mardi 5 février 2013

"Nécrologie" de Paul Cleave

necrologieL'histoire: Christchurch, Nouvelle-Zélande: ses façades victorienne, ses squares bien tranquilles, ses séismes à répétition, ses tueurs en série.

A la suite d'un drame personnel, Théodore Tate, un ancien flic, s'est reconverti en détective privé. Alors que la police est occupée à chasser le fameux Boucher de Christchurch, le serial killer qui terrorise la ville, c'est lui qu'on mandate pour s'occuper d'une banale exhumation, celle du corps d'un directeur de banque dont la veuve est suspectée d'homicide. Là, un glissement de terrain accidentel révèle la présence de trois cadavres immergés dans le lac qui borde le cimetière. S'agit-il de victimes du Boucher, ou bien un autre tueur en série est-il à l’oeuvre? Lorsqu'en plus on découvre dans le cercueil à la place du corps de l'honorable banquier, celui d'une jeune inconnue, c'est le début d'un engrenage infernal pour Théodore qui va devoir découvrir seul la vérité sur cette affaire. Avant que la police ne découvre la vérité sur lui... et sur ses terribles secrets.

La critique Nelfesque: "Nécrologie" est le troisième roman de Paul Cleave traduit en France. Et quelle roman!

J'ai lu et apprécié "Un Employé modèle" et "Un Père idéal". "Nécrologie" va au delà du simple fait d'apprécier un roman. J'ai aimé cet ouvrage, j'ai aimé Théodore Tate, j'ai souffert avec lui.

Dans "Nécrologie", on est plus près du roman noir que du thriller et l'auteur laisse de côté l'humour noir et le cynisme qui le caractérise dans ses précédents opus pour nous entrainer dans un monde de regrets, de chagrin et de sordide. Paul Cleave met l'accent sur le personnage principal, Théodore Tate, nous le montrant dès les premières pages comme un homme blessé. Théodore a perdu sa famille, fauchée par un chauffard en pleine rue. Sa fille demeure dorénavant 6 pieds sous terre et sa femme est murée dans le silence où l'hôpital psychiatrique est sa prison. Dès lors, brisé, il laisse de côté sa carrière de policier mais reste plus ou moins dans "la maison" en ouvrant un bureau de détective privé. Ici, sa dernière affaire va ressurgir du passé et le faire culpabiliser. Dès lors, trouver la clé de l'énigme devient vital pour lui et il va explorer au fil des mois tous les sentiments humains.

La psychologie des personnages est la grande force de ce roman. Plus que l'enquête à proprement parlé, qui est d'ailleurs très bien menée, c'est le devenir des hommes et des femmes peuplant "Nécrologie" qui tient le lecteur en haleine. Théodore Tate, c'est un peu de chacun d'entre nous. Que deviendrions-nous si notre vie se voyait basculer du jour au lendemain passant du bonheur d'une famille aimante à l'horreur du deuil? Tate chute, doute, croit détenir la vérité, se fait vengeur, se fourvoie, sombre dans l'alcoolisme... Va-t-il s'y perdre totalement ou se relever? Va-t-il démêler l'affaire et se montrer plus efficace que la police actuellement occupée par celle du Boucher de Christchurch (et hop, un clin d'oeil à l'un des précédents romans de Paul Cleave)? Le lecteur est tenu en haleine par l'histoire et la quête de la vérité mais aussi par l'affection qu'il a développé au fil des pages pour cet ancien flic.

On ne peut pas vraiment comparer "Nécrologie" aux romans de Paul Cleave déjà parus. Comme je l'ai déjà dit, l'humour n'a pas ici sa place et on se rapprocherait plus d'un traitement des personnages à la R.J. Ellory. N'est-ce pas un excellent argument pour vous faire découvrir ce roman d'urgence?

Egalement lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- Un Employé modèle
- Un père idéal

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lundi 4 février 2013

"Le prisonnier du ciel" de Carlos Ruiz Zafon

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L'histoire: Des secrets de sinistre mémoire viennent hanter Daniel Sempere et son ami Fermín, les héros de L'Ombre du vent.
Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché.
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé...
Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.

La critique de Mr K: Ce livre était le cadeau de Noël 2012 de mes parents qui m'avait convertis à cet auteur ibère avec Le Jeu de l'ange. J'avais embrayé directement avec L'Ombre du vent et j'étais tombé sous le charme de Marina quelques temps après (son meilleur ouvrage à mes yeux). Ironie du sort, sachant mes géniteurs fort amateurs de Zafon, je leur ai offert le même livre pour Noël aussi, comme quoi les grands esprits se rencontrent et que les chiens ne font pas des chats. Je pars toujours avec un à priori positif quand je débute un livre de cet auteur. J'ai tellement été charmé par son écriture et par le background de ses histoires que c'est avec un grand sourire aux lèvres que je débutai ma lecture...

