mardi 11 novembre 2014

Sébastien Tellier à L'Etage, Nantes, 23-10-14

Le grand jour est enfin arrivé. C'est avec une excitation non feinte que nous arrivons à la salle de concert en ce jeudi de vacances scolaires. Dieu que l'attente a été longue! Je suis un gros fan de sieur Tellier depuis maintenant quelques années et son dernier album "L'Aventura" n'avait que confirmé tout le bien que je pensais de lui. Véritable ode à l'enfance et à l'hédonisme, il me tardait de voir cet opus traduit live par un Tellier réputé comme généreux et imprévisible sur scène. Et oui, vous l'avez deviné! Ce soir, Nelfe et moi avons été dépucelés et croyez moi, la première fois fut des plus réussies!

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Deux défauts seulement à la prestation: une première partie plus qu'anecdotique pour ne pas dire ennuyeuse de S.A.G.E qui pour le coup gagnerait à s'énerver un peu plus sur scène et à cultiver un peu de singularité. Certes il joue bien du piano (assis malheureusement, sic), il a un beau brin de voix, mais j'ai personnellement trouvé sa prestation plate et sans réelle saveur. L'impression en fait d'avoir entendu ça avant et réalisé de bien meilleure manière... Mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas et tant mieux pour lui, certains de ses followers étaient là et donnaient de la voix. Deuxième défaut, la présence de trois hurluberlus pintés comme jamais au premier rang de la scène, interpelant Sebastien Tellier à chacune de ses prises de paroles et vociférant / criant pendant certaines chansons. En fin de set, un couple d'habitués des concerts de l'artiste nous ont dit que c'était toujours le cas et qu'il rameutait toujours ce genre de pochtrons irrespectueux. Mais ne boudons pas notre plaisir, le concert fut épique et magique entre chansons, blagues pourries d'un Sébastien en plein trip planant et reprises de chansons ringardes. Unique!

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Le set débute par le premier morceau de l'album "L'Incroyable vérité", Oh Malheur Chez O'Malley, qui plante direct le décor. Notre Lebowski rockeur apparaît dans toute sa splendeur improbable, s'installe au clavier et de suite nous emporte avec lui. On ne redescendra que deux heures plus tard! Il est accoutré d'un costume des plus étranges où rien ne semble aller avec le reste (chemise, gilet, châle indien, casquette, pantalon... Nelfe ira jusqu'à dire qu'il se fournit chez Emmaüs!). Je vous laisse juge avec les photos du post. Barbu et ventru, il dégage un charme et une aura plus que particulière, personnellement je suis fan et cela me rassure quant à ma propre personne. J'ai de la marge! Rajoutez là-dessus un style de danse bien décadent sur certains morceaux et vous obtenez un pur ovni! AMAZING comme disent les anglais!

Il embraye de suite avec deux extraits de son dernier opus Ma Calypso et L'Adulte, de pures pépites ici légèrement réorchestrées (tout comme le reste du set d'ailleurs) avec même une reprise de la musique des Cités d'or pour le deuxième titre. Sébastien est un grand enfant, de la même génération que moi et rien que d'y penser, mon cœur et mes tripes s'étreignent en repensant à ce pur moment de magie entre trip revival et musique planante! Wahou!

S'ensuit deux de ses plus grands tubes: Cochon Ville et surtout, Divine qu'il avait proposé pour l'Eurovision. Le public reprend en cœur, ça bouge sec, on est à deux mètres du maître et nous sommes en pleine communion. Belle orchestration, belle énergie communicative, on touche le ciel! Roche tiré lui aussi de l'album "Sexuality" vient calmer le jeu avec son rythme et ses paroles langoureuses, histoire de reposer les esprits. Puis vient, L'Amour naissant qui forcément pour Nelfe et moi a une symbolique toute particulière, nous avions passé cette chanson à l'Église pour notre mariage! Moment magique une fois de plus avec Sebastien Tellier au piano pour un morceau intimiste à souhait! Un peu à l'image de cette interprétation ci de L'Amour et la violence:

Kilometer remet un bon coup de fouet au public avec un Tellier qui s'énerve un peu (mais pas trop quand même, faut pas pousser!). L'Amour et la violence vient ensuite avec cette litanie imparable et prenante qui pénètre les corps et les âmes. Tout le talent de Tellier résumé entre sens mélodique et paroles universelles. Il poursuit son set avec Aller vers le soleil, une nouvelle ode à l'amour sensuel dont il a le secret, ambiance sucrée et suave. Une fois de plus, nous sommes définitivement conquis avant la venue de Orsinet, mon morceau préféré de Sébastien Tellier. 14 minutes et 12 secondes de bonheur avec l'évocation de son doudou et donc de son enfance perdue. Je préfère la version album mais l'émotion était palpable et on se prend à croire l'espace d'un morceau bien progressif à un monde meilleur... La claque une fois de plus!

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Histoire de redescendre un peu de ce sommet musical, il interprète Ricky dans une version bien punchy, style cinématographique. La nouvelle orchestration est magistrale et accentue encore plus le message de la chanson qui raconte une vengeance avortée entre ados. Re-claque! Pour définitivement nous cueillir, retour au piano pour le maestro et une interprétation de La Ritournelle, LE morceau qui l'a fait connaître. Effet garanti, un public frissonnant, en pleine transe et fin... Enfin, pas tout à fait, deux rappels viennent ponctuer la soirée. Sexual Sportwear une de mes chansons préférées de "Sexuality" et Fingers of steel dans une version intimiste qui enterre la version album et nous laisse pantelant, conscients d'avoir vécu un concert hors norme et vraiment génial.

