dimanche 6 juin 2010

"Le portrait du mal" de Graham Masterton

portrait_du_malL'histoire: Ils étaient prêts aux pires atrocités pour conserver l'éternelle jeunesse. Un portrait de douze personnages au visage en décomposition... La toile est l'oeuvre d'un certain Waldegrave, ami d'Oscar Wilde et passionné d'occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre. Alors pourquoi la mystérieuse Cordelia Gray veut-elle à tout prix s'en emparer? Quel est le secret du portrait? Qui sont ces douze personnages? Vincent Pearson, l'actuel propriétaire du tableau, découvre un lien entre cette oeuvre démoniaque et une série de meurtres particulièreme,t abominables qui secouent la Nouvelle-Angleterre depuis quelques mois.

La critique de Mr K: Encore un livre que j'ai lu très rapidement tant j'ai été emporté par l'histoire! Il faut dire que je ne suis pas à mon coup d'essai avec Graham Masterton que j'ai pratiqué assez fidèlement à une certaine époque. En son temps, j'avais tout particulièrement apprécié "Manitou" quand légende amérindienne et fantômes vont de concert, "Tengu" un esprit assoiffé de vengeance ou encore "Démences" se passant dans un hopital psychiatrique hanté... Vous l'avez compris, cet auteur ne s'est pas spécialisé dans le drame sentimental ou la science-fiction! C'est un auteur de thriller-épouvante pur et dur.

Le présent ouvrage n'est en fait qu'une espèce de "variation transgénique" de l'oeuvre phare d'Oscar Wilde "Le portrait de Dorian Gray". Les références y sont multiples (le nom de famille de la mystérieuse famille, leur lieu de résidence, le tableau...) et l'on y croise en chemin d'ailleurs le célèbre auteur dandy! Il est donc ici question d'éternité et surtout des moyens mis en oeuvre pour la conserver. Ils sont, vous l'avez deviné, prétexte à d'horribles pratiques sanguinaires et autres joyeusetés. Comme à son habitude, Masterton excelle dans cet exercice, le lecteur se retrouvant dans la tête du fou dangereux lors du passage à l'acte. D'où par moment, une impression de malaise bien dérangeante et finalement excitante. Notre curiosité morbide toute naturelle (je vous rassure, je n'ai jamais tué personne même si parfois la tentation est grande, notamment avec mes élèves -sic-!) est attisée et il est très difficile de résister au chapitre suivant! Il m'a fallu trois jours...

Le héros est galleriste et l'aventure se déroule dans le monde de l'Art et du commerce d'oeuvres. J'aime beaucoup cet univers dans le domaine de la littérature. J'avais déjà lu, il y a quelques temps, un thriller US se passant à New York dans ce milieu là:Les visages. Ici, Vincent le propriétaire du fameux tableau est un personnage atypique notamment dans sa relation avec les femmes et sous son aspect conformiste se cache un être doué de sensibilité et de compassion. Au fur et à mesure de ses démélés avec la famille Gray, il va se découvrir, se livrer à nous sans pudeur pour un final assez inattendu (la révélation bien que classique comporte un élément que je n'avais vraiment pas soupçonné et qui à lui seul mériterait que l'on relise le roman afin de le décoder!).

Amateurs d'horreur, d'épouvante et de mystères ce livre est pour vous! Relativement bien écrit (ce n'est tout de même pas de la grande littérature), Masterton nous livre une histoire haletante, bien ficelée. Le cahier des charges du genre est rempli et les personnages sont assez attachants, y compris les affreux! Une bien bonne lecture pour passer le temps et se distraire.

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samedi 5 juin 2010

Vide grenier mon ami

Aujourd'hui grand vide grenier annuel de notre village. Autant on vit à la campagne, avec une petit village à proximité, autant son vide grenier est monstrueusement ENORME! A croire que les habitants accumulent un max de choses toute l'année pour pavaner début juin... ou alors, à l'instar des villes du littoral, tout le monde afflue ce jour là... car ce vide grenier est l'un des plus grands de la région. Les stands investissent toutes les rues, le moindre recoin.

En bon chineurs que nous sommes, nous ne pouvions, cette année encore, râter cet "évènement"!

