jeudi 12 juillet 2012

"La vie de ma mère !" de Thierry Jonquet

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L'histoire : Ce n'est pas l'histoire de sa mère car de mère, il en a si peu. Elle n'est jamais là, elle travaille comme standardiste de nuit à Lariboisière. Elle fait de son mieux. Alors il vit sa vie tant bien que mal et la raconte dans son langage à lui, le môme des cités. Il n'est pas fort en rédaction, mais lui aussi fait de son mieux...

La critique de Mr K : Attention livre effroyable ! Il n'est pas à mettre entre toutes les mains, les âmes sensibles s'abstiendront ainsi que tous les bobos de gauche et réacs de droite car c'est la vérité la plus crûe et la plus extrême qui est exposée ici. Préparez-vous à une plongée sans concession dans l'univers d'un pré-ado de cité !

Ce livre est écrit à la première personne, un "je" terriblement immersif qui nous accompagne du début à la fin. Ce "je" n'a pas de nom ou de prénom, il est à proprement parlé symbolique, il représente bien plus que sa petite personne, c'est tout un pan de notre jeunesse qui est ici révélée : espoirs déçus, actes manqués, premières conneries, découverte de son corps / du rapport à l'autre, la dope, le sexe... rien n'est masqué ou mis de côté. Derrière ce catalogue et la peur qu'il peut inspirer à la lecture du récit, le malaise va grandissant. La lecture se révèle éprouvante, l'auteur nous renvoie l'image d'une société malade et le constat est sans appel.

Vous serez confrontés entre autre à des parents qui travaillent comme des acharnés et ne voient pas grandir leurs enfants qui poussent dans tous les sens et glissent dans la petite délinquance avant le grand saut, à une école inégalitaire qui depuis des décennies ne remplit plus son rôle d'ascenseur social (a-t-il seulement existé depuis la seconde guerre ?), à la désacralisation de l'acte sexuel remisé à un plaisir mécanique et machiste (des passages sont vraiment rudes à ce propos, bien plus dérangeants d'ailleurs que dans un Despentes par exemple), à la dope et à l'accoutumance qui l'accompagne, à l'intégration qui ne se fait plus et à la montée des intégrismes... autant de travers ici décrits sans complaisance ni gratuité, un constat neutre et terriblement d'actualité.

Au milieu de tout cela, il y a un jeune garçon (le héros-narrateur) qui a des qualités et des capacités mais une erreur de jugement, la recherche de compagnie et patatra... C'est le début de la descente aux enfers et ceci très jeune. L'espoir minci, l'innocence s'envole pour laisser place à une fripouille de quartier comme il y en a tant d'autres. À noter que ce jeune est d'origine "gauloise" ce qui nous change des clichés véhiculés ! On ne voit pas venir la chute même si finalement elle est logique, le lecteur referme le livre abasourdi et sous le choc.

Je l'ai lu en un après midi, il m'a été impossible de le refermer avant le mot "fin" tant j'ai été pris par le style oralisant qu'adopte Jonquet pour faire vivre son jeune héros de cité. Malgré un malaise qui s'amplifie et des passages vraiment difficiles, la curiosité l'emporte. Mais c'est trop facile de fermer les yeux face à de tels actes et phénomènes qui vont se multipliant dans toutes les sociétés "dites" modernes. Ce roman nous livre des clefs, les solutions restent à inventer. Un réel uppercut littéraire qui donne à réfléchir et que vous lirez et apprécierez si vous avez le coeur bien accroché !

Lu, apprécié et chroniqué du même auteur :
- Mygale

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mercredi 11 juillet 2012

"Comme des larmes sous la pluie" de Véronique Biefnot

commedeslarmesL'histoire: Ecrivain à succès, Simon Bersic ne parvient pas à surmonter la perte de sa femme et vit reclus avec son fils. Sa rencontre avec Naëlle va-t-elle lui offrir une seconde chance? Naëlle, magnifique et mystérieuse, qui lui échappe et qu'il finira par apprivoiser. Lorsque les amants se retrouvent au coeur d'un sordide fait divers qui secoue la Belgique, Simon va devoir affronter l'insupportable.

La critique Nelfesque: C'est d'abord pour son titre que j'ai eu envie de découvrir ce roman. "Comme des larmes sous la pluie", une invitation, une amorce à une histoire mystérieuse et poétique. Avec la couverture et cette photo, c'est comme cela que j'ai vu la chose. Pour la poésie, on repassera mais pour le côté mystérieux je ne m'étais pas trompée. Un roman choisi sur un coup de tête, au feeling, que j'ai bien fait d'ouvrir.