Que dire de plus? Un artiste à part, généreux comme prévu, complètement décalé. Il discute avec le public, leur sert quelques reprises improbables dont La Dolce vita de Christophe. Reprise que j'ai d'ailleurs largement préférée à l'originale. Du Goldman, du Polnareff, du Dalida... C'est open bar pour le public pendant quelques minutes. "Vous avez payé vos places, je vous fais ce que vous voulez!". Blagues bien nases aussi entre deux chansons, on peut se demander s'il était vraiment parmi nous à certains moments! Le son était vraiment bon, je vous conseille vraiment de ne pas hésiter à aller à L'Étage à Rennes même s'il faut bien avouer que c'est vite l'étuve au bout d'un moment.

Un grand concert donc pour un artiste qu'on aime encore plus et qu'on a d'ores et déjà hâte de revoir sur scène!

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Et en prime on repart avec la setlist de Mr Tellier himself!

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jeudi 23 octobre 2014

Direction Rennes pour l'Aventura !

Aujourd'hui, c'est le grand jour ! Nous prenons la route direction Rennes pour le concert de Sébastien Tellier à l'Etage du Liberté ce soir.

Bon, ok, on n'a pas beaucoup de kilomètres à faire mais ce concert on l'attend depuis un moment. En bon fan de Tellier que nous sommes, on comptait les jours et aujourd'hui on y est. "L'Amour naissant" faisait notamment partie des musiques de célébration à notre mariage. C'est vous dire...

L'Aventura !

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lundi 17 février 2014

Aldebert aux Arcs, Quéven (56), 15-02-14

Samedi soir, nous étions aux Arcs à Quéven, salle proche de Lorient, pour retrouver Aldebert et ses Enfantillages! Ravis, le sourire déjà jusqu'aux oreilles à l'idée de découvrir sur scène le second volet de ses chansons pour enfants (mais pas que!), c'est cette fois ci sans avoir entendu les nouvelles chansons que nous nous sommes rendus sur le lieu du concert.

Je garde du premier, en janvier 2010 (et oui ça remonte!), un souvenir ému. Une soirée vraiment très chouette pleine de sourires, de rires et d'émotions et une sortie sous la neige à faire des batailles de boules de neige avec les enfants. Pour cette nouvelle tournée, on prend les mêmes ingrédients et on recommence. Sans la neige cette fois ci mais avec toujours autant d'énergie et de surprises au rendez-vous.

Aldebert

Pendant presque 2 heures, petits et grands ont vibré aux doux mots d'Aldebert, ont ri aux facéties de l'artiste, ont été montés sur piles électriques lors des chansons endiablées, ont été émerveillés tout simplement par le spectacle.

Aldebert fait son entrée sur scène avec son batteur pour le premier titre, "Mon petit doigt m'a dit", puis nous laisse découvrir ses autres musiciens et sa soucoupe volante E2 récemment posée sur Quéven pour faire la connaissance des enfants de la région. Cette soucoupe, fil conducteur de tout le spectacle, va interagir avec le public, poser des questions à Aldebert, nous tester et nous présenter tour à tour les 4 musiciens autour de Guillaume: Christophe Darlot aux claviers / accordéon / choeurs, Cédric Desmazière aux batterie / percussions / chœurs, Hubert Harel multi-instrumentiste / chœurs et Jean-Cyril Masson aux basse / chœurs.

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Petit, l'un voulait être explorateur, l'autre musicien de métal ou encore danseur étoile. Nous allons en découvrir beaucoup sur ces joyeux lurons. Jusqu'à leurs plus belles grimaces pour le plus grand plaisir des enfants présents ce soir.

Dans les chansons d'Aldebert, il est question de l'école, de l'amour, de la nostalgie, des rêves d'enfants. Un univers fait de tendresse et de poésie qu'il est bon de découvrir sur scène tant l'interaction avec les tout petits est spontanée et craquante. Aldebert est un vrai gentil qui aime les enfants! Comment ne pas voir son coeur se transformer en tagada rose bonbon à l'écoute d'une salle pleine d'enfants reprenant en choeur les refrains de leurs chansons préférées.

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C'est intentionnellement que je me suis rendue au concert sans connaître le dernier album. Je voulais découvrir tout cela en live, être surprise et émerveillée comme une gamine de 4 ans et c'est ce qu'il s'est passé. J'ai régressé sans pour autant devenir débile (parce qu'avec Aldebert, vous avez la garantie de garder des enfants avec un vrai cerveau): j'ai fait "wahou" en découvrant qu'il était capable de glisser sur la scène comme un super héros, été émerveillée devant les ombres chinoises sur "Le dragon", essuyé une larme sur "Dans la maison de mon arrière-grand-père"... Avec Aldebert, on peut passer facilement du rire aux larmes, du grand délire aux chansons calmes.