Quel plaisir de replonger dans la Barcelone intemporelle chère à cet auteur catalan. Dans Le prisonnier du ciel, deux époques se chevauchent au fil du récit. Il y a d'abord la Barcelone des années 50/60 où l'on suit Daniel Sempere et son ami haut en couleur Fermin. On re-rentre dans la librairie Sempere père et fils et très vite on sait qu'une menace nouvelle plane sur Fermin qui dans ce volume est clairement le personnage principal. On le retrouve d'ailleurs régulièrement dans certains chapitres, dans sa jeunesse quand il a été embastillé dans la forteresse franquiste surplombant la ville de Barcelone. Il va y faire la rencontre clef de sa vie, s'en échapper par un moyen peu orthodoxe et son existence sera à jamais changée. Ce constant va et vient entre deux époques densifie l'histoire et lève le voile sur certains pans des histoires narrées dans les précédents volumes consacrés au cimetière des livres oubliés. À ce propos, ne vous attendez pas à des révélations fracassantes sur ce dernier, l'auteur ne l'évoquant qu'à la toute fin du roman et il faut bien avouer que cela arrive comme un cheveu sur la soupe.

On retrouve dans Le prisonnier du ciel tout le talent de l'auteur pour planter le décor et décrire une époque. Des passages sont vraiment effrayants notamment dans la description des geôles fascistes et les pratiques des tortionnaires et autres bras armés de Franco. Au détour d'une page, Zafon ressuscite même l'abominable inspecteur Fumero pour une séance de torture atroce dont il a le secret (le flasback est décidément une technique bien pratique pour se faire se relever les morts). Zafon peint sans concession cette nouvelle Espagne qui se rêvait supérieure à ses voisin mais qui ne s'est révélée qu'un régime autoritaire et injuste dont les plaies ne sont pas encore pansées et dont le souvenir reste vif outre Pyrénées. Les personnages sont toujours aussi riches en terme de psychologie et ce volume complète par petites touches tous les aspects déjà entraperçus même si tout n'est pas révélé loin de là... Vous l'avez compris, Zafon n'en a pas terminé avec les Sempere!

Malgré toutes ces indéniables qualités, je suis resté sur ma fin. Tout d'abord quand on repense à l'histoire en son entier, il n'y a finalement pas grand chose à se mettre sous la dent dans Le prisonnier du ciel. Il y a certes de belles fulgurances mais il se dégage une impression générale de creux. De plus, la toute fin du récit lance une piste pour une possible suite que je trouve téléphonée et prévisible (pour ne pas dire artificielle). Mais bon... je suis près à tout pardonner à Zafon pour avoir le plaisir de le relire et il m'a fallu très très peu de temps pour terminer Le prisonnier du ciel, preuve s'il en est de la réussite de cet ouvrage et de ses qualités. L'intérêt ne se dément jamais et il est très difficile de relâcher le livre avant la fin. En attendant la suite à venir, je vais devoir m'atteler à lire ses œuvres de jeunesse qui sont sorties en poche depuis peu. Gageons que j'y retrouve tout le plaisir que j'éprouve en lisant l'œuvre de cet auteur ô combien talentueux!

Egalement lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- L'Ombre du vent
- Le Jeu de l'ange
- Marina

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mardi 29 janvier 2013

"Rebecca" de Daphné Du Maurier

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L'histoire: Dès les premières heures à Manderley, somptueuse demeure de l'ouest de l'Angleterre, le souvenir de celle qu'elle a remplacée s'impose à la jeune femme que vient d'épouser Maxim de Winter. Rebecca, morte noyée, continue d'exercer sur tous une influence à la limite du morbide. La nouvelle madame de Winter, timide, effacée, inexpérimentée, se débat de son mieux contre l'angoisse qui l'envahit, mais la lutte contre le fantôme de Rebecca est par trop inégale.

La critique de Mr K: Une fois de plus, c'est chez l'abbé que je suis tombé sur ce livre. Considéré comme un classique par de nombreux lecteurs et lectrices, je sautais le pas en l'acquérant et il y a peu en le lisant. C'était le début d'une plongée enivrante dans le domaine de Manderley où je faisais la connaissance de personnages bien mystérieux au centre d'une histoire nébuleuse à souhait.

