lundi 15 juillet 2013

"Joséphine" de Agnes Obadia

josephine afficheL'histoire: Joséphine, 29 ans trois-quart, obnubilée par la taille de ses fesses, source de tous ses problèmes, n’a toujours pas trouvé l’homme de ses rêves non-fumeur-bon-cuisinier-qui-aime-les-chats-et-qui-veut-plein-d’enfants. Sa seule consolation, c’est qu’elle vit avec Brad Pitt... consolation de courte durée puisque c’est son chat. Quand sa soeur lui annonce son mariage, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la tasse à café. Elle s’invente alors une histoire d’amour avec un riche chirurgien brésilien qui lui a demandé sa main et l’emmène vivre au bout du monde. Facile à dire... Ce (petit) mensonge va l’entraîner dans un tourbillon d’aventures.

La critique Nelfesque: Après avoir adoré la BD "Joséphine" de Pénélope Bagieu dont est adapté ce film, avec une copine nous n'avons pu échapper aux sirènes de ce long métrage. Surtout pas après avoir vu le teaser avec Brad Pitt, le chat de Joséphine, en guest star (à noter que c'est un chat roux et que je ne sais pas leur résister (ce qui ne se voit pas dans cette BA (et j'arrête là les parenthèses)))!

"Joséphine" est un film d'été. Un film léger, sans prétention, une adaptation qui ne peut pas intégrer tous les gags de la BD mais qui est un bon résumé. C'est un film de filles mais pas que... Il est à l'image de "Bridget Jones" dont ce long métrage est aussi beaucoup inspiré. Trop même car ce dernier n'a pas quitté mon esprit de tout le visionnage. Comme dans Bridget, Joséphine nous fait part de ses pensées, nous prend à partie, a sa bande officielle de copines avec un gay (mais noir ici, c'est ptet la seule différence...) et se pose des questions de filles.

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Dans la droite lignée des comédies romantiques, Joséphine cherche l'amour et cette quête et loin d'être aisée. Reflet de son époque, à la trentaine, elle a une vie bien remplie, un boulot sympa, un appart' qui ferait rêver n'importe quelle parisienne (en tout cas, moi quand j'étais à Paris, j'aurais bien signé pour le sien!) mais elle n'est pas fixée, ne sait pas trop ce qu'elle veut et ne voit pas ce qui est comme le nez au milieu de la figure.

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Avec une vie sentimentale active mais vouée à l'échec, elle est en quête de l'homme idéal qui saurait se montrer doux et compréhensif et qui accessoirement lui préparerait de bons petits plats. En perpétuel conflit avec sa soeur, elle n'hésitera pas à gâcher l'annonce de ses fiancailles lors d'un repas de famille en inventant un énorme bobard. Sa soeur va se marier avec un jeune homme bien sous tout rapport (si tant est que l'on aime les hommes UMPistes...), qu'importe, elle elle vient de se fiancer avec un chirurgien brésilien qu'elle va rejoindre dans quelques jours de l'autre côté de l'atlantique! Comment faire alors pour s'en sortir quand le mensonge prend si bien auprès de sa famille et de ses amis? Aller au bout de son histoire? Elle n'aura pas vraiment le choix de revenir en arrière puisque tout va s'activer autour d'elle l'obligeant à gérer cette situation du mieux qu'elle pourra.

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"Le mieux qu'elle peut" est assez cocasse et donne lieu à des situations capillotractées et comiques. Marilou Berry endosse le rôle avec naturel et elle est y plutôt crédible. D'autres personnages sont à mes yeux trop caricaturaux et leurs prestations un peu trop jusqu'au boutistes. Qu'importe, comme je le disais en début de billet, "Joséphine" est un film léger et sans prétention.

Sympa sans être la comédie du siècle, ce film met les filles devant leurs contradictions et on s'amuse à se retrouver dans telle ou telle situation. Si vous avez trop chaud en ce mois de juillet enfin estival, vous pourrez vous enfermer dans une salle climatisée, une glace à la main, en appréciant un film de saison. C'est déjà pas mal non?


samedi 29 juin 2013

"The Bling Ring" de Sofia Coppola

bling-affL'histoire: À Los Angeles, un groupe d’adolescents fascinés par le people et l’univers des marques traque via Internet l’agenda des célébrités pour cambrioler leurs résidences. Ils subtiliseront pour plus de 3 millions de dollars d’objets de luxe : bijoux, vêtements, chaussures, etc. Parmi leurs victimes, on trouve Paris Hilton, Orlando Bloom et Rachel Bilson. Les médias ont surnommé ce gang, le "Bling Ring".

La critique Nelfesque: Depuis son annonce à Cannes, j'attendais la sortie en salle de ce dernier film de Sofia Coppola, "The Bling Ring". J'ai tout de suite accroché à sa bande annonce et j'étais curieuse de voir ce que cette réalisatrice allait nous proposer avec son histoire se basant sur des faits réels.

Ici il n'est pas question de gang d'ado paumés et fauchés issus des ghettos, de ceux qui ont besoin d'argent pour survivre ou se créer une condition. Non, les jeunes héros de "The Bling Ring" sont nés la cuillère d'argent dans la bouche. Entre showbizz, mannequinat et politique, ils évoluent déjà dans un monde où l'argent n'est pas une denrée rare. Malgré cela, bercés d'illusion, de strass et de paillettes, ils vont vouloir plus d'adrénaline, de reconnaissance et de fun: toucher de près leurs stars préférées (et accessoirement leurs fringues, sacs et chaussures à 10.000$). Paris Hilton, Lindsay Lohan, Orlando Bloom... autant de grands penseurs et de génies du XXIème siècle (ironie inside). Cette bande d'"amis" n'a qu'un mot à la bouche: le paraître. Leur amitié vaut-elle quelque chose en dehors de cela? Rien n'est moins sûr... "Pauvres petites filles riches"...

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La réalisation montre bien la montée en puissance de leur folie quasi hystérique de se rapprocher au plus près de leurs stars préférées. Comme un jeu, ils déterminent leur cible en fonction de leurs déplacements professionnels, localisent leurs domiciles sur Google et se payent une soirée open bar dans leurs palaces avec piscine. Mieux que le Club Med!