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"La vie d'écolier", "Mon père il est tellement fort", "Qu'est-ce qu'on va faire de moi?", "Range ta piaule", "Y'a rien qui va", "Les amoureux", "Samir le fakir", "Le p'tit veut faire de la trompette", "La soucoupe volante", "Du gros son"... La quasi totalité de l'album est interprétée sur scène mais aussi pour notre plus grand plaisir Aldebert et son band nous gratifie de quelques uns des titres d'Enfantillages 1. "On ne peut rien faire quand on est petit", "Super Mamie", le superbe "Plus tard quand je serai grand", "Pour louper l'école" avec une choré qui fait lever petits et grands, "On m'a volé mon nin-nin!" et le bonheur de retrouver Aldebert version métal. Car ce gars là a plusieurs cordes à son arc. Métal, ska, hip-hop, slam, tout y passe et avec talent! De quoi faire découvrir plusieurs styles à nos chères petites têtes blondes.

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Le temps passe trop vite, la fin du concert s'annonce. Aldebert revient pour quelques titres en rappel juché sur des échasses. Il descend de scène et vient chanter une dernière chanson au milieu du public en toute intimité. Le pestacle touche à sa fin et nous quittons la salle des Arcs sur un titre d'AC/DC. Décidément, Guillaume est un homme de goût!

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♫ Papiao Papioa ♫

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dimanche 18 août 2013

Let's get some metal!

motocultor

Le grand jour est arrivé, on part sur Saint-Nolff pour une journée de déluge sonique! Petite modif en terme de date à cause d'un running-order fluctuant mais tout est bien qui finit bien!

Et ce soir Therion!!! (vidéo souvenir du Hellfest 2011):

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mercredi 10 avril 2013

Barbara Carlotti au Manège, Lorient, 06-04-13

Ce samedi, Nelfe m'a fait un grand plaisir en m'offrant la place par surprise et en m'accompagnant au concert de Barbara Carlotti que j'ai découvert il y a peu via le show des http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2013/01/13/26135693.html. Amoureux éperdu dès la première écoute complète de son album L'amour, l'argent et le vent, acheté deux / trois jours après, je suis tombé littéralement sous le charme de cette chanteuse à la voix cristalline et aux textes aussi épurés qu'évocateurs, intimistes, parfois dérangeants tant l'artiste se dévoile et traite de sujets qui nous touchent tous: la mélancolie de la vieillesse et le temps qui passe, les souvenirs survoltés de jeunesse, l'amour absolu fantasmé (terrible duo avec Katerine que j'adore aussi!), le consumérisme et la violence qui l'accompagne... Autant de thèmes brillamment évoqués de manière décalée et légère. Rajoutez à cela des arrangements musicaux aux petits oignons et aux douces senteurs des 70' et un peu 80'. Sur ce dernier point, je dois avouer que je lui pardonne.

barbara album

Ce samedi donc, direction Lorient à la petite salle de spectacle bien sympa du Manège. Nous y avons été à de nombreuses reprises et à chaque fois le son était nickel et le public, quoique parfois bien roots (on est dans un port breton tout de même!), bien présent et en communion avec les artistes.

Je passerais par respect sur les deux premières parties qui ont tenté de faire patienter les spectateurs en attendant la Carlotti. Le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas été convaincu pour rester poli. Un groupe de djeuns composé de deux personnes (héhé!), dont Rémi Pommereuil, qui ont livré un set réglé comme du papier à musique (ça tombe bien!) mais le tout manquait cruellement d'originalité et on avait l'impression qu'ils étaient allés piocher un peu partout dans les trente dernières années. Respect tout de même, c'était leur premier vrai concert et ils ont vraiment été pro malgré un trac parfois un peu perfectible dans les intermèdes dialogués avec le public. Je passerais plus vite sur Marc Gauvin, guitar héro qui enregistre mélodies et riff en direct et chante par dessus ensuite. Le mec a du talent mais j'y suis resté totalement imperméable, ressentant même de l'agacement au bout de 40 minutes de ce show vraiment d'un autre monde. L'ennui est profond, seul l'image de la divine Carlotti entretient mon énergie pour tenir... Non, ne riez pas, assister à un concert de Marc Gauvin relève pour moi de l'exploit et louée soit cette soirée qui m'a vu triompher des forces obscures!

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Et puis le grand moment, arrive, les lumières se tamisent, un grand poteau d'argent en toile brillante trône derrière la batterie, les musiciens (très classes) s'installent, Barbara Carlotti apparaît, le cœur se met à battre la chamade, une émotion est palpable dans la salle et les premières notes retentissent. Le concert va durer 1h45 et ne baissera pas d'intensité. La salle n'est pas entièrement remplie mais les âmes sont à l'unisson, les fans au rendez-vous et le lien établi immédiatement entre la chanteuse et nous.

Le groupe interprète à merveille pour commencer Nuit sans lune, une de mes chanson préférée ayant pour trait le voyage et l'amour perdu. Blang! Première claque. Dans la même veine, le groupe embraye sur Marcher ensemble et J'ai changé, deux complaintes douces amères livrant les faiblesses humaines en quelques notes et paroles bien placées. Barbara Carlotti de par sa présence légère, cernée par ses musiciens, rayonne et chante deux de ses plus grands succès L'idéal et L'amour l'argent le vent. Successivement, morceau après morceau (Dimanche d'automne, Ouais ouais ouais, Le cœur à l'ouvrage, Occupe-toi de moi, 14 ans, Grande autoroute), presque tout le dernier album nous est livré avec un rythme légèrement plus rapide et une voix imperfectible. Le temps d'un Vous dansiez, l'ensemble du public est invité à valser et Barbara Carlotti invite un homme à monter sur scène pour partager une danse. Littéralement pétrifié, je me suis fait petit. J'avoue, je n'ai pas osé, je n'arrive pas à me comporter normalement en présence de quelqu'un que j'admire et qui en plus ici possède un charme certain, bien intimidant... Un autre membre du public s'est dévoué et s'en est très bien sorti.