Les personnages principaux, Simon et Naëlle, ne se connaissent pas. Nous suivons leurs vies de chapitre en chapitre, l'un après l'autre, tout en se doutant qu'ils finiront par se rencontrer. Céline, amie de Simon, est décoratrice d'intérieur. Elle se fournit en tissus dans une boutique où travaille Naëlle. C'est par elle que l'histoire prend forme, elle qui est le pivot de l'ensemble. Sans Céline, Naëlle et Simon ne se seraient jamais rencontrés.

On commence par apprendre à connaitre les personnages. Simon est veuf et vit avec son fils. Il est l'auteur de nombreux romans mais connait actuellement l'angoisse de la page blanche. Son avenir sentimental est plat et sa vie sans surprise. Naëlle quant à elle est une jeune femme blessée, sans amis, au passé douloureux. Pleine de secrets, personne ne la connait vraiment et elle traverse sa vie sans saveur. Ces deux personnages sont faits pour se rencontrer.

Jusque là, on a l'impression de lire un roman à l'eau de rose. Je ne suis pas vraiment chick lit et bien que ce roman se lise très bien, au début de ma lecture, je me suis dit que ce serait bien dommage si il ne s'agissait là que d'une bleuette... C'était sans compter les quelques lignes présentes entre les chapitres et qui laissaient entrevoir une réalité plus sombre. Ma curiosité malsaine s'était réveillée.

Au départ, je me demandais ce que pouvaient être ces phrases enfantines égrainées au fil des pages, sans réel rapport avec l'histoire présente. Peu à peu ces pages prennent de l'importance jusqu'à nous dévoiler un nouveau personnage appelé plus tard "l'autre". Ce jeune personnage vit des évènements horribles, un quotidien insoutenable. Enfermé dans une petite pièce avec sa soeur et sa mère depuis son enfance, il voit cette dernière donner vie à de multiples enfants qu'un homme mystérieux vient lui ravir en même temps qu'il les nourrit. Dans cette pièce il n'y a pas de jour, pas de nuit. "L'autre" ne sait même pas ce que cela signifie. Ces passages sont très difficiles à lire et je préfère prévenir tout de suite les futurs lecteurs: âmes sensibles aux violences faites aux enfants s'abstenir. Avec "Comme des larmes sous la pluie", on descend dans les bas-fonds de l'horreur.

C'est cette partie ci du roman et le lien qui existe entre tous les personnages qui m'a tenue en haleine et m'a fait découvrir une oeuvre forte au suspens bien mené et au dénouement étonnant. Même si les personnages sont quelque peu caricaturaux, torturés et esseulés, leurs psychologies valent le détour et permettent au lecteur d'être totalement immergé dans l'histoire. Je conseille donc cette lecture aux amateurs de thrillers qui souhaitent sortir des sentiers battus. Véronique Biefnot nous livre là un roman peu commun.

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vendredi 6 juillet 2012

"Rien ne nous survivra" de Maïa Mazaurette

rien-ne-nous-survivra-le-pire-est-avenirL'histoire: Les jeunes ont rasé Paris, ont renversé les fondamentaux de notre société; les jeunes ont osé briser le plus délicieux des tabous: tuer les vieux. Tous les vieux. À partir de vingt-cinq ans. Laissez les Théoriciens vous expliquer pourquoi.

Dans cette atmosphère de guerre civile, de poudre et de béton calciné, deux snipers émergent: Silence, l'idole que les jeunes suivraient en enfer, et l'Immortel, qui compte bien faire vivre l'enfer à Silence. Quel meilleur terrain de chasse que les toits parisiens?

La critique de Mr K: Mauvaise pioche cette fois ci avec ce roman de Maïa Mazaurette dont Nelfe avait lu un ouvrage il y a déjà quelques temps mais dans le domaine de la fantasy. Ici, il s'agit d'anticipation, dans un Paris livré aux jeunes qui veulent renverser le pouvoir détenu depuis les origines par les ainés dits les vieux. Le postulat de départ est fort intrigant et c'est ce qui m'a fait l'acheter... J'aurais sans doute dû y réfléchir à deux fois tant je mesure aujourd'hui ma déception...

Et pourtant, au départ, le décor est bien planté. Paris est en ruine, la ville est tenue par les jeunes. On suit tour à tour le point de vue de Silence et de l'Immortel, deux figures de la résistance juvénile face aux vieux qui les encerclent et cherchent par tous les moyens à reprendre la capitale. Entre chaque chapitre raconté par les deux protagonistes suscités, s'intercalent des textes tirés de la propagande distribuée par les Théoriciens qui expliquent le pourquoi de cette rébellion, les moyens à mettre en œuvre et les ordres à suivre. Mais voilà, l'ennui m'a gagné très vite et déjà au bout de 40 pages je peinais...

