samedi 6 novembre 2010

Philippe Katerine fout la banane

Album_Philippe_Katerine

Philippe Katerine a sorti il y a quelques mois son dernier album, sobrement nommé "Philippe Katerine". La sobriété, l'économie de mots, voilà ce qu'a choisi ce doux dingue de la chanson française actuelle pour ce 10ème album. Certains parleront de foutage de gueule d'autres de génie. Je fais partie de cette seconde catégorie de personnes.

Avec cet album, Katerine nous mène plus loin qu'aucun de ses précédents albums ne nous a amené, dans un monde basé sur le ressenti et les émotions primaires. En prenant le parti d'économiser ses mots, Katerine prend le contre pied "Des créatures". Ici nous sommes dans le minimaliste. "Bla bla bla" en est l'exemple flagrant. Mais qui dit minimalisme au niveau du vocabulaire ne veut pas dire titres faciles et pauvres en talent. La musicalité des morceaux, l'inventivité et le second degré prennent une place majeure dans ce "Philippe Katerine". "Les derniers seront toujours les premiers" reprend bêtement l'alphabet à l'endroit et à l'envers mais essayez de commencer par le Z et vous verrez que nous sommes loin de la facilité.

Philippe Katerine fait ici plus dans l'objet d'art que dans l'album classique. Ne vous attendez pas à rencontrer des morceaux communs, tout est invention et on imagine très bien cette galette dans un musée d'Art Contemporain.

Comme je le disais Philippe Katerine cherche à éveiller en nous des sentiments primaires avec des titres aussi bien contruits que "Des bisous" (vous vous transformerez en bisounours vivant), "Bien mal" avec le talent de faire passer le bonheur et la tristesse simplement par des accords, "Moustache" ou comment faire de la musique avec le rire, "Sac en plastique" exprimant la légèreté ou encore "La musique" qui décompose un morceau par le nom de ses notes.

Au delà de la première écoute déroutante, après avoir passé le cap de la surprise, on découvre une autre dimension à cet album. Katerine avance des arguments face à des sujets d'actualité, certes de façon succincte (toujours cette économie de mots) mais qui font mouche. Sous couvert de dérision, il donne son opinion sur divers sujets de société et le résultat ne se fait pas attendre. "Liberté" pourrait sans problème se retrouver en tête de cortège de manifestation. "Liberté mon cul, égalité mon cul, fraternité moncul", pas besoin d'en rajouter tout est dit. "La reine d'Angleterre" montre bien ce que les chefs d'Etat ont comme considération à l'égard de leurs concitoyens. "La banane", single qui a cartonné sur les ondes, aborde les sujets de la liberté et du droit à la différence: "plutôt crever que de me lever parce que vous me le demandez". "Té-lé-phone", quant à lui, a pour objet la modernisation et la dépendance à un gadget devenu indispensable aux accro de high tech. Enfin "Juifs arabes" qui rien qu'avec son titre m'exempte de tout commentaire quant à son contenu.

Parlons des duos maintenant.Cet album, ouvertement présenté comme familial avec la photo de famille de la pochette, propose des duos qui sont autant de moments de partage arrivant comme des ovnis dans le monde musical:  "J'aime tes fesses" avec son amie Jeanne Balibar, "à toi - à toi" avec sa fille Edie. Enfin "Il veut faire un film (avec une femme nue et des handicapés)" avec ses parents, il fallait oser. Surréaliste. En restant dans l'halu totale, on a aussi "Le rêve" de Katerine qui est assez "déconcertant". Quelle folie, quelle impertinence. Au jour d'aujourd'hui aucun artiste n'ose aller aussi loin. Quel pied!

"Parivélib'" est l'exception qui confirme la règle. Là, pas d'économie de mots et une vraie ode au bonheur de faire du vélo à Paris la nuit sous substance. Ce titre est un vrai bijou. Seul Katerine peut se permettre ce genre d'objet musical et que tout le monde crie au génie. Dans l'idée, "Vieille chaîne" est aussi magnifique et on s'attendrit sur une chaîne hifi abandonnée aux ordures sur fond d'une instru prenant aux trippes. Si quelqu'un nous aurait dit ce genre de choses avant l'écoute de cet album, on lui aurait rit au nez. Et pourtant...

La meilleure pour la fin, mon coup de coeur: "Musique d'ordinateur" où le trip absolu sur la musique de Windows XP. On frôle le génie niveau instrumental. C'est court (1.49) mais il y a du 70's dans ce morceau, du Pink Floyd même. Superbe.

Merci Monsieur Katerine pour ces moments de joie à la découverte de chaque nouvel album. Encore une fois, on en prend plein la vue!