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Le show a présenté aussi des chansons plus anciennes que je ne connais pas (Barbara Carlotti en étant déjà à son troisième album): Les italiens, Cannes (déjà entendu auparavant), Lord Byron. Nous avons eu le droit en fin de concert à sa reprise de Message personnel de Françoise Hardy dont elle partage le timbre de voix avec la puissance en plus. Un très beau moment qu'elle partage avec Dominique A dans la version album. L'apogée du spectacle fut la version rallongée de Mon Dieu Mon Amour voyant le public reprendre en choeur et crescendo le refrain imparable de cette chanson le tout mêlé de synthé aux accents psyché. Un pur moment de communion autour de la musique et d'une thème universel: l'Amour passion. A ce moment, je ne me sens plus vivre, moi qui déteste les concerts où le public chante en choeur, je mêle ma voix et je me suis senti porté! Woooaa! Quelques rappels après, la belle finira le set par une de ses vieilles composition, Bête farouche, déambulant dans le public en compagnie de ses musiciens: elle a posé sa tête sur l'épaule d'un pote (je suis jaloux sur le moment), est passée près de moi (je me suis caché derrière Nelfe, elle était à 50 cm de nous, je n'étais plus jaloux...) et la troupe est sortie par la porte principale. Huge!

Bilan. Je suis ressorti sonné, un sourire béat sur le visage et heureux. Ce fut un pur moment de félicité et je suis ressorti avec la confirmation que Barbara Carlotti est une grande de la chanson française et une artiste à part. A la fois généreuse et perchée (Carlotti est tout de même strange et a des réactions quelques peu excentriques), j'ai été emporté ailleurs durant tout le concert. Un grand et bon souvenir d'évasion.


jeudi 10 mai 2012

Marcel et son orchestre à la Ferme de Gwernandour, Brasparts (29), 05-05-12

Quelle expédition mes amis pour aller voir le dernier concert breton des Marcel et son orchestre à la Ferme de Gwernandour! C'est dans le trou du c** du Finistère que notre voiture nous a mené et mieux vaut avoir le sens de l'orientation pour trouver cette salle. A 50 kilomètres de Brest, dans les Monts d'Arrée, prenez les chemins de 4 grammes et vous arriverez à Gwernandour. Niché au creux d'une vallée, ce bâtiment agricole en activité est un lieu de concert atypique accueillant depuis plus d'une dizaine d'années de grands noms de la scène française et internationale. Sur le parking, il y a pas mal de camions aménagés, pas de doute, nous sommes arrivés au bon endroit!

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Vu la concentration de vaches au m²,
les Marcel seront obligés de nous faire leur "meuh meuh"!

C'est dans cette salle que les Marcel et son orchestre ont décidé de faire leurs adieux à la Bretagne. Et oui, les Marcel c'est fini... et on ne pouvait pas ne pas être présents pour cette date! "J'irai jusqu'au bout du monde, je me ferai teindre en blonde..." pour être là avant le grand départ. Ce soir, Brasparts est the place to be!

Après une première partie dont je préfère taire le nom et mon avis pour ne pas être méchante arrivent les Marcel! Ah non, ce sont les Parasites, une version light et assagie des Marcel. Alignés sur le devant de la scène, campés sur des tabourets de bar, les Marcel Parasites, en costards, nous interprètent des versions acoustiques de CO2, Le chômage, Si jamais t'avoues (très Wriggles), La famille Ingalls...

Quelques 7 ou 8 titres qui font monter la pression avant l'arrivée des Marcel version déjantée que nous aimons tant. Certains membres du public se croient chez mémée et montent sur scène ou gueulent "Dégage les chaises!!!". Note pour les plus jeunes: l'alcool c'est mal...

Petit intermède le temps que le groupe se change, une voix off nous fait le décompte minute par minute de l'arrivée sur scène des Marcel. La pression monte!

Arrivent enfin THE Marcel themselves. Petite déception de les voir fringués comme sur la pochette du dernier album alors que je les préfère version colorée et travestie mais l'habit ne fait pas le moine et les Marcel assurent avec comme premier titre Je veux m'amuser avec toi. Yeah, ça tombe bien moi aussi!

MarcelclassePour cette tournée, attendez vous donc à ça...

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... plutôt qu'à ça.

Les titres s'enchaînent et la salle est déchainée. Quelques personnes sont déguisées et l'ambiance est au rendez-vous. De plus en plus et un peu trop au final car il devient difficile d'apprécier le concert quand des dizaines et des dizaines de personnes partent se chercher à boire au fond de la salle et reviennent avec leurs boissons alcoolisées tout en trouvant normal de bousculer les gens plutôt que de leur demander pardon. Mieux vaut avoir une certaine faculté d'abstraction pour ne pas s'énerver. (Re-l'alcool-c'est-mal). Mais les Marcel nous aident à faire passer la pillule et ils se donnent tellement sur scène qu'on ne peut pas faire autrement que de se tortiller comme des dingues.

Nouveaux titres et anciens tubes se disputent la set-list avec les punkissimes Les neurones à crêtes ou A qui cela profite, les plus calmes, Normal man ou Le slow. Le bateau pneumatique jaune, connu et attendu, est de sorti pour Brrr... (au début elle est froide) et Mouloud (alias Franck, le chanteur des Marcel of course) slamme sur l'excellent Trapèze volant issu du dernier album.