La machine tourne à vide. A trop vouloir choquer (mémoires de jeunes qui ont tué leurs propres parents pour la Cause, la manipulation des plus jeunes par les Théoriciens...), le lecteur se rend vite compte que le discours est creux. Je suis le premier à féliciter les artistes qui transgressent la morale établie pour amener de nouveaux éléments de réflexion sur notre monde (genre King Kong Théorie de Despentes) mais ici on brise les tabous pour mieux enfoncer des portes ouvertes. De plus, impossible de croire une seconde aux événements décrits tant les mômes paraissent indisciplinés et désorganisés face à des militaires de carrière qui comme par hasard ont du mal à mater cette révolution naissante. Ce livre séduira surtout les rebelles de canapé chers à Mr Roux (Petit rasta) et autres étudiants bobos épris de grands idéaux mais qui n'agissent jamais... Plus on avance dans la lecture, plus ce sentiment s'installe, le malaise grandit et il me tardait de tourner la dernière page.

On pourrait se dire dans ce cas là que si le background est foiré et la réflexion inintéressante, les persos principaux pourraient relever l'ensemble... que nenni! Silence et l'Immortel sont censés être deux personnes bien distinctes mais au bout de la moitié du livre, on a l'impression que l'un est le calque de l'autre. Pas de réelle caractérisation donc et une confusion que l'auteur explique par le "rapprochement" entre les deux personnages... Plutôt fumeuse comme explication, j'y ai plus vu une "limite" dans l'art de l'écrivain... Enfin... tout est une question de goût, il paraît!

Vous l'avez compris, je n'ai pas aimé ce livre et je ne vous le conseillerai certainement pas ayant eu l'impression de perdre mon temps. Sur la même thématique, je vous conseille les films de série B Children of the Corn tiré de Stephen King ou encore le cultissime Les révoltés de l'an 2000. certes ils ont vieilli mais au moins on ne s'ennuie pas et il n'y a pas de pseudo discours à la mord moi le nœud en filigrane. Allez, ma prochaine lecture sera meilleure, quant à ce livre ci, je vais le troquer au plus vite!

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mardi 3 juillet 2012

"La Guerre olympique" de Pierre Pelot

guerre olympiqueL'histoire: Comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l'amour du sport? C'est simple... Tous les deux ans sera déclarée la guerre olympique. Des épreuves mortelles où tous les coups sont permis. Pénalité des vaincus? Dix millions de morts dans leur camp, choisi parmi des déviants dont le cerveau est piégé à l'aide d'une mini-bombe. Quelle belle invention! Pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt?

La critique Nelfesque: L'idée de départ de "La Guerre olympique" fait froid dans le dos. Les dirigeants mondiaux se sont mis d'accord pour parer à différents besoins de leurs nations et de nos sociétés (nous sommes ici en 2222) de manière radicale en utilisant comme à l'époque romaine le jeu pour amuser le peuple. Voici maintenant 12 ans que le conflit international planétaire existe et cette guerre olympique semble être le remède à tous les maux.

Avec la Guerre olympique, plus de problème de surpopulation carcérale, plus de surpopulation tout court d'ailleurs puisque les lois se sont durcies et deux fois rien peut faire de vous un délinquant. J'utilise ici sciemment la deuxième personne du pluriel car les citoyens présents dans ce roman pourraient très bien être nous dans quelques années tant la folie des hommes et de nos dirigeants peut s'avérer borderline par moment. Heureusement, ici il n'est question que de fiction mais l'identification est aisée.

La Guerre olympique est aussi le moyen de réduire les masses au silence, à la résignation mais aussi et surtout de les abrutir à coup de jeux morbides. Le jeu, l'opium du peuple, comme dirait l'autre. C'est ainsi que tous les 2 ans une gigantesque tuerie à plusieurs niveaux a lieu dans le monde. Deux camps participent à ces jeux: le camp blanc composé des Etats et nations de la Confédération libérale, soit l'Eurobloc, l'American group, le Bloc unifié d'Amérique du Sud et l'archipel japonais, et le camp rouge, celui des Etats et nations de la Fédération socialo-communiste, autrement dit l'Union des Républiques Socialistes, le Bloc asiatique, l'Union socialiste arabe et la Fédération africaine. Au total 150 nations de la planète sont prêtes à se bastonner pour leur honneur et leur survie.