De retour à la maison, nous avons étalé nos trésors de guerre sur la pelouse:

vide_grenier

Côté bouquins:
- "Mastodonia" de Clifford D. Simak
- "Echo park" de Michael Connelly
- "Le diable l'emporte" de Barjavel
- "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
- "Le livre d'or de la science fiction", des nouvelles de J. G. Ballard
- "Le livre d'or de la science fiction",  des nouvelles de Jack Vance
- "99 francs" de Frédéric Beigbeder

Côté BD:
- "La légende de Robin des Bois" de Manu Larcenet

Côté jeu:
- "Steambot Chronicles" pour PS2

Côté musique:
- "Wave Digger" d'High Tone
- "Cube" du Peuple de l'Herbe

Côté film:
- "Blueberry" de Jan Kounen

Je crois qu'on peut dire que cette année, le vide grenier de notre village est vraiment un bon cru!

mercredi 2 juin 2010

"Cinq matins de trop" de Kenneth Cook

cinq_matinsL'histoire: Jeune instituteur dans l’Outback, au coeur de l’Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de s’envoler pour Sydney. Il dépose ses valises à l’hôtel, va boire un verre et jouer dans l’un des nombreux pubs de cette petite ville torride et poussiéreuse, où tout le monde s’ennuie...
"Cinq matins de trop" nous fait vivre le cauchemar éveillé d’un homme ordinaire, qui devient peu à peu accro à l’alcool, au jeu, au sexe, à la violence, jusqu’à l’autodestruction.

La critique Nelfesque: Autant le dire tout de suite, j'ai adoré ce roman! Une écriture fluide, simple, un personnage principal captivant, "Cinq matins de trop" a tous les ingrédients d'un bon livre.

Nous suivons John dans sa descente aux enfers avec l'angoisse au ventre. Que va-t-il lui arriver? Comment va-t-il réagir face aux coups durs? Il n'y a pas de réelles surprises à la lecture de cette oeuvre, on s'attend à ce que toute la misère du monde lui tombe sur les épaules mais on assiste aux déroulements des évènements avec appréhension. Car le plus dur n'est pas ce que va vivre John, ses problèmes d'argent ou son début d'addiction à l'alcool, mais plutôt sa façon de les vivre.

Une scène est particulièrement éprouvante: la chasse aux kangourous. Après diverses "épreuves", John n'est plus le même homme, complètement ouaté dans l'alcool, grisé par la violence de ses camarades de beuvenir, il sombre dans la folie. L'instituteur n'est plus qu'une brute, un fou, un meurtrier...

Comme spectateur de sa propre vie, de sa propre déchéance, il va assister immobile aux épisodes de son destin qui vont radicalement changer sa vie. A chaque moment, il a le choix de poursuivre sa folie ou de mettre un coup de pied à terre pour refaire surface. A chaque fois, il fait le choix de ne pas choisir et sombre peu à peu dans l'ombre de lui-même. Jusqu'où va aller cette descente aux enfers? On s'imagine aisément l'issue de cette histoire mais les dernières pages sont une belle surprise.

"Cinq matins de trop" est une lecture difficile émotionnellement. Elle nous montre que l'homme est faible, qu'il est toujours plus facile de se voiler la face et de se laisser couler que de regarder en face ses erreurs et tenter de redresser la barre. Elle nous montre aussi la misère sociale dans laquelle vit certains êtres humains et donne un début d'explication à qui souhaite comprendre.

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mardi 1 juin 2010

"La route" de Cormac McCarthy

cormac_mccarthy_la_routeL'histoire: L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage?

La critique de Mr K: Nelfe et moi avions mis l'adaptation de cette oeuvre en pôle position de notre hall of fame cinématographique 2010. À cette occasion, nous avions lu sur la blogosphère nombre d'avis positifs sur le récit littéraire original. Le tort est aujourd'hui réparé car j'ai littéralement dévoré ce volume tant sa puissance évocatrice est forte et sa langue si adéquate avec le récit proposé.

Point d'exposition lourde et pesante sur la catastrophe qui a fait périr le monde, pas d'explication donc de ce qui s'est déroulé: on plonge directement dans le récit de cette "fugue", de cette fuite vers un ailleurs prometteur mais purement chimérique, fruit de tous les espoirs que nourrit l'homme pour l'avenir de son fils. Les deux principaux personnages n'ont pas d'identité, se pourrait être vous ou moi, ils sont un symbole de la subsistance de ce qu'il y a de meilleur en l'humanité (malgré les tentations grandes de tuer ou de détrousser) dans un monde post-apocalyptique.

Traversant un monde morne, grisâtre , quasiment dépourvu de vie, on assiste à un chemin de croix, le calvaire d'un homme qui connaît déjà son destin et qui n'a que peu de temps pour parfaire l'éducation de la chair de sa chair, pour le mener vers le chemin de la maturité. Il y a dans ce roman un côté initiatique qui vous prend à la gorge et qui malgré vos efforts ne peut que vous émouvoir. C'est éprouvant parce que le réalisme est poussé à l'extrême, ce père et ce fils sont crédibles, s'aiment, se disputent, se rassurent, rient (mais très peu), pleurent... On est plongé avec eux dans cette histoire où l'espoir n'est qu'une petite lumière frémissante à l'horizon.

