mercredi 5 décembre 2018

10 films, 10 claques !

Suite au challenge IG, 10daysmoviechallenge, où je devais livrer dix clichés de films qui m'ont marqué, certains d'entre vous souhaitaient que je donne quelques explications à ces choix que vous imaginez cornéliens. Dur dur en effet de pouvoir sortir LES dix films qui m'ont le plus inspiré, "émotionné" ou encore frappé. Le fait est que ma liste était bien plus longue et que sans doute, je referai l'exercice avec notamment une sélection de films plus anciens. Voici donc à nouveau les dix images avec cette fois-ci pour chacune d'entre elles une petite légende pour l'accompagner !

1

Blade runner de Ridley Scott (1982). Sans aucun doute, un de mes films SF préférés, tiré de mon auteur favori de science-fiction : Philip K. Dick. Il n'a pas pris une ride avec des effets spéciaux fascinants, une ambiance polar bien poisseuse, des acteurs en état de grâce et un univers paranoïaque très bien rendu où l'on se rend bien compte une fois de plus que l'être humain est une belle saloperie. Je retiendrai tout particulièrement la scène sur les toits avec le duel final entre Harrison Ford et Rudget Hauer et surtout l'histoire d'amour folle entre Deckard et Rachel. J'avoue, je pleure à chaque fois. Petite info supplémentaire, je vais pouvoir ENFIN le voir au cinéma en mars prochain car le cinoche de Lorient le diffuse de nouveau début 2019. Hâte d'y être !

2

Brazil de Terry Gilliam (1985). Terrible et définitif, j'ai régulièrement la chanson éponyme en tête et je ne peux m'empêcher de voir dans cette oeuvre une vision prémonitoire de ce que nous vivons aujourd'hui. Le monde est devenu fou et Gilliam l'avait prédit. Le règne de l'apparence, l'individualisme forcené, la fin des rêves et de la poésie, le totalitarisme moral et la bien-pensance au pouvoir, la bureaucratie exacerbée... autant d'éléments remarquablement traités par un cinéaste génial, servi par une troupe d'acteurs au diapason et nous livrant une fin tétanisante qui me laisse à chaque fois sans voix. Une oeuvre culte !

3

The Big Lebowski de Ethan et Joel Coen (1998). Sans conteste, MON film préféré ! Celui que j'ai vu le plus de fois (on doit pas être près de la cinquantaine de visionnage). C'est un film incroyable, complètement barré où l'on trouve tout entre comédie et drame, un personnage au charisme incroyable (Jeff Bridge, je t'aime !), des dialogues inoubliables que j'aime à ressortir à l'occasion, toute une série de persos frappadingues, une intrigue tortueuse et farfelue, une inventivité de tous les plans en terme de technique pure et au final un plaisir de cinéphile toujours intact malgré les années qui passent.

4

La Cité de la peur d'Alain Berbérian (1994). Là encore, un film culte, ma comédie préférée dont je connais les dialogues par coeur. C'est bien simple avec Nelfe et mes potes, il n'y a pas une semaine où l'on ne cite pas un dialogue de ce film au moins une fois dans le quotidien ou en soirée. Des gags en cascade, un humour destructeur comme je les aime et un état d'esprit bien gamin qui fait toujours mouche. D'ailleurs, rien que d'en parler, ça me donne envie de le re-regarder !

5

L'Antre de la folie de John Carpenter (1994). Dans le genre flippant, ce film se pose là. Belle plongée en enfer pour Sam Neill qui recherche un auteur d'épouvante qui a mystérieusement disparu. Métrage superbement bien réalisé, doté d'une BO du feu de Dieu et d'un personnage principal qui ne sait plus faire la différence entre le réel et l'imaginaire, ce film est un bijou de construction et de déconstruction qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile. À voir absolument !

6

Dancer in the dark de Lars Von Trier (2000). Vu deux fois au cinéma à l'époque et totalement traumatisé à chaque fois, j'étais liquide à chaque fin de séance ! Fan inconditionnel de Bjork et de Von Trier, ces deux là se sont trouvés et même si la relation fut orageuse entre eux durant le tournage, ce film est une merveille de drame intimiste comme sait si bien les tourner ce cinéaste hors norme. Très beau, d'une sensibilité à fleur de scène, on passe un moment exceptionnel mais aussi très rude. Un véritable électro-choc dont j'appréhende toujours le revisionnage !