Le livre commence par la rencontre et le début d'idylle entre Maxime de Winter, riche aristocrate anglais veuf et de la jeune narratrice. Tout commence comme un conte de fée et très vite ils célèbrent leur union dans la plus stricte intimité et partent pour l'Italie pour leur voyage de noce. L'histoire débute vraiment quand ils rentrent à Manderley, la maison familiale des De Winter. Une menace plane sur la frêle épouse, Rebecca l'ancienne maîtresse de maison bien que morte dans de mystérieuses circonstances semble encore là. Son aura et sa personnalité ont tellement marqué les lieux que la jeune nouvelle épouse de Maxime De Winter étouffe et ne peut s'imposer de part sa nature effacée et humble (peut-être trop diront certains). C'est le début d'un étrange récit mêlant à la fois la description de la vie quotidienne de la nouvelle Madame De Winter et une enquête pour lever le voile sur les circonstances de la noyade de Rebecca.

J'avais vu, il y a déjà quelques années, l'adaptation brillante qu'en a tiré Hitchcock même si à l'époque je n'avais pas lu le roman originel. Je connaissais donc le twist final de ce roman avant de le lire mais malgré cela, j'ai adoré cette lecture qui me marquera pour longtemps. L'écriture de Daphné Du Maurier est une merveille de finesse, de raffinement et de douceur. Pas une lourdeur, mais une langue qui fond dans la bouche comme un excellent chocolat de Noël, les lignes et les phrases s'enchaînent avec délice pour le lecteur qui tombe immédiatement sous le charme de la vieille demeure de famille, ce manoir fleuri à outrance au bord de la mer qui a connu bien des événements durant son existence. Manderley est un personnage à lui tout seul et on en explore le moindre recoin au fil des rebondissements de ce récit dense. L'auteur nous présente des personnages ciselés à merveille au premier rang d'entre eux, l'épouvantable Miss Danvers (la domestique en chef de Manderley) qui ne s'est jamais remise de la disparition de son ancienne maîtresse. Avec elle, on oscille toujours entre interrogation et répulsion, ceci jusqu'à la toute fin du roman. Le personnage de Maxime est lui aussi fort intriguant et là encore, c'est à la toute fin de l'ouvrage que nous pouvons saisir sa psychologie dans son intégralité. L'héroïne quant à elle navigue à vue et comme elle peut dans cet univers qui lui est étranger et qui semble la rejeter. On suit ses états d'âme et sa lente descente aux enfers (aaah la scène du bal masqué est terrible!). N'oublions pas évidemment Rebecca sur la personnalité de laquelle le voile se lève peu à peu et qui continue à vivre à travers le regard et les actes des habitants de Manderley (jamais un fantôme n'aura été aussi vivant!).

J'ai pris littéralement mon pied avec cette lecture. Daphné Du Maurier n'a pas son pareil pour décrire l'humain dans toute sa complexité et maîtrise son histoire du début à la fin. Cette dernière m'a littéralement cueilli comme lors du visionnage de son adaptation précédemment citée et il en restera longtemps quelque chose dans ma mémoire. Un petit bémol cependant, la fin est trop abrupte à mon goût et j'aurais sans doute prolongé le plaisir sur une vingtaine de pages en plus pour clôturer le récit plus définitivement. Mais je ne vais pas bouder mon plaisir et je ne peux que vous inciter très très fortement à lire cette oeuvre à nulle autre pareille qui vous enchantera par la forme et vous fera frémir (un peu seulement je vous rassure) sur le fond. Un must de plus à mon actif.

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lundi 28 janvier 2013

"Au-délà du mal" de Shane Stevens

au-delàL'histoire : A 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral.
Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'à un dénouement captivant.

La critique Nelfesque : Cela fait un petit moment que j'avais ce roman dans ma PAL et malgré mon engouement pour les éditions Sonatine (oui parce que "Au-delà du mal", en broché, fait partie du catalogue Sonatine), j'avais du mal à me lancer dans ce pavé de presque 900 pages. Une lecture commune avec fée-tish et Cherrybomb: rien de mieux pour le déterrer et me lancer !

Et bien, et bien, et bien... Moui, moui, moui... Bon, je dois le dire... Je n'ai pas aimé "Au-delà du mal". Ca me fait mal de dire ça car Sonatine ne m'a déçue qu'une seule fois avec  "Avant d'aller dormir" que j'avais trouvé ennuyeux au possible. Je peux donc compter maintenant un second flop avec ce roman de Shane Stevens.

La quatrième de couverture est alléchante. Un thriller : je prends ! Un serial killer : je prends ! Un enfant dérangé : je prends ! Un asile psychiatrique : je prends ! Tout était réuni pour qu'à priori ce bouquin me fasse passer des nuits blanches passionnées (oui parce que je suis comme ça moi, les thrillers c'est mon dada). A la place de celles-ci, ce sont des soirées lecture raccourcies que j'ai connu. C'est bien simple, au bout de 10 pages, je piquais du nez. L'ennui m'a envahi... Mr K, me voyant buter sur ce roman depuis de longues semaines m'a dit un jour: "Ecoute Nelfe, il te reste 200 pages, aujourd'hui tu le termines !" Challenge lancé, challenge relevé et challenge réussi ! Je suis venue à bout des 887 pages et je peux vous dire que je les ai comptées !

