lundi 20 mars 2017

Fêtons le printemps avec la Corée du Sud !

Aujourd'hui, c'est le début du printemps et avec lui le retour des Lundis au soleil (c'est de saison !).

YMCA

On connaît tous "YMCA", le célèbre tube des Village People qui à lui seul constitue déjà un très beau "Lundi au soleil". Avec la version coréenne, on pousse le curseur encore plus loin (si si c'est possible). Les asiatiques sont très bons pour le kitch mais là j'avoue que les bras m'en tombent !

Entre le son midi à faire pâlir Charly Oleg, le costume du chanteur sapé comme jamais, sa voix piquante sur le refrain, son déhanché, ses yodels made in South Korea... on en arrive même à un moment à ne plus du tout reconnaître la chanson. Et pour cause, il s'agit ici d'un cover, d'un hommage où l'artiste se réapproprie le titre originel.

Ah, on peut dire qu'il fait ça en grand ! Pour le plus grand bonheur de ses fans ! Et on fait tourner les serviettes ! Merci Epaksa !

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vendredi 11 novembre 2016

Hey, that's no way to say goodbye...

C'est avec stupéfaction et une grande tristesse que nous avons appris ce matin la mort de Léonard Cohen, un artiste qui a beaucoup compté dans nos vies au Capharnaüm Éclairé. Décidément 2016 est une très mauvaise année pour la musique avec les disparitions déjà traumatisantes de David Bowie et Prince.

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C'est vrai qu'on pouvait s'en douter, le génie avait 82 ans mais purée que ça fait de la peine... Quel poète ! En voila un qui méritait autant (voir plus) que Dylan d'obtenir le nobel de littérature. C'est d'ailleurs ce que je m'étais dit lors de l'annonce faite du lauréat de cette année. Ses textes avait le don de transporter l'auditeur, de le perdre parfois, pour mieux le retrouver par la suite. Je me souviendrai jusqu'à ma propre mort de la claque "Suzanne", de l'aérien et hypnotique "So long Marianne" ou encore de l'envoutant "Hallelujah".

Ses textes et sa musique reflétaient à merveille la mélancolie de l'âme humaine avec une pureté et une simplicité qui me touchaient droit au coeur et à l'âme. Et sa voix grave entre toute magnifiait mélodies et mots de ses ballades souvent noires mais tellement poignantes. Difficile de se remettre d'un tel choc. Heureusement, il nous reste son oeuvre qui elle, restera immortelle. Non, vraiment, il n'est pas temps de se dire au revoir.

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dimanche 28 août 2016

Motocultor festival, Saint-Nolff (56), 21-08-2016

Dimanche dernier se tenait le dernier acte de la grande messe annuelle du métal en Morbihan, le très chouette et authentique festival Motocultor se déroulant à Saint-Nolff au nord de Vannes dans la zone artisanale de Kerboulard (ça ne s'invente pas !). Un accident domestique malheureux m'avait empêché au dernier moment de m'y rendre l'année dernière. Difficile en effet de headbanger et de s'agiter en tout sens avec un gros orteil cassé ! Ce n'était que partie remise et cette année j'y étais et le moins que l'on puisse dire c'est que c'était réussi et que j'ai enchaîné les bonnes claques soniques ! Suivez le guide !

affiche motocultor
(Viens chercher bonheur, viens!)

J'arrivai sur les lieux pour une visite préliminaire au camping pour voir si mon vieux pote Slay était toujours vivant vu qu'il était sur place déjà depuis jeudi soir pour le traditionnel apéro pré-festival. Quoique fatigué, je l'ai trouvé guilleret et même entreprenant. Jugez plutôt : je lui ai lavé les cheveux dans une scène quasi biblique que Jésus lui-même n'aurait pas renié ! Après une petite binouse et un briefing sur les premiers jours, je le pressai pour aller sur le site lui-même. Les décibels des premiers groupes résonnent déjà et même si les trois premiers ne m'intéressaient guère, ils attisaient mon envie de pénétrer dans l'enceinte ! Rooooaaaar !

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(Une certaine idée de la décoration extérieure et le bar du camping est juste derrière !)