Ce qui au départ n'est qu'un délire d'ado (malsain, certes, mais délire tout de même) va se transformer peu à peu en une frénésie, un flirt avec la loi et crescendo le fun devient addiction. Ils volent pour voler, là où avant ils cherchaient l'objet de leur fantasme, c'est maintenant des poignées de bijoux qui finissent dans un sac pris au hasard accompagnées de le première paire de chaussures délirantes qui passent sous leurs nez. Même le chien de Paris Hilton manque d'y passer...

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Cette montée en puissance est vraiment bien retranscrite par Sofia Coppola. Certaines scènes anodines tournées au ralenti laissent présager d'une fin tragique. J'ai aimé également ces scènes de cambriolages où le son s'efface face aux images. Ce qui se passe alors dans la pièce est inaudible et remplacé par une bande son étouffée qui donne à l'ensemble une dimension encore plus glauque.

"The Bling Ring" dresse le portrait et est une critique d'une certaine partie de la jeunesse d'aujourd'hui dans nos pays développés. Incapables d'être eux-même dans un monde de l'apparence, singeant la dernière star à la mode, mettant en scène leurs vies sur les réseaux sociaux, ils croient avoir une existence extraordinaire mais n'éveillent chez le spectateur que de la pitié et de la stupéfation. Comment ces jeunes qui ne sont que la génération suivante de la mienne peuvent-ils être si différents de nous à leurs âges? A les regarder, on a l'impression d'avoir évoluer dans une grotte ou au Moyen-Age... Sans vouloir être réac, je préfère 100 fois ma grotte!

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J'ai aimé ce film sans pour autant le considérer comme l'oeuvre de l'année. Les personnages sont trop agaçants et insignifiants pour que l'on s'y attache, les rapports humains sont superficiels et leurs psychologies ne sont pas développées. Ils ne sont au final que le reflet d'une époque et je pense que la réalisatrice a voulu faire ressentir cela aux spectateurs de son film, gommant ce qui pourrait nous émouvoir et ne faisant qu'un constat froid, quasi documentaire, de ce phénomène. Les parents sont absents, permissifs ou illuminés tendance secte. Ils ne sont pas en reste dans la critique de Sofia Coppola...

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"The Bling Ring" est donc un film révélateur de notre époque que je vous conseille de voir. Ca tombe bien, c'est la Fête du Cinéma demain!

lundi 20 mai 2013

"Evil dead" de Fede Alvarez

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L'histoire: Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Natalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans la cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel, et surtout un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus épouvantables des forces vont se déchaîner sur eux…

La critique de Mr K: 4/6. Ma première réaction quand j'apprenais que les majors américaines allaient faire un remake d'un de mes films cultes fut assez violente et je décidais instantanément que je n'irai pas voir La Mort Mauvaise version 2013. En effet, dans le cinéma de genre, on tourne au remake depuis maintenant un petit paquet d'années. En plus, la trilogie Evil Dead est une de mes franchises préférées dans le genre horreur car Raimi savait distiller à la fois la peur (surtout sur le 1) et l'humour grâce notamment aux talents de comédien et de souffre-douleur de son interprète principal (et ami) Bruce Campbell. Mais au fil des infos qui s'égrainaient sur Evil dead version 2013, je me suis dit qu'il n'y avait que les abrutis qui ne changeaient pas d'avis. Campbell et Raimi ont donné leur bénédiction, le film promettait d'être gore, en ses temps de disette de l'horreur craspouette, je me lançais et jeudi dernier (tarif réduit oblige), je me retrouvais en salle obscure en compagnie d'une dizaine de fans.

L'idée de départ est assez bien trouvée. Pas de toeuf débridée à l'horizon mais une séance de désintox bien rude, à l'ancienne, pour l'héroïne de cette version 2013. Quoi de mieux qu'une cabane au milieu des bois, des copains fidèles (et en plus médecins et infirmières, c'est pas beau la vie!) et d'un frère, revenu d'on ne sait où, pour essayer d'arrêter la drogue? Bref, l'ambiance est tendue dès le départ à cause de cette situation qui plombe le groupe. Là-dessus, un crétin médecin (ou l'inverse) va tomber sur le fameux livre de sorcellerie déjà présent dans la trilogie originelle et le lire à haute voix. Ben c'est vrai ça, on le fait tous! Surtout quand il y a des gravures bien sinistres autour du texte... L'enfer se déchaîne alors, une force démoniaque se révèle et va prendre possession de tous nos malheureux acteurs qui vont subir et souffrir mille tourments.

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(C'est quoi cette location pourrie! Il est où le jacuzzi???)

Précisons tout d'abord que le réalisateur a décidé de faire disparaître toute trace d'humour par rapport au film original. C'est la mode du temps, faire dans le cruel et le déviant au détriment du gore bon enfant propre à des œuvres intemporelles telles que Brain Dead de Peter Jackson par exemple. Pour autant ici, on ne tombe pas dans le voyeurisme malsain propre notamment à la nouvelle mouvance du torture-porn (série des Saw à partir du quatrième film notamment). C'est crû, direct mais jamais gratuit malgré les litres d'hémoglobines déversés. Il faut bien avouer que niveau gore, on est dans la bonne salle. Depuis le remake de Piranha par Aja, je n'avais pas été aussi bien servi. Bras auto-tranché au couteau de cuisine électrique, éclatage de crâne, tronçonneuse en pleine action... surtout dans le dernier acte, ça éclabousse, ça tâche, bref ça dépote! La tension est bien menée et les personnages en prennent vraiment plein la tête que ce soit physiquement ou moralement. Par contre, aucune réelle surprise sur le déroulement, on s'attend à toutes les situations (ou presque). Il n'y a que les novices ou les journaleux bien pensants (voir critiques presse sur Allociné) pour avoir trouvé le film réellement effrayant. Qu'est-ce que ça a du être pour eux devant Shining, Ring (version japonaise) ou La maison du Diable?

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(Vous m'avez volé ma brosse à dents? Vous allez tater de mon haleine de poney!)

Fede Alvarez est sacrément doué avec une caméra à la main. La technique est parfaite, les cadrages appuient efficacement le sens du récit, la tension est magnifiquement rendue et la conduite des acteurs est au point. Mention spéciale pour Jane Levy qui livre ici une très belle prestation (si je peux m'exprimer ainsi vu les transformations qu'elle subit!) et je pense sincèrement qu'une belle carrière s'ouvre à elle. La musique d'ambiance est classique mais soutient bien les scènes. Le réalisateur sait emballer son histoire (un peu lent au début tout de même) et on suit le film avec un certain plaisir coupable.

