain Thibault, aussi énergique que drôle, et sur sa petite amie Mélanie. Ils le secoueront à plusieurs reprises pour le relancer et le sortir de sa léthargie. 

On suit sur une bonne centaine de pages, une course poursuite effrénée entre une armada de jeunes rebelles et les troupes des Mange-Rêve. Cela donne sans aucun doute un des plus beaux morceaux de bravoure de cette série. L'ambiance est sinistre, le froid omniprésente et toute cette rudesse est pleinement ressentie par le lecteur lors de la lecture de ce volume. En ce sens, l'écriture de l'auteur fonctionne pleinement et on a vraiment l'impression de se trouver au cœur de l'action... mais peut-être un peu trop. De plus, un aspect de l'œuvre m'a quelques peu rebuté. 

En effet, au fil de ma lecture, le rythme m'a semblé lent, parfois redondant. On aimerait que ça aille un peu plus vite, que l'organisation des jeunes rebelles soit plus détaillée, que l'auteur s'attarde sur les adversaires qui ici ne sont qu'ébauchés pendant la course poursuite centrale du livre. En restant centré sur les états d'âmes de ses jeunes héros, il a perdu pour moi le rythme du récit et s'attarde trop sur des éléments déjà aperçus dans les volumes précédents (quelques flashback sont de trop à mes yeux) et l'aventure stagne et manque de relief. C'est dommage car les idées de départ sont vraiment intéressantes et source d'une attente forte chez le lecteur mais l'ensemble retombe comme un soufflé et pour la première fois j'ai été déçu. Gageons que le tome suivant qui devrait sortir dans l'année comblera mes frustrations et relancera cette série qui m'a touché au plus haut point dans les tomes précédents.

Lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- Le Grand Dérèglement
- La Route du Nord
- Tombmor 1 et 2

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dimanche 29 avril 2012

"L'Epouvanteur, Tome 1 : L'apprenti épouvanteur" de Joseph Delaney

apprenti-epouvanteurL'histoire: Septième fils d'un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l'apprenti de l'épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N'écoutant que son bon coeur, il va permettre la libération d'une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l'affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais.

logo-epub

La critique Nelfesque: Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir l'univers de Joseph Delaney et de sa saga "L'Epouvanteur". La lecture commune mise en place par sevmarguerite fut l'occasion de sauter le pas.

"L'Epouvanteur" vise en premier lieu un public jeunesse mais, du haut de mes 30 ans (je le répète pour bien l'assimiler ^^), j'ai apprécié cette lecture. La peur n'était pas vraiment au rendez-vous mais l'atmosphère est particulière et l'ensemble fonctionne assez bien.

Avec ce premier tome, "L'apprenti épouvanteur", on découvre l'univers de la saga et les principaux personnages. Le ton est donné, on est ici dans un roman entre fantasy, épouvante et aventure. L'univers et l'ambiance sont très bien décrits, le lecteur est pris dans un climax particulier où moiteur, forêts brumeuses et hostilité des villageois ne sont que quelques ingrédients savemment utilisés...

J'ai particulièrement apprécié l'apprentissage des notions du bien et du mal présent dans ce présent tome. Tom est un jeune garçon de 12 ans au début de l'histoire. Il quitte son cocon familial pour apprendre un nouveau métier qui est loin d'être commun et qui n'a pas bonne presse. On va sans doute voir Tom mûrir durant cette saga. C'est déjà le cas dans ce premier tome où il va être confronté à de nombreuses embûches "magiques". On le découvre naïf, craintif et inexpérimenté mais le changement est palpable. Ce petit garçon n'a rien d'héroïque, ce qui facilitera l'identification des plus jeunes à son personnage et ce qui permet également aux plus âgés de s'attacher à lui et de le voir évoluer au fil du temps.