Comment ne pas citer également les incontournables Fil à retordre, Femme mûre, Elle est pas d'humeur, Où sont passées mes pantoufles? et les récents Les frites, Les singes, L'amour dans le nord qui n'ont rien à envier à leurs grands frères. Le public est monté sur scène, Mouloud est descendu dans la fosse pour faire une chenille sur Soirée Ferrero, Bouli (le Grand Bouli, bassiste de son état) est passé dans le public plusieurs fois et nous a gratifié de ses plus belles poses photos (Bouli, on t'aime!!!), on a parlé politique (veille de second tour oblige), j'ai pris une douche à la bière et on s'est quitté sur un rappel de dingue.

Petite culotte, Comme un balai, 62 mefie-te finissent de nous achever. A ce stade du concert, il n'y a plus d'amour propre possible, le public est en transe et saute dans tous les sens. Enfin en nous remerciant pour toutes ces années et en ayant fait la part belle de nombreuses fois à nos galettes saucisses bretonnes, le concert s'achève, lieu du concert oblige, sur Les vaches. Les Marcel s'éclipsent, la boum commence avec Ca plane pour moi et Le fric, c'est chic et il est temps pour nous de rentrer.

Un concert génial, comme on pouvait s'en douter. Le plus bel adieu qu'il soit. C'est à nous de te dire merci Marcel! Il va être terne le paysage musical français sans toi...

dimanche 10 juillet 2011

Le Hellfest 2011 de Nelfe

A mon tour de partager ma vision de l'édition 2011 du Hellfest, cette grande messe du métal, l'incontournable festival pour tous les amateurs de gros sons. Je sais que vous êtes nombreux à attendre mon avis (au moins 4 personnes se sont manifestées suite au post de Mr K, si ça c'est pas le début de la gloire!)

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Me voici debout à 7h30 un dimanche matin (notez la motivation) pour affronter une journée musclée (surtout des oreilles): une journée au Hellfest!

Bon, le Hellfest je connais... Il faut dire qu'à la maison j'ai un chevelu fondu de métal qui depuis 3 ans ne jure que par cet évènement interplanétaire. C'est bien simple, la première fois qu'il y a été, j'ai commencé à en entendre parler en novembre (imaginez vous Mr K sautant dans tous les sens à la maison récitant ce mantra: "Je vais au Hellfest! Youhou je vais au Hellfest!!!"). Une fois le festival passé, j'ai pensé naïvement que le soufflé allait retomber mais c'était sans compter les souvenirs et la mise en place de l'édition suivante... Cette année là, j'ai bien cru finir dingue (oui pire qu'aujourd'hui, c'est possible) mais j'ai tenu bon. Comble de tout, en 2011 je suis de la partie!

Passer 3 jours non stop à écouter du métal était au dessus de mes forces. J'aime bien, soit, mais plus d'une journée m'aurait irrémédiablement fait saigner des oreilles. Les places sont donc prises pour le dimanche, jour béni (amen) du passage de Therion (Aaaaaaahhhhhh!!!!!!! *mode fan on*).

Arrivés à Clisson, nous nous dirigeons vers le site, Mr K en vieux de la vieille et de mon côté prête pour mon dépucelage hellfestien. Cela va sans dire que je m'étais préparée un minimum pour l'occasion (les premières fois, c'est toujours quelque chose, il faut faire les choses biens): vernis black et tee-shirt assorti. Mr K aurait sans doute fait un syncope si je m'étais pointée en rose ou pire, en pastel! Un peu comme dans "Cure toujours" des Fatals Picards (oui je suis éclectique niveau musique).

Je ne vais pas vous détailler toute ma journée sinon demain on y est encore mais déjà j'ai halluciné devant les stands de bouffe! Bon, ça va hein, ok c'est ce que j'ai remarqué en premier mais il faut bien se sustenter non mais! Attention au premier qui dit que je suis une grosse gourmande! Le stand de bouffe donc... Vous êtes végétarien? Vous vous nourrissez exclusivement de nourriture asiatique? Vous préférez peut-être l'ambiance campagnarde et la tartiflette ou la raclette? Ah non, vous c'est plutôt le bio? Ne cherchez pas, à part les sushis, tout est sur place! L'hallu, il y a en a pour tous les goûts. Point positif pour ceux qui restent 3 jours et veulent faire plus original que le kébab ou l'américain steak...

Comme on est arrivé assez tôt, on a commencé par fureter un peu à droite à gauche, faire le tour des différentes scènes, faire du shopping au black market... En bonne gonzesse c'est effectivement vers là que je me suis dirigée en premier (gros cliché) et j'ai craqué pour un très joli pendentif crâne en argent (si si maman, très joli!). Là je crois que niveau immersion, je ne peux pas faire mieux!

Autre détail qui m'a sauté aux yeux direct en arrivant: l'ambiance. Gros bikers et punks cotoient hard rockers années 80, familles avec enfants équipés de casque spéciaux (oui quand même je pense qu'à leurs âges ils auront encore besoin de leurs oreilles) et gars déguisés en à peu près tout et n'importe quoi dans la bonne humeur et le respect. Comme Mr K l'a signalé dans son post, c'est ambiance Woodstock version métal. C'est vraiment très agréable!