Premier choc, il y a trois scènes depuis l'année dernière et donc davantage de groupes ; mais bon je le savais déjà ayant imprimé mon running order à la maison. Il fait beau et chaud, on ne se marche pas dessus et l'ambiance est comme d'habitude tranquille et rigolarde. Y a pas à dire la tribu métal est l'une des plus cool en festival et tout le monde est là pour s'amuser et profiter. On retrouve les traditionnels coins bouffe et boisson (ben ouais, faut savoir s'entretenir quand même !), les toilettes sèches, des stands de préventions éparpillés et le blackmarket, haut lieu de débauche où la tentation se présente à chaque stand. Je n'ai pas craqué cette année mais j'ai tout de même discuté avec un gars du label Les Acteurs de l'ombre qui produit du Black metal Lovecraftien notamment (Yes yes yes !!!). Depuis, j'ai commandé deux T-shirt pas piqué des vers. Une rencontre sympa et des découvertes en cascade dans leur démo gratos qu'il m'ont donné et qui contient une dizaine de morceaux plus aguichants les uns que les autres. Une belle rencontre. Mais l'essentiel est ailleurs, les concerts ! Je ne vous parlerai que de ceux que j'ai suivi en intégralité, un festoche c'est aussi une histoire de choix... Ne m'en voulez pas pour les plus connaisseurs d'entre vous !

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(Un beau site avec tout plein de belles personnes!)

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(Comme d'hab, un beau défilé de mode à la clef !)

C'est à 13h20 que commençait le set de Leng Tch'e, groupe de Grind Core belge bien azimuté qui met tout le monde d'accord en terme de riff et un chanteur au top de sa forme. Ça bouge bien, c'est violent comme il faut, un parfait groupe d'apéro avant ce qui va suivre. Slay en profite pour s'éclipser et retrouver sa moitié. Pour ma part, j’enchaîne ensuite avec un groupe de Stoner, les baba cool du métal, avec les locaux Stonebirds (Loudéac plus précisément) qui ont présenté leurs compos inspirées entre Black Sabbath et autres influences seventies. Un bon moment, plus reposant et vraiment trippant par moment avec des musiciens heureux d'être là et dont l'état d'esprit peace est très communicatif. Le concert à peine terminé, je me précipite sur la grande scène pour passer aux choses sérieuses avec Lost Society un groupe de Thrash metal finlandais que je découvrais pour la toute première fois.

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(Une société perdue... mais sacrément efficace dans son genre !)

Le lancement du concert se fait sous les harangues de Ice Tea de Bodycount (enregistrées les harangues hein ! Faut pas rêver non plus !) et c'est le début d'un déluge sonique de 45 minutes et pour moi un pied monstrueux. Ça envoie du lourd, on se dandine (oui, il faut savoir que le thrash fait se dandiner) et on voit pas le temps passer. C'est avec une p'tite larme à l’œil que je dois me diriger de suite vers la scène intermédiaire (La Suppositor Stage, quel nom !) pour assister à un deuxième concert thrash avec les américains de Vektor au look improbable (Les Ramones en 2016 pour faire simple). Set carré, de sacrés bons morceaux mais l'ensemble est moins percutant. J'ai passé tout de même un bon moment, récolté un bisou avec un gros chauve barbu (ah, je les aime ceux-là !) et discuté avec un fan de Soulfly (on était fait pour se rencontrer).

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(Vektor te rend plus fort ! Oui je sais, elle est moyenne celle-là...)

Je devais enchaîner ensuite avec le groupe Fractal Universe annoncé comme un groupe de Death progressif qui a gagné le tremplin du festival. J'ai tenu à peine trois morceaux... Je ne suis pas adepte, le son était mal réglé et j'ai préféré m'éloigner pour me manger une barquette de frites et appeler à la maison pour vérifier que Nelfe réussissait à survivre sans moi (à priori c'était limite !). Après cette courte pause, il est temps de remettre le couvert à la Suppositor Stage avec une belle découverte pour moi : Secrets of the moon, un groupe de Occult metal allemand (on est fort en noms de mouvements musicaux dans le milieu metal !). Grosse grosse claque avec un groupe talentueux, technique, bien bourrin quand il faut et aux mélodies imparables. On nage en pleine quatrième dimension, on ne peut que s'incliner devant le climax qu'ils créent et l'univers sombre qu'ils proposent. Un de mes grands moments de cette édition. C'est d'ailleurs à la fin de ce set que je retrouve Slay en bonne compagnie, nous ne nous quitterons plus ! C'est pas mignon ça ?