Mais pourquoi, alors que tout était là pour me plaire, ai-je subi un tel calvaire ? Peut-être parce que je ne m'attendais pas exactement à celà, peut-être parce que la 4ème de couverture est trop alléchante pour être vraie et surtout parce que l'accent est surtout porté sur une enquête parallèle menée par des journalistes et qui ne m'a pas du tout passionnée. Le milieu du journalisme, je l'aime dans "Millénium" mais, en règle générale, entrer dans les détails de la mise en place d'un papier dans un journal (ici un dossier complet en Une) n'est pas vraiment le genre de choses qui me fait me lever la nuit...

Il y a l'enquête policière qui aurait pu être intéressante si le lecteur n'avait pas sans cesse une longueur d'avance sur la police puisqu'en alternance de chapitres, c'est directement avec le tueur qu'il est en tête à tête. Du coup, les flics sortent les rames, Thomas Bishop s'éclate (là pour le coup il est tordu et j'avoue que j'ai trouvé un peu de plaisir à lire les chapitres consacrés à sa vie ("heureusement" qu'il était là (je passe pour une psychopathe en disant ça non!?))) et  moi j'ai envie de mettre un gros de pied aux fesses des enquêteurs, à pousser la gueulante de sa vie à Adam Kenton qui a les preuves sous les yeux mais semble être complètement miraud !!! Raaaa que ça m'a énervée !

L'écriture est plate et quant à la fin... Bon ben OK, on vient de se taper 887 pages (oui j'insiste !) "réjouissantes", pour en arriver à un dénouement qui n'en est pas vraiment un !? Non mais WTF, is it a joke !? Donnez moi immédiatement le numéro de Shane Stevens que je puisse passer mes nerfs ! J'ai perdu mon temps, je pleure, je maudis mes copines de LC qui m'ont entraînée dans ce traquenard mais ça y est j'ai lu "Au-delà du mal" ! Youpi !!!

Je crois que vous l'aurez compris, je ne vous conseille pas vraiment ce roman...

L'avis de mes compagnes de LC : fée-tish et Cherrybomb (sans rancune les filles) ;)

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vendredi 18 janvier 2013

"Le trône de fer: Les dragons de Meereen" (vol. 14) de George R. R. Martin

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ATTENTION CRITIQUE À HAUTE CONTENANCE DE SPOILERS!!!

L'histoire: À présent que Stannis Baratheon est parti reprendre Winterfell aux Bolton pour s'assurer la domination du Nord, Jon Snow est redevenu le seul maître du Mur. Cependant, le roi autoproclamé a laissé sur place Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à apporter son aide au bâtard. Les flammes lui révèlent l'avenir, mais quel avenir?

À Meeren, la situation s'enlise: le blocus du port par les esclavagistes ne semble pas vouloir prendre fin, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les fils de la Harpie, coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir, piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère: le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier...

La critique de Mr K: J'ai réussi à patienter quelque mois avant de lire le 14ème volume de la série. Ma belle mère adorée me l'a offert pour Noël (je soupçonne fortement Nelfe de le lui avoir soufflé!) et dès que j'eus fini L'Oeil de Caine, je me jetais avidement dessus et le buvait jusqu'à la lie en deux jours. Un pur bonheur une fois de plus, cet auteur est décidément diabolique et sacrément malin car j'ai l'étrange sentiment que cette histoire pourrait durer encore quelques dizaines de volumes. Et dire que je souhaite un jour me lancer dans le cycle de La Compagnie Noire de Glen Cook qui est aussi une très longue série... pauvre de moi!

Dans la suite logique du précédent volet, on retrouve tout d'abord Jon qui a fort affaire sur le Mur. L'hiver n'arrête pas d'arriver et la menace se fait de plus en plus insidieuse. Les hommes râlent, Mélisandre nourrit quelques intrigues et sa petite sœur Arya lui manque et va être donnée en mariage au fils batard Bolton d'une cruauté sans nom (style le personnage de William dans Les Piliers de la Terre en pire, c'est dire!). On retrouve aussi Theon (alias Schlingue) de retour à Winterfell pour le fameux mariage qui doit définitivement rallier le Nord au trône Lannister. la tension est palpable et les révélations nombreuses quoique pas définitives... Il est malin, je vous l'avais dit!

