samedi 25 juin 2016

Katerine, le visionnaire !

En cette période post Brexit et à la vue du résultat du référendum au Royaume-Uni hier, comment ne pas penser à la chanson de Philippe Katerine sortie en 2010 ? En voilà un qui avait tout compris...

Il est décidément très fort notre Philippe !

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vendredi 26 juin 2015

"La Maison haute" de Bastien Lallemant

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas parlé musique au Capharnaüm éclairé ! Je m'en vais réparer ça puisqu'aujourd'hui je tiens à vous faire découvrir (ou redécouvrir pour certains) Bastien Lallemant. Voilà maintenant plus de 10 ans (12 pour être exacte) que je suis cet artiste trop peu connu à mon goût. Il est plus que temps qu'il ait une petite place ici !

la maison haute

"La Maison haute" est le quatrième album de Bastien Lallemant, après deux premiers disques chez Tôt ou Tard (mon label chouchou pendant longtemps dans les années 2000), "Les Premiers instants" et "Les Erotiques", aux accents très gainsbouriens réalisé par Albin de la Simone, ...

... et "Le Verger" sous un nouveau label avec toujours à ses côtés Albin et Bertrand Belin. Ce dernier, inspiré du roman noir, aborde les chansons comme une fiction, de manière littéraire. Les 12 titres qui composent cet album sont autant de nouvelles qui font voyager l'auditeur d'histoire en histoire. Les musiques se font plus recherchées, son travail évolue.

bastien

Au cours de l'année 2014, Bastien Lallemant a recours au financement participatif et lance la production de son dernier album "La Maison haute" avec l'aide de souscripteurs dont j'ai fait partie. Depuis début mars dans les bacs, on peut donc retrouver Bastien dans ses oreilles et dans son salon après 5 ans d'absence. Absence ? Pas tout à fait puisqu'il a profité de ce temps pour écrire ses textes, tester ses chansons sur le public, peaufiner son projet. Bastien n'a pas dormi mais fait de nombreuses siestes : les Siestes acoustiques, excellent concept de concerts inédits où le public est invité à s’allonger dans l’obscurité et à se laisser bercer par une poignée d’artistes. Une belle idée et une expérience qui continue de se poursuivre notamment au Théâtre de la Loge à Paris (mais pas que ! Renseignez-vous !).

Nombreuses chansons nées sur scène sont donc maintenant enregistrées en condition live. Autour de lui, de grands musiciens tels que Seb Martel et JP Nataf, Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents… Charles Berberian est également de l'aventure et a dessiné l’enregistrement en illustrant un journal de bord.

Bastien Lallemant est non seulement un grand artiste plein de talent et d'idées mais c'est aussi un homme avec lequel on passerait volontiers un moment de création en toute simplicité. Anecdotes et ambiances sont à retrouver dans l'ouvrage de Berberian avec comme cadre, le très beau studio Vega, en pleine campagne provençale, avouez qu'il y a pire comme lieu d'enregistrement pour un album non ?

Le sujet de "La Maison haute" est universel : l'amour au sens large. Avec Bastien, on parcourt en quelques minutes les sentiers de ce sentiment complexe et vital. 12 titres autour de l'amour illégitime, l'amoureux esseulé, la passion, le fanatisme et la fuite, aux doux noms de "L'Attente", "L'ombre" ou encore "Longue nuit". Un moment intime, un instant privilégié, un murmure, une caresse...


A méditer...

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lundi 2 juin 2014

Goldman dans tous ses états

A la recherche d'un Lundis au Soleil pour aujourd'hui, je suis tombée sur le clip de "Je te donne" des Words Apart. Une horreur visuelle et musicale tournée dans la campagne profonde.
Ne pouvant alors me résoudre à mettre ce dernier au Capharnaüm éclairé (non sérieux, c'est vraiment pas possible mais si vous avez du temps devant vous ça vaut quand même le coup d'oeil), j'ai commencé à chercher d'autres reprises de Goldman en me disant que dans le tas j'allais bien trouver une perle...


I can do it !

Essayez de taper "Reprise Goldman clip" dans google et vous constaterez avec effroi (oui effroi !) qu'à la page 50 des requêtes vidéos, vous serez toujours avec les daubes de Génération Goldman. Alors là, idem, perso, je ne peux pas me résoudre à cliquer là dessus et à fortiori mettre ça ici ! Je n'en peux plus d'entendre ces reprises pourries dont j'ai du mal à saisir l'intérêt autrement que pour faire du fric et saccager des titres qui se suffisent à eux-même...

Bien, bien, bien... Mon petit Jean-Jacques, je suis sûre que dans ton répertoire au temps béni des clips vintages (80's principalement), si je cherche bien, je peux trouver une vidéo qui aura sa place ici. Tu sais que je t'aime Jean-Jacques et c'est avec respect que je lance cette requête (même si je risque de me moquer un tout petit peu).