L'Epouvanteur quant à lui, Mr Gregory, maître d'apprentissage de Tom, est un personnage mystérieux et fortement charismatique. C'est un homme solitaire qui se montre tour à tout juste et protecteur envers son élève mais aussi très dur et sévère dans l'exercice de ses fonctions. Je pense que ce personnage va se dévoiler peu à peu et nous réserve quelques surprises. Tout comme celui de la jeune Alice, l'amie-ennemie de Tom.

Je vous l'accorde, ce monde de la magie a déjà été maintes fois utilisé dans les romans jeunesse. Toutefois celui-ci a sa touche personnelle qui fait que le lecteur s'y attache et oublie le chef de fil dans le genre: Harry Potter. Nulle comparaison n'est possible ici et c'est tant mieux! Dès le départ, Tom est confronté à un univers angoissant, il n'est pas dans une école mais bel et bien seul et directement en proie à des évènements et des choix qu'il est loin de maitriser. Cela donne une ambiance particulière et propre à cette oeuvre.

Roman d'aventure tout autant que de magie, le récit est rythmé, parfois prévisible (mais il faut bien lancer les hostilités). La plume de Joseph Delaney est fluide et l'ensemble se lit très bien. Cette saga est sans doute plus réservée aux adolescents qu'aux jeunes enfants de par sa noirceur mais les adultes y retrouveront une part d'enfance qui n'est pas désagréable.

Au final, "L'apprenti épouvanteur" est un premier tome fort sympathique qui lance un appel pour la suite auquel on ne peut pas résister. Court mais plaisant.

A lire également, les avis de mes compagnons de lecture: sevmarguerite, Falline, PimousseMichou, Arcaalea, Luna, Lau1307, livromaniac, Myiuki22, Mycoton, Mypianocanta et Kellin.

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vendredi 13 avril 2012

"Sérum - Saison 1, Episode 1" de Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

serum-s1e1L'histoire:

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel?

La critique Nelfesque: Ce court roman de moins de 200 pages est le premier d'une longue série. Le terme "série" est ici très à propos puisque les auteurs, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza, ont décidé de tenir le lecteur en haleine sur 3 saisons au moins, chacune découpée en 6 épisodes. Ils nous certifient qu'à la fin de ces 3 saisons, nous aurons toutes les réponses aux questions posées par ce premier épisode. Cela promet aux lecteurs de nombreuses pages de suspens et à l'éditeur de nombreux tomes à commercialiser!

Ce premier épisode est une bonne mise en bouche pour la suite. Nous faisons la connaissance des personnages principaux: Emily Scott, amnésique à la suite d'une tentative de meurtre à son encontre, Lola Gallagher, détective au 88ème district de New York et Arthur Draken, psychiatre et ami de Lola. Ce trio est au coeur de l'épisode et on peut vraiment comparer cet opus à un pilote de série TV.

On aperçoit déjà quelques failles dans les personnalités de chacun, quelques secrets dans leurs vies. Certains personnages secondaires, par leur curiosité, nous aide à y voir plus clair. L'ensemble est construit de manière maligne et donne vraiment envie au lecteur de poursuivre sa lecture. Une lecture qui s'avale très vite puisque quelques heures suffisent à terminer ce tome ci et laisse un peu le lecteur sur sa faim, lui donnant clairement la dalle pour le deuxième épisode. C'est bien joué!

L'attente pour lire la suite ne sera pas longue puisque le suivant sort en librairie le 25 avril et le troisième est prévu pour le 27 juin. Rien à voir donc avec des sagas littéraires dont il faut attendre un an pour connaitre la suite. Cependant ici, nous ne sommes pas dans une saga classique et il faut bien garder en mémoire que chaque épisode ne décrira pas une histoire complète comme cela est le cas par exemple dans les oeuvres de Camilla Läckberg en littérature ou dans "Fringe" en série télé. Dans ces derniers, même si il y a une trame principale et une intrigue sur le long terme, les épisodes ou les romans ne doivent pas nécessairement être vus ou lus dans l'ordre (même si c'est conseillé pour mieux les apprécier), chacun ayant sa propre histoire. "Sérum" sera lui à prendre dans sa globalité et la fidélité sera de mise si l'on veut connaitre le fin mot de l'histoire.