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(Je m'excuse, je ne le ferai plus... Si vous me libérez, je désherberai devant la façade)

J'ai donc passé un bon moment devant ce film même si le vieux briscard que je suis a regretté quelques petites choses qui pour moi étaient essentielles pour bien réussir un reboot d'Evil Dead. Passons sur l'humour absent, même si je déplore ce choix artistique, c'est un point de vue qui peut se défendre. Par contre, je trouve que la cabane en elle-même n'a pas été exploitée. Autant dans la trilogie originelle, Sam Raimi explorait l'intégralité des lieux, le chargeant de mystère et le marquant ainsi du sceau de la peur. Ici, on ne fait qu'explorer deux pièces et un appenti. Le réalisateur préfère se concentrer sur les rapports entre les personnages... Dommage car ceux-ci même s'ils ne manquent pas parfois d'intérêt ne sont pas aussi marquants que semble le penser le cinéaste. Même chose pour les environs, la forêt, la rivière ne sont que de simples décors (à part la scène avec les ronces, mal reprise d'ailleurs du film originel) et ont perdu leur côté bien flippant. Clairement, l'accent a été mis sur les possessions, les meurtres et les interactions avec les personnages. Finis donc les longs plans inquiétants sur les arbres qui s'effondrent et l'oppression qui s'abattait sur la cabane. De manière générale, je trouve que ce film manque d'âme par rapport aux métrages de Raimi et il faut tout de même attendre bien 30 minutes avant que ça démarre réellement et qu'on se fasse entraîner dans le sillage sanglants de l'héroïne.

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(Désherber! Quelle idée à la con! J'aurais plutot dû me proposer pour le ménage!)

Reste tout de même un film bien sympathique, livré par un cinéaste uruguayen qu'il faudra suivre dans les années à venir tant il est prometteur en terme de technique et d'idées. Et puis, c'est pas tous les jours que l'on nous sert du -16 ans bien gore au cinéma, amateurs du genre vous seriez bien mal avisés de ne pas y aller! Dernier conseil, restez jusqu'à l'ultime minute du générique de fin, une surprise de taille attend les fans de la première heure!

Les âmes sensibles feraient mieux de s'abstenir de regarder la bande annonce (non censurée) qui suit:

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dimanche 21 avril 2013

"Oblivion" de Joseph Kosinski

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L'histoire: Après des décennies de guerre contre la terrible menace dénommée les Scavs, les humains ont quitté la Terre. Jack Harper, qui vit sur une station située dans les nuages, a pour mission d’extraire des ressources vitales nécessaires aux humains expatriés. Son existence est bouleversée lorsqu’il sauve une belle inconnue d’un vaisseau en déperdition. Son arrivée va déclencher une série d’évènements qui vont le forcer à remettre en question tout ce qu’il connaissait.

La critique Nelfesque: Généralement les films de SF avec des vaisseaux, très peu pour moi. L'anticipation ok mais quand on commence à aller dans l'espace, ça ne me dit trop rien. Une exception confirme la règle: "Alien" qui n'est pas seulement un film de SF dans le ciel étoilé... Mais là, je m'égare puisque dans "Oblivion" nous sommes sur notre belle planète bleue... plus si bleue.

Nous sommes ici dans le futur et les vaisseaux permettent à Jack Harper de faire son boulot de technicien. Tous les matins, il s'installe dans son véhicule high-tech, hybride d'avion hélicoptérien qui ferait fureur dans un parc d'attractions, et sillone la Terre pour la maintenance des drones. Ceux ci subissent sans arrêt les attaques des "chacals" et ainsi mettent en péril la mission de Jack et sa compagne/collègue, Vika: assurer la sécurité des plates-formes de pompage de l'eau de mer nécessaire à la survie des siens sur Titan.

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Ces missions quotidiennes sont l'occasion de nous montrer des paysages impressionnants qu'il est de bon ton de voir au cinéma. Sur un petit écran, le film perdra de sa superbe. Car c'est bien en partie ici que réside l'intérêt d'"Oblivion". Tourné en Islande, les décors sont époustouflants, la Terre est désolée, aride et hostile la plupart du temps mais dévoilant encore des pépites de verdure. Le visuel est particulièrement soigné avec des machines (vaisseau, drones, moto, plateformes...) futuristes crédibles et une base d'observation à l'architecture contemporaine (que dis-je, futuriste) épurée et fonctionnelle. Kosinski a fait des études en Architecture dans sa jeunesse et cela se voit dans la conception de ce lieu. L'ancienne "consoeurs" que je suis apprécie ce soin particulier apporté aux perspectives et aux intentions.

Bon mais à part ça? Comme je l'ai dit, je ne suis pas fana de ce type de film mais je dois bien avoué que je n'ai pas vu passer les 2 heures dans la salle obscure. C'est un bon film d'action mais au final, il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil de Titan dans la production américaine que voici! Tom Cruise fait son Tom Cruise. Bon, ok, il le fait bien... Les hommes sont là pour sauver le monde, parce que bon les femmes autant vous dire qu'ici elles sont de belles potiches. On peut leur donner des missions mais sauver le monde, faut pas déconner!

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Vika est la jolie secrétaire qui applique les ordres de sa, plus mûre mais non moins jolie, supérieure qui se contente de regarder des écrans et appuyer sur des touches. Julia, la belle inconnue du vaisseau en perdition, sauvée par Jack (encore lui), tient quant à elle admirablement bien son rôle de belle moule à l'oeil humide pendant tout le film. Par le passé, elle avait des responsabilités et prenait des décisions mais ça c'était avant. Maintenant, elle est là pour que Jack se rappelle ses vieux souvenirs... N'oubliez pas que c'est Jack le héros! Nous retrouvons également dans le casting Morgan Freeman (assez plat) et Nikolaj Coster-Waldau, un "résistant" qui a ce qu'il faut là où il faut. Heureusement que les hommes sont là! Que deviendrez l'Humanité sans eux...

Mieux vaut ne pas être trop féministe pour voir ce film mais si l'on fait abstraction de ce parti pris assez agaçant, force est de constater que bien que ricain (et donc toujours dans un schéma ricain) "Oblivion" n'en est pas moins un bon divertissement repose neurones. Les effets spéciaux sont là, les décors sont là, le côté halletant est là et l'histoire est classique mais plaisante. Et puis bon, il y a même les lunettes de Top Gun alors on ne va pas bouder!