BINGO !

Alors qu'on soit d'accord, je ne parle pas ici des paroles ni même de la musique parcequ'avec Mr K on a "une tendresse particulière" (et hop référence!) pour ce chanteur, sa discrétion, son répertoire... mais sans déconner, ce clip ! Immersion donc aujourd'hui dans la vie de banlieusards où JJ brûle des voitures en cravate, où les cordes jouent dans une décharge, où les effets de saturation visuelle sont omniprésents et où il tague même sur les murs ce rebelle.

"A coups de livres je franchirai tous ces murs", ça avait définitivement sa place chez nous ;)

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mercredi 10 avril 2013

Barbara Carlotti au Manège, Lorient, 06-04-13

Ce samedi, Nelfe m'a fait un grand plaisir en m'offrant la place par surprise et en m'accompagnant au concert de Barbara Carlotti que j'ai découvert il y a peu via le show des http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2013/01/13/26135693.html. Amoureux éperdu dès la première écoute complète de son album L'amour, l'argent et le vent, acheté deux / trois jours après, je suis tombé littéralement sous le charme de cette chanteuse à la voix cristalline et aux textes aussi épurés qu'évocateurs, intimistes, parfois dérangeants tant l'artiste se dévoile et traite de sujets qui nous touchent tous: la mélancolie de la vieillesse et le temps qui passe, les souvenirs survoltés de jeunesse, l'amour absolu fantasmé (terrible duo avec Katerine que j'adore aussi!), le consumérisme et la violence qui l'accompagne... Autant de thèmes brillamment évoqués de manière décalée et légère. Rajoutez à cela des arrangements musicaux aux petits oignons et aux douces senteurs des 70' et un peu 80'. Sur ce dernier point, je dois avouer que je lui pardonne.

barbara album

Ce samedi donc, direction Lorient à la petite salle de spectacle bien sympa du Manège. Nous y avons été à de nombreuses reprises et à chaque fois le son était nickel et le public, quoique parfois bien roots (on est dans un port breton tout de même!), bien présent et en communion avec les artistes.

Je passerais par respect sur les deux premières parties qui ont tenté de faire patienter les spectateurs en attendant la Carlotti. Le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas été convaincu pour rester poli. Un groupe de djeuns composé de deux personnes (héhé!), dont Rémi Pommereuil, qui ont livré un set réglé comme du papier à musique (ça tombe bien!) mais le tout manquait cruellement d'originalité et on avait l'impression qu'ils étaient allés piocher un peu partout dans les trente dernières années. Respect tout de même, c'était leur premier vrai concert et ils ont vraiment été pro malgré un trac parfois un peu perfectible dans les intermèdes dialogués avec le public. Je passerais plus vite sur Marc Gauvin, guitar héro qui enregistre mélodies et riff en direct et chante par dessus ensuite. Le mec a du talent mais j'y suis resté totalement imperméable, ressentant même de l'agacement au bout de 40 minutes de ce show vraiment d'un autre monde. L'ennui est profond, seul l'image de la divine Carlotti entretient mon énergie pour tenir... Non, ne riez pas, assister à un concert de Marc Gauvin relève pour moi de l'exploit et louée soit cette soirée qui m'a vu triompher des forces obscures!

barbara

Et puis le grand moment, arrive, les lumières se tamisent, un grand poteau d'argent en toile brillante trône derrière la batterie, les musiciens (très classes) s'installent, Barbara Carlotti apparaît, le cœur se met à battre la chamade, une émotion est palpable dans la salle et les premières notes retentissent. Le concert va durer 1h45 et ne baissera pas d'intensité. La salle n'est pas entièrement remplie mais les âmes sont à l'unisson, les fans au rendez-vous et le lien établi immédiatement entre la chanteuse et nous.

Le groupe interprète à merveille pour commencer Nuit sans lune, une de mes chanson préférée ayant pour trait le voyage et l'amour perdu. Blang! Première claque. Dans la même veine, le groupe embraye sur Marcher ensemble et J'ai changé, deux complaintes douces amères livrant les faiblesses humaines en quelques notes et paroles bien placées. Barbara Carlotti de par sa présence légère, cernée par ses musiciens, rayonne et chante deux de ses plus grands succès L'idéal et L'amour l'argent le vent. Successivement, morceau après morceau (Dimanche d'automne, Ouais ouais ouais, Le cœur à l'ouvrage, Occupe-toi de moi, 14 ans, Grande autoroute), presque tout le dernier album nous est livré avec un rythme légèrement plus rapide et une voix imperfectible. Le temps d'un Vous dansiez, l'ensemble du public est invité à valser et Barbara Carlotti invite un homme à monter sur scène pour partager une danse. Littéralement pétrifié, je me suis fait petit. J'avoue, je n'ai pas osé, je n'arrive pas à me comporter normalement en présence de quelqu'un que j'admire et qui en plus ici possède un charme certain, bien intimidant... Un autre membre du public s'est dévoué et s'en est très bien sorti.