Le style est efficace, le rythme dosé et le lecteur est pris dans l'histoire dès les premières pages. Ensuite, pas de temps mort, le thriller est lancé, l'enquête se met en place. Il est impossible pour l'instant de dire si "Sérum" sera dans son ensemble un bon roman d'investigation mais ce premier épisode donne un ton qui me plait bien et laisse voir du bon pour la suite.

L'originalité de ce roman, en plus de son choix éditorial consistant à se calquer sur le rythme des séries télévisées, réside dans le fait que les auteurs ont décidé d'insérer de manière régulière des flashcodes dans leur roman. Des musiques d'ambiance sont alors proposées au lecteur pour accompagner sa lecture. Ce gadget donne un coup de jeune à la littérature. Le smartphone étant de plus en plus répandu, ce procédé est sympathique et apporte un plus. Toutefois, tout le monde n'en est pas équipé et ne peux donc pas jouir de ce bonus. En toute honnêteté, même si l'initiative m'amuse, je n'en suis pas fana, trouvant que le fait de prendre son téléphone pour flasher son roman casse le rythme de la lecture et coupe le plaisir que l'on peut avoir d'être seul face à sa lecture. Je dois être trop vieille pour ce genre de choses... Rassurez-vous le roman se lit très bien sans utiliser les flashcodes et on peut faire l'impasse dessus. C'est d'ailleurs ce que j'ai décidé de faire.

Au final ce premier épisode de "Sérum" est efficace et donne envie de poursuivre la découverte, d'autant plus qu'un aperçu de la suite est présenté à la fin de celui ci. Et comme l'indique la quatrième de converture, en cas d'accoutumance et en attendant les prochains épisodes, on peut toujours se rendre sur serum-online.com. Quand je vous disais que le concept était original!

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lundi 2 avril 2012

"La Petite fille aux oubliettes" série Le Poulpe, Sophie Loubière

9782842192341L'histoire: La petite Marie a disparu. La dernière fois qu'on l'a vue, c'était sur un manège, place du Père-Chaillet, à deux pas du Monoprix. Fugue? Enlèvement? Cheryl n'est pas du genre à rester les bras croisés. Elle a encore en tête les horreurs de l'affaire Dutroux. Les gosses, pour elle, c'est sacré. Et la coiffeuse ne veut surtout pas qu'on touche à la petite Marie (Elle lui a offert sa première coupe de cheveux).

Cheryl mène sa propre enquête, aidée d'un Poulpe sous antibiotiques et d'un mignon forain rentier. Hélas, ce qu'elle découvrira au cours de ces investigations n'est guère réjouissant.

La critique de Mr K: Retour du Poulpe dans les étagères du Capharnaüm Éclairé! Un Poulpe un peu spécial car il ne tient pas le rôle principal laissant la part belle à sa shampouineuse de cœur alias Cheryl! J'ai eu l'occasion de vous parler dans mes précédentes chroniques de mon profond attachement pour ce personnage féminin haut en couleur que l'on entraperçoit dans chacune des enquêtes de Gabriel Lecouvreur. Justice lui est enfin rendue dans cet ouvrage où on la suit dans cette affaire de disparition d'enfant.

Inutile de vous dire que cette aventure est récréative à souhait et bien que classique dans son scénario (on devine la fin à la moitié du récit), l'intérêt ici est de suivre cette coiffeuse hors norme. On visite plus en profondeur son appartement bordélique situé au dessus de son salon, on assiste à ses choix vestimentaires (et quand on connaît ses goûts étranges en terme d'habillement ici on se régale), on suit des conversations avec ses clientes (parfois aussi dingues qu'elle). C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec Tony son petit chien aussi pleutre (il pisse en cas de stress) qu'attachant, en recherche constante de câlins et autres émoluments de tendresse, il a un petit rôle à jouer dans l'enquête de l'héroïne.