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samedi 28 novembre 2009

Le cinéma noir de Boulbar

Boulbar___Requiem_pour_un_champion

Jack Ranieri est un ancien boxeur rencontré par hasard au bord de l'autoroute. Il tient un snack-bar miteux comme il en existe des centaines tout le long de la Highway 40. Ranieri a connu la gloire et les salles prestigieuses à l'époque où la boxe déchaînait les passions. Dans les gradins, des centaines d'Italiens hurlaient son nom. Pour eux, il était "Iron Jack" et Brooklyn tout entier le voyait déjà champion du monde. Mais du jour où son regard croisa celui de Lisa, les rêves de Titre s'évanouirent dans la fumée des boîtes et les lits de palaces. Débuta alors la longue déchéance qui le mena jusqu'à ce snack-bar où, au crépuscule de sa vie, Ranieri raconte son histoire aux voyageurs de passage...

C'est lors de voyages aux Etats-Unis que vient à Boulbar l'envie d'écrire et de composer un disque sur la vie d'un boxeur dans l'Amérique des 60's. Il le fit en 2007 après avoir élaboré plusieurs projets musicaux et sorti son premier album autoproduit. Il s'entoura de musiciens chevronnés, musiciens de Yann Tiersen, Jack the Ripper, Emilie Simon, Luke... et s'attela à ce "Requiem pour un champion".

Dans cet album, il s'attache à retrouver l'Amérique de Bukowski, de Kerouac mais aussi celle des films de Robert Wise ou Mark Robson, réalisateurs de cinéma noir. Ce cinéma où la boxe sert de décor à des histoires tragiques et des destins brisés. La musique aussi est très largement inspirée de celle des 60-70's. Johnny Cash, The Beatles, Pink Floyd sont autant de noms évoqués sur la plaquette promo. Toutefois le nom qui vient tout de suite à l'esprit dès la première écoute est celui de Gainsbourg. La nonchalance et la voix narrative de Boulbar n'est pas sans rappeler celle d'un Gainsbourg époque "Melody Nelson". L'attaque des phrases, la musicalité jazzy. Cette sensation est plus que présente sur des titres tels que "La boîte de Pandore", "Wells Forgo, fin de journée"... L'instru jazzy laisse place au rock sur certains titres tels que "Iron Jack" ou "Cavale". La boxe, le luxe, la femme fatale, les mustangs, la déchéance et la désillusion sont autant de thématiques évoquées ici. Il est toutefois difficile de "disséquer" cet album titre par titre car il s'agit là d'un album concept qui s'écoute du début à la fin, comme une longue piste de 40 minutes. Un album accrocheur comme un bon polar. Il apparaît impensable d'arrêter le disque avant la fin ou de passer une piste. Vous verriez-vous couper "Les sentiers de la perdition" avant la fin ou en zapper 10 minutes? Sacrilège!

Boulbar_BD_2

Cet album prend une dimension supplémentaire avec la BD qui lui est associée. BD écrite par Boulbar et dessinée par Vincent Gravé. Entre ces deux artistes, un "coup de coeur". Boulbar contacte le dessinateur et lui propose de découvrir son univers. De là naît l'idée d'un projet commun: développer dans la bande dessinée une partie de l'histoire seulement effleurée dans le disque, celle du hold-up raté. Bien que l'album puisse être écouté et tout à fait assimilé sans la bande dessinée, celle-ci plus qu'une redondance apporte un complément. Une façon de s'attacher encore plus à Ranieri. Ce dessin noir, à l'image de la vie du héros, est parsemé de planches 70's "psyché" dans les courbes, la couleur en moins, évocatrice d'une vie de luxe et de débauche.

80 pages et 13 chansons, cela suffit pour s'attacher à l'histoire que Boulbar nous propose. On ressort de cette écoute pensif et apaisé. Boulbar, un artiste à découvrir.

Boulbar_BD

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mardi 24 novembre 2009

Dick Annegarn à Quimperlé - 21/11/09

Dick_Annegarn_portrait

Samedi dernier se produisait à Quimperlé (29) un monstre de la chanson française à texte: Dick Annegarn. "Monstre" non pas pour sa taille imposante et sa carrure de rugbyman mais pour ses années de création et sa prose. Dick Annegarn impose le respect. J'ai une tendresse particulière pour cet artiste, j'ai donc pris note de cette date et me suis rendue sur les lieux.

Voilà plus de 35 ans que Dick nous émerveille avec ses chansons décalées et sa voix si particulière. Il est pourtant rare d'entendre parler de lui dans les médias. Dick Annegarn est un artiste "underground" préférant la vie de nomade et le milieu associatif aux strass et paillettes. C'est donc en homme simple qu'il s'est présenté à nous sur la scène de Quimperlé. En homme simple, ils nous a conté ses histoires. A nous grands enfants qui composions son public. Dick Annegarn est fascinant et ma place au premier rang a sans doute contribué à cet envoûtement, toute plongée que j'étais dans cette ambiance chaleureuse.