Niveau concert, j'ai bien aimé Orphaned Land, son son arabisant et son chanteur christique à l'aube blanche (ah ben il est pas en noir lui et on l'a laissé entrer!):

J'ai moins aimé Tsjuder mais bon c'est à vivre au moins une fois dans sa vie...

Pour l'ensemble des concerts, je vous renvoie au post de Mr K. Je viens juste ici mettre mon petit grain de sel et partager nos vidéos.

Arrive le moment tant attendu! THERION!!! Pendant le concert de Judas Priest, on prend déjà nos places sur la scène voisine. Mr K tire un peu la tronche mais il fait l'effort pour moi (quel homme). Je suis quand même venue pour ce groupe alors no way pour que je me retrouve à perpet' les oies en ne voyant de Snowy qu'un petit pois qui se promène au loin! J'avoue, je suis amoureuse de Snowy Shaw (oui maman j'avoue... je sens que je vais la perdre sur ce coup là...) et avec notre patience nous étions idéalement placés à 3m des crash barrières.

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(ça va maman? le lapin atténue un peu la surprise?)

Et c'est parti pour un set de 50 minutes. C'est court mais putain ce que ça fait du bien!

Voici un Mr K et une Nelfe en transe profitant à fond de la venue d'un de leurs groupes préférés. On les avait vu à Rennes, lors de leur passage à la Cité pour leur tournée anniversaire et leur concert de 3h (Therion est du genre généreux) et je ne vous cache pas que je guette leur prochain passage en France.

Le temps passe trop vite et on enchaine direct avec la prestation d'Ozzy Osbourne qui m'a surprise par son état fortement "cocké". Au moins, il est là (il a annulé par la suite son concert au Graspop) et ça fait quand même quelque chose!

Le concert d'Opeth fut aussi un autre bon moment de cette journée. On était pas super bien placé et le son n'est pas top sur les films, il n'y aura pas d'images pour ce groupe ci mais faites moi confiance, c'était pas mal du tout.

C'est pas tout ça mais il est déjà 2h30 du mat' et on a plus de 2h de route à faire. Bilan de la journée? J'ai adoré! Les concerts étaient terribles, je maintiens que je ne suis pas une adepte du black-metal mais j'ai survécu. On remet ça l'an prochain? Suivant l'affiche, je ne dis pas non! Et quand on aura des gosses, ils viendront avec nous et ressembleront à ça:

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(source Ozirith)

Dernière chose avant de clôre mon long billet (vous vouliez mon point de vue, vous l'avez eu!)... Message personnel: Slay, il va falloir m'expliquer un jour comment tu fais l'hélicoptère avec ta tête sans discontinuer pendant 3 jours! ;)

mercredi 29 juin 2011

Le Hellfest 2011 de Mr K

C'est avec une satisfaction sans borne que j'ai emmené ma chère Nelfe au Hellfest cette année. C'était pourtant pas gagné d'avance mais le miracle a eu lieu! Pour ma part, j'avais fait les trois jours en 2007 et 2008 (voir les liens , et pour 2008). Finances et Nelfe oblige, je me suis contenté cette année d'un seul jour en visant tout particulièrement le dimanche vu la programmation. Bien m'en a pris d'acheter les places en février, le festoche était à guichet fermé cette année, preuve de sa bonne santé n'en déplaise à Mme Boutin. Bel hommage aussi au député Patrick Roy récemment disparu et grand défenseur des musiques extrêmes devant l'Éternel (ça doit thrasher sec au Paradis!).

hellfest fauteuil roulant
source: Ouest-France

Nous sommes partis très tôt le matin pour arriver à Clisson sur le site dès 10h30, après 2h20 de route. Ça nous a permis de nous balader tranquillou jusqu'à midi, histoire de parcourir les lieux et prendre nos marques avant de retrouver Slay et miss P. Pas de grosses différences pour moi si ce n'est l'ajout d'un lieu de concert en plus. Toujours autant de stands de bouffe (de tout horizon), l'extrem-market est toujours aussi fourni (j'ai craqué pour une bague pentacle -j'avais perdu la mienne dans l'évier de la salle de bain- et un T-shirt manches longues de Therion mon groupe préféré). Il y en a pour tous les goûts et même Nelfe a acheté quelque chose, elle vous en dira plus sur le post qu'elle écrira plus tard sur son expérience métalleuse.

Véritable défilé de T-shirts et de tenues estampillées métal, j'ai retrouvé l'ambiance fraternelle et paisible qui sied aux fans de ce genre de musique. Pas de petits cons bourrés, de bagarres et autres désagréments propres aux festivals plus généralistes (je pense très fortement aux Vieilles Charrues et à St Nolf). Une ambiance à la Woodstock, le son en beaucoup plus lourd et puissant. Le temps s'est révélé variable. L'avantage était qu'il ne faisait pas trop chaud (j'ai déjà cuit au Hellfest et c'est terrible), nous avons eu deux / trois gouttes de pluie mais rien de bien méchant... Bref, des conditions optimums pour une journée qu'on n'oubliera pas.