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La critique de Mr K: 3,5/6. Un bon divertissement que ce film d'action mâtiné de SF que se révèle être Oblivion. Le spectacle est total avec des images à couper le souffle. C'est d'ailleurs le grand point fort de ce film dont les extérieurs naturels ont été tourné en Islande. Décors mirifiques et effets spéciaux bien intégrés qui donnent au background une solidité à toute épreuve, le geek qui sommeille en moi a aussi tout particulièrement apprécié le véhicule de dépannage qu'utilise Tom Cruise mais aussi tous les petits outils et autres objets futuristes qui nous sont montrés dans le métrage. Ne parlons même pas de la station où il réside avec sa comparse avec sa piscine suspendue au milieu du vide! Le rythme est haletant et le temps file sans qu'on s'en rende compte. Là dessus rajoutez de petits clins d'oeil à des films célèbres comme Star Wars (belle poursuite dans un canyon) ou encore 2001 l'Odyssée de l'espace (le look des chacals à mettre en parallèle avec HAL) et vous obtenez un bon moment de divertissement qui a tout de même un certain nombre de défauts.

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La musique tout d'abord que j'ai trouvé plutôt assourdissante et finalement très convenue. C'est une déception étant amateur du groupe qui l'a composé: M83 (premier album excellent). Le scénario en lui même est aussi très classique, on est très peu surpris si on est amateur de SF. Soulignons quand même que la fin est suffisamment strange (limite malsaine dirait certains) pour marquer le spectateur même si on n'évite pas le happy end dégoulinant si cher à nos amis américains. Les actrices se révèlent décevantes. Certes elles sont "jolies" mais j'ai trouvé leur jeu plat et sans substance (genre James Bond Girls attardées). De plus et cela n'aide pas, leur rôle se limite à être des plantes vertes ornementales sans intérêt (notamment la mystérieuse rescapée d'un crash) juste là pour seconder et valoriser Tom Cruise plutôt pas mal dans le rôle même s'il est meilleur dans Minority Report. De manière générale, j'ai trouvé les personnages présentés dans ce film plutôt artificiels et caricaturaux, à l'image d'un Morgan Freeman certes toujours aussi charismatique mais au rôle réducteur.

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N'attendez donc pas de ce film une quelconque once d'originalité et de révolution, voyez-y plutôt l'occasion de passer un bon moment fun qui sera très vite oublié mais qui vous aura fait décoller de la réalité pendant 2h. Finalement, c'est déjà pas si mal, non?

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samedi 23 mars 2013

"Cloud Atlas" de Lana Wachowski, Andy Wachowski et Tom Tykwer

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L'histoire: À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.

La critique de Mr K: 6/6. Quelle claque mes aïeux, quelle claque! Pour 3,5 euros en plus, vive le Printemps du cinéma. Mon seul regret est de ne pas y être allé avec ma Nelfe adorée tant ce film est jouissif et puissant. 2h45 de pur bonheur et le pire... c'est qu'il aurait pu faire le double que ça ne m'aurait pas dérangé! Il me marquera longtemps, c'est bien simple, je suis resté cloué à mon siège quand les lumières se sont rallumées, les larmes perlaient sur mon visage tant les émotions ressenties m'ont submergé.

Ce film est définitivement inclassable, certains diront qu'il est transgenre dans le sens où l'unité ici est basée sur les thématiques et non les choix formels. Ainsi, on va suivre plusieurs destinées à travers les siècles et l'espace. Pour autant le casting est réduit car chaque acteur a quasiment un rôle à chaque tableau décrit. Ainsi, on suit la narration en voyageant dans le temps passant allégrement de la période coloniale au 24ème siècle tout en revenant dans les années 30 ou 70. Il faut bien avouer que la première heure est déroutante et que ce film demande un minimum d'effort de réflexion et de concentration pour en retirer la substantifique moelle. C'est une qualité très rare dans le domaine des blockbusters. M'est avis que celui-ci fera un four à cause justement de cela. Nous n'avons pas affaire ici à un spectacle pré-digéré et conditionné pour le plus grand nombre.

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(T'as vu? Mr K a adoré... Vaudrait mieux dégager vite, il fait peur celui-là)

Au fil du déroulé, on se rend compte que toutes les existences qui nous sont exposées sont liées. Le lien est ténu mais il existe. Le rythme va s'accélérant et le final est tout bonnement grandiose même si je dois avouer que je m'y attendais un peu vu l'expérience que j'ai de l'anticipation en littérature et de mes goûts éclectiques en terme de musique (notamment mon amour immodéré des musiques planantes des 70's et le new âge type Mick Oldfield). Et oui, les auteurs de Matrix nous parlent d'amour mais pas le niais ou le cucul habituel, non le véritable amour, celui d'autrui, de son prochain. Ils nous parlent aussi de liberté qui émancipe les plus démunis, ils traitent aussi magnifiquement du deuil et surtout, ils nous offrent une réflexion fort habile sur la nature humaine. Certes sur dernier point, ils ne révolutionnent rien mais c'est si bon de l'entendre et de s'en ré-imprégner.

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(Dur dur d'aller bosser surtout en 2144)

La technique est parfaite mais on ne pouvait s'attendre à moins avec d'aussi talentueux réalisateurs. Les images nous aspirent et la musique (thème majeur du film aussi) nous accompagne idéalement dans ce voyage hors du commun. Les acteurs sortent le grand jeux et jouent chacun d'entre eux toute une batterie de personnages différents. Tom Hanks est comme à son habitude parfait, Halle Berry surprend et Hugh Grant est ici employé à contre emploi dans un des personnages qu'il campe. Ce n'est pas tous les jours que vous le verrez grimé manière Black Metal et apprécié la chair humaine encore fraîche. Du délire je vous disais! Un petit bémol, certains maquillages (notamment le vieillissement) ne sont pas forcément réussis mais le souffle unique du film permet de dépasser cette légère scorie.

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(Bridget lui en a vraiment fait baver! Sacré Hugh!)