Pour cette tournée, qui fait suite à son 18ème (!!!) album "Soleil du soir" sorti en 2008 chez Tôt ou tard, il est accompagné de Barnabé Wiorowski au tuba, Jean-Pierre Soules au cor/accordéon/piano et Alain Laspeyres à la batterie et cajón. Les cuivres, déjà présents sur la tournée précédente, donnent une dimension supplémentaire à l'univers de Dick. Une certaine profondeur, une dimension nostalgique qui met la chair de poule. La complicité qui unit ces quatres musiciens est palpable et la bonne humeur est de mise. Il faut dire aussi que Dick Annegarn est un sacré bonhomme qui ne peut inspirer que de la sympathie tant il est à l'aise sur scène, bavard avec son public (ce qui est très agréable) et habité par ses instruments et ses textes. Les chansons du dernier album sont bien sûrs jouées mais de nombreux anciens titres ont aussi leur place sur cette tournée, pour la plus grande joie des connaisseurs qui redoublent d'applaudissements. Ainsi "Jacques" chanson hommage à Jacques Brel côtoie "Sacré Géranium" de son premier album,"Quelle poule pond tant" au texte oulipien donne la réplique à la magnifique "Bruxelles". Il en est de même pour "Soleil du soir" et "Mireille" que Dick nous fait vivre comme si nous avions 5 ans (et ça marche!), "Théo" correspondance imaginaire de Van Gogh et son frère précède "La limonade" nostalgique du temps où Dick Annegarn vivait sur sa péniche la Gueuse. Pêle mêle, nous avons aussi eu droit à "D'abord un verre", "Bluesabelle", "Soldat" pour le dernier album et entres autres "Bébé éléphant, "Agostinho" et "Les tchèques" pour les anciennes. Un titre en anglais a aussi été interprété et chose plus rare un titre en hollandais dont la langue nous est peu commune et dont Dick nous a traduit les grandes lignes seul au piano. Un très beau moment. "Rhapsode" pour la première fois sur scène avec cette formation n'a pas eu à rougir.

Après un rappel de 3 titres, Dick s'en est allé en nous faisant un au revoir de la main. Simple et humain. Avec l'impression d'avoir vu un ami sur scène ce soir, nous repartons chez nous le coeur léger. Dehors, il pleut, mais peu importe... nous sommes heureux.

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lundi 26 octobre 2009

Bon, tu vas te lever oui!?

Rappelez-vous de ce tube variétoche de 1986: "Eve lève-toi". Il a été numéro 1 du top 50 et même enregistré en anglais sous le nom de "Listen to your heart" (aucun lien, fils unique...) qu'il faut à mon avis essayer de dégoter pour continuer à mener sa vie correctement!
Je vous laisse admirer ce clip made in 80's avec une Julie Piétri à la coiffure choucroutée (oui je suis jalouse!) face à un cobra très très méchant visiblement mort ou en plastique! Quel courage! Quand Julie Piétri débarque dans les rues de Tunisie, le peuple se met à danser. C'est magique!

Avant de vous quitter, je ne peux résister à l'envie de vous faire découvrir ce magnifique commentaire de christofor posté sur Dailymotion:

"Cet hymne donne envie de procréer, c'est un poème d'une grande beauté qui m'émeut.
Eve a retrouvé son empire : le Christ, postérité de la femme a écrasé la tête du serpent de bible qui lui avait conquis son empire. Si tu crois en Jésus-Christ crucifié, enseveli puis ressuscité tu seras sauvé en rejoignant la postérité d'Eve rachetée par le fils de Marie et de Dieu !"

Ben là, moi j'ai qu'une seule chose à dire: "WAHOU!" (Oh putain...)

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mardi 13 octobre 2009

Interview de Monsieur Roux

J'écris pour un webzine musical on the web (oula attention THE scoop) et je suis amenée à faire des interviews, chroniquer des concerts et critiquer des albums. A l'occasion de leur concert à Lorient, j'ai eu la chance de m'entretenir avec Jauni Bernardo et Brandon Michel qui ont bien voulu revenir sur leur jeune carrière.

En exclusivité pour "Le capharnaüm éclairé", car elle ne sera publiée sur le site que d'ici quelques jours, voici l'interview du groupe de Monsieur Roux, les fétichistes du marcel!

Mr

Nelfe: Bonjour. Tout d’abord, j’aurai voulu savoir d’où viennent vos noms "American Style": Brandon Michel, Jauni Bernardo ?