La langue est simple et efficace, les paragraphes courts. Une merveille de concision et de poésie tant l'esprit du lecteur est captivé par les images employées. C'est un auteur que je vais refréquenter très vite car son style m'a vraiment impressionné. Pour conclure, je dirais que ce livre est un classique de l'anticipation et que le film de 2009 en est une excellente adaptation avec les trahisons et les rajoûts que cela implique.

La critique Nelfesque (edit du 18/01/12): Ca y est! Je l'ai lu! J'avais adoré l'adaptation (et adorer et un mot encore trop faible...), j'avais beaucoup pleuré surtout, je me souvenais de l'avis de Mr K ci-dessus et je n'arrêtais pas de me dire qu'il fallait que je lise ce roman. C'est maintenant chose faite grâce au Book Club de ce mois ci ayant pour thème l'apocalypse.

Quelle claque! Quelle originalité! L'écriture demande certes un effort de lecture au départ et ce roman ne plaira pas à tout le monde mais une fois habitué, cette oeuvre est un vrai régal. Mais quelles sont exactement ces "bizarreries" d'écriture? Les personnages sont "dépersonnifiés", ils n'ont pas de prénoms et sont seulement désignés par les termes "l'homme" et "l'enfant". La ponctuation est rare et les descriptions pauvres de détails. En d'autres termes, tout est mis en oeuvre pour rendre l'écriture plate et ne laisser aux lecteurs que l'essentiel, à savoir l'histoire en elle-même. Pas d'empathie, pas d'emphase, seulement un père et son fils, une relation privilégiée dans ce monde dur et froid, livrée dans son plus simple appareil aux personnes tenant ce livre entre leurs mains.

A la lecture de "La Route", on ressent le désespoir, la tristesse, la fragilité de la vie mais aussi et surtout le "non renoncement". L'homme sait que plus rien n'est possible mais il met un point d'honneur à éduquer son fils dans le respect et la croyance (pas forcément à un Dieu mais à une flamme). Toujours croire que l'on peut avancer, ne pas se laisser décourager et avancer coûte que coûte. Par cette éducation et la façon dont l'enfant grandit, ce récit est poignant. Ce petit bonhomme a tout compris de la vie et sait faire la part des choses et prendre les bonnes décisions quand il le faut.

Mieux vaut avoir un moral d'acier pour lire "La Route" (sans ça, on frôlerait le suicide) et ne pas s'attendre à un roman de SF pure sous peine d'être déçu car l'apocalypse n'est ici qu'un contexte (on ne saura rien de ce qui s'est vraiment passé). "La Route" est avant tout un roman sur les épreuves que nous fait rencontrer la vie et sur l'amour entre un père et son fils. Une belle leçon qui m'a vraiment touchée.

challenge_fin_du_monde_apocalypse_post_apo_7Ce roman entre aussi dans le cadre du Challenge [Fins du Monde] de Tigger Lilly auquel Nelfe participe.

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mercredi 26 mai 2010

"Le Monde de Narnia" de C. S. Lewis

narniaL'histoire: Narnia est un monde imaginaire dans lequel de jeunes enfants londoniens des années 1900 se trouvent projetés par accident. Mais dans ce monde merveilleux où le temps ne se mesure pas comme dans notre réalité terrestre, les animaux parlent et les enfants peuvent devenir rois et reines....

La critique de Mr K: Ca y est! J'en suis venu à bout! Il m'a fallu trois semaines pour terminer cette intégrale et le moins que l'on puisse dire c'est que ce fut parfois rude... Je suis un enfant du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien et à l'occasion, il m'arrive de me plonger dans la littérature de genre pour la jeunesse. Mes préférés: la série des Harry Potter que j'ai fait découvert il y a peu à ma chère Nelfe (Il faut lire Harry Potter, c'est génial!) et la série de La boussole d'or de Pullman qui avait été une superbe découverte lors de ma lecture.

J'avais ouï ici et là quelques échos sur la saga de C. S. Lewis lors de la sortie dans les salles obscures d'une adaptation orchestrée par les studios Disney. Les avis s'avéraient partagés parfois enflammés vis-à-vis des livres et de leur contenu "idéologique". Lors d'une errance de plus chez un bouquiniste, je suis tombé sur le présent volume, cédé pour la modique somme de trois malheureux euros... L'occasion faisant le larron, j'ai pris cela pour un signe et je l'ai parcouru.

Le cycle est constitué de 7 romans d'une longueur moyenne de 130 pages que je me suis lu en une foulée. Force est de constater que l'ensemble est inégal passant du très bon au médiocre voir parfois au nauséabond vu le modèle véhiculé pour nos chères têtes blondes. En même temps, pas sûr qu'ils s'en rendent compte! Je vais donc vous livrer mes impressions de façon résumée sur chacun de ces ouvrages.