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(Secrets of the moon m'a embarqué sur la face sombre de la lune)

On embraye avec le groupe de Hard rock à l'ancienne Graveyard. Ces suédois proposent un concert à l'ancienne non exempt de défauts (trop de slows les gars, je suis pas là pour sortir le briquet) mais des musiciens vraiment bons et quelques morceaux sympathiques. Pas mémorable pour autant... Surtout, qu'après une pause bien mérité, c'est pour nous le temps d'aller communier au concert de Soulfly, la tête d'affiche du jour, thrash tribal brésilien, un de mes groupes préférés avec Max Cavalera ancien leader de Sepultura, mon premier choc metal.

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(Maaaaaaaaxxxxxxxxxxxx !)

Difficile de décrire ce concert tant il fut orgasmique, transcendant et complètement fou. On a jumpé dans tous les sens, repris en cœur les classiques, libéré nos pulsions les plus bestiales, lâché les cheveux... Wahou, j'en reviens toujours pas. Je les attendais avec impatience et je n'ai pas été déçu. Une sacré claque et un bonheur de chaque instant avec en prime des reprises de morceaux cultes de Sépul' dont Roots bloody roots et Refuse / Resist ! Merci les gars ! Tout chamboulé, il faut de suite assister au concert des Nashville Pussy, groupe US que j'adore et que j'avais déjà vu lors de mes années en banlieue parisienne. Du rock and roll qui dessoude type Lyrnyrd Skynyrd sous amphets, un chanteur à la voix bien glaireuse, une ersatz de ZZ Top en batteur , une bassiste efficace et une guitariste à la fois sauvage (elle a du charme la bougresse) et géniale dans son jeu de gratte. Là encore un concert mémorable. Je vous raconte pas dans quel état j'étais en sortant, j'ai du perdre deux litres d'eau, une pose s'imposait...

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(Come on pussy lovers !)

C'est ce que l'on a fait avant d'embrayer sur la dernière ligne droite : frites et sandwichs au menu tout en assistant au concert de loin de Testament, un groupe culte qui n'a rien perdu de sa superbe. Du thrash bien couillu et des fans en délire que nous avons pu admirer à l’œuvre. N'aimant pas le folk metal (aaarg !), je décidai d'aller voir seul le seul groupe de Black metal à l'ordre du jour du Motocultor : Batushka. Et là... THE claque, la révélation de ma journée.

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(LE show de la journée, tremblez simples mortels !)

Imaginez neuf mecs en chasubles démoniaques qui vous servent une messe déviante à 0h00. Éclairages rouges et violets, un chanteur-leader possédé procédant à l'office avec encensoir, livre sacré et icône. Le set fut majestueux, ésotérique et complètement dingue. Un sacré moment pour un groupe qui n'est pas là pour rigoler et un Mr K subjugué. J'en reviens toujours pas. J'étais tellement sur mon nuage que j'ai écourté ma présence au concert de Ministry (metal indus venu des USA) que j'avais déjà vu au Hellfest et que j'écoute à l'occasion notamment pour aller au taf. Je n'étais pas dans le good mood et je voulais préserver mon ravissement après le concert de Batuschka. C'était donc le moment de dire au revoir à la compagnie et de rentrer à la maison.

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(Ce n'est qu'un au revoir !)

Au final une super journée pour un festival génial qui joue sa vie chaque année pour cause de financement compliqué et souvent très juste. On est bien loin de la machinerie qu'est devenu le Hellfest auquel je ne participe plus, le trouvant trop mercantile et finalement loin de mes idéaux de pur métalleux intégriste (on ne se refait pas !). C'est pourquoi, il faut aller à Saint-Nolff et les soutenir car l'authenticité est au RDV ainsi que les belles expériences de pur son. Gloire au Motocultor !