Jauni Bernardo: En fait, ça s’est fait tout naturellement. Quand le projet a démarré, il y avait Erwan Roux, donc Monsieur Roux, tout seul. Après, moi je l’ai rejoint à la guitare. On allait à un concert et il m’a dit "Le patron du bar m’a demandé comment s’appelait le guitariste qui jouait avec moi. J’ai dit Jauni Bernardo!". Je lui ai dit : "Ah bon!? Ravi de l’apprendre!" (rires). C’est parti de là. Et puis après, un contrebassiste nous à rejoint et ça aurait été lamentable que lui ne soit pas affublé d’un sobriquet tout à fait ridicule!
Brandon Michel: En fait, quand on lui demande pourquoi est-ce qu’il m’a appelé Brandon, il dit que c’est parce que je m’appelle Kévin en vrai. Il s’est dit : "Kévin… Brandon...". C’est une bonne raison!

Nelfe: C’est vrai que ça a un lien! Donc pour lui, Monsieur Roux, ce n’est pas une dérogation particulière? C’est son vrai nom.

JB: Voilà. C’est plus simple!

Nelfe: Norman Beatman est nouveau. Comment est-il venu s’intégrer? Par qui a-t-il été pistonné ?

BM: J’ai cru que t’allais nous demander pourquoi on lui avait donné ce nom là! (rires) Nous voilà rassuré.
JB: En fait, sur la fin de la tournée du premier album, il y avait des nouveaux morceaux et on avait plusieurs fois parlé peut être d’intégrer un batteur mais on ne savait pas trop de quelle manière. On a organisé quelques répétitions et moi je le connais déjà un petit peu donc on lui a proposé de venir ne serait-ce que pour voir comment pouvait sonner des morceaux avec une batterie. On a prit notre temps, on en a reparlé et quand on a commencé à travailler sur les chansons du deuxième album, on lui a proposé et ça le branchait bien.
BM: Il se trouve qu’il est de la même ville que Jauni Bernardo et c’était une connaissance à lui. Ca s’est fait naturellement.
JB: Il ne connaissait pas tout le monde… D’ailleurs, il ne connaissait que moi! (rires) Après il y a toujours un petit temps d’adaptation. Déjà pour nous parce que ça faisait 4 ans qu’on faisait les chansons à 3. C’est dans ces moments là que tu t’aperçois que t’as intégré des automatismes: c’est untel qui mène, la rythmique… Et quand un batteur arrive, ça change un peu la donne. Il faut un peu redistribuer les rôles. Il faut quelques temps pour que ça se fasse naturellement…

Nelfe: Au mois de juin, à l’Européen, vous aviez un clavier avec vous. Qui est-ce ?

BM: Exact. C’est Thomas Schaettel qui lui n’a pas de surnom pour le coup puisqu’il n’est pas un membre permanent du groupe. C’est le claviériste qui est venu enregistrer quelques parties de clavier sur notre CD Un été caniculaire. C’est un ami de Bruno Green qui a réalisé notre album. Ils jouent ensemble dans "Santa Cruz". On voulait des claviers et il a appelé Thomas. On s’est bien entendu avec lui et comme la date parisienne était une des premières vraies dates qu’on faisait avec du monde depuis la sortie de l’album, on s’est dit qu’on allait l’inviter. Mais c’était juste comme ça, pour l’occasion.

Nelfe: C’était donc ponctuel. Il n’y a pas de projet d’intégrer un clavier?

JB: Pas pour le moment en tout cas.

Visuel_albumligthNelfe: Au niveau des textes… Vous avez des textes engagés (Le vote utile, Le cowboy bling-bling…) ou traitant d’injustice au sens large. Votez-vous UMP !?

JB:
BM: (rires) Heureusement qu’Erwan n’est pas là…

Nelfe: Joker?

JB: Non non! Pas joker! Moi je vote pas UMP! Bien évidemment les textes n’engagent que leur auteur. Il y a une couleur politique c’est vrai mais il n’y a pas d’engagement, pas de revendications particulières.
BM: Il y a plus une contradiction envers certains mouvements qu’un engagement envers un parti en particulier. Après, quand on connaît le personnage de Monsieur Roux plus en fond, on sait quelles sont ses convictions mais on ne le découvre pas forcément à la première écoute des textes. On entend plus quelqu’un qui se révolte contre des choses et d’autres… Mais il ne vote pas UMP!
JB: Ca, je sais pas, en même temps ! Le vote est secret ! (rires) Ce que je veux dire c’est que c’est parfois plus un constat qu’un appel "allez tous derrière moi!" pour revendiquer quelque chose. Il n’y a pas de prosélytisme. C’est juste un regard posé, l’avis d’une personne qui expose comment elle perçoit les choses mais sans pour autant obliger qui que ce soit à être d’accord avec elle.

Nelfe: Vous traitez souvent dans vos chansons de la perte des idéaux. Le deuxième album est un peu plus désabusé que le premier. Pensez-vous que cette désillusion soit inéluctable?