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Chapitre "révélations":

Orphaned Land tout d'abord. Ils jouaient entre 14h30 et 15h10 sur la "Mainstage n°2". Groupe de folk métal influencé par le doom et le death-metal, nous avons pris une petite claque devant tant de talent déployé. Chanteur christique à souhait (habillé de blanc, c'est suffisamment rare pour être signalé) à la voix impressionnante et un groupe au son puissant et à la fois fin. Rajoutez dessus des youyous orientaux et un brin de mysticisme et vous obtenez un concert bien sympa et une bonne mise en jambe pour la suite. Je pense que je vais creuser le sujet et acquérir quelques albums.
On a enchaîné direct avec le concert de Tsjuder sous la "Rock hard tent", groupe de black-metal norvégien (attention ils sont méchants ceux là). Quelle n'a pas été ma surprise et mon contentement de voir Nelfe bouger la tête en rythme sur un groupe bien radical à souhait! Set carré et prestation scénique bien sympa (c'est tout l'intérêt du black-metal en même temps, les gars peints en noir et blanc, mimant la possession démoniaque), on n'a pas vu le temps passer!
Petit passage éclair (fin de set) dans la "Terrorizer tent" pour voir le groupe de hard-rock suédois Ghost pratiquer sans mettre de gants une reprise bien métal de "Here come the sun" des Beatles. Habillés en prêtres, le chanteur en évêque, c'était pas triste mais trop court pour fixer un avis définitif. L'expérience valait tout de même le coup!
Plus tard dans l'aprem, pendant que Slay faisait l'hélicoptère avec sa chevelure flamboyante (en gros, les gens s'écartaient de lui) sur Morgoth (Death), ne goutant guère de ce genre, nous sommes tombés sur le set d'un groupe de stone rock bien couillu du nom de Goatsnake, se rapprochant des Queen of the stone age. Belle révélation pour un genre que j'apprécie tout particulièrement, oscillant entre le blues, le hard-rock bien heavy voire le doom (genre Black Sabbath). Je le conseille fortement!
Dernière révélation: Judas Priest. Vieux groupe de heavy-metal traditionnel anglais formé en 1970, j'ai un pote grand amateur qui avait essayé de me convertir au lycée sans y parvenir. Nous avons écouté les 1h25 de concert en attendant Therion, le groupe que Nelfe et moi attendions avec impatience! Judas Priest a livré un set carré et généreux, le chanteur cherchait parfois un peu sa voix, sa tenue était un magasin de cuir et de clous à lui tout seul mais quelle puissance de feu du groupe, quelle maestria dans les guitares et le rythme. Un bon souvenir avec en bonus, une moto avec le chanteur perché dessus en guise de final!

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Chapitre "poids lourds":

50 petites minutes, c'est tout ce que les organisateurs du Hell ont offert à Therion. A mes yeux, le meilleur concert de dimanche même s'il faut l'avouer que je perds tout sens critique en leur compagnie. Groupe de métal symphonique suédois, nous avons assisté une fois de plus à un spectacle total entre concert et théâtre (et même de la danse du ventre, rooooaaaarrrrrr!!!!). D'une générosité inouïe, le groupe parle et entraîne le public avec lui sur les traces des grandes mythologies du monde entier (thématiques de 90% de leurs titres). Nous avons eu droit à un titre du dernier album (magnifique "Hellequin" à 4 voix!) mais surtout, un best-of de leurs titres les plus emblématiques comme "Rise of Sodom and Gomorrah" ou "To Mega Therion". Si vous ne les connaissez pas encore, tentez l'expérience ça vaut le coup!
Place ensuite au pape du Hard Rock: Ozzy Osbourne. Complètement "perché" du début à la fin, ce fut une expérience unique et un retour au source salutaire. Ozzy et ses potes ont enchaîné tubes de la carrière solo mais aussi de vieilles galettes biens senties de la période Black Sabbath. Je persiste et je signe: les meilleurs morceaux datent de l'époque où il chantait avec Tommi Iommi. Les titres de sa carrière solo sont plus anecdotiques. Les musicos étaient impressionnants notamment son guitariste virtuose quoiqu'un peu poseur.
On enchaîne ensuite directement avec Opeth, un de mes groupes préférés, difficile à classer tant il est évolutif... je vous propose Death metal progressif mélodique. Alternant morceaux bien rugueux et balades enchanteresses (magnifique "In my time of need"), c'est sur un pur moment de magie que nous avons achevé notre marathon métalleux vers 2h du matin.

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source: les Inrocks

Chapitre "déceptions":

Une seule réelle grosse déception live cette année: le set de Cavalera Conspiracy de 17 à 18h. Je suis un grand adepte de Sepultura, Soulfly et de Cavalera Conspiracy mais j'ai vraiment l'impression d'avoir été pris pour un con sur ce coup là... je m'explique! Alors que le Hellfest se caractérise en général par un son nickel de chez nickel, ici nous avons eu le droit à une bouillie de son. La batterie était réglée trop forte et la voix et la guitare étaient quasiment inaudibles. Impossible dans ce cas là de pouvoir profiter à plein des compositions bien brutales du groupe. J'en ai presque pleuré en réécoutant les albums à la maison. Bien dégouté en tout cas!
Deux autres déceptions mais cette fois ci parce qu'il nous a fallu faire des choix et que nous sommes passés ce dimanche à côté de deux groupes que j'adore: Hawkwind (sans Lemmy) groupe de space-rock en provenance direct des 70' et Electric Wizard, résurgence moderne de Black Sabbath servant un doom métal fantastique. Mais bon... la vie est une question de choix comme dirait Walter Bishop dans Fringe...
La dernière, ça va sans dire, c'est de n'avoir fait que le dimanche et d'avoir raté des grands noms du métal comme Rob Zombie, Morbid Angel, Monster Magnet, Kreator, Coroner et bien d'autres...