barbara1

Le show a présenté aussi des chansons plus anciennes que je ne connais pas (Barbara Carlotti en étant déjà à son troisième album): Les italiens, Cannes (déjà entendu auparavant), Lord Byron. Nous avons eu le droit en fin de concert à sa reprise de Message personnel de Françoise Hardy dont elle partage le timbre de voix avec la puissance en plus. Un très beau moment qu'elle partage avec Dominique A dans la version album. L'apogée du spectacle fut la version rallongée de Mon Dieu Mon Amour voyant le public reprendre en choeur et crescendo le refrain imparable de cette chanson le tout mêlé de synthé aux accents psyché. Un pur moment de communion autour de la musique et d'une thème universel: l'Amour passion. A ce moment, je ne me sens plus vivre, moi qui déteste les concerts où le public chante en choeur, je mêle ma voix et je me suis senti porté! Woooaa! Quelques rappels après, la belle finira le set par une de ses vieilles composition, Bête farouche, déambulant dans le public en compagnie de ses musiciens: elle a posé sa tête sur l'épaule d'un pote (je suis jaloux sur le moment), est passée près de moi (je me suis caché derrière Nelfe, elle était à 50 cm de nous, je n'étais plus jaloux...) et la troupe est sortie par la porte principale. Huge!

Bilan. Je suis ressorti sonné, un sourire béat sur le visage et heureux. Ce fut un pur moment de félicité et je suis ressorti avec la confirmation que Barbara Carlotti est une grande de la chanson française et une artiste à part. A la fois généreuse et perchée (Carlotti est tout de même strange et a des réactions quelques peu excentriques), j'ai été emporté ailleurs durant tout le concert. Un grand et bon souvenir d'évasion.

mardi 13 octobre 2009

Interview de Monsieur Roux

J'écris pour un webzine musical on the web (oula attention THE scoop) et je suis amenée à faire des interviews, chroniquer des concerts et critiquer des albums. A l'occasion de leur concert à Lorient, j'ai eu la chance de m'entretenir avec Jauni Bernardo et Brandon Michel qui ont bien voulu revenir sur leur jeune carrière.

En exclusivité pour "Le capharnaüm éclairé", car elle ne sera publiée sur le site que d'ici quelques jours, voici l'interview du groupe de Monsieur Roux, les fétichistes du marcel!

Mr

Nelfe: Bonjour. Tout d’abord, j’aurai voulu savoir d’où viennent vos noms "American Style": Brandon Michel, Jauni Bernardo ?

Jauni Bernardo: En fait, ça s’est fait tout naturellement. Quand le projet a démarré, il y avait Erwan Roux, donc Monsieur Roux, tout seul. Après, moi je l’ai rejoint à la guitare. On allait à un concert et il m’a dit "Le patron du bar m’a demandé comment s’appelait le guitariste qui jouait avec moi. J’ai dit Jauni Bernardo!". Je lui ai dit : "Ah bon!? Ravi de l’apprendre!" (rires). C’est parti de là. Et puis après, un contrebassiste nous à rejoint et ça aurait été lamentable que lui ne soit pas affublé d’un sobriquet tout à fait ridicule!
Brandon Michel: En fait, quand on lui demande pourquoi est-ce qu’il m’a appelé Brandon, il dit que c’est parce que je m’appelle Kévin en vrai. Il s’est dit : "Kévin… Brandon...". C’est une bonne raison!

Nelfe: C’est vrai que ça a un lien! Donc pour lui, Monsieur Roux, ce n’est pas une dérogation particulière? C’est son vrai nom.

JB: Voilà. C’est plus simple!

Nelfe: Norman Beatman est nouveau. Comment est-il venu s’intégrer? Par qui a-t-il été pistonné ?

BM: J’ai cru que t’allais nous demander pourquoi on lui avait donné ce nom là! (rires) Nous voilà rassuré.
JB: En fait, sur la fin de la tournée du premier album, il y avait des nouveaux morceaux et on avait plusieurs fois parlé peut être d’intégrer un batteur mais on ne savait pas trop de quelle manière. On a organisé quelques répétitions et moi je le connais déjà un petit peu donc on lui a proposé de venir ne serait-ce que pour voir comment pouvait sonner des morceaux avec une batterie. On a prit notre temps, on en a reparlé et quand on a commencé à travailler sur les chansons du deuxième album, on lui a proposé et ça le branchait bien.
BM: Il se trouve qu’il est de la même ville que Jauni Bernardo et c’était une connaissance à lui. Ca s’est fait naturellement.
JB: Il ne connaissait pas tout le monde… D’ailleurs, il ne connaissait que moi! (rires) Après il y a toujours un petit temps d’adaptation. Déjà pour nous parce que ça faisait 4 ans qu’on faisait les chansons à 3. C’est dans ces moments là que tu t’aperçois que t’as intégré des automatismes: c’est untel qui mène, la rythmique… Et quand un batteur arrive, ça change un peu la donne. Il faut un peu redistribuer les rôles. Il faut quelques temps pour que ça se fasse naturellement…

Nelfe: Au mois de juin, à l’Européen, vous aviez un clavier avec vous. Qui est-ce ?