Cheryl reste donc égale à elle même, il y a des scènes d'anthologie dans ce volume. La scène de drague avec le beau gitan tenant le manège à côté duquel a disparu la petite Marie, les passages où elle soigne aux petits oignons un Poulpe malade et cloué au lit, la scène où elle et son calamar de copain se brouillent et s'ignorent... autant de moments jubilatoires qui accrochent le lecteur amateur de la belle jusqu'à l'ultime page de ce roman.

L'écriture de Sophie Loubière convient à merveille à cette série si particulière lui conférant une originalité et un style bien particulier. D'ailleurs le fait qu'une femme l'ait écrit contribue à la réussite de l'entreprise tant elle évite les clichés sur son héroïne comme aurait pu les accumuler un écrivain mâle. Familier mais jamais vulgaire, sombre mais non dénué d'espoir, La petite fille aux oubliettes est une vraie réussite!

Autres Poulpe chroniqués au Capharnaüm Éclairé:
- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier
- Vomi soit qui malle y pense

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mardi 6 mars 2012

"Instinct" de Jérôme Camut et Nathalie Hug

instinctL’histoire: Et s’il suffisait de 25 tueurs pour plonger la France dans le chaos? Une meute sans visage dressée par un pervers de génie pour frapper leurs cibles avec une perfection terrifiante…

Et s’il suffisait d’un seul homme? Pour que nous nous mettions tous à douter…

Je,
Tu,
Nous,
Sommes la meute.
Seule la meute compte,
Tout ce qui n’est pas nous doit ignorer notre existence,
Tout ce qui s’oppose à nous doit être éliminé, par tous les moyens.
Jusqu’à ce que notre destin s’accomplisse.
Et que le Maître vienne.
Nous sommes la meute,
Nous,
Tu,
Je.

La critique de Mr K: Dernier élément de la trilogie des Voies de l’ombre, Instinct est aussi à mes yeux le moins réussi du lot. Pour autant, il ne m’a fallu que trois jours pour le dévorer et l’intérêt a toujours été là. Malheureusement certaines scories ont entaché ma lecture et m’ont quelques peu déçu.

L’action débute treize mois après la fin de Stigmate. Kurtz encore vivant (il est tenace le bougre!) est prisonnier de geôliers inconnus sur une terre glaciaire. Pendant la moitié du livre, on suit ses difficultés pour comprendre où il est et pourquoi. On suit aussi ses errances spirituelles et notamment le doute qui s’installe peu à peu dans son esprit malade mais néanmoins perfectionniste. C’est un nouveau Kurtz que l’on découvre et même s’il n’est pas touchant (c’est une des plus belles ordures jamais créée en littérature), le lecteur l’aborde autrement et du coup les écrivains évitent ainsi tout sentiment de lassitude. En parallèle, on suit le destin d’une jeune fille à priori amnésique qui se réveille dans une chambre d’hôpital en Allemagne, entourée d’inconnus. Elle s’enfuit, réchappe de deux tentatives d’assassinat et rentre par ses propres moyens sur Paris. Peu à peu, plane autour de sa personne un mystère diffus, un sentiment de fausseté qui sera révélé dans la deuxième partie du texte.

Puis on change de dimension avec l’irruption des forces de l’ordre et notamment de l’ex commissaire Eliah Daza. Le grand œuvre de Kurtz se met en place et les tenants et aboutissants se font plus clairs. Les pièces se mettent en place et la menace se précise. Inutile de vous dire que le suspens bat son plein jusqu’au final, le tout orchestré sous forme de chapitres très courts de six pages maximum passant de protagonistes en protagonistes en nous laissant sur la touche! C’est remarquablement bien construit et à aucun moment l’ennui ne s’installe. À noter que les auteurs ont glissé à la fin du récit des facs-similés des carnets intimes rédigés par Kurtz afin de justifier certains de ces actes et lever le voile sur certaines ellipses du récit.