Au premier niveau de ce bain de sang, des athlètes participent aux jeux proprement dit. Après une compétition acharnée, si ils passent la sélection, ils sont sacrés "héros". C'est le cas de Pietro Coggio, redoutable boxeur français, que nous suivons dans ce roman. C'est lui qui sera en première ligne avec 9 autres héros du camp blanc, prêts à en découdre face au camp rouge et ses 21 héros, lors de l'épreuve tant attendue du Grand Parcours des Héros. De l'issue de ce combat final dépendra la vie de millions de personnes. En effet, chaque défaite (et donc chaque mort d'athlète) d'un des deux camps entraîne la mort immédiate et indolore de citoyens délinquants dans le camp des perdants. Ces derniers, équipés d'une puce dans le crâne, tombent ainsi comme des mouches. A l'issue des épreuves consécutives de 600m/pièges, haltérophilie, lancé de haches, pugilat, moto-glace, tir à l'arc et enfin 30m/course à pied version hardcore où tous les coups sont permis et où les conditions sont poussées à leur paroxysme, un seul héros survivra, dopé jusqu'aux yeux et surentraîné pour aller au bout de ses forces et ainsi assouvir la soif malsaine de millions de téléspectateurs. 

Nous suivons également Mager Cszorblovski, citoyen délinquant rouge et Yanni Bog, blanc, pendus aux écrans géants leurs annonçant leur mort imminente. L'angoisse poussée dans ses derniers retranchements, la soif de vivre et la résignation, ces deux personnages vont passer par tous les stades et vont choisir deux façons différentes de survivre dans cette "téléréalité" macabre. Autour d'eux gravitent journalistes, citoyens "honnêtes", familles et amis et c'est une vraie étude sociologique que nous propose Pierre Pelot. On termine cette lecture écoeuré... Ecoeuré par la violence des actes et des idées et écoeuré par l'Homme et ce qu'il est capable de faire.

"La 12ème Guerre olympique compterait  un minimum de 9 millions de victimes. C'était prévu, calculé."

"La Guerre olympique" est un roman qui met un grand coup dans la tronche dans tous les sens du terme et qui brille par son réalisme et sa critique politique sous-jacente. Un roman à lire! Je remercie les Editions Folio de m'en avoir donné l'opportunité avec ce partenariat.

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jeudi 28 juin 2012

"Le Seigneur de l'Histoire" de Michel Jeury

MJ-LSDH-BL'histoire: Il existe un mystérieux rapport entre le comédien Bruno Gorda et Godrap, le tout-puissant dictateur de l'avenir, qui se fait appeler le Seigneur de l'Histoire. Mais lequel? Bruno Gorda se prépare à tourner L'Enclave des guerriers. Une attaque surprise des agents de Godrap le précipite avec ses mais dans un monde hors du temps. Il se retrouve prisonnier d'une autre «enclave de guerriers», où s'affrontent les soldats d'une impossible Europe. Il a alors la révélation de son identité et le pressentiment de son destin.

Tombé dans un mini-monde parasite, il échappe de justesse à son frère jumeau et à la police de Godrap. Le véritable Seigneur de l'Histoire l'attend au bout de l'aventure pour lui apprendre la vérité sur son univers.

La critique de Mr K: Je vous le dis tout de go, c'est mon premier Michel Jeury et ce sera sans doute mon dernier aussi! Pour nos lecteurs les plus fidèles, vous savez déjà que Nelfe avait chroniqué il y a déjà un petit bout de temps May le monde du même auteur, livre qu'elle avait particulièrement détesté! À mon tour, je me suis frotté à cet écrivain qui a tout de même une assez bonne réputation dans le milieu de la SF. Je reste dubitatif...

Pourtant en lisant le quatrième de couverture chez l'abbé, j'étais plus que chaud pour lire une histoire qui me semblait bien déviante et uchronique à souhait! Mais voilà, c'est pas tout d'avoir un pitch de départ béton, il faut le consolider durant le déroulement du récit, ce qui n'est pas vraiment le cas ici. Rassurez vous, on a les réponses qu'on attend mais elles m'ont paru convenue et à aucun moment je n'ai ressenti le moindre sentiment de surprise ou d'originalité. Au fur et à mesure de ma lecture, un sentiment de déjà-lu et d'ennui ont pointé de concert pour ne pas me lâcher avant la dernière page.

Les différents personnages manquent de relief et se révèlent être plus des caricatures qu'autre chose. J'avais l'impression de lire un patchwork de clichés et de situations récurrentes, et franchement il m'a fallu un sacré effort de volonté pour venir à bout de ce livre. Le plus fou c'est que cette médiocrité de fond se retrouve à mon goût aussi dans l'écriture qui m'a paru plate et dénuée de force évocatrice.