BM: Exact. C’est Thomas Schaettel qui lui n’a pas de surnom pour le coup puisqu’il n’est pas un membre permanent du groupe. C’est le claviériste qui est venu enregistrer quelques parties de clavier sur notre CD Un été caniculaire. C’est un ami de Bruno Green qui a réalisé notre album. Ils jouent ensemble dans "Santa Cruz". On voulait des claviers et il a appelé Thomas. On s’est bien entendu avec lui et comme la date parisienne était une des premières vraies dates qu’on faisait avec du monde depuis la sortie de l’album, on s’est dit qu’on allait l’inviter. Mais c’était juste comme ça, pour l’occasion.

Nelfe: C’était donc ponctuel. Il n’y a pas de projet d’intégrer un clavier?

JB: Pas pour le moment en tout cas.

Visuel_albumligthNelfe: Au niveau des textes… Vous avez des textes engagés (Le vote utile, Le cowboy bling-bling…) ou traitant d’injustice au sens large. Votez-vous UMP !?

JB:
BM: (rires) Heureusement qu’Erwan n’est pas là…

Nelfe: Joker?

JB: Non non! Pas joker! Moi je vote pas UMP! Bien évidemment les textes n’engagent que leur auteur. Il y a une couleur politique c’est vrai mais il n’y a pas d’engagement, pas de revendications particulières.
BM: Il y a plus une contradiction envers certains mouvements qu’un engagement envers un parti en particulier. Après, quand on connaît le personnage de Monsieur Roux plus en fond, on sait quelles sont ses convictions mais on ne le découvre pas forcément à la première écoute des textes. On entend plus quelqu’un qui se révolte contre des choses et d’autres… Mais il ne vote pas UMP!
JB: Ca, je sais pas, en même temps ! Le vote est secret ! (rires) Ce que je veux dire c’est que c’est parfois plus un constat qu’un appel "allez tous derrière moi!" pour revendiquer quelque chose. Il n’y a pas de prosélytisme. C’est juste un regard posé, l’avis d’une personne qui expose comment elle perçoit les choses mais sans pour autant obliger qui que ce soit à être d’accord avec elle.

Nelfe: Vous traitez souvent dans vos chansons de la perte des idéaux. Le deuxième album est un peu plus désabusé que le premier. Pensez-vous que cette désillusion soit inéluctable?

JB: Disons que le premier album utilisait plus l’humour d’une certaine manière. Peut être que les choses passaient plus facilement. En même temps, la chanson du Clodo est quand même assez noire… Mais d’une certaine manière l’enrobage était plus gai, il y avait les petites fleurs… Là, sur certains morceaux, c’est plus direct, il y a moins d’artifices.
BM: Dans le premier album, il y avait aussi un morceau comme Norredine qui était quand même assez direct. Je pense que nous sommes dans une suite logique.
JB: En même temps, les morceaux n’ont pas été composés de la même manière. Au départ, ce sont des morceaux nés pour faire rigoler les copains. Tous les chanteurs ont connu ça… Et puis ça fait son petit chemin. Alors que là, on part d’un point où il y a déjà un public, des auditeurs qui attendent. Même si c’est pas calculé, je pense qu’inconsciemment, dans la démarche d’écriture, c’est différent.

Nelfe: Et vous pensez qu’avec le temps, on perd ses idéaux? Un peu comme dans C’était mieux avant ?

BM: Je ne sais pas si on les perd ou pas. Ce que dit Erwan, notamment dans C’était mieux avant, c’est que justement nous ne devons pas les perdre. A la fin il conclut bien en disant qu’il ne pense pas que c’était mieux avant. Je pense qu’il y a une tendance générale, surtout en ce moment en période de crise sociale et financière, où les gens disent que c’était mieux avant. Mr Roux se révolte contre ça, c’est un trait de caractère. C’est le genre de personne à voir du positif où beaucoup de gens auraient du mal à en voir.

Nelfe: J’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois sur scène et vous reprenez souvent Tête en l’air d’Higelin. Est-ce un auteur que vous admirez particulièrement?