1. Le Neveu du magicien: sorte de "préquelle" au volume le plus renommé de la série, il met en scène la naissance du monde Narnia par Aslan (Démiurge animiste revêtant la forme d'un lion mais christique à souhait). Deux enfants passent dans un monde parallèle grâce à des bagues spéciales. Très maline, l'histoire se lit d'une traite et pour un premier contact avec l'univers de Lewis, c'est une réussite.

2. Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique: Plus que médiocre et pourtant c'est le plus connu de tous! Mal écrit (syntaxe horripilante), "bateau" car sans aucune surprise et des gamins horripilants à souhait: Peter despote à souhait (à 8 ans pour ce genre d'attitude, c'est plutôt une baffe et au lit!), Edmund malheureux gourmand considéré comme un traitre pour avoir céder devant une boîte de Loukoums (perso, j'en aurai redemandé à la sorcière!), Susan superficielle et niaise à la fois... Seule Lucy a échappé à mon couroux tant son innocence m'a ému même si plus tard, elle se révélera d'une niaiserioe crasse... En tous les cas, on est bien loin de la subtilité psychologique d'un Rowling ou d'un Pullman!

3. Le cheval et son écuyer: Les quatre garnements sont mis de côté dans ce livre où l'on suit l'odyssée de Shasta jeune garçon pauvre et souffre douleur d'un parâtre abominable. Malgré une histoire classique et sans surprise (Ah bon! Il n'est pas vraiment d'extraction pauvre en fait?!), le rythme est là et les rebondissements nombreux. La fin par contre est un happy-end bien dégoulinant... on comprend mieux pourquoi Disney a racheté les droits!

4. Le prince Caspian: Deuxième catastrophe: on retrouve les héros du 2, quelques centaines d'années après leur première incursion sur les terres d'Aslan. On retrouve l'écriture pas fameuse, la linéarité du récit et un certain sentiment d'ennui... Bref, j'ai mis du temps à le lire et franchement, j'ai commencé à me demander si je ne perdais pas mon temps à essayer d'aller au bout de cette intégrale... J'ose même pas imaginer le résultat en film! Mon Dieu, je deviens un vieux con...

5. L'Odyssée du passeur d'Aurore: Sur le modèle du récit d'Homère, Caspian part vers l'est à la recherche de seigneurs autrefois chassés de Narnia par son despote d'oncle. Lewis continue dans la veine du précédent, on rame autant que les héros! Il se passe pas grand chose et quand il arrive quelquechose, on s'en fiche! J'ai beaucoup souffert (sic!), heureusement Nelfe était là pour me rassurer...

6. Le Fauteuil d'argent: Ouf! Avec ce volume apparaissent deux personnages nouveaux et plus intéressants: Eustache (entrevu dans l'Odyssée du passeur d'Aurore...) et surtout Jill râleuse pré-adolescente qui m'a fait pensé à mes anciennes élèves de BEP secrétariat. Un souffle nouveau dans ce volume, des personnages truculents (mention spéciale à Puddlegum) et des passages quasiment "à la Tolkien" (passage dans le monde souterrain de Narnia). J'ai aimé!

7. La dernière bataille: Dernier volume de la série, le postulat de départ était intéressant mais là encore l'auteur retombe dans ses travers et nous livre un récit sans surprise, plat et finalement indigeste qui s'apparente à une grossière adaptation du Jugement Dernier. Les gentils allant avec Aslan dans le "Vrai Narnia" et la superficielle Susan restant à quai car elle a pêché par vanité!

Le bilan de Mr K: Pour conclure, vous l'aurez compris, Le monde de Narnia ne m'a pas laissé un souvenir imperissable, loin de là! Peut-être suis-je trop vieux (snif!), trop râleur (qui a dit que ça allait ensemble?) ou alors trop exigeant (en même temps quand on a lu Pullman ou Rowling, il y a de quoi, non?). Et puis, il me semble que derrière cette série, il y a un fond plus malsain avec tout au long des 7 livres un machisme assumé et une dévalorisation de la femme: soit sorcière, soit ingénue mais finalement rarement héroïne à l'instar d'un Peter omnipotent et omniscient et un Edmund sagace et juste. De beaux contes des ammées 40! Je ne pense pas que je ferai lire ces livres à mes futurs marmots leur préférant largement Rowling et l'injustement méconnu Pullman (j'insiste, il faut le lire lui aussi!).

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mardi 25 mai 2010

"Le sang du Christ" de Frédéric Mars

sangL'histoire: An 30 de notre ère, 6 jours avant la Pâque juive.