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lundi 11 janvier 2016

Can you hear me, Major Tom ?

C'est avec une grande tristesse que je commence ce post aujourd'hui. Comme tout le monde, j'ai appris ce matin le décès de David Bowie. Un choc. Certains hommes sont immortels et Bowie est un de ceux-là. Il fêtait le 8 janvier dernier ses 69 ans, il sortait pour l'occasion un nouvel album. Le dernier...

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Je suis une fan inconditionnelle de Bowie. Tout ce qu'il a touché, il l'a transformé en quelque chose d'exceptionnel. L'homme caméléon, l'homme aux mille visages, un artiste qui s'est sans cesse renouvelé, qui n'a jamais arrêté d'expérimenter dans sa musique, qui nous a transporté loin sur Mars et qui n'avait pas d'âge. Une immense perte...

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Je ne vous referai pas ici toute sa bio, de nombreux médias s'en chargent depuis ce matin et il y aura sans doute de très beaux reportages dans les jours à venir sur le petit écran. Reste qu'il n'est plus là et que j'ai envie de partager avec vous quelques morceaux, quelques extraits de films, quelques instants de grâce. Un modeste hommage d'une petite fan à un grand artiste.

Rest in peace David. This is our last dance. This is ourselves.

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Bowie en chansons :


Son titre inoubliable


Mon duo préféré (avec cette montée en puissance)


Une des dernières polémiques


Ses années 80

Bowie sur grand écran :


Petite compil'


Dans "Le Prestige", un de ses derniers films


Et surtout Labyrinth !

Les looks de Bowie :

Bowie dans les BO :


C.R.A.Z.Y. (un de mes films préférés)


Trainspotting - Choose life. Choose a job. Choose a career... (co-écrite avec Iggy Pop)


American Horror Story et Jessica Lange


La Vie rêvée de Walter Mitty

Et pour finir, une vidéo qui a beaucoup fait parler d'elle en 2013. Ce n'est pas la voix de Bowie (inimitable) mais c'est le plus beau clin d'oeil que l'on pouvait lui faire. Les dernières notes seront donc pour l'astronaute Chris Hadfield qui a enregistré "Space Oddity" dans la station spatiale internationale en orbite à 400 km. Ciao l'artiste !

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vendredi 26 juin 2015

"La Maison haute" de Bastien Lallemant

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas parlé musique au Capharnaüm éclairé ! Je m'en vais réparer ça puisqu'aujourd'hui je tiens à vous faire découvrir (ou redécouvrir pour certains) Bastien Lallemant. Voilà maintenant plus de 10 ans (12 pour être exacte) que je suis cet artiste trop peu connu à mon goût. Il est plus que temps qu'il ait une petite place ici !

la maison haute

"La Maison haute" est le quatrième album de Bastien Lallemant, après deux premiers disques chez Tôt ou Tard (mon label chouchou pendant longtemps dans les années 2000), "Les Premiers instants" et "Les Erotiques", aux accents très gainsbouriens réalisé par Albin de la Simone, ...

... et "Le Verger" sous un nouveau label avec toujours à ses côtés Albin et Bertrand Belin. Ce dernier, inspiré du roman noir, aborde les chansons comme une fiction, de manière littéraire. Les 12 titres qui composent cet album sont autant de nouvelles qui font voyager l'auditeur d'histoire en histoire. Les musiques se font plus recherchées, son travail évolue.

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Au cours de l'année 2014, Bastien Lallemant a recours au financement participatif et lance la production de son dernier album "La Maison haute" avec l'aide de souscripteurs dont j'ai fait partie. Depuis début mars dans les bacs, on peut donc retrouver Bastien dans ses oreilles et dans son salon après 5 ans d'absence. Absence ? Pas tout à fait puisqu'il a profité de ce temps pour écrire ses textes, tester ses chansons sur le public, peaufiner son projet. Bastien n'a pas dormi mais fait de nombreuses siestes : les Siestes acoustiques, excellent concept de concerts inédits où le public est invité à s’allonger dans l’obscurité et à se laisser bercer par une poignée d’artistes. Une belle idée et une expérience qui continue de se poursuivre notamment au Théâtre de la Loge à Paris (mais pas que ! Renseignez-vous !).