JB: Pas particulièrement non mais il fait parti des gens qu’on aime bien. Cette chanson on l’a reprise tout simplement parce qu’on devait faire un morceau pour l’émission du "Fou du roi". On a essayé plusieurs trucs et on a trouvé que ce morceau là était bien. Quand on l’a joué, c’est venu assez naturellement.
BM: Ce qui est marrant avec Higelin c’est qu’aucun de nous ne connaît sa carrière par cœur. Il y a quand même un paquet d’albums! C’est arrivé plusieurs fois qu’on compare notre  projet à Higelin, sauf que forcément on n’a pas sa carrière, on n’a pas 30 ou 40 ans de carrière derrière. C’est peut être la comparaison qui nous a fait le plus plaisir, ça nous a touché car c’est un artiste complet, avec des textes qui délirent, parfois engagés mais toujours avec de la métaphore. Avec du recul, c’est quand même un mec qui a une sacré belle carrière! Etre comparé à ce mec là, c’est beau! En reprenant ses morceaux, indirectement, c’est aussi parce qu’on cherche des univers semblables.

Nelfe: Il y a d’autres artistes, dans la scène française, que vous admirez ou qui vous influencent?

JB: On a pas mal parlé de Renaud dans les influences.
BM: Surtout le premier album…
JB: Mais c’était presque trop évident de faire un morceau de Renaud. Et puis Renaud est très "marqué" alors qu’Higelin a eu tellement de périodes différentes! Un peu comme Gainsbourg, Bowie…
BM: Comme Mr Roux!!! (rires)

Nelfe: Ce soir vous donnez un concert à Lorient. Ca fait quoi de venir jouer à la maison ? Devant des gens qu’on connaît?

BM: C’est vrai que là on a enchaîné Fougères, Rennes et Lorient! Ca me fait vraiment bizarre car j’habitais pendant 17 ans à 55m de cette salle. Je connais cet endroit par cœur, les gens qui y travaillent! C’est vrai que ça fait quelque chose de particulier. On a tous des copains qui sont là. Mais c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux! Des fois c’est aussi sympa de partir en Suisse, devant un public que tu connais pas du tout, tu sais pas s’il te connait et là t’arrives et t’as un paquet de monde devant toi. Tu vois que les gens connaissent les morceaux, tu te prends une belle claque et tu te lâches parce que tu sais qu’il n’y a pas de regards du style ta mère qui te dira "T’as fait ça! / Tu te tiens pas droit !... ".

Nelfe: "T’es mieux quant tu souris!"

BM: Ouais voilà! "Tu souris pas!", ça je sais que ce soir je vais y avoir droit, c’est évident! Donc des fois, plus on est loin de chez nous, mieux c’est…

Nelfe: Ce soir on est vendredi. Je ne sais pas si vous le savez mais vendredi c’est Koh Lanta! Il y en a plein qui vont rater l’émission pour venir vous voir quand même!

BM: Ou est-ce qu’il n’y en aura pas plein qui vont rater Monsieur Roux parce qu’ils seront devant Koh Lanta!?

Nelfe: Vous avez quelque chose de spécial à dire à ces gens là?

JB: Qu’il reste des places! Et puis qu’ils peuvent toujours enregistrer Koh Lanta et le regarder en rentrant du concert de Monsieur Roux!

Nelfe: Des projets pour la suite?

BM: On aimerait bien avoir beaucoup de dates! On a quelques dates tout l’automne et pour l’instant, il n’y a pas grand-chose de prévu à l’hiver/printemps. On espère que les dates vont tomber, que les gens avec ces dates d’automne vont pouvoir nous voir en concert et puis se dire que ce serait peut être bien de nous programmer, d’en parler à un copain qui fait un festival… On aimerait bien avoir des dates. Et après, en fonction de ça, s’il y a beaucoup de dates, on va continuer à tourner tant qu’il y en aura. Sinon, on avisera… Mais ce n’est pas encore d’actualité!

Nelfe: Et bien je vous remercie et je vous souhaite un bon concert pour ce soir!

BM: Tu seras là!?

Nelfe: Bien sûr!

BM: Bon, ben il y aura au moins 2 personnes! Plus mes parents ! (rires)


dimanche 11 octobre 2009

Monsieur Roux au Manège, Lorient, 09/10/09

Mr_roux

Vendredi c'est le jour du poisson, c'est le jour de Koh Lanta, mais c'était aussi et surtout vendredi dernier, le concert de Monsieur Roux au Manège.

Arrivée dans l'après-midi pour une interview du groupe (que je posterai dans les prochains jours), j'assiste un peu aux balances et prends mes marques dans cette salle que je ne connais pas encore. Le Manège est une petite salle de concert de Lorient à l'ambiance très cool, en partenariat avec le milieu associatif et à la programmation éclectique.

