samedi 13 juillet 2013

Les cerises à l'eau de vie

Dans le jardin, en ce moment, c'est la fête du slip pour les oiseaux qui s'acharnent sur nos cerisiers! J'aime les oiseaux mais faut pas pousser, ce sont NOS cerises! Nous avons parmi eux un cerisier à fruits acides, immangeables sur l'arbre (sauf si on est un oiseau...) mais qui s'avèrent être idéal pour la préparation de cerises à l'eau de vie.

C'est donc sous l'oeil attentif de Tesfa que nous nous sommes lancés dans la préparation de cette potion. 2 mois de patience et la rentrée sera plus douce avec ces fruits alcoolisés! Hips! D'ici là, on compte bien profiter de l'été tout de même!

Recette en images:

Cerises arbre

Pour commencer, il vous faut un cerisier (c'est le minimum!). A défaut, les cerises d'amis sont aussi envisageables mais seulement les acides, c'est très important!

Cerises et Tesfa

Le chat "contrôleur de travaux finis" n'est pas obligatoire. Cependant, il peut s'avérer utile. Là par exemple, elle nous dit qu'il n'y a pas assez de fruits et qu'il ne fallait pas les mettre tout de suite dans le bocal...

Cerises mi parcours
Oui, c'est vrai, il n'y en a pas assez...

Ne pas hésiter donc à aller en rechercher! Pour faire bien, il faut garder les queues et les couper à 1cm mais dans notre cas ça se détachait tout seul.

Cerises half half

Une fois la bonne quantité récoltée, triez les cerises afin de garder les plus belles, lavez les et essorez les. Dans un récipient, alternez une couche de cerises et une couche de sucre. Mettre aussi une gousse de vanille coupée en morceau dans la préparation.

Cerises sucre

Le meilleur arrive (héhé!). Remplissez votre récipient d'alcool pour fruits. J'ai pu ici confier cette tâche à Mr K, toujours prêt à rendre service, une bouteille à la main!

Cerises alcool

Recouvrez complètement les cerises avec l'alcool. N'en faites pas tomber, ne vous en servez pas un verre non plus, c'est inutile et puis ça sera bien meilleur après.

Cerises alcool final

Et voilà, il ne reste plus qu'à patienter au moins 2 mois avant de pouvoir goûter ces cerises à l'eau de vie. En décors dans des cocktails, en fin de repas ou pour accompagner un café dans un verre à liqueur, on leur trouvera bien une utilité!

Cerises finies

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lundi 24 juin 2013

Et pendant ce temps là dans le jardin...

Il fait moche... Il pleut... Non mais qu'est ce qu'il fait moche!?... Vous avez vu ce temps de Toussaint?... C'est l'été là, vous êtes sûrs!?...

Ah ça, on en entend et on en dit sur la météo... Y a plus de saison ma bonne dame!

Pendant qu'on râle, qu'on peste, qu'on pleure et qu'on songe au suicide, dans le jardin ça s'active. Ce qui fait doublement pester car après avoir bichonner mes roses pour leur taille minutieuse, je ne peux pas vraiment en profiter in situ. Alors à défaut, je fais des bouquets qui embaument notre salon.

J'avais envie de partager ça avec vous, histoire de me la péter, genre ouais moi j'ai plus de 5 variétés de roses dans mon jardin! Je n'ai pas tout mis ici mais il est déjà très beau mon bouquet non? ;)

D'ailleurs si vous vous y connaissez en variété de roses, je suis preneuse des références. Comme vous le savez, on a acheté notre maison il y a peu et on découvre au fil du temps ce qui a été planté par les anciens propriétaires. Pour l'instant, on n'a rien à redire!

Bouquet

Bouquet 1

Bouquet 2

 

 

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lundi 18 octobre 2010

"Le Zubial" d'Alexandre Jardin

zubialL'histoire: Le jour où mon père est mort, le 30 juillet 1980, la réalité a cessé de me passionner. J'avais quinze ans, je m'en remets à peine. Pour moi, il a été tour à tour mon clown, Hamlet, d'Artagnan, Mickey et mon trapéziste préféré; mais il fut surtout l'homme le plus vivant que j'ai connu. Pascal Jardin, dit le Zubial par ses enfants, n'accepta jamais de se laisser gouverner par ses peurs. Le Zubial avait le talent de vivre l'invivable, comme si chaque instant devait être le dernier. L'improbable était son ordinaire, le contradictoire son domaine.