Dans une ferme située à proximité de Jérusalem, un homme est sacrifié selon le rituel de l’agneau pascal. Mais sur son front, on peut voir un triangle isocèle, marqué au fer, et à côté du cadavre calciné, une poterie égyptienne. Ce mort, c’est Jean de Gamala, héritier légitime du trône de David, usurpé par Hérode avec l’appui de Rome.

Soupçonné du crime, son frère Jacques le scribe tente de démasquer par lui-même le meurtrier. Aidé de sa nièce Sara, il piste l’assassin qui ensanglante la Judée, alors qu’un autre aspirant au titre de roi des Juifs provoque les autorités juives et romaines : un certain Jésus de Nazareth.

De Qumran à Magdala, d’initiation en découvertes, Jacques et Sara vont pourchasser jusqu’au pied de la Croix celui qui se révélera être... le premier tueur en série de l’humanité...

La critique Nelfesque: Voilà un livre qui va faire couler beaucoup d'encre. Avec un sujet aussi polémique, difficile de faire autrement. Jésus est-il vraiment celui que l'on croit? Jésus est-il vraiment Jésus? Qui se cache derrière le Messie? Est-ce un calculateur assoiffé de sang? Autant de questions qui ont tenté de malmener la catholique qui est en moi.

Pendant toute l'oeuvre, on suit Jacques et sa nièce Sara à travers toute la Palestine, à la recherche de l'homme qui a tué un membre de leur famille. Jacques est scribe, homme de lettre et de science, il est très érudit et se trouve confronté à bon nombre d'énigmes pour avancer dans sa quête. Sara est une jeune fille attachante et ingénieuse. Loin d'avoir les deux pieds dans le même sabot, elle est une aide précieuse pour son oncle et apporte un peu de fraîcheur à l'ensemble de ce livre qui aborde des sujets complexes dans une époque loin d'être drôle.

Toute la première partie de ce "Sang du Christ" m'a paru extrêmement longue. J'ai mis du temps à m'attacher aux personnages, je trouvais l'ensemble bien mou et les parties soit disant haletantes ennuyeuses. J'ai même failli fermer définitivement le livre. Comme c'est une chose que je déteste faire, pensant qu'en faisant celà je risque toujours de passer à côté d'un livre qui tue, je me suis abstenue. Et j'ai bien fait!

Les choses s'accélèrent dans la seconde moitié du livre et c'est une véritable course contre la montre qui débute. Les questions trouvent enfin leurs réponses, les personnages se font plus profonds, plus ambigüs et le talent de Frédéric Mars se révèle. Les meurtres s'enchaînent, les raisonnements font leur chemin dans la tête des personnages principaux, les secrets de famille font leur apparition. Toute cela devient addictif et je n'arrivais plus à poser mon livre.

Beaucoup m'ont demandé mon point de vue en tant que catholique sur le fond de ce livre. Je ne suis pas  une grenouille de bénitier étroite d'esprit et à la vie bien rangée, je suis une nana de mon temps, moderne et ouverte (ceux qui suivent ce blog ne pourront pas dire le contraire (vous avez plutôt intérêt oui!)). Le fait de voir Jésus en "bad boys" (et même pire que ça), pratiquant des rituels loin d'être catholiques et tenant des propos menaçants ne m'a pas choquée. Le personnage présenté n'est pas Jésus, c'est un personnage de roman. Cette seule évidence suffit à faire la part des choses. Certains catholiques se trouveront sans doute choqués et penseront que cette oeuvre est blasphématoire. A tout ceux là, je leur déconseillerai donc d'aller au cinéma ou d'ouvrir un autre roman car ils ne savent vraisemblablement pas faire la différence entre la réalité et la fiction. Il faut prendre "Le sang du Christ" pour ce qu'il est: un roman.

Frédéric Mars s'est très bien débrouillé pour que les faits collent à la fiction. Fruit de 4 ans de recherches, l'intrigue est très bien ficelée. On se surprend à se dire que si ça se trouve on s'est moqué de nous en cours de cathéchisme (je vous vois bande d'hérétiques près à me sauter sur le poil...). Le moindre fait historique justifie une partie du scénario de Frédéric Mars. Bluffant!

"Le sang du Christ" est le premier volet d'une trilogie. L'auteur a réussit son pari, la lectrice que je suis en redemande. Ce roman est haletant, intrigant et diaboliquement bien mené. Vivement la suite!