Je pourrais continuer ainsi pendant des heures tant ce film s'est révélé être une source d'inspiration pour moi. Beau melting pot de différents genres de films et œuvres brassant nombre d'idées et de concepts, il est la preuve éclatante que Wachowski frères et sœur (y'a eu du changement!) font partie de ses réalisateurs doués ne prenant pas les spectateurs pour des abrutis (à part peut-être dans les deux derniers Matrix). On retrouve dans Cloud Atlas toute la dimension prophétique et glaçante d'un Matrix, l'espoir fou de quelques uns dans la très belle adaptation de V pour Vendetta avec Nathalie Portman et l'amour fou tel qu'il est décrit dans le cultissime The Fountain d'Aronowski. Allez... je me calme. Quant à vous? FONCEZ-Y!


mercredi 13 mars 2013

"Au bout du conte" d'Agnès Jaoui

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L'histoire: Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui.
Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu.
Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

La critique Nelfesque: Je suis une grande amatrice de Bacri (la preuve, ma toute première adresse mail (chez Caramail (ça me rajeunit pas...)) y faisait référence. C'est dire! J'aime son côté bougon, désabusé de tout, qui est sa marque de fabrique. Je me suis donc dirigée vers le cinéma, en ayant vu quelques teasers, toute enthousiaste.

Histoire de donner le ton de ma critique tout de suite, autant le dire d'emblée: heureusement qu'il y a Bacri dans "Au bout du conte"! Il fait son Bacri à la perfection. Heureusement aussi qu'il y a Agnès Jaoui. C'est simple, ce sont les seuls qui jouent bien! Ou alors peut être est-ce le fait qu'ils ont chacun une aura particulière, une façon de jouer bien à eux, car tous les autres personnages semblent bien fades à côté. Je suis un peu vache, je sauverai tout de même Nina Meurisse qui tient le rôle de Clémence, un personnage secondaire.

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Benjamin Biolay, dont j'aime l'univers artistique et les albums et qui m'avait agréablement surprise dans "La Meute", interprète le rôle de Maxime comme une moule. Mono-expressif, il tient certes le rôle intéressant du chien dans le jeu de quille (ou plutôt ici du loup dans le conte) mais alors qu'est ce qu'il est mou et chiant!

Je suis assez mitigée sur ce film. Je lui trouve des qualités comme l'originalité du traitement, les plans de début de scènes picturaux, les scènes donnant la part belle à Bacri qui sont les seules à m'avoir fait rire ou sourire (parfois même émue, comme celle où il prend son fils adultes dans ses bras pour la première fois), mais je lui trouve aussi beaucoup de défauts. Le jeu des personnages dont j'ai déjà parlé, le rythme lent qui fait frôler l'ennui aux spectateurs, le côté décousu de ce long métrage et le sentiment qu'au final ce film ne mène nul part. C'est un peu dommage tout de même...

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Je ne sais pas bien où Bacri (co-scénariste) et Jaoui (co-scénariste et réalisatrice) ont voulu nous mener avec "Au bout du conte", la morale qu'ils ont voulu nous en faire ressortir... Que la vie n'est pas un long fleuve tranquille? Qu'il faut assumer ses choix dans la vie? Moui, bon, ça on le savait déjà et ça a déjà été mis en lumière de façon plus talentueuse auparavant... Je m'en veux presque d'écrire cela car j'aurai tant aimé ressortir de la séance le sourire aux lèvres avec l'impression d'avoir vu un film à part comme pour "Cuisine et dépendance", "Un air de famille" ou l'excellentissime "On connait la chanson" qui est un de mes films préférés. Au lieu de cela, il n'est pour moi, au bout du compte (héhé), qu'un film sympatoche mais sans plus.

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La critique de Mr K: 2/6. Grosse déception pour moi. Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas ennuyé autant. Pourtant, je partais avec un bon à priori ayant aimé Le goût des autres, Un air de famille et autre Cuisine et dépendance. En plus, un petit air de conte de fée n'était pas pour me déplaire. Mais voila, le film ne décolle jamais vraiment, suit des méandres plus ou moins heureux ce qui donne trois / quatre scènes délectables pour beaucoup de longueurs où l'on ne voit pas trop où veut nous emmener les scénaristes. Il n'était pas trop tard et j'étais en forme. Heureusement!

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Bon et les acteurs me direz-vous? Mention spéciale à Benjamin Biolay qui joue ici spécialement mal mais dont le personnage à la fois commun et crapuleux à souhait m'a bien plu avec des répliques bien senties et aussi glaçantes que la peau d'un reptile. Bacri fait du Bacri mais comme il le fait remarquablement bien, ça passe. A défaut de surprise, sa mauvaise humeur quasi légendaire fait toujours mouche. Je n'ai pas trouvé Jaoui particulièrement crédible dans son rôle de maîtresse d'école au mode de vie bohême-décalé car ayant cotoyé et cotoyant toujours des personnes dites "décalées" je trouve qu'ici le rôle sonne creux et plus bobo qu'autre chose. Le personnage de Laura (le chaperon rouge) est à tarter tant elle a des réactions de neurasthénique sous pillule, Sandro (le beau jeune homme) bien que touchant de par son bégaiement m'a semblé bien fade... un peu à l'image de ce film un peu lénifiant, un peu marrant, un peu niais, mais surtout soporifique au possible.

On va rattraper le coup dans les jours qui viennent pour Le printemps du cinéma.

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jeudi 17 janvier 2013

"La bête immonde" de Jann Halexander

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L'histoire: Maggelburg, quelque part en Europe. Une jeune femme enquête sur la mort de son frère, dont le corps a été retrouvé à la lisière d'une forêt surnommée la forêt des Charniers.

La critique de Mr K: En novembre dernier, nous avons été contacté Nelfe et moi pour visionner et donner notre opinion sur ce film. Notre interlocuteur nous avait prévenu en nous précisant que c'était tout l'un ou tout l'autre: soit on aime, soit on n'aime pas ce long métrage. Disons-le clairement, nous appartenons à la deuxième catégorie et un pote qui était de passage le soir du visionnage a cru que l'on voulait se débarrasser de lui en lui montrant ce film! C'est dire qu'il est réussi...