Vous l'avez compris ce livre ne m'a pas plu, m'a énormément déçu et ne va pas remonter l'estime de cet écrivain au Capharnaüm Éclairé.

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dimanche 24 juin 2012

"La mort du petit cheval" d'Hervé Bazin

001L'histoire: Seconde partie de la trilogie autobiographique d’Hervé Bazin. Jean Rezeau a quitté la famille. Même éloigné de sa mère, la terrible Folcoche, sa tyrannie le poursuit. À la mort de son père, Jean croit tenir sa revanche, mais comment humilier un être qui a le talent de rendre tout humiliant ? Des années de haine ne l'ont pas préparé à l'amour dont il faudra faire son apprentissage. À travers différentes expériences, Jean s'y appliquera et, peu à peu, il découvrira le bonheur.

La critique de Mr K: Un bon classique aujourd'hui avec la suite de Vipère au poing d'Hervé Bazin.

On retrouve Brasse-brouillon alias Jean Rézeau, quelques années après l'action du premier livre. Désormais jeune homme, il est à l'aube de faire sa vie tant au niveau professionnel que sentimental mais l'ombre de Folcoche (sa marâtre) est toujours présente et continue à avoir des influences néfastes sur ses relations et dans sa vie.

Notre héros a décidé de tenter sa chance à Paris contre l'avis de ses deux parents. Ces derniers en effet souhaitaient qu'il intègre une fac pour y faire son droit comme tout Rézeau qui se respecte. C'était mal connaître leur fils qui n'aspire qu'à devenir journaliste et qui va devoir se débrouiller seul pour tenter de concrétiser ses rêves. Il va donc dans un premier temps collectionner les petits boulots sans lendemain, se voir fermer des portes et des possibilités à cause du cercle relationnel de sa marâtre et connaître moultes difficultés.

L'auteur s'attache aussi à suivre le parcours sentimental de son héros qui papillonne beaucoup en début de roman jusqu'à une rencontre clef dans un jardin public qui va changer sa vie. Pour autant rien n'est réglé tant l'héritage de Folcoche est bel et bien là. A force de la combattre par tous les moyens possibles, Jean Rézeau se rend compte qu'il devient de plus en plus comme elle et qu'il est bien le fils de cette affreuse mégère. Cette révélation va le chambouler et le forcer à changer afin d'éviter d'être dévoré par ses propres penchants à la haine et parfois l'agressivité. Toute la difficulté de s'extraire du passé pour construire son avenir sont ici poser et le bonheur est parfois bien difficile à atteindre...

Ce fut une bien bonne lecture tant le style de Bazin fait une fois de plus merveille. Simple et aérien, il est difficile de relâcher ce livre avant d'en avoir parcouru la dernière ligne. J'ai particulièrement apprécié l'étude de caractère du personnage principal et les influences qu'ont les rapports qui existent dans le cercle familial sur le parcours de toute une vie. La mort du petit cheval est un livre que je vous recommande chaudement tant le thème est traité avec brio et possède une qualité littéraire intemporelle qui séduira tout type de public.

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lundi 11 juin 2012

"Rebus et le loup-garou de Londres" d'Ian Rankin

Rebus-et-le-loup-garou-de-LondresL'histoire: Un tueur en série sème la terreur à Londres. Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf street (rue du Loup), parce qu'il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu'il assassine, la presse l'a baptisé le Loup-Garou.
Désemparée, la police londonienne fait appel à l'inspecteur John Rebus en qui elle voit, depuis l'affaire de L'Étrangleur d'Édimbourg, un expert ès tueurs en série. L'Écossais plonge alors dans l'univers de la métropole, avec ses métros bondés et ses quartiers dangereux.
Fidèle à lui-même, Rebus ne se fait pas que des amis dans la police londonienne et manque d'être renvoyé à Édimbourg. Quand une jeune et séduisante psychologue propose de réaliser un profil du tueur, l'occasion est trop belle pour qu'il la refuse. Toujours adepte des méthodes peu orthodoxes, il cherche encore à provoquer l'assassin. Celui-ci semble néanmoins garder une longueur d'avance sur la police.
Meurtre après meurtre, le Loup-Garou, rattrapé par sa folie, sombre peu à peu dans une spirale destructrice qui menace d'emporter Rébus et sa jolie – mais pas si innocente- psychologue...

La critique de Mr K: C'est avec un grand plaisir que je suis retourné dans l'univers de Rankin et dans la peau de son personnage fétiche: John Rebus, inspecteur écossais (ici en exil londonien) au caractère bien trempé et à la descente de pinte impressionnante! Il est ici confronté à un serial killer fort retors qui va lui donner bien des difficultés avant de bien vouloir se faire attraper!