Ce livre n'est pas un recueil de souvenirs mais un livre de retrouvailles. Le Zubial est l'homme que j'ai le plus aimé. il m'a légué une certaine idée de l'amour, tant de rêves et de questions immenses que, parfois, il m'arrive de me prendre pour un héritier.

La critique de Mr K:

Après la montée en pression avec le dernier Despentes, une lecture plus douce mais toute aussi folle avec cette biographie romancée haute en couleur avec un personnage principal totalement hors normes qui "habite" littéralement ce livre.

Le Zubial est un original qui a décidé de vivre sans contraintes et dont les actes et paroles vont marquer son fils. On lit avec délectation les délires de Pascal Jardin, son anticonformisme et son profond désir de liberté: il s'emmerde dans un dîner mondain, il le dit et se lève de table en saluant tout le monde; une femme mariée l'intéresse, il fera tout pour l'obtenir quitte à aller voir le mari ou escalier la façade... Le Zubial est avant tout un coureur de jupon, le mariage des Jardin (pour les deux morts) n'est pas un cadre figé... drôle d'existence donc où les enfants voient déambuler dans la propriété familiale les amant(e)s de tout bord. Voici un passage où l'on peut se faire une idée sur la conception de la vie du Zubial notamment sur son attirance pour l'infini et la puissance des envies illimitées:

- Et Président? lui demandai-je un jour. On peut devenir Président de la République, nous ? Parce que... ça me plairait bien. Il posa sa scie, réfléchit un instant et me répondit avec le plus grand sérieux.

- Oui, ça c'est possible... mais quand ?
- Quoi quand ?
- Quand veux-tu devenir un grand Président ?

Il me prenait un peu de court ; j'avais neuf ans et ne savais pas trop quoi répondre. Mais son attitude me confirma dans l'idée que l'affaire était jouable puisqu'il ne m' avait demandé qu'une seule chose : quand ?
A présent, je me rends compte de la beauté de sa réaction. Le Zubial me permettait tout, pourvu que mes désirs fussent exorbitants. Un père ordinaire eût sans doute ricané devant une telle question ; lui s'était seulement inquiété de la date. Le Zubial croyait en la puissance des envies lorsqu'elles sont illimitées. Etait-ce une naïveté? Sans doute, mais j 'y vois aussi une sagesse, un respect pour ce qu'il y a peut- être de plus précieux chez un petit garçon, et en l'homme les désirs. Dix-sept ans après, je garde encore le goût des siens, si vifs, si ensoleillants.

Papa, pourquoi m'as-tu abandonné? Pour quoi m'as-tu laissé dans ce monde où les vastes désirs semblent toujours un peu ridicules? Lui seul croyait en mes folies, lui seul me donnait envie de devenir quelque chose de plus grand que moi. Ce goût de l'infini, et de l'infiniment drôle, m'est resté comme une terrible nostalgie.

Alexandre Jardin se livre énormément dans ce livre, n'hésitant pas à lever le voile de la pudeur en relatant des moments clefs de sa relation avec son père. Écrit intimiste, on rit souvent devant les extravagances du père mais le ton devient par moment plus grave lorsqu'il arrive que les choses tournent mal (suicide d'Emmanuel Jardin). Souvenirs romancés placés sous le sceau de l'insouciance mais aussi des choix que l'on doit mais surtout que l'on VEUT faire. Le père, figure existentialiste par excellence, précepteur-modèle, à le fois proche et inatteignable, Idéal convoité par le jeune Alexandre qui va devoir se construire dans son ombre à la fois rassurante et étouffante. Ce livre est donc une très belle illustration du parcours initiatique que doit mener chaque ado pour se construire et s'affirmer.

Un livre qui se lit très facilement, on retrouve la très belle prose de l'auteur que j'ai déjà pratiqué par le passé avec Fanfan et le Zèbre. À la fois accessible et évocatrice au possible, les pages s'enchainent sur un rythme haletant sans que l'on s'en rende compte. Les chapitres sont très courts (5 pages maximum) et c'est par bonds successifs que nous découvrons et apprenons à connaître Pascal Jardin et ses relations avec son fils. Une bonne lecture, vivifiante à souhait que je vous recommande.

Posté par Mr K à 15:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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