Le synopsis au dos du DVD est court mais suffisant. Il ne se passe pas grand chose durant les 52 minutes du film et franchement je m'attendais à autre chose. Est-ce le gugusse déguisé en membre du Ku Klux Klan? La joli nana planquée derrière son arbre? La Bande Annonce aussi sommaire que bizarroïde? En tous les cas, je m'attendais à un pur film du genre slasher en forêt avec hémoglobine et gonzesses à poil style série Z des familles... Et ben non! Mr K est un âne, il s'agit ni plus d'un moins qu'un pseudo pensum sur le racisme, ses ramifications et le côté pas "bien du tout" de ce type de comportement ou réaction! Perso, j'ai rien contre les films à message mais on est bien loin d'un American story X! Jugez du peu.

Les acteurs sont totalement à la rue et non dirigés, des passages sont tout bonnement ubuesques tant les dialogues sont ringues et tournent à vide (mais... mais... qui me parle?). Bon certes, l'actrice jouant le rôle principal est jolie mais franchement un rôle de plante verte aurait été plus à la mesure de son talent (j'espère qu'elle a continué ses études pour voir l'avenir avec espoir...). Vous allez dire que je suis méchant... mais franchement, il faut le voir pour le croire! La seule personne du casting qui s'en sort (et encore, c'est limite!) est Maïk Darah (voix française de Woopy Goldberg) qui par sa science du placement de voix joue plus ou moins bien... Les reportages de la télé locale reconstitués par le réalisateur sont particulièrement affligeants, on n'y croit pas un moment avec des interviews de faux racistes de base bien stéréotypés et caricaturaux qui sont plus navrants que choquants.

LA BETE IMMONDE 1

Et la forme alors... ben c'est à la mesure du reste. Halexander ne sait pas tenir une caméra et encore moins cadrer. Contre-jour, mauvais raccords, cadrages hideux (ah, le passage où les acteurs principaux regardent par la fenêtre de l'appartement...). Seule petite lueur d'espoir, la musique qui, bien que simpliste et déjà entendue, place une micro-ambiance bien glauque (ben oui, je suis un bon gars et je cherche des points positifs). On a affaire à une espèce de film de fin d'étude mal fichu qui se donne de l'importance et finalement tombe à plat.

LA BETE IMMONDE 2

Désolé donc pour les auteurs de cet ovni même pas drôle, je ne peux que déconseiller ce film tout en sachant qu'une critique n'est que le reflet de mon opinion et que je ne suis pas détenteur de la Vérité absolue (sauf pour mon chat). Si certains d'entre vous cependant souhaite tenter une expérience hors du commun, si la vie vous paraît laide et désespérée, si votre belle voisine est une peau de vache doublée d'une sadique, si votre chat ne pense qu'à dormir sans jamais venir vous faire des câlins... bref, si votre situation est désespérée, franchement foncez! Vous verrez que finalement la vie... ça vaut le coup!

Pour plus d'info sur le film: voir le blog consacré à ce dernier.

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jeudi 20 décembre 2012

"The Hobbit: Un Voyage inattendu" de Peter Jackson

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L'histoire: Dans "Un voyage inattendu", Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers...
Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés...Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore...

La critique Nelfesque: Après l'avoir attendu pendant des mois, nous n'avons pas traîné pour aller voir "The Hobbit". Impossible ainsi d'être spoilés et pollués par les différents avis (bons ou mauvais) qui fleurissent sur la toile.

Je ne pourrai faire aucune comparaison avec le bouquin de Tolkien, ne l'ayant pas lu, ou plutôt devrais-je dire, n'ayant jamais réussi à le lire. Parce que oui, autant le dire tout de suite, quitte à déchainer les foudres des amateurs de fantasy, Tolkien je ne peux pas... J'ai essayé mais non je n'y arrive pas. Je n'aime pas Tolkien, voilà c'est dit, lancez vos tomates!

Pourtant, j'ai aimé l'adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux et j'attendais avec impatience ce Bilbo. Avec "Le Seigneur des Anneaux" et surtout "The Hobbit", puisqu'on parle de ce film ci aujourd'hui, j'ai retrouvé mon âme d'enfant. J'aime l'univers présenté, les paysages à couper le souffle encore une fois, les valeurs véhiculées, l'histoire dans sa globalité.

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"The Hobbit: un voyage inattendu" est plus orienté jeunesse, l'humour est beaucoup plus présent que dans "Le Seigneur des Anneaux" (désolée, j'en parle beaucoup mais comment l'occulter!?) et je dois l'avouer, je suis restée bouche bée devant la beauté des images. Il y a tant à voir... Pour ne citer qu'eux, l'antre des Gobelins foisonne de détails, la cité des elfes est toujours aussi belle et la bataille des géants de pierre est impressionnante. Et pour la grande enfant que je suis, quel plaisir de faire la connaissance de Radagast et de son univers farfelu et attachant. Mention spéciale pour ses lapins de compet'! Je veux les mêmes!

Radagast

Alors oui, il y a quelques défauts... Le roi des nains est bien trop beau pour être un nain (non pas qu'ils soient tous moches mais ils ont un physique de nain, pas celui d'une couverture de mode!), idem pour Kili (mais là je vais pas me plaindre... ^^). Le film a quelques longueurs mais comment faire autrement quand on fait d'un roman de 400 pages, 3 longs métrages de 3 heures!? Je trouve également qu'on ne se focalise pas assez sur Bilbon mais peut être que cela va changer dans les 2 autres opus... Des défauts donc mais qui n'en sont pas vraiment à mes yeux, sur lesquels je passe l'éponge sans problème.

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Allez voir "The Hobbit" avant de trop en entendre parler. Quant à moi je me laisserai bien tenter par un second visionnage mais en 2D cette fois ci (la 3D, je trouve ça sympa mais ça m'agace quand on me l'impose...).

La critique de Mr K: 5/6. On peut dire que je l'aurai attendu celui-là. Grand fan indécrottable de Tolkien, j'avais hautement apprécié l'adaptation que Jackson avait réalisé du triptyque du Seigneur des anneaux. Tout naturellement, on ne pouvait que souhaiter très fort qu'il adapte la préquelle avec la maestria et la sensibilité que l'on connaît à cet ex-réalisateur de films gores rigolos (Gloire à Brain Dead et Bad Taste!) devenu par la suite un réalisateur plus consensuel mais tout aussi talentueux (Créatures célestes notamment). Et dire qu'il a failli laisser son bébé à d'autres dont son très apprécié et estimé pote Del Toro. Mais voilà, les aléas de prod font que le king en personne réalisera les trois films relatant la quête de Bilbo.