Nombreuses chansons nées sur scène sont donc maintenant enregistrées en condition live. Autour de lui, de grands musiciens tels que Seb Martel et JP Nataf, Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents… Charles Berberian est également de l'aventure et a dessiné l’enregistrement en illustrant un journal de bord.

Bastien Lallemant est non seulement un grand artiste plein de talent et d'idées mais c'est aussi un homme avec lequel on passerait volontiers un moment de création en toute simplicité. Anecdotes et ambiances sont à retrouver dans l'ouvrage de Berberian avec comme cadre, le très beau studio Vega, en pleine campagne provençale, avouez qu'il y a pire comme lieu d'enregistrement pour un album non ?

Le sujet de "La Maison haute" est universel : l'amour au sens large. Avec Bastien, on parcourt en quelques minutes les sentiers de ce sentiment complexe et vital. 12 titres autour de l'amour illégitime, l'amoureux esseulé, la passion, le fanatisme et la fuite, aux doux noms de "L'Attente", "L'ombre" ou encore "Longue nuit". Un moment intime, un instant privilégié, un murmure, une caresse...


A méditer...

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lundi 8 décembre 2014

"Les Enfers du Rock" de Philippe Manoeuvre, illustrations de Marie Meier

couvLe contenu: Petite visite au pays du rock avec ses liens tenus avec l'Enfer. Texte de Manoeuvre à droite, illustration de Meier à gauche, voici un petit volume qui sonne comme une invitation au voyage dans les terres de la transgression. Fucking rock-and-roll!

La critique de Mr K: Véritable institution en matière de rock en France, je n'ai jamais lu Philippe Manœuvre ailleurs que dans la revue Rock and Folk que je parcourais religieusement et régulièrement il y a déjà un certain temps. L'occasion d'acquérir le présent livre s'est présentée à moi une fois de plus au détour d'un étal discount du secteur. Rock? Enfer? Franchement, je ne pouvais passer à côté, surtout que derrière les formulations chocs dont Manœuvre a le secret, se présentait l'occasion de réviser mes bases historiques et d'admirer le travail de Marie Meier que je découvrais par la même occasion.

Les Enfers du Rock est divisé en neuf chapitres consacrés chacun à une grande figure du panthéon du rock. Dans les faits, on connaît la propension de l'auteur à la digression et il n'est pas rare qu'il déborde allègrement sur le contexte historique ou artistique de l'époque. Sans compter qu'on ne peut aucunement résumer un grand mouvement musical comme le rock à seulement neuf pointures. L'ouvrage commence par le concert au stade de France d'AC/DC et toute l'influence diabolique en terme de symboles et de paroles de ce groupe australien culte. Il revient aussi sur Richard Ramirez, un serial killer grand obsessionnel du groupe et qui terrifia les faubourgs de LA dans la première partie des eighties.

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Sonne alors la nécessité pour Philippe Manoeuvre d'un grand et bon retour au source avec notamment Robert Johnson qui au détour d'un carrefour aurait rencontré le Diable qui lui aurait appris à jouer divinement (sic) de la guitare en échange de son âme. C'est l'occasion pour l'auteur de recadrer le propos et de revenir aux racines du rock: le blues. Il enchaîne alors sur les expériences mystico-religieuses d'un certain nombre d'artistes que l'ésotérisme attirait fortement et qui fascinait aussi beaucoup les sociétés de l'époque. Ainsi la figure du grand mage Aleister Crowley (que Jimmy Page adorait à sa manière) transparaît tout au long de l'ouvrage. Étranges destins aussi que tous ces rock stars morts à 27 ans, coïncidence ou signe du destin? Le rock s'est aussi construit sur des bases rationnelles et Philippe Manoeuvre se plaît à en raconter des vertes et des pas mûres sur la vie mouvementée des rock stars.