Mais voila… nul n’est parfait et j’ai trouvé cet ouvrage un ton en dessous des précédents. La faute essentiellement à nombre d’invraisemblances qui parsèment ce volume, des événements qui ne collent pas, que les auteurs ont rajouté pour augmenter la dose de terreur mais qui au final alourdissent et font perdre en crédibilité au récit. Du coup, on y croit moins contrairement aux deux premiers tomes excellents en terme de réalisme et de cohérence. De plus, les auteurs se répètent, ressassent et semblent parfois faire du surplace (les états d’âme des personnages c’est bien... mais faut pas pousser!). Enfin des expressions reviennent régulièrement et traduisent de façon très visible la médiocrité littéraire de l’ensemble déjà remarquée dans le volume 1 Predation (l'expression "le cœur au bord des lèvres" revient 8 fois en 500 pages).

Avis mitigé donc pour Instinct. Je ne vais pas pour autant bouder mon plaisir face à une trilogie vraiment prenante qui, même si elle ne se termine pas dans l’apothéose désirée, est réussie et a le mérite de tenir en haleine ses lecteurs.

mercredi 29 février 2012

"Stigmate" de Jérôme Camut et Nathalie Hug

stigmateL'histoire: Quand les victimes d'un monstre fascinant et obscène se lancent sur les traces du prédateur qui a dévasté leur vie, elles ignorent qu'elles n'auront pour seules issues que la fuite, la mort ou... les voies de l'ombre.

J'ai de l'amour pour mes chiens d'attaque. Certains il a fallu les tabasser, d'autres pas. Il n'y a pas de règles. C'est ça l'extraordinaire chimie de la nature humaine. C'est passionnant. Approche-toi, ami voyeur. Et n'aie pas honte de ton vice. Viens pénétrer le monde d'un artiste du crime. Il est temps que je me présente et que j'offre ma réflexion à la multitude.

Kurtz

La critique de Mr K: Dans l'enthousiasme de ma lecture du premier volume, Prédation, voici aujourd'hui mon compte-rendu sur le suivant: Stigmate. Je n'ai pas pu résister très longtemps vu le suspens dans lequel nous avaient laissé les auteurs. L'histoire reprend quelques semaines après les derniers faits relatés dans Predation. Rufus a disparu ainsi que Kurtz et les prisonniers-esclaves de l'odieux tortionnaires sont libres... du moins physiquement! Car ça tourne à plein régime dans leurs cerveaux désormais malade: la vengeance comme l'état qui anime Michèle veuve inconsolable naviguant à vue dans sa solitude, le pardon comme Thomas a su le donner à son geôlier, la désorientation la plus totale pour Andréas qui ne se contrôle plus et a peur pour sa fille Clara... Au delà de leur emprisonnement, Kurtz joue encore avec leurs vies et croyez moi ce n'est pas fini!

Dans la digne lignée du premier, on retrouve tous les points forts du premier opus. Un sens millimétré du suspens tout d'abord, avec des chapitres courts qui laissent pantelant le lecteur et l'oblige à poursuivre sa lecture jusqu'à parfois très très tard... C'est avec un plaisir non dissimulé que l'on retrouve des personnages connus dans la suite de leur cauchemar. Loin de calmer le jeu, les auteurs le complexifient en donnant notamment davantage la parole au génie du mal. Ainsi un chapitre sur trois / quatre en moyenne est consacré à l'exposition d'une partie du manuscrit de Kurtz: Les voies de l'ombre. Il faut s'accrocher car il s'agit d'un ramassis d'horreurs sur la nature supposée soumise de l'homme et autres bêtises du même acabit. Là où c'est prenant, c'est qu'on a vraiment l'impression de pénétrer dans l'esprit dérangé d'un fou sanguinaire. En parallèle, on voit les applications de ces paroles en suivant les différentes victimes qu'il a semé en route et qui ont survécu.