Florian Mona était la 1ère partie de la soirée. Que dire de Florian? A vrai dire pas grand chose. Difficile de formuler une opinion quand les conditions d'écoute sont mauvaises: impossible de comprendre la moindre parole de ses chansons. Dommage car la musique était pas mal, pas l'éclate totale, mais pas mal. Tout ce que je retiendrai de ce chanteur c'est qu'ils ont lâché un troupeau de vaches sur scène (des gros coups de lattes à en déglinguer le plancher pour marquer les temps, tout en finesse) et que le mec au banjo ressemble comme 2 gouttes d'eau à Thomas de Plus belle la vie. Ca fait donc peu...

Monsieur Roux a, semble-t-il pour cette tournée, fait tomber son mythique marcel blanc. Exit le look camionneur, bienvenue la chemise rayée. Parenthèse vestimentaire mise à part, le concert commence avec LA chanson météorologique de Monsieur Roux qui donne aussi son nom au 2ème album: "Un été caniculaire". Le ton est donné, l'ambiance va être chaude. D'autant plus que Monsieur Roux et ses musiciens sont de Bretagne... Le chanteur est de Rennes, le guitariste Jauni Bernardo de Fougères, le batteur Norman Beatman est un pote breton et le contrebassiste Brandon Michel est de Lorient. Brandon Michel est donc LA star de la soirée et le public lorientais sait qu'il a devant lui un groupe du coin. Le breton est chauvin! L'ambiance est donc au rendez-vous!

Les chansons s'enchaînent avec l'énergie propre à Monsieur Roux. Le chien, Marie-Chantal, Dans ma tête... extraites du dernier album mais aussi des anciens titres, tels que L'homme ordinaire, Petit rasta, Le clodo... tirés du 1er album "Ah si j'étais grand et beau". Avec Monsieur Roux, on rit, on se révolte, on réfléchit, on s'indigne et surtout, on passe une très bonne soirée. Les passages à l'harmonica de Jauni Bernardo donnent une touche mélancolique à des titres comme Ma mère la pute ou enjoué sur Le cowboy bling-bling. La contrebasse se fait plus nerveuse que dans la précédente tournée. Ce changement est dû à un autre gros changement dans le groupe: l'arrivée de Norman Beatman et de sa batterie. La contrebasse peut dorénavant sans complexe "attaquée" beaucoup plus qu'avant.
Le concert se termine après plus d'1h30 de set mais un goût de "reviens y" plane dans la salle. Surtout après une version du Bouffon de la cité très dansante "pouet pouet" à la Tétris (rappelez-vous la musique entêtante de ce jeu, au son midi) avec un Brandon Michel au micro se remémorant sa jeunesse lorientaise. Brandon Michel, LA star de la soirée...

Set list:

Un été caniculaire
Tant de chien
Marie-Chantal
L'homme ordinaire
Monsieur Berger
Des araignées au plafond
Bienvenue au paradis
Petit rasta
3870 secondes
Le vote utile
Le clodo
Le cowboy bling-bling
Les voyages
Fais-moi peur
Ma mère la pute
Le grand-père
Ah si j'étais grand et beau

Rappel:

Le bouffon de la cité
Petite pouff
La France d'en bas

lundi 17 août 2009

Bonne fête Hyacinthe!

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lundi 13 octobre 2008

Franck Monnet au Satin Doll, Bordeaux, 11/10/08

Ventilo

Ce week end, nous étions on the road again, again, direction Bordeaux pour assister au concert de Franck Monnet, le samedi soir au Satin Doll, concert qui clôturait la 5ème édition du Festival Courant d'Airs, organisé par l'association Bordeaux Chanson, dont Franck était le parrain cette année.

Il est 12h ce samedi 11 Octobre et je cherche déjà sur le plan où est la rue Bourbon... Raaaah je ne trouve pas! Bon, j'appelle Marine (une fidèle électron et présidente de l'association organisatrice). Elle m'explique comment me rendre au concert et par la même occasion me propose de les rejoindre avec Leito et Tita (électrons gersois) pour les balances à 17h. Bon là, je ne sais pas trop... j'hésite... j'ai pas vraiment envie d'y aller... euh... non en fait je dis OUI de suite en abandonnant père et mère! Je viens de me taper 520 bornes, jsuis une folle moi, je dis oui!

17h, je rejoins donc Marine, Leito, Tita, Franck et Adeline Moreau au Satin Doll. Tiens tout a changé ce matin, je n'y comprends rien! C'est la fêteuuuuh, la fêteuuuuh! Nous nous empiffrons de canelés et sirotons du thé, avec les balances de Franck en fond sonore. Oui, je trouve aussi que nous n'avons pas des vies faciles...