JB: Disons que le premier album utilisait plus l’humour d’une certaine manière. Peut être que les choses passaient plus facilement. En même temps, la chanson du Clodo est quand même assez noire… Mais d’une certaine manière l’enrobage était plus gai, il y avait les petites fleurs… Là, sur certains morceaux, c’est plus direct, il y a moins d’artifices.
BM: Dans le premier album, il y avait aussi un morceau comme Norredine qui était quand même assez direct. Je pense que nous sommes dans une suite logique.
JB: En même temps, les morceaux n’ont pas été composés de la même manière. Au départ, ce sont des morceaux nés pour faire rigoler les copains. Tous les chanteurs ont connu ça… Et puis ça fait son petit chemin. Alors que là, on part d’un point où il y a déjà un public, des auditeurs qui attendent. Même si c’est pas calculé, je pense qu’inconsciemment, dans la démarche d’écriture, c’est différent.

Nelfe: Et vous pensez qu’avec le temps, on perd ses idéaux? Un peu comme dans C’était mieux avant ?

BM: Je ne sais pas si on les perd ou pas. Ce que dit Erwan, notamment dans C’était mieux avant, c’est que justement nous ne devons pas les perdre. A la fin il conclut bien en disant qu’il ne pense pas que c’était mieux avant. Je pense qu’il y a une tendance générale, surtout en ce moment en période de crise sociale et financière, où les gens disent que c’était mieux avant. Mr Roux se révolte contre ça, c’est un trait de caractère. C’est le genre de personne à voir du positif où beaucoup de gens auraient du mal à en voir.

Nelfe: J’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois sur scène et vous reprenez souvent Tête en l’air d’Higelin. Est-ce un auteur que vous admirez particulièrement?

JB: Pas particulièrement non mais il fait parti des gens qu’on aime bien. Cette chanson on l’a reprise tout simplement parce qu’on devait faire un morceau pour l’émission du "Fou du roi". On a essayé plusieurs trucs et on a trouvé que ce morceau là était bien. Quand on l’a joué, c’est venu assez naturellement.
BM: Ce qui est marrant avec Higelin c’est qu’aucun de nous ne connaît sa carrière par cœur. Il y a quand même un paquet d’albums! C’est arrivé plusieurs fois qu’on compare notre  projet à Higelin, sauf que forcément on n’a pas sa carrière, on n’a pas 30 ou 40 ans de carrière derrière. C’est peut être la comparaison qui nous a fait le plus plaisir, ça nous a touché car c’est un artiste complet, avec des textes qui délirent, parfois engagés mais toujours avec de la métaphore. Avec du recul, c’est quand même un mec qui a une sacré belle carrière! Etre comparé à ce mec là, c’est beau! En reprenant ses morceaux, indirectement, c’est aussi parce qu’on cherche des univers semblables.

Nelfe: Il y a d’autres artistes, dans la scène française, que vous admirez ou qui vous influencent?

JB: On a pas mal parlé de Renaud dans les influences.
BM: Surtout le premier album…
JB: Mais c’était presque trop évident de faire un morceau de Renaud. Et puis Renaud est très "marqué" alors qu’Higelin a eu tellement de périodes différentes! Un peu comme Gainsbourg, Bowie…
BM: Comme Mr Roux!!! (rires)

Nelfe: Ce soir vous donnez un concert à Lorient. Ca fait quoi de venir jouer à la maison ? Devant des gens qu’on connaît?

BM: C’est vrai que là on a enchaîné Fougères, Rennes et Lorient! Ca me fait vraiment bizarre car j’habitais pendant 17 ans à 55m de cette salle. Je connais cet endroit par cœur, les gens qui y travaillent! C’est vrai que ça fait quelque chose de particulier. On a tous des copains qui sont là. Mais c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux! Des fois c’est aussi sympa de partir en Suisse, devant un public que tu connais pas du tout, tu sais pas s’il te connait et là t’arrives et t’as un paquet de monde devant toi. Tu vois que les gens connaissent les morceaux, tu te prends une belle claque et tu te lâches parce que tu sais qu’il n’y a pas de regards du style ta mère qui te dira "T’as fait ça! / Tu te tiens pas droit !... ".

Nelfe: "T’es mieux quant tu souris!"

BM: Ouais voilà! "Tu souris pas!", ça je sais que ce soir je vais y avoir droit, c’est évident! Donc des fois, plus on est loin de chez nous, mieux c’est…

Nelfe: Ce soir on est vendredi. Je ne sais pas si vous le savez mais vendredi c’est Koh Lanta! Il y en a plein qui vont rater l’émission pour venir vous voir quand même!

BM: Ou est-ce qu’il n’y en aura pas plein qui vont rater Monsieur Roux parce qu’ils seront devant Koh Lanta!?

Nelfe: Vous avez quelque chose de spécial à dire à ces gens là?

JB: Qu’il reste des places! Et puis qu’ils peuvent toujours enregistrer Koh Lanta et le regarder en rentrant du concert de Monsieur Roux!