De l'autre côté de l'océan, j'ai retrouvé avec le plus grand plaisir Tyrion mon personnage préféré qui ici est en butte avec un ravisseur râleur aux objectifs pas clairs. On suit leurs pérégrinations vers Meeren jusqu'à ce qu'un incident majeur change une nouvelle fois la donne. M'est avis que Tyrion n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs. Un peu plus au Nord, on suit aussi Daenyris la blanche qui a fort à faire face à l'ennemi intérieur et ses rivaux des cités voisines. Ce n'est pas ce volume qui va la faire remonter dans mon estime tant je trouve qu'elle tergiverse trop et ne semble pas vraiment prendre les problèmes à bras le corps (quand on est souverain, il me semble impossible d'être juste et parfait pour asseoir son autorité). Grosse déception, les dragons qui donnent son titre à ce quatorzième volume ne sont à aucun moment vraiment décrits ou évoqués... Entre ces deux faisceaux, on retrouve quelques personnages secondaires dont on prend par la même occasion quelques nouvelles (Davos et Jaime notamment).

Bonne et rapide lecture, Martin avance ses pions petits à petits et nous réserve encore bien des surprises. Le style inimitable est toujours là, le souffle épique aussi et on est littéralement plongé dans cet univers de complots et d'aventures. Les personnages gagnent encore plus en profondeur et l'ensemble se complexifie à merveille. Idéal pour que le pauvre lecteur-addict geigne en pensant qu'il devra attendre un peu avant de lire la suite... Au moment où j'écris (10 janvier), le volume 15 est sorti depuis un jour. Je vais essayer de me donner minimum un mois avant de replonger dans le royaume des sept couronnes... Point trop n'en faut!

Lu, chroniqués et adorés du même auteur:
- Le trône de fer, intégrale 1
- Le trône de fer, intégrale 2
- Le trône de fer, intégrale 3
- Le trône de fer, intégrale 4
- Le trône de fer, Le bûcher d'un roi, volume 13

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mardi 15 janvier 2013

"L'oeil de Caine" de Patrick Bauwen

9782253123118_1_75L'histoire: Tout le monde cache quelque chose. Votre voisin, votre femme, votre ami... Et si vous pouviez tout savoir? Connaître leurs peurs, leurs secrets intimes? Comme dans "L'oeil de Caine", un reality show qui fascine l'Amérique. Dix candidats, dix secrets. Des gens comme vous et moi. Enfin comme vous surtout. Parce que moi, je ne suis pas au programme: je suis l'invité surprise. Celui qui rôde en attendant son heure. Celui qui va les embarquer là où rien n'est prévu. Dans mon jeu sanglant. Mon propre mystère.

La critique de Mr K: Encore une lecture express et appréciée aujourd'hui avec ce thriller de Patrick Bauwen qe j'ai dévoré en une journée et demi lors de notre séjour périgourdin à Noël. Le temps était bien moche et comme notre hôtesse est fortement adepte de TV et que j'y suis allergique, les raisons étaient réunies pour me plonger dans cette histoire bien alambiquée! Ceux qui nous suivent régulièrement savent qu'au Capharnaüm Éclairé c'est Nelfe la spécialiste en terme de lectures de ce genre. C'est donc un avis de novice en la matière que je vais vous livrer.

On rentre directement dans le sujet avec la réunion des futurs candidats de L'oeil de Caine. Le temps de faire brièvement connaissance avec eux et les voilà partis à bord d'un étrange bus loin des cadillacs prévues... Rien ne va se passer comme prévu bien évidemment et très vite les dix quidams se retrouvent prisonniers d'une ancienne bourgade minière située en plein désert, surveillés et traqués par un mystérieux déséquilibré dont on suit les pensées et les actes un chapitre sur trois. Ce n'est qu'à la toute fin du livre qu'un twist final révélera l'entière vérité... que j'avoue avoir plus ou moins deviné à la moitié de l'ouvrage sans que cela ne me gâche le plaisir de la lecture.

La grande force de ce roman est sa concision dans les descriptions de ses personnages et leur développement qui suit. Ils sont tous plus ou moins des stéréotypes attendus que l'on retrouvent dans la thrash TV d'aujourd'hui: la jeune écervelée érotomane, le manuel au grand cœur, la fausse fragile, l'intelligent repoussant... Derrière le règne des apparences, l'auteur commence très vite à insinuer un sentiment de doute dans la tête de ses lecteurs. Peu à peu des ponts apparaissent entre les différents personnages, des relations anciennes ressurgissent, d'autres se tissent et l'on se retrouve aux deux tiers du roman face à une gigantesque toile d'araignée remarquablement conçue. Rajoutez là-dessus un maniaque particulièrement retors et sanguinaire, vous obtenez un cocktail explosif dont il est difficile de se détourner tant l'addiction est rapide.