Avec ce deuxième opus, on fait un pas de plus vers l'horreur. Moins concentré sur les sévices, il est davantage question vous l'avez compris d'explorer les fêlures des êtres humains avilis par un monstre. Ce dernier, manipulateur hors-norme, tient toujours les ficelles et joue habilement pour arriver à son grand projet. Et oui! Jusqu'à maintenant tout n'était qu'entraînement et préparation, vers la fin du présent volume, s'esquisse un objectif bien plus important qui sera exploré dans la troisième partie de ce cycle. Pour certains personnages, Stigmate est une véritable traversée des Enfers mêlant haine, désir de meurtre, alcoolisme, camisole chimique et autres dérivatifs de la réalité... N'espérez aucune pitié des auteurs à votre endroit, des personnages que vous adorez vont encore s'en prendre plein la figure voir disparaître à jamais... ces deux écrivains sont diaboliques!

Une bien bonne lecture donc! Même si l'écriture reste moyenne (mais on s'y fait à la longue), l'envie d'en lire plus l'emporte largement et il est vraiment très difficile de se détacher de l'histoire. D'ailleurs, il faut que je vous laisse car le volume 3 Instinct m'attend! À découvrir!

vendredi 24 février 2012

"Predation" de Jérôme Camut et Nathalie Hug

pred'L'histoire: Un cadavre dénudé est découvert dans une friche industrielle, la main droite est déchiquetée. Un homme se tire une balle en pleine tête, dans un centre commercial bondé. Un jeune père, dressé comme un chien, est tourmenté sans relâche au fond d'un cachot sans porte ni fenêtre. 

Aucune piste, aucun lien, aucun mobile... Qui sont ces hommes? Pourquoi ont-ils été choisis? Pour quelle mise à mort aberrante?

La critique de Mr K: Predation est le premier volume de la trilogie Les voies de l'ombre (du moins à ce jour!). C'est une série de romans mettant la police aux prises avec un psychopathe d'une rare perversité et intelligence: Kurtz. Être dégénéré, à l'enfance broyée, amateur des Doors et du film Apocalypse Now, il enlève, rééduque et se débarrasse de ses victimes comme il l'entend suivant un plan machiavélique, millimétré et implacable. Depuis le personnage d'Hannibal dans les œuvres de Thomas Harris, je n'avais pas rencontré un tel "génie du mal". Âmes sensibles s'abstenir car la descente est rude et toute trace de raison disparaît au profit de la folie la plus pure et la plus sombre! Sachez simplement que Kurtz mène le jeu et qu'il ne connaît aucunement la pitié et la commisération.

Face à Kurtz, on suit les pérégrinations de quelques policiers typiques: le vieil inspecteur à qui on la fait pas en pleine dépression (Rufus), la coéquipière sympathique un peu jeune dans le métier et volontaire (Cécile), le légiste lugubre à souhait et plus étonnant, un commissaire plutôt cool avec ses troupes et facilitant le travail de ses hommes. La tension dans l'équipe d'enquêteur ne vient donc pas des conditions de travail (ce qui est souvent le cas dans ce type de livre) mais plutôt de la prise de conscience de la nature du monstre qu'ils doivent combattre. Insaisissable mais proche à la fois, les indices sont rares et les rares survivants de ses méfaits sont incapables de se remettre de leur épreuve. Ils sont transformés et irrémédiablement différents. La manipulation est de mise et les auteurs s'en donnent à cœur joie pour égarer le lecteur et le faire frémir: pour cela, ils sont très efficaces! Essayez aussi ne pas trop vous attacher aux personnages principaux, vous pourriez être très déçus... les auteurs ne les ménagent pas et attendez-vous à des changements de taille!

Le livre se lit très vite car dès les premières pages on est pris par l'histoire et touché en plein cœur par certains personnages. Pour ma part, j'ai adoré le traitement clinique qu'ont adopté les auteurs pour nous présenter et nous livrer le personnage d'Andréas, la dernière victime de Kurtz qui découvre ses conditions de détention extrêmes et le deal que lui propose son tortionnaire. Les chapitres sont courts et s'enchainent à vitesse grand V! Petit bémol, j'ai trouvé l'écriture très moyenne (pourtant ils se sont mis à deux pour écrire), les auteurs se bornant à faire des phrases simples donnant un effet "liste de course" à certains passages qui auraient gagnés en noirceur en rallongeant les phrases et en densifiant les détails. Mais finalement, on finit par s'habituer et l'ensemble des éléments fournis s'imbriquant de façon parfaite, on ne perd rien à cause de ce défaut.