D'emblée au bout d'un chapitre, le lecteur est transporté à Londres ce qui est nouveau quand on pratique un peu Rankin. En effet, son héros est écossais jusqu'au bout des ongles et je n'ai pu m'empêcher de sourire à l'idée de le voir déambuler dans la Capitale! Ce ne sera pas de tout repos pour lui car en plus des obstacles qu'il va rencontrer dans l'enquête pure, il va devoir conjuguer avec ses collègues londoniens et certains sont bien plus hostiles qu'ils ne devraient l'être. Cela donne lieu à des scènes mémorable où Rebus va rembarrer copieusement certains médisants.

L'enquête en elle-même est bien menée. Régulièrement, un court chapitre nous permet de nous introduire dans l'esprit malade du forcené. Ces passages vous glacent le sang et permettent vraiment de se faire une idée très précise du psycopathe qui sème la terreur à Londres. Comme dit précédemment, Rebus est égal à lui-même et reste toujours aussi attachant de par les fêlures de la vie. Ainsi, dans ce volume, on fait la connaissance de son ex-femme et de sa fille avec qui il a de gros soucis de communication. Son histoire personnelle va d'ailleurs se confondre avec l'enquête à un moment. Les personnages secondaires sont savoureux: l'ancienne famille de Rebus est décrite avec justesse et pudeur, les rapports ambigus qu'il entretient avec son homologue londonien m'ont aussi beaucoup plu entre méfiance et respect mutuel, la jeune psychologue sexy derrière un écrin classique cache un secret qui change la donne...

Les pages défilent à tout va et petit à petit la lumière se fait sur le mystérieux tueur et ses motivations. Le suspens est à son comble jusqu'au dénouement qui vient nous cueillir sans qu'on s'en rende vraiment compte. Décidément, Rankin fait mouche à chacun des livres que j'ai pu lire de lui. Si vous aimez les flic décalés, les histoires de famille compliquées, les frictions entre services de police, les tueurs machiavéliques, ce livre est pour vous!

Lu et chroniqué au Capharnaüm éclairé:
- "Nom de code: Witch"
- "Le fond de l'enfer"

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samedi 9 juin 2012

"Les lieux sombres" de Gillian Flynn

les lieux sombresL'histoire: Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. La petite fille qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police: son frère, âgé de quinze ans.
Vingt-cinq ans plus tard, alors que Ben est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association passionnée par l'affaire, elle accepte de retrouner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c'est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu'une vérité inimaginable commence à émerger...

La critique Nelfesque: J'avais remarqué la sortie de ce roman chez Sonatine en février 2010. Vous connaissez maintenant l'amour que je porte à cette maison d'édition (en fouinant sur le blog, vous trouverez pas mal de critiques de romans sortis chez eux) et je me doutais bien que "Les lieux sombres" serait un thriller de qualité. Je me le suis procurée lors de sa sortie en poche et voici plus d'un an qu'il croupissait dans ma PAL. Honte à moi! Heureusement, une lecture commune impulsée par mimigogotte m'a permis de l'en sortir...

Avec "Les lieux sombres", le lecteur navigue entre l'époque actuelle et le triste jour du 2 janvier 1985 où une famille a été abattue en plein milieu de la nuit dans sa ferme du Missouri. Plus qu'un meurtre, c'est une véritable boucherie aux relents de satanisme qui a été commise. Seule Libby échappe à ce massacre en s'enfuyant par la fenêtre de sa chambre et en restant prostrée dans la neige pendant des heures en chemise de nuit. Cette fillette âgée de 7 ans va alors accuser son frère aîné qui sera condamné à perpétuité. Cela fait maintenant 25 ans que Ben est en prison et un évènement va venir tout bousculer.

Libby est un personnage étrange dont toute la vie a été conditionnée par le meurtre de sa mère et de ses deux soeurs. Elle a un caractère "plat", n'a pas beaucoup d'entrain, se laisse porter et vit grâce aux dons que des anonymes, pris de pitié, ont fait à cette rescapée à l'époque des meurtres. Au début du roman, j'avoue que je n'avais pas une grande estime pour elle et pour la vie qu'elle a mené. Lorsqu'elle est contactée par une association qui se passionne pour son histoire, se réunit pour démêler l'affaire et est prête à payer Libby pour son aide, cette jeune femme arrive sur ses réserves d'argent. Bien qu'il lui en coûte de se replonger dans l'horreur de son enfance, elle considère qu'elle n'a pas le choix et accepte la proposition. Libby n'a jamais rien fait de sa vie, il n'y a pas d'autres issues.