7

Fight Club de David Fincher (1999). Le film coup de poing qui fait réfléchir et se trouve à la genèse de mon engagement et de ma philosophie. Oeuvre culte à sa manière, sans concession et d'une beauté mortifère incroyable, j'en ai des frissons rien qu'à l'évoquer. Critique acerbe de nos sociétés de consommation, remarquable portrait d'un homme perdu et analyse fine des manipulations de masse, c'est puissant, déroutant et totalement irrespectueux. J'adore !

8

Lost Highway de David Lynch (1997). Sans doute l'un des films les plus space que j'ai pu voir au cinéma. Je suis sorti complètement assommé par la séance et j'y suis retourné le lendemain tant j'avais envie de replonger dans cet univers interlope qui m'a fait découvrir un de mes réalisateurs préférés. Sans queue ni tête, d'une noirceur sans égale, d'une beauté formelle nette et sans bavure, une BO géniale qui m'a fait découvrir quelques artistes que je trouve incontournables (Nine inch nails notamment) et un Bill Pullman totalement azimuté font à mes yeux de ce film une pièce de choix.

9

Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000). Là encore un film qui m'a pris à la gorge avec ce portrait à multiples facettes de l'addiction sous toutes ses formes. Deuxième film de son réalisateur, c'est un coup de maître millimétré au plan près et qui ne laisse vraiment aucune échappatoire à ses personnages et à ses spectateurs. Acteurs incroyables (mention spéciale à Ellen Burstyn, bouleversante), scénario d'une noirceur sans égale, un BO terrifiante (j'ai été assez con pour l'acheter en plus ! LOL !) et un orfèvre à la caméra font de ce film un classique dont on entendra encore parler pendant longtemps.

10

The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman (1975). L'ovni de ma sélection, un film culte entre tous que j'ai eu l'honneur de voir à Paris dans les séances spéciales complètement débridées qui lui sont dédiées au Studio Galande chaque mois. Romance, érotisme, fantastique, SF, irrévérencieux à souhait, j'aime cette oeuvre totale portée par un Jim Curry absolument génial. Cette comédie musicale totalement déjantée est un bonheur à regarder, un plaisir coupable que je réitère régulièrement !

En voila terminé pour cette sélection très suggestive et forcément incomplète... Mais comme dit plus haut, je reviendrai sans doute bientôt vous reparler de quelques autres coups de coeur cinématographiques et peut-être ainsi, vous donner envie de les découvrir à votre tour ou de les revoir encore et encore... Si vous voulez vous plier au jeu à votre tour, ne vous privez pas !

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samedi 27 octobre 2018

Challenge "Livra'deux pour pal'Addict" de fin d'année 2018

Ca y est, on ne nous arrête plus ! Après avoir mis entre parenthèse nos participations au challenge "Livra'deux pour pal'Addict" pendant 3 ans, voilà qu'on en enchaîne deux d'affilés ! Gare à la surchauffe, on n'a plus l'habitude avec faurelix ! Bon, ben, c'est reparti...

Livra'deux pour pal'Addict

Les règles sont simples, on choisit chacune dans la PAL de l'autre trois livres :
- qu'on a lu et aimerait faire découvrir à son binôme
- dont on aimerait avoir l'avis d'un ami
- dont les titres nous interpellent pour leur résumé...

Le but est surtout de faire ressurgir des tréfonds de nos PAL des romans qu'on a un peu tendance à laisser prendre la poussière !

Pour cette session, les 3 livres choisis par faurelix sont :

- "Assez de bleu dans le ciel" de Maggie O'Farrell car ce livre l'a carrément emballée et qu'elle s'est sentie bien dans ce bouquin.
- "Purge" de Sofi Oksanen qu'elle a longtemps hésité à s'acheter ou à emprunter...
- "Comme dieu le veut" de Niccolo Ammaniti qui est depuis longtemps dans ma PAL et qui a tous les ingrédients pour me plaire : misère sociale, un père et son fils, personnages paumés, exclusion, organisation d'un casse. Selon faurelix, il est pour moi ce bouquin !!