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N'allons pas par quatre chemins, ce Voyage inattendu est une pure réussite formelle avant tout. Je suis resté stupéfait devant la majesté des paysages et la minutie des reconstitutions de la Terre du Milieu. On s'y croit vraiment et je me suis retrouvé directement dans ma défroque de môme de douze ans quand j'ai découvert l'ouvrage éponyme. Une belle claque visuelle dans laquelle se meuvent des personnages inoubliables. On retrouve avec un plaisir sans borne Ian McKellen dans le rôle de Gandalf (il est trop fort ce magicien et toujours aussi malin), Kate Blanchet retrouve la figure elfique de Galadriel (là je perds tout sens critique vu le charme fou que je lui trouve...). Mais THE revelation (enfin pas autant que ça...) est l'acteur qui joue Bilbo: Martin Freeman (déjà aperçu dans Love Actually et H2G2). Tout bonnement exceptionnel, il porte le rôle titre avec une aisance et un naturel confondant. Quel riche idée d'avoir pensé à lui! Gollum reste Gollum et Serkis révèle une fois de plus son talent pour incarner les créatures fantastique (King Kong de Jackson, c'est lui aussi!). Je ne vais pas passer tout le casting en revue mais sachez qu'il n'y a aucune faute de goût à mes yeux.

Bilbon

Le ton est bien plus léger dans The hobbit, l'humour y a entièrement sa place notamment grâce à la présence dans la compagnie de nains particulièrement paillards, amateurs de bonne chaire et de chansons. Cela donne des moments drôlatiques à souhait. Cerise sur le gâteau, répondant aux critiques acerbes de certains fans (dont je fais partie), la fameuse herbe que fument à la pipe les hobbits révèle enfin ses vraies vertues dans une scénette particulièrement réussie mettant en scène le mage brun Radagast (homme complètement à côté de ses pompes tiré par un chariot mu par des lapins géants, tout bonnement énorme!). Pour autant, les phases d'action ne sont pas en reste et des passages sont véritablement épiques comme dans le repère gobelin ou l'attaque de Smaug sur Erebor. La camera virevolte, plane... on est en terrain connu. C'est bien le réalisateur du Seigneur des anneaux derrière la caméra, un fanatique de Tolkien qui fait tout pour adapter le plus fidèlement possible le livre dont il s'inspire.

Gollum

Pourquoi 5/6 alors, me direz-vous? Tout d'abord, il vous faut savoir que Mr K est un râleur de première et quand il aime, il regarde tout sur tout et a tendance à pigner! Primo, la musique est un vague copié-collé sur la BO des trois Seigneurs des anneaux. Pas vraiment d'inspiration mais elle a le mérite de coller parfaitement au décor, petite déception tout de même. Deuzio, la scène de la perte de l'anneau par Gollum et sa récupération par Bilbo me paraît bien courte et pas vraiment fidèle. En même temps, ça fait bien longtemps que j'ai lu l'œuvre originelle, du coup je l'apporte avec moi dans le Périgord pour Noël histoire de me rafraîchir la mémoire. Heureusement juste après, la scène du combat d'énigmes est particulièrement réussie. Tertio, la 3D. Une fois de plus, je l'ai trouvé inutile ou si peu, et les couleurs perdent en peps. Régulièrement, je les soulevais afin de profiter au max des paysages grandioses. Enfin, je ne comprends toujours pas pourquoi trois films alors que deux auraient suffi je pense tant des passages sont plus du remplissage qu'autre chose (à quoi bon remontrer Bilbo âgé avec Frodo pendant 20 minutes de verbiages pas vraiment utiles sauf pour ceux qui n'auraient pas vu les trois opus précédents...). L'appât du gain?

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Rassurez-vous, le film est tout de même une réussite rare et on passe un pur moment de bonheur pour tout fan du genre. De l'aventure avec un grand A, de l'humour, de la poésie et une histoire éternelle. Les 2h45 passent à toute vitesse et on ressort émerveillé comme un gamin, et cela ça n'a pas de prix! À ne louper sous aucun prétexte sous risque de vraiment le regretter!

lundi 17 décembre 2012

"Mais qui a re-tué Pamela Rose?" de Kad et Olivier

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L'histoire: Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas Riper voit là une occasion de renouer les liens avec son ancien coéquipier Richard Bullit. Un ex-ami avec lequel il est brouillé, depuis des années, suite à une fâcheuse histoire de femme et de Fuego. Les deux anciennes gloires du FBI, devenus des purs has been, se retrouvent donc pour enquêter sur cette profanation, sans savoir qu’ils sont en réalité attirés dans un piège par un homme qui leur en veut beaucoup. Sans se douter non plus qu’ils seront bientôt les seuls à être au courant que la présidente des Etats-Unis of America est sur le point d’être assassinée. Rien que ça…

La critique Nelfesque: Plus c'est con, plus c'est bon! J'avoue être assez fan du concept. J'aime Kad et O parce que c'est absurde, j'aime Kad et O parce que c'est du grand n'importe quoi, j'aime Kad et O pour les petits détails qui tuent. Avec "Mais qui a re-tué Pamela Rose?", j'ai été servie!

"Mais qui a tué Pamela Rose?" est un de mes films cultes. Je l'ai vu 5.000 fois et je ne m'en lasse pas. Quand j'ai appris que Kad et O étaient en tournage pour une suite, j'ai sauté de joie (ouais carrément) et puis j'ai attendu, attendu, (je suis allée siffler là haut sur la colline...) 2 ans et ENFIN le film tant attendu est arrivé au cinéma.

Alors, alors... L'attente fut longue (10 ans quand même depuis le premier volet!), Kad et O ont vieilli physiquement mais n'ont pas perdu de leur superbe. Enfin... Olivier n'a pas perdu de sa superbe... J'ai un peu plus de mal avec Kad, depuis ses rôles "bienvenue à beauf-land dans des films pourraves français" (et je ne parle pas là du superbe "Je vais bien, ne t'en fais pas"), mais le duo fonctionne toujours.

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Il faut avoir l'oeil partout, regarder les arrières plans, s'attacher aux détails, lire les panneaux au fond à gauche... La déconne cachée est partout! Je suis sûre qu'au second visionnage en DVD je vais remarquer de nouvelles choses. J'ai ri au sérum de la vérité si je mens, aux coupes de cheveux improbables de Laurent Laffitte, à l'harmonica de Kad dans sa nouvelle vie dans le trou du cul de l'Amérique, j'ai pleuré de rire à l'évocation de la poularde, à Olivier en étudiante gothique, à la visite d'Air Force One qui cache bien des secrets... Quant au générique de fin, je vous laisse le découvrir. Surprenant!