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C'est donc au fil des chapitres, une belle exploration temporelle à laquelle nous convie cet auteur amoureux de sa matière et qui la vit littéralement au fil des pages: Elvis, Les Cramps, Buddy Holly, Screamin' Jay hawkins (un de mes préférés de l'époque, vraiment frappa-dingue dans son genre!), Jimmy Hendrix (sur lequel le livre s'appesantit beaucoup à raison). Puis vient un diptyque diabolique que j'apprécie au plus au point: les Rolling Stones et Led Zeppelin (my favorit band!). Années 70 obliges, on navigue entre génie créateur et folie pas si douce que ça par moment! Sexe, drugs and Rock and roll n'ont jamais pris autant leur sens qu'avec ceux-là. La révolution métal (tribu que j'aime beaucoup, pour ceux qui nous suivent régulièrement cela ne les surprendra pas!) est aussi évoquée avec Black Sabbath mais je trouve que de manière générale, il ne va pas assez loin dans sa réflexion préférant revenir sur ce groupe mythique sans développer leurs fils spirituels, préférant régler ses comptes avec Marilyn Manson de façon d'ailleurs assez injuste... L'ultime chapitre est consacré à l'immortel Jim Morrisson avec toute une série d'anecdotes que les fans comme moi connaissent déjà mais qui ne manqueront pas de réjouir les novices!

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Concis et très bien écrit, ce livre se lit en un temps record et on ne peut qu'être gagné par l'enthousiasme de l'auteur. Pour autant, s'il s'agit d'un excellent essai de vulgarisation, il ne satisfera pas les inconditionnels. Nulle révélation ici, plutôt un micro état des lieux des liens indissolubles entre le rock et la transgression de manière générale. Pour accompagner ces textes cependant efficaces et sincères, vous contemplerez de très belles illustrations de Marie Meïer qui a un talent certain même si j'ai trouvé son travail inégal sur le présent volume. Pas de quoi bouder son plaisir pour autant car cela convient très bien pour planter l'ambiance sombre et décadente voulue par son auteur.

Belle et sympathique lecture que cet ouvrage qui trouvera son chemin dans les bibliothèques des amoureux du rock qui plus que jamais n'est pas mort!

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mardi 11 novembre 2014

Sébastien Tellier à L'Etage, Nantes, 23-10-14

Le grand jour est enfin arrivé. C'est avec une excitation non feinte que nous arrivons à la salle de concert en ce jeudi de vacances scolaires. Dieu que l'attente a été longue! Je suis un gros fan de sieur Tellier depuis maintenant quelques années et son dernier album "L'Aventura" n'avait que confirmé tout le bien que je pensais de lui. Véritable ode à l'enfance et à l'hédonisme, il me tardait de voir cet opus traduit live par un Tellier réputé comme généreux et imprévisible sur scène. Et oui, vous l'avez deviné! Ce soir, Nelfe et moi avons été dépucelés et croyez moi, la première fois fut des plus réussies!

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Deux défauts seulement à la prestation: une première partie plus qu'anecdotique pour ne pas dire ennuyeuse de S.A.G.E qui pour le coup gagnerait à s'énerver un peu plus sur scène et à cultiver un peu de singularité. Certes il joue bien du piano (assis malheureusement, sic), il a un beau brin de voix, mais j'ai personnellement trouvé sa prestation plate et sans réelle saveur. L'impression en fait d'avoir entendu ça avant et réalisé de bien meilleure manière... Mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas et tant mieux pour lui, certains de ses followers étaient là et donnaient de la voix. Deuxième défaut, la présence de trois hurluberlus pintés comme jamais au premier rang de la scène, interpelant Sebastien Tellier à chacune de ses prises de paroles et vociférant / criant pendant certaines chansons. En fin de set, un couple d'habitués des concerts de l'artiste nous ont dit que c'était toujours le cas et qu'il rameutait toujours ce genre de pochtrons irrespectueux. Mais ne boudons pas notre plaisir, le concert fut épique et magique entre chansons, blagues pourries d'un Sébastien en plein trip planant et reprises de chansons ringardes. Unique!