Le livre se lit très vite et bien. Les chapitres courts s'enchaînent les uns les autres à toute vitesse laissant à chaque fois le lecteur dans l'expectative, attendant avec impatience la suite des développements! Tous les stratagèmes mis en œuvre dans le domaine par Patrick Bauwen ont fonctionné avec moi. Seul bémol, la fin que j'avais entraperçu à mi parcours mais rien de bien décevant vu la qualité de l'ensemble. Un excellent divertissement pour tous les amateurs du genre.

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mercredi 9 janvier 2013

"Bilbo le hobbit" de J. R. R. Tolkien

 81396274_oL'histoire: Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L'aventure tombe sur lui comme la foudre quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d'expédition périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le grand dragon Smaug, car Bilbo partira avec eux.
Il traversera les Terres Solitaires et la forêt de Mirkwood dont il ne faut pas quitter le sentier, sera capturé par les trolls qui se repaissent de chair humaine, entraîné par les gobelins dans les entrailles de la terre, contraint à un concours d'énigmes par le sinistre Gollum, englué dans la toile d'une araignée géante...
Bilbo échappera cependant à tous les dangers et reviendra chez lui, perdu de réputation dans le monde des hobbits, mais riche et plus sage.

La critique de Mr K: Beau flashback aujourd'hui avec un "rereading" de choix! Bilbo le hobbit est ni plus ni moins que le premier roman qui m'ait réellement marqué et qui m'a irrémédiablement entraîné sur les sentiers de l'addiction littéraire. Comprenez par là que je n'ai cessé depuis de lire et que ce goût pour les fictions ne m'a jamais quitté. Les aventures de Bilbo furent aussi ma première incursion dans la fantasy et mon intérêt pour le genre est né de ce conte picaresque et initiatique au style intemporel.

L'histoire se déroule une soixantaine d'années avant la trilogie de l'Anneau. Tolkien nous invite à suivre la quête de treize nains de l'antique Erebor pour récupérer leur or et leur ancien royaume. Entre eux et leur but, un dragon du nom de Smaug s'interpose, le challenge promet donc d'être élevé! Pour les aider dans leur expédition, Gandalf le Gris, un magicien aussi puissant que malin leur adjoint un "cambrioleur" représentant de l'espèce des hobbits, petit peuple hédoniste qui aime par dessus tout la tranquillité et la bonne chair. Mais Bilbo Baggins possède des ascendants Touk et c'est cela qui va faire toute la différence... Il va aller là où nul hobbit n'est allé avant lui!

Ce retour au source s'est révélé être un pur bonheur de chaque instant. L'envie m'en avait pris après notre retour du cinéma lorsque Nelfe et moi sommes allés voir l'adaptation de Peter Jackson. Deux jours m'ont suffi pour parcourir les 380 pages de cet ouvrage qui décidément est une pièce maîtresse en la matière. Le ton est résolument léger et l'on est bien plus proche du conte que du récit de fantasy pur, sauf peut-être en toute fin de volume lors de la résolution. L'humour et la dérision sont au rendez-vous, les héros ont leurs faiblesses et le ton épique propre à la trilogie de l'Anneau est absent. L'écriture se fait plus simple mais jamais simpliste, l'auteur allant à l'essentiel dans ses descriptions pour s'attacher au plus près de ses personnages (petit vide à ce niveau dans l'adaptation de Jackson) et narrant avec verve les différents rebondissements. On sent bien que Tolkien via cette histoire a voulu tout d'abord s'adresser aux enfants et adolescents même si c'est un livre qui peut se lire à tout âge. Difficile de retenir des passages en particulier tant l'aventure est prenante du début à la fin... mais si je devais en retenir trois, ce serait le passage avec les trois trolls (très différent dans son déroulé par rapport à la version cinéma), le duel d'énigme avec Gollum (plus d'énigmes dans la version livre!) et la traversée de la forêt de Mirkwood (terrifiante et évocatrice à souhait!).

Ce livre est un "must" que tout amateur de conte, de fantasy et autres genres apparentés doit avoir lu au moins une fois dans sa vie. L'écriture a gardé tout son charme, le temps n'a pas d'effet sur elle, le récit est concis et diablement efficace. Et dire que Jackson a prévu trois films!!! Qu'est-ce qu'il va pouvoir mettre dedans? Sans doute la chasse au nécromancien (trois lignes dans le livre) va être montrée et développée pour attirer les plus âgés... Ce livre est aussi une lecture idéale pour les plus jeunes qui auront l'occasion de suivre le parcours initiatique de Bilbo et s'identifier dans ce personnage si attachant. Pour celles et ceux qui seraient passés à côté, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Lu, apprécié et chroniqué du même auteur:
- Les enfants de Hùrin

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samedi 5 janvier 2013

"L'homme nu" de Dan Simmons

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L'histoire: Et si la solitude devenait impossible? Si, un jour, nous ne pouvions plus nous isoler, fermer notre conscience? Si les pensées, les désirs, les pulsions des autres nous envahissaient à chaque minute, comme des écrans restés allumés? Bremen, un mathématicien, a ce terrible pouvoir de divination. Longtemps, son union avec sa femme Gail, comme lui télépathe, lui a servi de bouclier. Mais Gail meurt d'un cancer, et le voilà seul dans le chaos, livré à la neuro-rumeur du monde...