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mardi 4 mai 2010

"Neverwhere" de Neil Gaiman

neverwhereL'histoire: Une rue de Londres, un soir comme un autre. La jeune fille gît devant lui sur le trottoir, face contre terre, l'épaule ensanglantée. Richard la prend dans ses bras, elle est d'une légèreté surprenante. Et quand elle le supplie de ne pas l'emmener à l'hôpital, il a le sentiment de ne plus être maître de sa volonté. Dès le lendemain, elle disparaît et, pour Richard, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne la voient plus... Le monde à l'envers, en quelques sorte. Car il semblerait que Londres ait un envers, la " ville d'En Bas ", cité souterraine où vit un peuple d'une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant...

La critique Nelfesque: Inutile de chercher ce livre en librairie, il n'est plus édité. Oui, je suis comme ça moi, je présente des livres rares (gniark gniark gniark). Vous aurez toujours la possibilité de l'emprunter à la bibliothèque (chose que j'ai faite) ou attendre sa réédition qui ne devrait pas tarder. J'en ai entendu parler (ou plutot "lu écrire") sur les forums littéraires.

Mais venons en à "Neverwhere". Je suis mitigée sur ce roman. L'histoire est originale mais la fin attendue. Le ton sympathique mais le fil difficile à suivre. Neil Gaiman utilise l'humour quand il s'agit de parler du personnage principal, Richard Mayhew, et il faut avouer que ces traits de dérision sont appréciables au milieu de l'enfer que vit Richard. Imaginez-vous du jour au lendemain devenir complètement transparent pour le commun des mortels? Bonjour l'angoisse! En y réfléchissant c'est exactement ce que l'on fait endurer aux SDF qui peuplent nos trottoirs... Ca fait réfléchir...

En ce qui concerne les personnages, ma préférence va aux gentils (non je ne vis pas au pays des bisounours!). Dame Porte, Chasseur, Old Bailey, le Marquis de Carabas, qui vivent dans le Londres d'en bas, nous transportent dans un monde "parallèle" aux allures moyen-âgeuses. Un sous-sol crasseux, aux effluves qui fleurent bon les égoûts et où on ne peut faire confiance à personne. Voilà le monde merveilleux dans lequel atterri Richard. Parmi les "méchants", les Velours sont le peuple qui a attiré le plus mon attention avec leurs allures de femmes fatales pas si "belles" que ça. Croup et Vandemar, les sadiques qui nous suivent du début à la fin du roman, quant à eux, ne m'ont fait ni chaud ni froid. Je pense pourtant que l'effet escompté n'était pas celui ci... Tout est exagéré en ce qui les concerne, l'auteur fait dans l'amphase et j'ai fini par les trouver bien plus agaçants que flippants. Le duo tombe donc à l'eau en ce qui me concerne. C'est à cause de ce dernier point que mon avis est mitigé. Rajoutons à cela une style assez fouillis, sautant du coq à l'âne, d'un endroit à un autre, d'un personnage à un autre et vous aurez l'autre point qui m'a dérangé dans ma lecture.

Finalement, en finissant ma critique, je me rends compte que mon bilan penche plutôt pour le positif. Je viens d'apprendre qu'avant d'être un roman "Neverwhere" est une série de 6 épisodes. Peut être est-ce le fait qu'il s'agisse d'une adaptation qui rend l'ensemble moins profond qu'un roman véritable.

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lundi 26 avril 2010

Harry Bosch à la recherche de son passé...

coyotteL'histoire:

L'inspecteur Harry Bosch a été suspendu de ses fonctions. Pour réintégrer le LAPD, il doit consulter une psychologue... Il révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante: sa mère, une prostituée, a été assassinée lorsqu'il était enfant. L'enquête n'a jamais abouti. Malgré l'interdiction qui le frappe, il décide de retrouver son meurtrier et rouvre le dossier...

La critique de Mr K:

Sacré Harry! Il a le don pour s'attirer les ennuis! Là, pour le coup, il a fait fort! Il a carrément fait passer son supérieur à travers la vitre de son bureau ce qui provoque son éviction temporaire des affaires criminelles. Entre les séances chez le psy et la recherche du meurtrier de sa mère, ce roman est mené tambour battant par un Connelly au sommet de sa forme!

À mes yeux, il s'agit pour le moment du meilleur Connelly que j'ai pu lire. Dans ce volume, Harry Bosch, personnage ombrageux, se révèle beaucoup plus. À force de subir en premier lieu les séances menées par la psy (un bilan positif est obligatoire pour qu'il puisse réintégrer la LAPD -Los Angeles Police Department-), il commence à baisser sa garde et l'on cerne mieux le personnage. On connaissait son enfance dans des foyers pour orphelins, son passage par le Vietnam mais quid de sa mère biologique? Le voile est légèrement levé et permet de comprendre les blessures de l'enfance qui continuent à l'habiter et conditionnent sa manière de percevoir les choses et d'agir. Ces révélations successives contribuent à rendre encore plus attachant ce policier hors norme.