Agaçante au départ, on va au fur et à mesure du récit s'attacher à elle. Les retours sur son passé, ce 2 janvier, heure par heure, à travers les yeux de sa mère, Patty, et de son frère, Ben, vont nous faire apparaître l'histoire sous différents angles. Les pièces du puzzle vont s'assembler au fil de son enquête qui la mènera vers son frère après plus de 20 ans de silence, vers son père Runner, personnage pathétique et alcoolique qui n'a jamais assumé sa famille mais aussi vers les amis de l'époque de son frère. Gillian Flynn nous mène alors littéralement en bateau, nous convainquant de la culpabilité de Ben, puis nous faisant douter, puis nous reconvainquant... Le lecteur est baloté dans tous les sens et toutes ses certitudes sont mises à mal.

Cette double lecture, à l'époque actuelle et en 1985, est rondement menée. On avance ainsi sur les deux tableaux et la vérité arrivera pour nous comme pour Libby dans un final qui laisse le lecteur sur le cul! Qu'est ce qui pousse un homme à tuer, jusqu'où va l'amour des siens...? sont autant de questions abordées dans ce roman.

On s'attache à Libby mais on s'attache également à Patty, la mère de famille, un exemple de courage et d'abnégation. Dans sa ferme en faillite, seule face aux créanciers, elle élève ses 4 enfants en mère célibataire, leur apportant le meilleur avec ce qu'elle a. Michelle, la plus grande de ses filles, est une vraie petite fouine qui veut tout savoir sur tout et tyranise son frère pour connaître ses secrets et le faire chanter. Dur pour un gamin de 15 ans de voir sa famille dans le besoin quand il a des amis riches. Il aide financièrement sa mère en faisant des ménages, comprend et soutient sa famille mais en même temps il est déçu de ne pas pouvoir vivre comme tout le monde, de ne pas avoir de voiture pour emmener sa copine au cinéma ou s'acheter des vêtements qui ne ressembleraient pas à des loques. Et là dessus, ses amis ne sont pas d'une grande aide et le rabaissent sans cesse. Je me suis demandée durant toute ma lecture pouquoi Ben continuait de fréquenter des gens aussi abjectes et condescendants. N'y connaissant pas grand chose en psychologie d'ado, j'aurai volontier mis des tartes à ce garçon pour qu'il cesse de fréquenter ces résidus de fausses couches drogués jusqu'aux yeux! Mais Ben est un adolescent en souffrance et en quête de reconnaissance.

"Les lieux sombres" est l'histoire d'une tragédie, d'un énorme gâchis. C'est un roman qui prend aux tripes et dans lequel Gillian Flynn, qui signe là son second roman, fait montre d'un véritable talent d'écrivain pour dépeindre des ambiances et des scènes de la vie quotidienne emplis d'amour et de compréhension. J'ai vraiment beaucoup aimé ce thriller très axé "histoire de famille". Je vous le recommande chaudement!

A lire également, les avis de mes compagnons de LC: mimigogotte, Tousleslivres, reveline, Gentiane et licorne.

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dimanche 3 juin 2012

"Ru" de Kim Thuy

ruL'histoire: Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, ru dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thúy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui.

La critique Nelfesque: Voici une très jolie lecture, une très jolie incursion dans la vie de Kim Thuy, écrivaine originaire du Vietnam, qui nous narre ici ses souvenirs d'enfance. "ru" est son premier roman autobiographique mêlant récit d'exil et photographies d'une vie.

Passé et présent se côtoient dans ce roman que je qualifierais plus de recueil de souvenirs. Ce n'est pas une histoire linéaire que nous propose Kim Thuy mais ses souvenirs d'enfance et ses réflexions d'adulte. Nous avons donc là plutôt une accumulation d'anecdotes qui peuvent presque se lire de façons indépendantes. Tantôt émouvantes, tantôt éprouvantes, elles nous entrainent dans l'Histoire du Vietnam, l'histoire de la famille de Kim Thuy et la façon dont aujourd'hui elle élève ses enfants au regard de tout ce qu'elle a vécu. L'auteur papillonne de souvenir en souvenir, l'un en évoquant un autre.

"ru" est une lecture particulière. Il est difficile d'en parler de manière tranchée comme je peux le faire pour les romans de fiction que je lis. Ici, nous sommes dans la vraie vie. L'auteure nous livre son intimité avec pudeur et ses mots sont choisis avec soin. Une véritable poésie réside dans la plume de cette femme et suscite l'émotion du lecteur. Malgré la violence de certains passages, les descriptions de Kim Thuy, sont emplies de douceur, de beauté, d'apaisement.