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source: 20minutes

Nous avons donc passé une bonne journée Nelfe, Slay, miss P et moi. De bons concerts, un site toujours aussi grand et agréable (attention il bouge l'année prochaine à 500m à cause du succès grandissant) et des souvenirs plein les mirettes et les oreilles. Vivement 2012! Mais prenons déjà les paris: Nelfe viendra-t-elle une nouvelle fois en ma compagnie à ce festival pour grands enfants?

mardi 10 mai 2011

"USA 1972" de Ian Hunter

MottL'histoire: Au début des années 70, le groupe Mott The Hoople sillonne l'Amérique et rencontre le gotha du rock. Ian Hunter, le chanteur, tient son journal de bord, "pour rester en contact avec les fans". Dans ce livre, traduit pour la première fois en France, Hunter gratte le vernis du rock'n'roll et la dorure colle aux doigts. Ici pas de mythes rapidement fabriqués pour la galerie.

La critique Nelfesque: Voici une belle immersion dans le monde du rock des années 70. Nous suivons le groupe Mott The Hoople sur sa tournée américaine, de leur départ d’Angleterre à leur dernière date à Memphis. A travers les écrits de Ian Hunter, le leader du groupe, nous faisons un bond dans l’histoire du Rock avec l’impression de toucher du doigt l’esprit 70’.

Même si le groupe Mott The Hoople n’est pas resté dans la mémoire collective comme un grand nom du rock, ils ont eu leur moment de gloire et ont fréquenté des légendes du rock. Au détour des pages de ce road movie, nous croisons Franck Zappa, David Bowie, Bryan Ferry, Iggy Pop, avec curiosité et simplicité.

Avant tout, petite présentation du groupe. Mott The Hoople, Moot pour les intimes fait dans le Glam Rock. Formation britannique de 1969, ils ont du mal à décoller et le chanteur, Ian Hunter souhaite quitter le groupe en 1972. C'est là qu'ils sont contactés par David Bowie (rien que ça!) qui les admire (rien que ça!!) et souhaite leur proposer quelques une de ses compositions (rien que ça!!!). All The Young Dudes devient vite un tube et le groupe est propulsé à la troisième place des hit-parades. En à-peine six mois, le groupe accède au rang de stars du rock et part en tournée aux États-Unis. C'est là que débute "USA 1972".

A travers les Etats-Unis, Mott saute d’un avion à un autre pour aller au devant de leurs fans dans des salles à guichet fermé mais aussi dans des trous paumés américains où même le programmateur ignore leur existence… S'ensuivent shows annulés et heures d'attente interminables... Ian Hunter nous fait part minute par minute de ce qui se passe mais aussi de ses pensées, de ses réflexions (un exemple au hasard à propos de Los Angeles by night "C'est un peu comme regarder un immense champ de pommes de terre électriques, des millions de pieds de patates"). Cela ne vole pas bien haut soit, ce n’est pas de la philo non plus mais ça a le mérite d’exister et de faire revivre une époque qui passionne encore aujourd’hui bon nombre de mélomanes. Les anecdotes sont savoureuses et Ian Hunter nous livre sans pudeur les manies et petites habitudes du groupe. On s’attend au bon vieux « sex, drugs and rock 'n' roll » mais on n’aura que le dernier car Mott est un groupe relativement clean et ses membres sont des hommes fidèles. Cela n’empêche pas certaines groupies de tenter leur chance mais avec le recul elles auraient mieux fait de jeter leur dévolu sur d’autres groupes de l’époque (non non je ne citerai personne…).

L.A., Philadelphie, New York, Kansas City, Detroit, Chicago… Limousines, tour des prêteurs sur gage à la recherche de l’affaire du siècle niveau guitare, soirées à l’hôtel ou dans une salle de concert, soirées VIP à l’occasion… Toujours les mêmes rituels qui au bout des 250 pages qui constituent cet ouvrage s’avèrent redondants. Ian Hunter le dit lui-même, il veut laisser une trace écrite de cette tournée et "rester en contact avec les fans". De ce point de vue ci c’est réussi. "USA 1972" c'est la vie en tournée, la vraie!

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lundi 28 mars 2011

Gagnez des places pour le festival Les Femmes S'en Mêlent!

Visuel__def_LFSM_2011_TITRE_DATE

Le Festival Les Femmes S'en Mêlent, c'est neuf jours de concert à Paris et en province mais aussi des soirées en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et en Angleterre.

Mygmusique, webzine où j'officie, vous propose de prendre part à cette grande fête et de remporter des places pour la soirée de jeudi 31 mars au Divan du Monde.

Envoyez nous un mail à cette adresse et ayez la chance de découvrir jeudi Our Broken Garden, Phoebe Killdeer & The Short Straws et Tearist

Our Broken Garden groupe danois, à l'image de Sigur Ros, nous offrira une ambiance éthérée, une musique aquatique et envoutante dans laquelle on se laissera très volontiers couler, guidé par la voix douce et solitaire d'Anna.
Phoebe Killdeer & The Short Straws nous présenteront leurs titres sauvages et vibrants.
Tearist électriseront le dance-floor avec leur énergie brute et sans concession.

C'est une soirée pleine de surprises que nous vous offrons. C'est dans 2 jours! Soyez curieux!

Posté par Nelfe à 19:17 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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