Mr K et ma tante nous rejoignent pour un petit dîner au bord de la Garonne et nous voici à 20h15 de retour à la salle. Raaaaa, je le savais il est trop tard, la salle est bondée! Il n'y a plus de place! Je suis dégoutée... Nous nous dirigeons vers 3 pauvres petites chaises tout au fond quand soudain Leito arrive tel le messie en m'annonçant que la magnifique table au 1er rang est pour nous! Wééééééé! Merci Marine!!!

Les lumières se baissent, Adeline Moreau et son violoncelliste entrent en scène.

Adeline      .       Violonceliste_Adeline

Adeline Moreau est une jeune chanteuse qui a du Amélie les Crayons dans la voix. Mais seulement dans la voix, les textes sont nettement moins farfelus. Je n'ai pas trop accroché, trouvant que nous avons encore là une des nombreuses chanteuse derrière son piano qui fait des petites chansons mignonnes... En écoutant son myspace en même temps que je rédige ce post, je me dis que je préfère déjà plus ce que j'entends en ce moment. A suivre... de près ou de loin, selon les goûts de chacun.

A la fin de son set, nous avions prévu de faire une surprise à Franck et de monter sur scène pour chanter tous ensemble "Les bancs". Arrive donc sur scène la "chorale" de Bordeaux Chanson, composée de certains membres de l'association et de quelques électrons (les sifflements viennent des coulisses, je me demande qui c'est...):

Il est environ 21h45, Franck entre en scène (Wééééééééééé!!!!!!! Youhouuuuuuuuuuuuu!!! je suis sympa, je vous retranscris l'ambiance... Wééééééé!!!)

Franck

Les chansons s'enchaînent, les émotions aussi...

- Quand on arrive à Malidor
- L'étranger (une nouvelle chanson! Ne vous emballez pas sur les titres que je donne aux petites nouvelles, ce ne sont pas les bons. J'en ai fait part à Franck qui s'est bien marré... L'étranger vous surprendra par son style blues "sautillant" comme dirait Mr K)
- Les bancs (et oui, on l'a déjà chanté! Mais il faut bien avouer que là, ce n'est pas la même chose... "Les bancs" traitent ce soir de la solitude dans les grandes villes et des places dans les crèches)
- Mandoline (encore une nouvelle dont le titre n'est toujours pas le bon)
- La routine
- Autoportrait ou John (avec Leito, on penche plus pour ce titre là. Une superbe nouvelle chanson autobiographique qui parle d'un certain Jonh (ah bon? Vous aviez devinez? Vous êtes trop forts!))
- Malidor (ma préférée du dernier album que je vous mets en vidéo à la fin de ce post)
- L'esclandre
- La langue des chats
- Comme les journées sont longues
- 18 ans
- T'aimer (Mr K est tout content)
- Trop de lichen
- Cesare Pavese
- J'adore t'écrire

Rappel:
- Souris (spécialement pour le petit bout présent dans la salle qui se fait beaucoup entendre. Il faut le comprendre aussi, des heures et des heures de chansons qu'il connait pas... "je ne sais pas ce que vous lui faites écouter à la maison...")
- Paco aime Claudine
- Fiancés (devant la scène, en acoustique, il est presque sur nos genoux)
- Gros coeur (idem que la précédente, avec la larme au coin de mon oeil en plus)

Trop court (sauf pour ma tante qui n'a pas du tout aimé... Ma sentence sera terrible: c'est décidé, je la renie, elle et son chat de 5 mois qui m'a attaqué pendant 2 jours!)!!! Oui, je sais, il a chanté 19 titres, mais c'est toujours trop court... Et toujours trop long avant de le retrouver pour un autre concert...

En attendant, on se donne tous rendez-vous à Malidor:

lundi 7 juillet 2008

Dans les yeux d'Elsa...

J'espère qu'Aragon me pardonnera cette référence hautement littéraire avec l'objet bizarroïde de ce jour, à savoir le clip "culte" de "T'en vas pas" d'Elsa. C'est du gratiné...

 

J'ai longuement hésité à vous le proposer, finalement je me suis décidé à le poster. Je sais, c'est cruel et sadique! En même temps, nous ne vivons pas sur un monde paisible et inoffensif. Si vous surmontez cette épreuve, je pense que vous pourrez légitimement prétendre à une vie meilleure. Mais attention!!! Cette expérience auditive est semée d'embûches: paroles à haut degré intellectuel, de grands et amples mouvements de caméra et une chanteuse en état de grâce (sic!). Bonne chance dans cette confrontation avec vous même et à bientôt.