Tout n'est pas génial c'est vrai. Il y a des redites, les "tétés de Ginger" sont recyclés, les sorties cultes "Queuwa!? Teuwa!?", la Fuego... et si il fallait choisir je garderai le premier (Gérard Darmon et Jean-Paul Rouve n'y sont pas pour rien) mais c'est autant de clins d'oeil qui rappellent les années folles Kad et O et ça fait franchement du bien. Un chouette film à voir pour qui aime le décallé et n'a pas honte de rire de choses complètement débiles. Je vous assure, on le vit très bien!

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La critique de Mr K: 4/6. J'ai passé un très bon moment devant cette comédie française bien déjantée. Bon, rien de vraiment neuf depuis le premier Pamela Rose et un duo dont on connait les ficelles... Mais quelles ficelles! Il y a du Mel Brooks dans l'air, l'absurde est au détour de chaque dialogue et image. Quelques années après leur succès pas très probant à Bornsville, Riper et Bullit reviennent en force et en Fuego! Ici, elle est d'ailleurs déclinée à toutes les sauces au gré des humeurs de Bullit (Kad) encore plus c.. que dans le premier opus.

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L'histoire n'est ici qu'un prétexte à l'accumulation de gags dont le duo à le secret avec des références à leurs exploits passés: quel bonheur de revoir une bonne séance de Kamoulox, le jeu le plus débile et fun de la planète (essayez d'en faire un avec vos amis, délire assuré si vous vous prêtez vraiment au jeu)! Certes certains passages sont moins drôles (j'ai trouvé les dix premières minutes un peu soft à ce niveau) mais ensuite on frise presque le perfect avec notamment une visite d'Air Force One d'anthologie, un fabricant de chocolat accro à sa marchandise, une séance de séduction à la mode Kad, des dialogues purement ubuesques et des personnages secondaires tous plus croustillants les uns que les autres (le supérieur qui change de coiffure à chaque plan est bien réussi notamment).

Bref un très bon divertissement pour les amateurs des deux copains et autres Nuls (impossible de ne pas penser à La cité de la peur). Perso, j'ai eu le sourire vissé au visage durant tout le métrage et même après!

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mercredi 21 novembre 2012

"Skyfall" de Sam Mendès

SkyFall-Affiche-UKL'histoire: Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l'Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l'ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d'une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu'un seul allié de confiance vers qui se tourner: Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l'ombre. Avec l'aide d'Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l'objectif secret et mortel... 

La critique de Mr K: 5/6. Une très très bonne surprise, je ne regrette à aucun moment d'avoir suivi l'avis de Yannovitch, mon poteau de lycée. Comme beaucoup de gars, j'apprécie James Bond, les filles, les guns, les belles voitures et l'action. Gros fans des films avec l'indépassable Sean Connery, je dois avouer que le virage amorcé avec Daniel Craig dans le rôle titre me plait bien même si le dernier opus Quantum of solace s'apparentait à une coquille vide. Mais voilà, avec Skyfall, c'est tout de même Sam Mendès derrière la caméra, le mec qui a pondu American beauty , Les sentiers de la perdition et Revolutionnary Road, excusez du peu! 

Le film débute en Turquie avec une bonne grande séquence d'action se déroulant à Istanbul. Profitez-en bien, c'est la seule de tout le film. Par moment, il y a quelques fulgurances mais ici, on est plus en face d'un véritable film d'espionnage que d'un actionner à la mode. Ce retour aux sources style Bon baisers de Russie me plait beaucoup et j'ai vraiment passé 2h23 de pur bonheur au cœur de différentes intrigues et révélations qui bouleversent la donne tout au long du film. Les séquences s'enchaînent, le temps coule et le film gagne en profondeur. C'est le premier James Bond qui pour moi ne se contente pas de réutiliser les recettes précédentes (attention, y'a de la recette tout de même), ici les personnages ont une épaisseur (à part la bimbo française de service que l'on voit très peu heureusement!) et j'ai particulièrement apprécié le traitement réservé par Mendès au personnage de M. Judi Dench qui excelle de nouveau et fait montre de tout son talent, on explore avec elle les zones d'ombre de ce personnage hautement ambigu. On en apprend aussi pas mal sur James Bond et une partie du voile est levé sur son enfance. 

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(La légendaire DB5 est de retour, yes yes yes!)

Hitchcock disait que plus un méchant est réussi, plus le film est bon. L'adage se vérifie une fois de plus ici avec un Javier Bardém aussi excellent qu'à l'habitude. Génie machiavélique, vous serez touchés par ses motivations profondes. Il incarne un alter-ego mauvais de Bond parfait et même s'il est assez prévisible (on reste dans du blockbuster tout de même!), je me suis délecté des dialogues de ce fondu intégral et de ses rapports étranges à la morale et au bien. On est pas loin de la figure anarchique du Joker dans le deuxième Batman de Nolan, avec la tendresse pour une mère en plus...

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 (J'adore l'acteur et sa chemise!)

Comme d'habitude avec Mendès, la forme est quasi parfaite. C'est bien mieux filmé que n'importe quel gros métrage engrangeur de fric et les effets spéciaux se font discrets pour laisser place à l'humain. Et c'est d'ailleurs, la grosse différence de ce métrage par rapport aux précédents: Bond est humain (à part quand il plonge 5 min dans l'eau gelée, je vous l'accorde!), dans Skyfall, il a pris un coup de vieux, il fatigue, boit pas mal (comme avant, sauf qu'il tient moins bien!) et se fait traiter d'épave à plusieurs reprises. Ça pourrait rebuter les puristes, j'ai adoré cette remise en question de cet idole trans-générationnelle qui rassurez-vous, se réveille bien vite et va mener à bien sa mission (Oups, spoiler!) dans une scène finale génialissime au climax puissant et prenant.

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 (Chapeau bas Madame M! )

Bon, j'ai adoré et je le conseille fortement surtout au cinéma où le spectateur prend une belle claque devant un spectacle haut en couleur qui ne nous prend pas pour des imbéciles. On peut dire que ça change par les temps qui courent...

 

Posté par Mr K à 16:43 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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