La critique de Mr K: Retour aujourd'hui à un de mes auteurs de prédilection avec une de ses premières oeuvres L'homme nu. Nous sommes bien loin des univers SF qu'on lui connaît avec Hyperion, Endymion et autres Olympus. Ce n'est pas non plus un thriller à proprement parlé comme Terreur que j'avais adoré en son temps. Ici, le récit se situe à notre époque et on navigue en plein surnaturel.

Le héros entend les pensées des gens un peu à la manière de Sookie, l'héroïne de True Blood (superbe série soit-dit au passage). Dans son malheur (car c'en est un croyez-moi), il n'était pas seul. Sa femme avec ses pouvoirs médiumiques pouvait fabriquer une carapace mentale qui l'empêchait de devenir littéralement fou. Mais voilà... une tumeur au cerveau et Gail disparaît laissant Jeremy désespérement seul et fragile. Commence alors le début d'une errance contre l'oubli et la souffrance. Les voix intérieures deviennent de plus en plus prégnantes et rien ne semble pouvoir les atténuer. Le héros va passer par tous les stades: il brulera son passé, deviendra SDF et alcoolique, garçon de ferme (devenant par l'occasion la cible d'une serial-killeuse particulièrement retorse) et finira par trouver la rédemption.

Le livre est construit de manière étrange. Deux chapitres de suite narrent ce road movies initiatique puis s'enchaine un chapitre où un narrateur omniscient donne des données sur le passé du héros, sa relation en symbiose totale avec l'être aimé mais aussi ses recherches mathématiques concernant son étrange pouvoir. Les passages tournant autour de processus scientifiques abscons m'ont bien ennuyés il faut bien l'avouer, ayant un esprit purement littéraire. Je ne les ai pas trouvé d'un intérêt crucial pour la compréhension générale de l'histoire et je me suis plus attaché à l'histoire d'amour. Dans ce domaine, le livre fait fort en nous montrant une relation passionnelle qui en devient passionnante. J'ai été touché par le personnage de Gail, son caractère mutin et son amour débordant pour un Jérémy entier et fragile. Les passages se passant sur les dunes d'une plage témoin de leurs ébats sont d'une justesse et d'une beauté rare.

Au final, on peut dire que j'ai aimé ce livre tant les personnages sont vivants et attachants. Quelques pages sont difficiles en terme de compréhension comme dit précédemment mais l'ensemble donne une œuvre bouleversante et réflective sur les liens qui peuvent unir deux êtres et sur la manière dont on pourrait réagir à la disparition de l'autre. À découvrir si le cœur vous en dit!

Lus, appréciés et chroniqués du même auteur:
- Ilium
- Olympos
- Terreur

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lundi 31 décembre 2012

"Les morts ont tous la même peau" de Boris Vian

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L'histoire: Ce roman raconte l'histoire de Dan, un sang-mêlé (un noir à peau blanche) ayant réussi à se faire une place dans la société des blancs sans que ceux-ci ne sachent rien de ses origines. Sa vie était parfaite jusqu'au jour où un homme disant être son frère vient lui réclamer de l'argent en le menaçant de raconter aux gens ses vraies origines. Menacé, Dan assassinera «son frère», allant au-devant de graves ennuis et d'autres crimes.

La critique de Mr K: C'est chez l'abbé que le présent volume m'a tendu ses petits bras. L'écume des jours est sans aucun doute le livre que j'amènerai sur une île déserte s'il me fallait réduire mes bagages littéraires à un seul livre. C'est dire l'admiration que je porte à cet auteur hors norme qu'est Vian. Dans le même style, j'avais aussi aimé L'automne à Pékin. Avec Les morts ont tous la même peau, je m'attaque à un autre pan de l'œuvre de Boris Vian, sa période américaine comme on dit. Il signait alors ses œuvres du nom de Vernon Sullivan.