Après la lecture de ce livre, je voulais enchaîner sur tout autre chose. Malheureusement, la fin ne laisse aucune chance à l'heureux lecteur que je suis d'échapper à l'emprise de Kurtz et consorts. Comme ma mère m'a prêté les tomes 2 et 3, j'ai enchainé directement sur Stigmate, le volume 2 qui d'ors et déjà s'annonce aussi bon que celui-ci, mais vous le saurez bientôt dans une chronique à venir. En attendant, je ne peux que vous conseiller très fortement de tenter l'expérience même si elle s'avère extrême et éprouvante. Un excellent plaisir coupable de plus!

mardi 22 novembre 2011

"Chroniques de la Lune Noire" vol 0 de Angleraud et Froideval

chroniques-de-la-lune-noire-bd-volume-0-simple-27755L'histoire: Wismerhill Premier, Empereur de Lhynn, haut seigneur de la négation, guerrier, magicien, prêtre de la Lune Noire dont il fut le vassal avant de le trahir, fut aussi, il y a longtemps, un enfant, pièce infime d'un jeu cruel inventé aux Enfers, voici le début de sa terrible histoire qui devait changer à jamais la face d'un monde... Il était une fois...

La critique de Mr K: C'est à l'occasion de notre séjour à Nantes pour aller aux Utopiales que ma Nelfe adorée m'a acheté le volume 0 des fameuses chroniques qui m'ont tant plû en leur temps (voir liste des articles en fin de post). Je n'étais d'ailleurs même pas au courant de la sortie de cette préquelle que je n'attendais même pas. Comme quoi la vie est parfois bien faite!

Soyons clair dès le début, ce volume ne peut pas être considéré comme un tome à part entière de la série. Il appartiendrait plutôt aux Arcanes de la Lune Noire où l'on retrouve les débuts de Pilou, Ghorghor et de ce niais de Parsifal dans trois autres tomes bien distincts (et que je n'ai toujours pas! Aaaarg!). Bon, comme là c'est Wismerhill, Froideval s'est sans doute dit qu'il y avait un coup marketing à faire donc un beau 0 orne la tranche de ce volume. Mais qu'en est-il du contenu?

Dans les 46 planches de "En ce jeu cruel" (titre officiel), on suit donc Wismerhill depuis ses origines à sa rencontre sylvestre avec Pilou (début du volume 1). Toute la génèse, précédant la naissance du futur Empereur est fort intéressante et diabolique à souhait. Le monde est un échiquier et les démons se chargent de bouger les pièces et de créer ou détruire les vies de tout être vivant. C'est bien tripant et on est d'emblée pris dans le jeu. Rajoutez à cela une belle dame de la noblesse qui s'ennuie à mourir en haut de la tour de son château (son mari préfère la délaisser et boire... le con!) et tout est mis en place pour la suite.

Mais voilà, ca reste classique et ça ne décolle jamais. Vous imaginez bien que la belle va être engrossée par un être qui n'est pas son mari, que celui-ci va s'en rendre compte et va mener la vie dure à ce bâtard non désiré (beaucoup de point commun avec le personnage de Jon Snow dans la série du Trône de fer d'ailleurs -1 et 2-). Je n'ai pas été une seule fois surpris durant tout l'ouvrage ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne vaut pas le détour, surtout si on est fan de la saga.

Tout d'abord, on retrouve l'humour propre à la série, rappelons ici qu'il est rare d'en trouver dans ce genre si sérieux (parfois trop) qu'est l'héroïc fantasy. C'est potache, parfois théâtral (y'a du quiproquo par moment) mais perso j'adhère! Autre qualité, les dessins! Angleraud a été un très bon choix pour illustrer cette préquelle passant sans ambage de l'épique (la drague du démon, les vents qui accompagnent le nouveau né) à l'intime (le vieux noble et ses chiens, les conneries de Wismerhill enfant...) mais toujours avec beaucoup de réussite!