Nelfe: Des projets pour la suite?

BM: On aimerait bien avoir beaucoup de dates! On a quelques dates tout l’automne et pour l’instant, il n’y a pas grand-chose de prévu à l’hiver/printemps. On espère que les dates vont tomber, que les gens avec ces dates d’automne vont pouvoir nous voir en concert et puis se dire que ce serait peut être bien de nous programmer, d’en parler à un copain qui fait un festival… On aimerait bien avoir des dates. Et après, en fonction de ça, s’il y a beaucoup de dates, on va continuer à tourner tant qu’il y en aura. Sinon, on avisera… Mais ce n’est pas encore d’actualité!

Nelfe: Et bien je vous remercie et je vous souhaite un bon concert pour ce soir!

BM: Tu seras là!?

Nelfe: Bien sûr!

BM: Bon, ben il y aura au moins 2 personnes! Plus mes parents ! (rires)


dimanche 11 octobre 2009

Monsieur Roux au Manège, Lorient, 09/10/09

Mr_roux

Vendredi c'est le jour du poisson, c'est le jour de Koh Lanta, mais c'était aussi et surtout vendredi dernier, le concert de Monsieur Roux au Manège.

Arrivée dans l'après-midi pour une interview du groupe (que je posterai dans les prochains jours), j'assiste un peu aux balances et prends mes marques dans cette salle que je ne connais pas encore. Le Manège est une petite salle de concert de Lorient à l'ambiance très cool, en partenariat avec le milieu associatif et à la programmation éclectique.

Florian Mona était la 1ère partie de la soirée. Que dire de Florian? A vrai dire pas grand chose. Difficile de formuler une opinion quand les conditions d'écoute sont mauvaises: impossible de comprendre la moindre parole de ses chansons. Dommage car la musique était pas mal, pas l'éclate totale, mais pas mal. Tout ce que je retiendrai de ce chanteur c'est qu'ils ont lâché un troupeau de vaches sur scène (des gros coups de lattes à en déglinguer le plancher pour marquer les temps, tout en finesse) et que le mec au banjo ressemble comme 2 gouttes d'eau à Thomas de Plus belle la vie. Ca fait donc peu...

Monsieur Roux a, semble-t-il pour cette tournée, fait tomber son mythique marcel blanc. Exit le look camionneur, bienvenue la chemise rayée. Parenthèse vestimentaire mise à part, le concert commence avec LA chanson météorologique de Monsieur Roux qui donne aussi son nom au 2ème album: "Un été caniculaire". Le ton est donné, l'ambiance va être chaude. D'autant plus que Monsieur Roux et ses musiciens sont de Bretagne... Le chanteur est de Rennes, le guitariste Jauni Bernardo de Fougères, le batteur Norman Beatman est un pote breton et le contrebassiste Brandon Michel est de Lorient. Brandon Michel est donc LA star de la soirée et le public lorientais sait qu'il a devant lui un groupe du coin. Le breton est chauvin! L'ambiance est donc au rendez-vous!

Les chansons s'enchaînent avec l'énergie propre à Monsieur Roux. Le chien, Marie-Chantal, Dans ma tête... extraites du dernier album mais aussi des anciens titres, tels que L'homme ordinaire, Petit rasta, Le clodo... tirés du 1er album "Ah si j'étais grand et beau". Avec Monsieur Roux, on rit, on se révolte, on réfléchit, on s'indigne et surtout, on passe une très bonne soirée. Les passages à l'harmonica de Jauni Bernardo donnent une touche mélancolique à des titres comme Ma mère la pute ou enjoué sur Le cowboy bling-bling. La contrebasse se fait plus nerveuse que dans la précédente tournée. Ce changement est dû à un autre gros changement dans le groupe: l'arrivée de Norman Beatman et de sa batterie. La contrebasse peut dorénavant sans complexe "attaquée" beaucoup plus qu'avant.
Le concert se termine après plus d'1h30 de set mais un goût de "reviens y" plane dans la salle. Surtout après une version du Bouffon de la cité très dansante "pouet pouet" à la Tétris (rappelez-vous la musique entêtante de ce jeu, au son midi) avec un Brandon Michel au micro se remémorant sa jeunesse lorientaise. Brandon Michel, LA star de la soirée...

Set list:

Un été caniculaire
Tant de chien
Marie-Chantal
L'homme ordinaire
Monsieur Berger
Des araignées au plafond
Bienvenue au paradis
Petit rasta
3870 secondes
Le vote utile
Le clodo
Le cowboy bling-bling
Les voyages
Fais-moi peur
Ma mère la pute
Le grand-père
Ah si j'étais grand et beau

Rappel:

Le bouffon de la cité
Petite pouff
La France d'en bas

lundi 28 septembre 2009

Juste une mise au point...