Dans ce roman, on croise d'autres personnages intéressants dont certains déjà présents dans les romans précédents dont le chef Irving qui dirige la police de L.A, qui avec le temps s'adoucit avec Harry. Il y a aussi la psy passionnée par son boulot mise à rude épreuve par un Bosch tout d'abord réfractaire à toute forme d'analyse de soi, Jazz une femme au passé douloureux qui séduira Harry et toute une série de personnages hauts en couleur que le policier croisera au cours de ses investigations (un mac machiavélique à souhait, un procureur retors, un amoureux transi depuis plus de 30 ans...). On retrouve encore ici tout le talent de l'auteur pour mettre en chair ses personnages qu'il façonne avec amour et précision. En résulte une enquête haletante dont il est difficile de sortir! Quitte à passer pour un autiste auprès des êtres aimés!

Je me répète mais il faut lire Connely quand on aime le polar! Fort de son expérience dans le journalisme, ses romans sont toujours le reflet fidèle de la réalité policière et criminelle de la cité des anges, le tout allié avec un scénario jamais pris en défaut et des rebondissements à chaque fin de chapitre. Un must que ce «Dernier coyote»!

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mercredi 21 avril 2010

Si Zeus m'était conté...

memoires_de_zeus_09L'histoire:

À ceux qui pensent que vivre pour un dieu est aisé, je dis: "Détrompez-vous". Aux mortels qui croient que notre vie n'est que volupté et délices, je dis: "Apprenez de votre erreur".

Ayant échappé à l'infanticide, j'ai grandi seul, caché sur une île. Je suis devenu homme et guidé par ma grand-mère Gaïa, j'ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l'Olympe. Seul, j'ai appris la vie, l'amour, la mort et la colère. J'ai levé une armée, j'ai réveillé les géants, j'ai libéré mes frères et mes soeurs. J'ai accompli mon destin!

Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire...

La critique de Mr K:

Encore un ouvrage que j'ai dévoré! Un pur chef d'oeuvre. Il y a peu, j'étais allé voir le Choc des titans remake d'un nanar érigé au rang de classique. Pur divertissement d'un moment, il ne respectait en rien la mythologie dont il s'inspirait. Tout cela m'a donné l'idée de me replonger dans les mondes antiques, source de mes premiers amours livresques! Et puis... ce livre me faisait de l'oeil depuis un certain temps à la Fnac de Lorient!

Je n'ai pas été déçu. Bien que ce soit un roman, Maurice Druon (auteur entre autre des rois maudits, du chant des partisans) est un amoureux des mythes fondateurs de la Grèce antique. Son tour de force ici est d'avoir réussi à instituer une sorte de chronologie dans un corpus de base plutôt disparate. C'est d'ailleurs pour mieux relier ces différents éléments qu'il a dû romancer sans pour autant trahir le message profond contenu dans ces légendes. C'est aussi l'occasion dans ces passages pour Zeus d'expliquer à ses fils (nous!) quelques leçons sur la condition humaine et sur l'agencement-fonctionnement du monde.

Le moins que l'on puisse dire c'est que la vie du roi des dieux est bien remplie. La première partie du livre nous expose la création du monde avec la figure paternelle et rassurante d'Ouranos et de la cyclothymique Gaïa. Puis vient le règne de Cronos le terrible: destructeur des mondes (le temps avale tout) et dévoreur de la chair de sa chair. Ensuite c'est la conquête du pouvoir et les premiers amours, l'installation du panthéon et la suite des amours de Zeus (et il en a eu le cochon!). On croise donc dans cet ouvrage nombre de personnages cultes tant divins que semi-mortels ou mortels (Les dieux, les nymphes, les rois, les héros etc...). À noter que malgré mes connaissances (ex étudiant en Histoire, notamment des religions), Druon a réussi à m'apprendre nombre de choses qui m'avait jusque là échappées comme la réelle nature de Prométhée, l'Atlantide terre des premiers hommes créée par Ouranos et tout plein d'autres détails qui seraient trop long d'énumérer ici.

C'est un livre qui se lit extrêmement facilement, la langue est riche mais non précieuse et avec un minimum de connaissances (rappelons nous le programme de 6ème) l'ensemble est intelligible et construit de façon progressive. Je suis sorti étourdi par tant d'érudition mis au service de la connaissance de mythes fondateurs et finalement de la condition humaine: Zeus n'étant ici que le miroir des errements de la race humaine depuis l'ère primitive jusqu'à aujourd'hui. En plus du corpus de légendes, des réflexions interressantes nous sont servies notamment sur l'avènement du monothéisme et avec lui la notion d'interdit propre au clergés humains, la liberté sexuelle au niveau de l'orientation (homo / hétéro même sentiment poursuivi), la notion d'autodestruction chez les humains et leur côté démiurge quand ils veulent se substituer à la nature... Autant de pistes de réflexion toujours d'actualité aujourd'hui. Le livre lui, date de 1967...