Mes 3 propositions pour faurelix :

- "La Sirène" de Camilla Läckberg parce que je viens justement de le terminer il y a quelques jours (la chronique ne va pas tarder ici même) et qu'on ne doit pas laisser un roman de Camilla trop longtemps dans un coin ! En plus, il est chouette celui-ci.. Et la fin... Pfiou...
- "Thérapie" de Sebastian Fitzek parce que c'est un peu comme elle avec "Purge", c'est un roman que j'ai croisé souvent sans jamais me décider totalement à le prendre. Pourtant il me fait envie... A voir par la suite, selon son avis (si c'est celui-ci qu'elle choisit).
- "Une Pièce montée" de Blandine Le Callet pour changer un peu des thrillers et qui me parait bien drôle !

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Comme-Dieu-le-veut

Et bien elle a carrément raison la copine et en relisant la 4ème de couv', j'ai vraiment envie de lire "Comme dieu le veut" de Niccolo Ammaniti ! Prévisible la Nelfe ? Oh si peu !

L'histoire : Rino Zena et son fils Cristiano vivent ensemble dans une plaine désolée. Les services sociaux menacent le père, chômeur alcoolique et nazi, de lui retirer la garde de ce fils qu'il éduque par la terreur, malgré l'amour viscéral qu'il lui porte. Accrochés l'un à l'autre, ils survivent dans une sorte de dignité dénaturée. Avec ses deux étranges amis, le père décide d'améliorer leur existence misérable en préparant un casse. Cette nuit-là, la pluie, les crues du fleuve et les torrents de boue balaient tout sur leur passage. De cette tempête apocalyptique et meurtrière émerge la figure lumineuse d'une jeune victime expiatoire, qui va changer à jamais le destin de chacun...

Pour découvrir le choix de faurelix, c'est par ici.

C'est parti pour ce challenge qui se terminera le 30 janvier 2019. Bonnes lectures à ceux qui participent !

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vendredi 24 août 2018

Challenge "Livra'deux pour pal'Addict" version 2018

Ma dernière participation au challenge "Livra'deux pour pal'Addict" date de 2015 ! Challenge que je connais bien pour y avoir participer plusieurs fois, j'ai profité d'une frénésie de lecture et un "Week-end à 1000" pour proposer à ma copinaute faurelix de retenter l'aventure avec moi.

Livra'deux pour pal'Addict

Le principe du challenge est simple: en binôme, chacun choisi dans la PAL de l'autre, trois livres :
- qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
- dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
- dont les titres l'interpellent pour leur résumé...

Les 3 livres choisis par faurelix :

- "La Voleuse de livres" de Markus Zusak pour lequel elle n'a pas hésité car elle l'a adoré. La 2ème GM vue sous l'angle de la mort, roman très original qui l'a énormément touchée, elle en garde un précieux souvenir.
- "Petit traité sur l'immensité du monde" de Sylvain Tesson. Elle ne connaissait pas ce titre mais le résumé lui parle : marcher, prendre le temps de la vie...
- "Prince d'orchestre" de Metin Arditi. Elle a découvert l'auteur cet été et a trouvé sa plume sublime. Elle a remarqué que je n'avais jamais lu un ouvrage de lui alors elle m'incite à le faire avec celui-ci qui en plus parle de musique et que je devrais bien aimer.
- En bonus (parce qu'il n'y a pas de thriller dans cette sélection et qu'il FAUT un thriller) : "Fais-le pour maman" de François Xavier Dillard. Voici un auteur qu'elle veut lire depuis très très longtemps et Mr K a relancé son envie dernièrement...

Mes 3 propositions pour faurelix :

- "Aveu de faiblesses" de Frédéric Viguier que j'ai lu à sa sortie et qui a été une claque ! On frémit et on s'indigne pendant toute la durée de la lecture. Et quel final ! Un roman que j'ai avalé en une après-midi et que je conseille vivement !
- "Bakhita" de Véronique Olmi - une superbe histoire (vraie), douloureuse et pleine d'espoir à la fois. L'écriture est simple et fluide, les pages s'enchainent. Un sujet dur servi dans un écrin. Superbe !
- "L'heure trouble" de Johan Theorin - un roman que j'ai dans ma PAL depuis bien longtemps et qui sera peut-être de sortie si faurelix m'en persuade.

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petit traité

De mon côté, je choisi "Petit traité sur l'immensité du monde" de Sylvain Tesson parce que je ne sais pas résister à cet auteur dont j'aime la philosophie qui consiste à profiter de chaque instant et se reconnecter avec la nature. Exactement ce qu'il me faut en ce moment !