Jakie Quartz! Jacqueline Cruchet! Voilà une artiste française 80's qui a bien sa place aux "lundis au soleil". Si on laisse de côté le texte de son titre phare "Mise au point", qui est quand même soit dit en passant tout bonnement pourrissime et se révèle finalement être les prémices du slam (!), je tiens à attirer votre attention sur la chorégraphie de ce clip. Non seulement Jakie nous sert là un titre intemporel mais elle nous donne une leçon de danse peu orthodoxe.

Vous pensiez mal danser? Vous n'osiez pas vous déhancher sur la piste, on the cube en boîte, de peur d'être ridicule? Et bien maintenant vous saurez qu'il y a toujours pire que vous et qu'ils n'en ont pas honte! Allez, lancez-vous! Je vous invite au Macumba samedi soir pour fêter ça!?

 

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lundi 17 août 2009

Bonne fête Hyacinthe!

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samedi 23 mai 2009

Vincent Delerm, Quéven, 15/05/09

vincent_delerm

Il y a une semaine, je suis allée voir Vincent Delerm aux Arcs, à Quéven. Vincent est l'un de mes chouchous en chanson française (ce qui n'est pas du tout le cas de Mr K... Ce n'est pas bien grave, je survis!) et ce n'est pas la première fois que j'assiste à un de ses concerts. Entre les concerts parisiens, les festivals tels que Les Nuits de Fourvières à Lyon, invitée ou non, les afters, les soirées VIP... j'ai dû le voir une bonne dizaine de fois sur scène (oula, oui, au moins!). Pour le paraphraser, on a une relation comme ça, Vincent Delerm et moi...

Toujours est-il que j'ai quitté Paris il y a 1 an et demi et ça commençait à faire long tout ce temps sans doses delermiennes! Qu'à celà ne tienne, un concert s'annonce aux Arcs de Quéven pour le 15/05/09! J'y serais!
Seul bémol, je n'accroche pas vraiment à son dernier album "Quinze chansons"... Le Vincent Delerm que j'aime plus que tout, c'est celui du premier album, le Vincent Delerm en piano solo avec ses chansons nostalgiques bien cafardeuses.
Tant pis, je suis en manque, j'ai la bave au coin des lèvres, il me faut ma dose, je prends ma place! Plus tard les copines parisiennes aussi atteintes que moi, me certifient que j'ai bien fait, que son spectacle est excellent et qu'il y a une forte probabilité pour que je le trouve à tomber.

Nous sommes le 15 mai et je me dirige vers la salle... Seule... Mr K m'ayant lâchement abandonnée... En même temps, j'en aurais fait de même pour un concert de Slayer... C'est la première fois que je me rends à un concert toute seule, sans rejoindre personne à la salle. Ca fait un peu bizarre mais c'est ainsi, ici, personne n'aime Vincent Delerm! ^^ Et je ne vais pas me priver pour autant!

La première partie prend place pour 3/4 d'heure de set. Il s'agit de Marc Gauvin. Une voix à la Droopy, un verre de pif à disposition, des mélodies pas mal quoiqu'un peu (beaucoup) répétitives et des textes nuls. Inutile que je m'y attarde plus longtemps, je n'ai pas aimé, applaudissais à peine et matais ma montre toutes les 2 minutes en priant pour que ça cesse...

Heureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et après une petite pause commence enfin le concert de Vincent. Je suis bien placée, 5ème rang, j'ai une belle vue sur tout ce qui peut se passer sur scène. En effet, depuis quelques années, il ne fait plus ses concerts seul au piano comme au début mais se déplace pas mal et use de différents "gadgets" un peu partout sur scène.

Pour cette tournée, Vincent est accompagné par Ibrahim Maalouf et Nicolas Mathuriau qui sont tout deux... comment dire... polyvalents! Batterie, piano, xylo, orgue de barbarie... ils font tout. L'homme orchestre, c'est eux. D'abord un peu déçue par le fait qu'il n'y ait plus toute l'ancienne formation sur scène (et donc la disparition du violon/violoncelle/contrebasse), après 2 titres je n'y pensais même plus.

Dès la mise en place du décor, on comprend que le spectacle sera très ancré années 40/50 avec des panneaux grandeurs natures d'actrices de l'époque en noir et blanc, un tourniquet d'ombres chinoises reprenant les silhouettes de "La mélodie du bonheur" ou de "La vie est belle" de Franck Capra... Au fur et à mesure que nous avançons dans le spectacle, la première impression se confirme avec des allusions au film de Jacques Tati "Les vacances de M. Hulot" sous forme de carrousel à cartes postales et des extraits de Truffaut (plus années 60). Le décor est empreint de cet atmosphère avec des panneaux aux papiers peints orange/marron kitch, téléviseurs d'époques, projecteur... Un interlude pubs années 60 avec distribution de Michokos par des ouvreuses de cinéma ne fait que rajouter une couche! Nous ne sommes plus en 2009, nous sommes à un concert de Vincent Delerm, un moment décalé jouissif.