T'en va pas
Si tu l'aimes t'en va pas
Papa si tu l'aimes dis-lui
Qu'elle est la femme de ta vie vie vie
Papa ne t'en va pas
On peut pas vivre sans toi
T'en va pas au bout de la nuit

Nuit tu me fais peur
Nuit tu n'en finis pas
Comme un voleur
Il est parti sans moi
On n'ira plus au ciné tous les trois

Nuit tu me fais peur
Nuit tu n'en finis pas
Comme un voleur
Il est parti sans moi
Papa si tu pensais un peu à moi

Où tu vas, quand tu t'en vas d'ici ?
J'arrive pas à vivre sans toi
Avec la femme de ta vie vie vie
Papa fais pas d'connerie
Quand on s'aime on s'en va pas
On ne part pas en pleine nuit

Nuit tu me fais peur
Nuit tu n'en finis pas
Comme un voleur
Il est parti sans moi
Tu m'emmèneras jamais aux USA

Nuit tu me fais peur
Nuit tu n'en finis pas
Comme un voleur
Il est parti sans moi
Papa j'tassure arrête ton cinéma

Nuit... sans moi
Papa j'suis sure qu'un jour tu reviendras

Nuit... sans moi
Papa j'tassure arrête ton cinéma

Nuit... sans moi
Papa j'suis sûre qu'un jour tu reviendras
(2x)

Posté par Mr K à 11:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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vendredi 25 avril 2008

Franck Monnet au Bokal, Bordeaux, le 14/04/08

Franck1

Comment ça, je suis une grosse bargeote monomaniaque pour aller voir le même concert 2 fois de suite à 1 jour d'intervalle!? Oh hein, ça va hein!?! Premièrement, je ne suis pas la seule (oui je sais, c'est pas une raison valable mais ça rassure... un peu...) et deuxièmement je n'aurais râté ce second soir pour rien au monde!

Le concert de ce soir est différent de celui de la veille, il y a plus de monde, on retrouve 3 personnes bien sympathiques et je me sens mieux dans mon siège (les gens qui me connaissent bien savent à quel point l'espace qui m'entoure et ma position dans celui-ci sont importants (j'avoue, je suis limite folle!)... pour les autres, vous venez de l'apprendre (là je parle de l'environnement proche hein!!!))

Ce soir, encore une fois seul à la guitare, Franck nous interprète:

- Les bancs
- La langue des chats (on peut dire merci aux immeubles hausmanniens car c'est grâce à eux qu'elle existe)
- Soliloque (Sans dec!? Il y a VRAIMENT des embouteillages à La Souterraine!? O_O )
- Les embellies de Mai (dédié ce soir aux artistes qui en chient)
- Elle est du soir
- La routine
- L'esclandre ("le moment de la bourrée! La... bourrée... éE!!!" Classe... 2/20! (j'avoue qu'à l'oral c'est beaucoup plus compréhensible mais je la laisse quand même!))
- Le livre ouvert
- Comme les journées sont longues
- Paco aime Claudine (Wééé! Encore!!! Elle date de 1986! Et moi, j'étais encore sur le pot... 4 ans... ça calme...)
- Bruno
- Ma demeure (elle est passée :) )
- Malidor (situé ce soir entre la Charente-Maritime et la Corse)

Total acoustique désormais pour:

- Le pinceau à chansons (Raaaa, ça ça fait drôlement plaisir parcequ'elle se fait trop rare! Elle est pour Franck "comme un gros chat")
- Au grand jour (Initialement prévue sous le nom de "Dimanche soir")
- Cesare Pavese
- Trop de lichen
- Pourtant
- Ton journal intime (écrite à la base pour Alain Chamfort. T'es content que ce soit finalement Franck qui la chante hein Leto? ;) )
- La vanité
- J'adore t'écrire (encore un amour transi en 1992. Dis Mr K, c'est quand que tu m'écris une chanson!!?!)

Rappel:

- Fiancés (je me rattrape de la veille en m'improvisant souffleuse)
- T'aimer
- Sur le pont d'Avignon
- Gros coeur (qui me boulverse... Merci Franck, même si elle me fait mal, elle m'aide ta chanson...)

Pour ce concert inoubliable avec des moments très très forts, un seul mot me vient: "WAHOU!". Une discussion avec Franck où j'expose ma thérorie du bon et du très bon concert à la manière des Inconnus et de leur chasseur. Là, ya pas à dire c'était BIEN! Ce concert restera dans ma mémoire comme l'un des meilleurs auquel j'ai assisté (et je n'en suis pas à mon coup d'essais... 10, 20, 30... Quand on aime... monomaniaque je vous dis...). Comme quoi Cécé peut parfois rester sans voix... WAHOU!!!

Merci à Leto et son amie pour ces soirées partagées. Avec Mr K, on est très heureux d'avoir fait votre connaissance.
Merci à phil, t'es mieux que le tramway!
Et surtout, merci à toi Franck pour "ce plaisir qui nous dépasse". Vraiment...

Posté par Nelfe à 20:31 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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