Pour découvrir le choix de faurelix, c'est par ici (si cela lui fait réveiller son blog).

C'est parti pour ce challenge qui se terminera le 31 octobre 2018. Bonnes lectures !

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jeudi 9 février 2017

"Zulu" de Caryl Férey

Zulu FéreyL'histoire : Enfant, Ali Neuman a fui pour échapper aux milices de l'Inkatha en guerre contre l'ANC. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'il a enduré... Devenu chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec la violence et le sida. Les choses dérapent lorsqu'on retrouve le cadavre d'une fille blanche massacrée après avoir absorbé une nouvelle drogue aux pouvoirs effrayants. Les townships - misère totale en bordure de plages idylliques - perdent leurs repères sous la pression de nouveaux arrivants. Neuman, dont la mère a été agressée, envoie en aveugle son bras droit sur une piste plus que dangeureuse... Si l'apartheid a disparu, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre...

La critique Nelfesque : "Zulu" était dans ma PAL depuis 5 ans (!!!) et en surfant sur le net mi-janvier, j'appris que l'auteur, Caryl Férey, venait faire une rencontre avec ses lecteurs à la librairie "Au Vent des mots" à Lorient 10 jours plus tard. L'occasion est trop belle pour enfin lire ce roman et aller discuter avec l'auteur ensuite si l'ouvrage m'a plu !

Et le moins que l'on puisse dire c'est que ce fut le cas ! Un mot pour décrire cet ouvrage et l'écriture de Férey : incisif ! L'auteur n'hésite pas à aller là où ça fait mal, à malmener ses personnages, à surprendre ses lecteurs et ça vraiment j'adore. Les happy ends, très peu pour lui. On est ici dans du thriller noir à l'ambiance glauque et poisseuse. Si vous n'aimez pas les romans qui laissent peu d'espoir, passez votre chemin. Si par contre, comme moi, vous aimez être bousculé, foncez !

J'ai bien conscience d'arriver 3 ans après la bataille avec ce présent roman. Caryl Férey a une bibliographie longue comme le bras (une vingtaine de romans à son actif) mais je me réjouis d'avance de toute les belles découvertes que je vais pouvoir faire en piochant dedans sans vergogne... C'est ça la magie de la littérature !

"Zulu" a son histoire ancrée à Cap Town (aussi appelée Le Cap) considérée comme la cité mère d'Afrique du Sud et ville la plus australe du continent africain à 50km du Cap de Bonne-Espérance. Par la plume de Caryl Férey, on ressent la chaleur, la moiteur, l'ambiance des townships (quartiers pauvres en périphérie de la ville), la violence, le coeur de l'Afrique et ses croyances. Je ne pense pas que ce roman donne vraiment envie de découvrir cette ville (euphémisme) ou l'Afrique du Sud en général tant un sentiment d'insécurité se dégage de ces pages mais l'ensemble est bouillonnant et invite le lecteur avide de sensations fortes à poursuivre sa lecture avec toujours plus d'intérêt et de rage.

Caryl Férey ne nous laisse pas une minute de repos dans son histoire somme toute classique mais enlevée par une écriture rythmée et un sens de l'à-propos juste et maîtrisé. Le lecteur suit ici Neuman, un chef de la police criminelle black avec une histoire personnelle forte et une passion pour son travail. Neuman en est là aujourd'hui parce qu'il a bossé pour. Il est réglo, acharné et respecté par ses pairs. Il veille également sur sa mère, âgée et handicapée, un personnage atypique au caractère bien trempé. Dans un contexte post apartheid lourd et des frontières encore floues, un cadavre de jeune fille blanche est retrouvée dans un parc. Un cadavre mutilé pouvant être en lien avec une nouvelle drogue en pleine expansion. Entre stupéfiants, sexe, vaudou, croyances ancestrales et haine de l'autre, Caryl Férey nous entraîne dans une course contre la montre palpitante et effrénée.

N'hésitant pas à trancher dans le vif, l'auteur nous sert ici un roman bouillonnant et explosif. Un excellent ouvrage noir qui ravira tous les mordus de thriller qui attendent plus qu'une simple histoire bien construite. Surprises, psychologie, intensité, contextualisation : tout est là et c'est du tout bon ! Une expérience vivifiante qui fait du bien à tout amateur de polar qui se respecte !