En ce qui concerne les titres interprétés, nous avons eu droit à beaucoup d'anciennes chansons et je suis aux anges. Les copines avaient raison, j'ai bien fait de faire fi de mes impressions sur le dernier album. Il y a bien sûr des chansons de l'album "Quinze chansons" mais il y a aussi beaucoup de titres du premier album, de "Kensington Square"...

- Tous les acteurs s'appellent Terence
- Deauville sans Trintignant (ça commence fort, c'est une de mes chansons préférées, j'ai donc bon espoir pour la suite)
- Dans tes bras
- Faut jamais prendre de risques à Paris (inédite tournée)
- Le monologue Shakespearien (avec projection d'inspiration film muet)
- Le coeur des volleyeuses bat plus fort pour les volleyeurs (vous avez là l'exemple frappant de ce que je n'aime pas chez Delerm nouvelle version, des rythmes "fête à Neuneu" avec des titres ridicules... Sur scène, ça passe mieux, n'empêche que le titre est ridicule...)
- Il fait si beau
- L'heure du thé (c'est Noël, encore un titre du premier album!)
- Un temps pour tout
- Lincoln Palace (clin d'oeil à Woodie Allen)
- Allan et Louise
- L'amour en fuite (chanson d'Alain Souchon avec en intro dans le noir la lecture d'une lettre que François Truffaut lui a envoyé à l'époque, par Souchon himself. Là, je déraille, je me dis "Souchon est là!", et puis finalement pas "c'est pas possible, pas en Bretagne"... "Rooo mais si, pourquoi pas!?" Bref, pendant l'intro, dans mon cerveau c'est l'ébullition. Je suis fixée, Souchon n'est pas là... Pfff, c'est nul... En même temps c'est logique... Ouais mais c'est nul quand même! Ce sera donc un duo virtuel...)
- Tes parents (nous avons le choix entre la version album ou la version tournée Kensington Square. Bien entendu, nous voulons les 2! Ok, on passe un deal, le public chante seul la version album et Vincent nous fera l'autre ensuite. On relève le défi! On s'en tire pas trop trop mal et nous avons donc droit aux deux versions de Tes parents.)
- La vipère du Gabon
- Et François de Roubaix dans le dos (alors là, facile de copier hein... Moi je préfère cette allusion à François de Roubaix!)
- Martin Parr (avec le public en choeur et un néon rose qui clignotte)
- Fanny Ardant et moi (ben décidemment, il y a du premier album partout!)
- Na na na (alors là nul, j'ai pas aimé du tout... Autant le duo avec Boogaerts est excellent, autant là, un duo tout seul, c'est nul...)
- Les filles de 1973 (avec comme d'habitude les filles qui chantent seules, celles des années 70, celles des années 60, 50...)
- Quatrième de couverture
- Sous les avalanches
- Un tacle de Patrick Vieira n'est pas une truite en chocolat (encore un exemple de titre pourrave mais une adaptation à l'orgue de barbarie très sympa)
- Chatenay Malabry (qui clot ce set et qui me fait pleurer comme jamais. Cette chanson a un pouvoir larmoyant assez phénoménal chez moi, ce soir là, on a atteint des sommets...)

Il y a des trous dans cette set list, sorry...

Il y a eu 2 rappels. Le public était assez beauf par moment, se croyant plus à un one-man show qu'à un concert intimiste et en se gondolant sur des choses pas drôles... Etrange... Mais sorti de ça, c'est la première fois que j'assiste à un concert de Delerm qui se termine debout en dansant! Tout le monde était content autant sur scène que dans le public et ça fait plaisir à voir!

Nous n'avons pas eu droit à deux chansons "pleurantes" que j'adore et que j'aurais vraiment beaucoup aimé entendre en live. Du coup, je suis chez moi, je les mets là ;) :

C'était une excellente soirée...

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jeudi 15 novembre 2007

Vincent Delerm "à la Cigale"

Les artistes de tOt (traduction: Tôt ou Tard) et moi, c'est une grande histoire d'amûûûr. Tant d'émotions, de souvenirs, de moments partagés, de belles rencontres, d'hallucinations, de soirées tous ensemble, de concerts, de week-end, de poils qui se redressent sur les bras... Tout une partie de ma vie est directement liée à eux!

Alors vous pensez bien que quand le nouveau Cidi/Dividi de Vincent Delerm est arrivé dans les bacs, le 12 Novembre, j'ai sauté dessus.

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Cette édition est vraiment bien fournie et rappelle des souvenirs aux fous furieux qui sont aller le voir à la Cigale et à l'Olympia plusieurs fois dans la même semaine ;)

En ce moment, à la maison, c'est concert de Vincent tout les soirs!                                        

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