Avec cette autobiographie de 200 pages, Kim Thuy nous fait part des évènements qu'elle a pu vivre mais aussi de ses pensées. Son enfance au Vietnam, son arrivée au Québec, les boat-people, son fils atteint de trisomie... Néanmoins ne vous attendez pas à tout apprendre sur son parcours, ce n'est pas ici la démarche de Kim Thuy qui ne fait qu'effleurer les choses mais d'une caresse infiniment douce qui fait de ce roman une oeuvre à découvrir. 

"ru" est une oeuvre touchante qui se lit très vite mais reste longtemps en mémoire autant pour la beauté de ses mots que pour le sentiment de paix qui en émane.

samedi 2 juin 2012

"Les Croisés du Cosmos" de Poul Anderson

foliosf170-2004L'histoire: Messire de Tourneville s'apprêtait à rejoindre le bon roi Édouard guerroyant en France quand, à la stupeur générale, un fantastique engin volant atterrit près de son château, libérant toute une floppée de drôles de petits hommes bleus aux longues oreilles. «Sans doute des Sarrasins que ces maudits Français auront ralliés à leur cause» songe le bon Roger qui les fait illico trucider.

Grâce au merveilleux char volant pris à l'ennemi, il ira libérer la Terre sainte. Mais trahison! Au lieu de mettre obligeamment le cap sur Jérusalem, un otage détourne à travers les espaces intersidéraux nos preux chevaliers bardés de fer qui, s'ils ne comprennent pas grand-chose au film, n'en démontreront pas moins à toute la galaxie ce qu'un loyal sujet de la Couronne d'Angleterre peut faire avec une simple arbalète, un peu de ruse et beaucoup de vaillance!

La critique de Mr K: Belle surprise que ce livre trouvé une fois de plus chez l'abbé (on a nos entrées!). C'est ma seconde incursion dans l'univers SF de Poul Anderson après La Patrouille du temps que j'avais bien apprécié à l'époque. On retrouve ici le thème du choc des civilisations qui ici se traduit dans la distance et non le temps, d'où des situations tout bonnement ubuesques pour le plus grand plaisir du lecteur. C'est tout de même pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir des chevaliers du Moyen-Âge explorer les confins de l'univers! Passé les premiers moments d'hébétude du pauvre lecteur incrédule que je suis, je me suis régalé! On retrouve l'esprit déjanté du Guide Galactique en un peu plus soft.

Et pourtant, au début, on se retrouve plongé dans un univers 100% médiéval assez bien rendu. Les mœurs sont cernées avec justesse et concision, et rien ne nous prépare vraiment au virage à 180° auquel l'écrivain va nous convier. On retrouve ici tout le talent de Poul Anderson pour peindre une période historique ancienne, son exigence en la matière est remarquable et a su me toucher. Mais cela ne dure pas longtemps, très vite un vaisseau spatial fait son apparition et nos aïeux vont devoir affronter une situation qu'ils expliquent difficilement: ces êtres étranges ne peuvent venir que des enfers vu leur aspect de diablotins bleus. La réponse ne se fait pas attendre et un bon massacre est perpétué au nom de la Foi et de l'Angleterre éternelle. De fil en aiguille, Sir Roger, le seigneur des lieux, et ses hommes se retrouvent plonger dans un gigantesque univers jusque là hors de portée où règnent en maître les Wersgorix.

C'est là qu'on rentre en plein délire, loin d'être décontenancé et de se laisser abattre Sir de Tourneville voulant sauver la face va s'employer à se comporter comme sur notre bonne vieille terre et jouer aux jeux qu'il préfère: la diplomatie et la guerre. S'ensuivent alors de longues partie de poker menteur avec son lot de bluffs et de trahisons qui vont nous mener jusqu'à une fin qu'on n'aurait jamais imaginé en tout début de lecture! La nature humaine étant de s'adapter et d'évoluer, vous verrez qu'ici nos chevaliers en armure font largement mieux que bien s'en sortir, malgré le gouffre technologique qui les sépare de leurs ennemis!

On passe donc un excellent moment entre bonne rigolade et dimension épique de l'ensemble. Les humains et leurs réactions sont parfaitement bien rendus, on n'imaginerait pas les choses se passer autrement à la vue de ce que l'on connaît des croyances et des us et coutumes du Moyen-Âge. Les extra-terrestre sont aussi très bien traités à leur manière, on suit avec délectation leurs raisonnements et erreurs qui vont leur poser bien des problèmes par la suite. Il ne m'a fallu que deux jours pour parcourir cet ouvrage qui trouvera une belle place sur mes étagères SF / Fantasy entre Terry Pratchett et Douglas Adams. À découvrir pour tous les amateurs!

Posté par Mr K à 18:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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