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Le set débute par le premier morceau de l'album "L'Incroyable vérité", Oh Malheur Chez O'Malley, qui plante direct le décor. Notre Lebowski rockeur apparaît dans toute sa splendeur improbable, s'installe au clavier et de suite nous emporte avec lui. On ne redescendra que deux heures plus tard! Il est accoutré d'un costume des plus étranges où rien ne semble aller avec le reste (chemise, gilet, châle indien, casquette, pantalon... Nelfe ira jusqu'à dire qu'il se fournit chez Emmaüs!). Je vous laisse juge avec les photos du post. Barbu et ventru, il dégage un charme et une aura plus que particulière, personnellement je suis fan et cela me rassure quant à ma propre personne. J'ai de la marge! Rajoutez là-dessus un style de danse bien décadent sur certains morceaux et vous obtenez un pur ovni! AMAZING comme disent les anglais!

Il embraye de suite avec deux extraits de son dernier opus Ma Calypso et L'Adulte, de pures pépites ici légèrement réorchestrées (tout comme le reste du set d'ailleurs) avec même une reprise de la musique des Cités d'or pour le deuxième titre. Sébastien est un grand enfant, de la même génération que moi et rien que d'y penser, mon cœur et mes tripes s'étreignent en repensant à ce pur moment de magie entre trip revival et musique planante! Wahou!

S'ensuit deux de ses plus grands tubes: Cochon Ville et surtout, Divine qu'il avait proposé pour l'Eurovision. Le public reprend en cœur, ça bouge sec, on est à deux mètres du maître et nous sommes en pleine communion. Belle orchestration, belle énergie communicative, on touche le ciel! Roche tiré lui aussi de l'album "Sexuality" vient calmer le jeu avec son rythme et ses paroles langoureuses, histoire de reposer les esprits. Puis vient, L'Amour naissant qui forcément pour Nelfe et moi a une symbolique toute particulière, nous avions passé cette chanson à l'Église pour notre mariage! Moment magique une fois de plus avec Sebastien Tellier au piano pour un morceau intimiste à souhait! Un peu à l'image de cette interprétation ci de L'Amour et la violence:

Kilometer remet un bon coup de fouet au public avec un Tellier qui s'énerve un peu (mais pas trop quand même, faut pas pousser!). L'Amour et la violence vient ensuite avec cette litanie imparable et prenante qui pénètre les corps et les âmes. Tout le talent de Tellier résumé entre sens mélodique et paroles universelles. Il poursuit son set avec Aller vers le soleil, une nouvelle ode à l'amour sensuel dont il a le secret, ambiance sucrée et suave. Une fois de plus, nous sommes définitivement conquis avant la venue de Orsinet, mon morceau préféré de Sébastien Tellier. 14 minutes et 12 secondes de bonheur avec l'évocation de son doudou et donc de son enfance perdue. Je préfère la version album mais l'émotion était palpable et on se prend à croire l'espace d'un morceau bien progressif à un monde meilleur... La claque une fois de plus!

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Histoire de redescendre un peu de ce sommet musical, il interprète Ricky dans une version bien punchy, style cinématographique. La nouvelle orchestration est magistrale et accentue encore plus le message de la chanson qui raconte une vengeance avortée entre ados. Re-claque! Pour définitivement nous cueillir, retour au piano pour le maestro et une interprétation de La Ritournelle, LE morceau qui l'a fait connaître. Effet garanti, un public frissonnant, en pleine transe et fin... Enfin, pas tout à fait, deux rappels viennent ponctuer la soirée. Sexual Sportwear une de mes chansons préférées de "Sexuality" et Fingers of steel dans une version intimiste qui enterre la version album et nous laisse pantelant, conscients d'avoir vécu un concert hors norme et vraiment génial.