Mon avis est donc partagé entre la joie des retrouvailles avec un univers que j'adore et l'impression tout de même de n'être qu'un portefeuille ambulant tant je trouve que ce tome 0 manque de profondeur et d'originalité. Enfin... ça ne l'empêchera pas de retrouver ces petits camarades dans notre bibliothèque à BD. Avis aux amateurs!

A lire également:
Les chroniques, volumes 1, 2 et 3
Les chroniques, volumes 4, 5 et 6
Les chroniques, volumes 7, 8 et 9
Les chroniques, volumes 10, 11 et 12
Les chroniques, volumes 13 et 14

lundi 21 novembre 2011

"Vomi soit qui malle y pense" série Le Poulpe, Gérard Lefort

vomiL'histoire:   Au fin fond de l'ouest armoricain, sur une vicinale du diable, Michel Gourlaouen, un local décalé, se fait dessouder au bazooka. Parce qu'il en savait trop, ou pas assez, sur certains trafics indigènes qui vont de malle en pire. Tout le monde s'en fout, sauf le Poulpe, plus que jamais assoiffé de libertinage justicier.
Un western breton, sans la queue d'un cow-boy ni la plume d'un Indien.

La critique de Mr K: Retour au polar avec une des meilleures enquêtes de Gabriel Lecouvreur qui en plus de brûler mon esprit m'a fait passer un excellent moment en terre bretonne. Ça commence fort avec un local imbibé au volant de sa voiturette électrique qui se fait délester de son existence à coup de bazooka en pleine campagne finistérienne, terre d'origine de Mr K. Ça c'est du pitch de départ qui donne envie de poursuivre! Comme d'habitude, on retrouve le Poulpe en début de chapitre 2 dans son repaire éthylique parisien, le journal à la main (en l'occurrence ici Ouest France) et ce fait divers étonnant va attirer son attention. C'est alors parti pour une plongée sans fard (ni phare d'ailleurs!) dans la Bretagne profonde...

Ce livre n'est vraiment pas triste. Comme dans tout Poulpe qui se respecte, on rencontre nombre de personnages truculents mais aussi des êtres plus inquiétants. Ainsi, vous aurez le plaisir de rentrer avec Gabriel dans des rades perdus dans le trou du cul de la Terre avec son quota d'humains tournant à la bière et au chouchen, dignes héritiers d'Audiard quand il s'agit de déclamer absurdités et autres pensées alcoolisées. Pas de Poulpe non plus sans fachos, ici des intégristes bretons capables d'aller très loin dans la connerie et l'horreur pour leur lutte indépendantiste. Bref, le fana que je suis de cette série n'est pas perdu et s'est drôlement poilé.

Par contre, on voit beaucoup moins Chéryl dans cet opus (soupir), juste le temps d'une petite visite de Gabriel à son salon de coiffure avant de partir pour le phare-ouest. Mais la gente féminine est heureusement présente plus tard dans le petit bourg où Gabriel va poser ses valises. Le Poulpe va devoir se frotter à la rudesse et la malignité d'une tenancière d'hôtel des plus inquiétantes et cela va donner lieu à une scène chargée en tension.

L'écriture de Gérard Lefort (journaliste à Libé et ex chroniqueur sur Canal+) convient à merveille avec l'univers «poulpesque». L'argot et la familiarité se marient à la perfection et renforce l'intrigue tout en humanisant au maximum les personnages. J'ai rarement autant ri en lisant et ça fait un bien fou! D'une lecture très rapide, je n'ai pas vu le temps passer et quoique court, ce récit est complet et se suffit à lui même. Une bien bonne lecture!

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- Nazis dans le métro
- J'irai faire Kafka sur vos tombes
- Du hachis à Parmentier

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