Cet ouvrage est vraiment à lire pour ceux qui regrettent leurs années de latin ou ceux qui aiment tout simplement les belles histoires! On rit beaucoup, Zeus est loin d'être en saint et c'est un sacré coureur de jupon! Malgré son côté macho, vous verrez que les déesses et autres maîtresses se sont plus d'une fois vengées! Seul défaut, la couverture de l'édition de poche! J'ai cru que c'était un gag quand je l'ai reçu à la maison: on aurait dit un Harlequin de la première série. Par pitié Mrs des éditions Bragelonnes, changez ça au plus vite! En plus, l'image choisie est indigne du roi des rois qui là semble au crépuscule de son règne! Les 3/4 du livre parlent tout de même de sa toute puissance! Mais ne vous laissez pas entraîner par ces dernières remarques assassines, ce livre est un grand livre qui vaut largement le coup de ne pas tenir compte d'un aspect plutôt rebutant au premier abord! Bonne lecture!

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dimanche 18 avril 2010

"Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé" de J.K. Rowling

HP6L'histoire: Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année.
Mais pourquoi le professeur Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley?

La critique Nelfesque: Je continue ma découverte des Harry Potter. Si tout comme pour moi, c'est votre première lecture, évitez de lire ma critique car je vais dévoiler certaines clés du roman. Gardez donc la surprise et puis aussi retenez vous dans les commentaires de parler du tome 7!

Ceci étant dit, me voici donc arrivée au 6ème tome des aventures d'Harry Potter: "Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé". Oh mon dieu, plus qu'un volume et c'est finiiiiiiii... *pleure*

J'ai beaucoup aimé ce tome qui n'est pas loin d'être mon préféré. N'ayant pas encore lu la fin, je préfère réserver mon jugement et mon classement. Toujours est-il que c'est un très bon ouvrage. Harry redevient supportable (je n'étais pas loin de vouloir le baffer dans "l'Ordre du Phénix"... Quelle tête à claque!), les rapports entre les personnages sont très drôles (y a pas à dire, ça travaille les hormones à 16 ans!), Dumbledore tient ici un rôle prépondérant, Rogue nous en offre des vertes et des pas mûres (quelle pourriture celui là!!!) et j'aime beaucoup le côté "Retour vers le futur" de ce tome!

Les passages dans la Pensine visant à nous relater la vie de Voldemort sont passionnants, les pièces du puzzle s'assemblent peu à peu. Comment était-il quand il s'appellait encore Tom Jédusor? Qu'est-ce qui a fait qu'il s'est tourné du côté obscur de la force? L'idée de la Pensine (déjà évoquée dans des tomes précédents) est une très bonne trouvaille!

Dumbledore... Oh my god... Dumbledore... Je suis en deuil... Son côté paternaliste et sa fin tragique (non mais quelle pourriture ce Rogue!!! oui, je sais, je me répète mais alors lui vraiment quel *%$^^*§£!!!) n'est pas sans rappeller celle de Gandalf dans "Le Seigneur des Anneaux" (je parle là des films car je n'ai jamais réussi à lire un Tolkien...). Voilà le tort de ce gentil papy sorcier: c'est un baba-cool! "Elles sont jolis les fleurs, la vie est belle, je vis avec les animaux et j'aime mon prochain (même cet §^*@# de Rogue)". Résultat des courses, il en est mort... Au moins sa fin n'est pas expédiée en 3 lignes comme celle de Sirius... J'ai même trouvé que c'était un peu trop larmoyant par moment mais bon, c'était Dumbledore, le papa de tout le monde, normal que l'auteur nous en fasse 2 chapitres.

Les histoires d'amour, bien représentatrices de ce qui peut se passer dans notre tête (et ailleurs) à cet âge là, sont savoureuses. Les premiers émois sont très bien retranscrits. Même si je savais depuis le premier tome sur qui Harry jetterait son dévolu, je suis contente pour lui (non mais ça y est je deviens folle, je suis contente pour un personnage de fiction...). Quant à Ron et Hermione, je m'en doutais aussi... Forniqueront-ils dans le tome 7? Suspens...

J'enrage de ne pas avoir emmené le tome 7 avec moi en vacances! Et puis Rogue, je préfère pas en parler!!! Malefoy non plus d'ailleurs!

hedwige"Harry Potter à l'école des sorciers"
"Harry Potter et la chambre des secrets"
"Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban"
"Harry Potter et la Coupe de Feu"
"Harry Potter et l'Ordre du Phénix"

Posté par Nelfe à 19:42 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
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