Dans ce récit, nous suivons le parcours d'un être torturé. Tout tourne autour du racisme avec cet être blanc, fils d'un noir qui n'accepte pas ses origines et qui a tout fait pour oublier ses origines. Il est videur dans un bar de nuit, trompe sa femme qu'il adore (si si, il paraît que c'est possible!) et mène une vie réglée au maximum. Tout bascule le jour où son frère de sang (noir lui) reprend contact avec lui et lui demande de l'argent. Tout ressurgit, sa carapace s'effondre et le héros commet l'irréparable. C'est le début de la descente en Enfer!

Clairement, le style est très différent et j'ai été déçu. Le récit est classique et en cela maîtrisé même si on n'est jamais vraiment surpris. J'ai trouvé l'histoire plate même si quelques fulgurances sauvent l'ensemble notamment à partir du moment où la machine s'emballe. L'hybris envahit le héros et l'on sait alors que tout fout le camp et que ça va mal finir. Pour autant, je me suis lassé de ce style sans envergure, je préfère tellement plus les délires stylistiques des deux opus cités précédemment. Pour autant, on ne peut pas dire que ce soit un complet ratage, l'objectif est noble et les tensions raciales sont bien décrites mais sur le même thème, on peut trouver dix fois mieux.

Je ne pense pas qu'on me reprendra de si tôt à me replonger dans l'œuvre américaine de Vian. Je préfère garder de lui l'image de ce poète à fleur de peau, l'immortel créateur de Colin et Chloé de L'écume des jours.

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dimanche 30 décembre 2012

"L'Epouvanteur, Tome 2 : La Malédiction de l'Epouvanteur" de Joseph Delaney

epouvanteur 2L'histoire: "Voilà six mois que tu es l'apprenti de M. Gregory", me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l'obscur t'a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l'obscur d'avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C'est pour cela que je t'ai donné la vie." L'Épouvanteur et son apprenti, ornas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l'Épouvanteur n'a jamais réussi à vaincre. On l'appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n'est pas leur seul ennemi. lanquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l'obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l'horreur qui s'annonce?

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La critique Nelfesque: Après avoir lu le premier tome il y a quelques mois dans le cadre d'une lecture commune, je me suis dis que la période de Noël était un excellent moment pour poursuivre cette saga. Je ne lis pas énormément de livre jeunesse mais comme à Noël on retrouve tous un peu notre âme d'enfant, allons-y!

Encore une fois, ce tome est très court. C'est un peu le défaut que je trouve à cette saga pour l'instant (je suis loin de l'avoir terminée donc on verra avec le temps comment cela évolue) car il est difficile de développer comme il se doit les personnages et les intrigues en si peu de pages. Ce roman n'est pas bâclé pour autant mais l'ensemble manque de consistance et c'est fort dommage car il y aurait matière à décrire tout un univers vraiment intéressant.

Les évènements s'enchaînent. On en apprend un peu plus sur le passé de l'Epouvanteur et c'est tant mieux car ça le rend un peu plus "humain". Ce dernier, diminué par une maladie, va devoir faire face à une ancienne tâche fort ardue et mise de côté depuis de nombreuses années. Il va être secondé de nouveau par son apprenti, Tom, qui se montre de plus en plus courageux et va même devoir prendre quelques initiatives ici au péril de sa vie. Bon, disons le tout net, c'est un roman jeunesse... On se doute bien que "le péril de sa vie" est tout relatif ici et que Joseph Delaney ne va pas faire mourir dès le deuxième tome son jeune héros... Du coup on ne tremble pas vraiment et encore une fois je trouve que les déroulements sont beaucoup trop rapides et un peu "improbables" pour vraiment nous toucher mais l'histoire est sympathique et malgré tout on tourne les pages avec plaisir.

Nous retrouvons également Alice, la jeune sorcière, amie de Tom. De tous les personnages, c'est sans doute elle la plus complexe et c'est un peu cette dernière qui me fait poursuivre cette saga. J'ai envie de savoir où l'auteur va nous mener avec cette jeune fille ambigüe. On sent que la frontière est mince entre le bien et le mal chez elle et ça ne m'étonnerait pas que le vent finisse par tourner à un moment donné.

L'Inquisiteur fait également son apparition dans ce tome ainsi que de nombreux personnages religieux. On retrouve bien l'univers moyen-âgeux avec la main-mise de l'Eglise sur la société et la "folie" inquisitrice. Mr Grégory, l'Epouvanteur, doit également faire face à cette menace qui met un peu de piment dans ce tome.

Je vais poursuivre ma découverte de cette saga avec intérêt en espérant que l'on rentre encore plus dans les profondeurs du mal car on sent un réel potentiel de ce côté là. Mais bon, jusqu'où Joseph Delanay peut-il aller dans un roman destiné aux jeunes ados? A suivre donc...

A lire également de même auteur:
- "L'Epouvanteur, Tome 1 : L'apprenti épouvanteur"

Posté par Nelfe à 15:16 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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