Que dire de plus? Un artiste à part, généreux comme prévu, complètement décalé. Il discute avec le public, leur sert quelques reprises improbables dont La Dolce vita de Christophe. Reprise que j'ai d'ailleurs largement préférée à l'originale. Du Goldman, du Polnareff, du Dalida... C'est open bar pour le public pendant quelques minutes. "Vous avez payé vos places, je vous fais ce que vous voulez!". Blagues bien nases aussi entre deux chansons, on peut se demander s'il était vraiment parmi nous à certains moments! Le son était vraiment bon, je vous conseille vraiment de ne pas hésiter à aller à L'Étage à Rennes même s'il faut bien avouer que c'est vite l'étuve au bout d'un moment.

Un grand concert donc pour un artiste qu'on aime encore plus et qu'on a d'ores et déjà hâte de revoir sur scène!

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Et en prime on repart avec la setlist de Mr Tellier himself!

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jeudi 23 octobre 2014

Direction Rennes pour l'Aventura !

Aujourd'hui, c'est le grand jour ! Nous prenons la route direction Rennes pour le concert de Sébastien Tellier à l'Etage du Liberté ce soir.

Bon, ok, on n'a pas beaucoup de kilomètres à faire mais ce concert on l'attend depuis un moment. En bon fan de Tellier que nous sommes, on comptait les jours et aujourd'hui on y est. "L'Amour naissant" faisait notamment partie des musiques de célébration à notre mariage. C'est vous dire...

L'Aventura !

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samedi 18 octobre 2014

Vide médiathèque et petits nouveaux

Ce matin, j'étais sur le pont dès potron-minet pour le vide médiathèque d'une ville voisine. Afin de renouveler ses stocks, la médiathèque proposait une vente aux collectivités et scolaires hier et continuait aujourd'hui sur sa lancée en entrée libre. Beaucoup de bonnes choses ont dû partir hier mais je ne suis pas rentrée les mains vides !

mediatheque

Oui, je sais, on ne peut pas dire que je suis en manque de lecture mais quand il y a des affaires à faire, je ne peux pas m'en empêcher ! Essayez de deviner combien j'ai dépensé pour ce petit butin ?

Côté lecture :

mediatheque roman


- "Suttree" de Cormac McCarthy parce que j'ai adoré "La Route" et que la 4ème de couv' de ce roman ci m'a fait de l'oeil.
- "Et pendant ce temps-là, les araignées tricotent des pulls autour de nos bilboquets" de Raphaële Moussafir pour le titre ! Et parce que j'ai été charmée par l'adaptation cinématographique de "Du vent dans mes mollets".

Côté BD :

mediatheque BD


- "Les formidables aventures de Lapinot - Amour et Intérim" de Lewis Trondheim parce que j'adore ce dessinateur et que je lis quotidiennement son blog.
- "Aristide broie du noir" de Séverine Gauthier et Jérémie Almanza pour les dessins qui m'ont donné envie de le découvrir.

Côté musique :

mediatheque CD

- "Going to where the tea trees are" de Peter Von Poehl parce que je ne l'avais pas en physique.
- "In Case we die" de Architecture in Helsinki pour les 3 F Télérama et parce que j'avais aimé les quelques titres déjà entendus.

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Rajoutez à la pêche du jour un beau soleil qui réchauffe bien et on peut dire que le week-end commence bien !

lundi 6 octobre 2014

Découverte inattendue

Aujourd'hui, c'est lundi ! Et le lundi, c'est les lundis au soleil ! En cherchant un clip qui trouverait sa place dans cette catégorie loufdingue de notre blog, nous sommes tombés sur une pépite. Et oui n'ayons pas peur des mots, ce clip ci est une pépite, une espèce d'ovni qui vous laisse pantois, médusés devant le visuel offert mais aussi hypnotisés par la rythmique. Et pour une fois, je ne suis pas 100% ironique ici. Comme quoi, de chouettes surprises nous attendent au détour de ces lundis.

Immersion dans un visuel années 50/60 où tortues à tête de vieux côtoient des choeurs fantômes, des nains déguisés en bébés, des singes batteurs et des zicos mexicains improbables... Alors, dis comme ça, ça n'a pas sa place ici ?

Adeptes de trip-hop, c'est pour vous ! CADEAU ! Voici "Frontier Psychiatrist" de The Avalanches !

Posté par Nelfe à 20:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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