Ce roman a été adapté au cinéma par Jérôme Salle avec Forest Whitaker et Orlando Bloom dans les rôles principaux. La bande-annonce punchy retranscrit bien l'énergie du roman, un film que je visionnerai sans doute à l'occasion.

Pour la petite histoire, je n'ai malheureusement pas pu rencontrer l'auteur puisque la date initialement prévue a été décalée et que mon agenda ne me permettait plus de m'y rendre. Je suis déçue mais j'espère pouvoir lui dire un jour tout le bien que j'ai pensé de son roman (et sans doute en découvrir d'autres entre temps !).

mardi 30 août 2016

"Prenez soin du chien" de J. M. Erre

Prenez soin du chien de JM ErreL'histoire : Rue de la Doulce-Belette, Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, et Eugène Ruche, peintre sur coquilles d'œuf, habitent en vis-à-vis. Chacun suspecte l'autre de l'épier. La méfiance règne, d'autant plus que le voisinage n'est pas spécialement sain d'esprit. Sans compter les commérages de Mme Ladoux, la gardienne... Quand un cadavre est découvert, c'est une véritable psychose qui s'installe. Seraient-ils allés trop loin ?

La critique Nelfesque : Voici un roman que j'avais fortement envie de découvrir depuis longtemps ! Pour ne rien vous cacher, c'est la petite accroche à l'arrière de l'édition poche qui m'intrigait : "Entre l'érotomane scato du dessus, l'évaporé zoophile d'à côté et l'exhibitionniste d'en face, je commençais à me faire du soucis." Pas moi ! Ce roman m'a tout l'air d'avoir été écrit pour moi !

J. M. Erre nous fait entrer dans deux bâtiments en vis-à-vis de la rue de la Doulce-Belette à Paris (ne cherchez pas cette rue, elle n'existe pas (oui, j'ai vérifié)) et nous présente tour à tour ses habitants. Nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet puisque l'histoire commence par un décès survenu au n°5. Un appartement se libère et Max Corneloup fait son entrée. Auteur de romans-feuilletons pour la radio, c'est une aubaine pour lui de trouver ce parfait petit nid. Calme, grand et abordable, son nouveau chez lui à tout pour plaire. Ou presque... Puisqu'en face vit Eugène Fluche, un personnage atypique qui passe ses journées à peindre sur des coquilles d'œuf et semble prendre un malin plaisir à l'épier. Un sentiment que celui ci partage puisque depuis que Max a emménagé, il se sent sans arrêt espionner par lui. A la Doulce-Belette, on n'est plus tranquille et un vent de paranoïa souffle sur ses habitations.

"Prenez soin du chien" est un roman hanté par des personnages farfelus. Max et Eugène sont les protagonistes de cette histoire et sont accompagnés par les habitants hors norme qui peuplent les autres appartements. Tous plus truculents les uns que les autres, ils font régner dans les couloirs un vent de légèreté et de folie des plus plaisants à lire (à vivre, c'est une autre histoire) !

C'est lors de son emménagement que Max Corneloup commet l'irréparable. En lâchant un lourd carton au sol, il écrase par mégarde Hector, le petit chien de madame Brichon. Un acte malheureux qui va engendrer toute une série d'événements abracadabrants qui vont entraîner le lecteur dans une spirale de parano fun et déjantée. Personnages hauts en couleur, situations ubuesques, l'humour est au détour de chaque page et la lecture se transforme peu à peu en pur délire avec de grands éclats de rire à la clé.

Drôle et original, "Prenez soin du chien" est aussi un roman policier très efficace. Derrière le meurtre d'Hector et le premier macchabée retrouvé rue de la Doulce-Belette semble se tenir un mystère bien plus grand encore. Et lorsqu'une nouvelle mort survient à mi-roman, c'est dans une course policière effrénée que l'auteur nous embarque. Une histoire tout à fait crédible dans le ton décalé de l'ensemble, un rythme haletant et toujours une plume vive et cynique qui ravit les adeptes du second degré et de la caricature.

Challenge sans nom - Légèreté

Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement de lire ce roman. Férocement drôle et surprenant, il ne ressemble à rien d'autre et fait passer au lecteur un excellent moment. On rit beaucoup et ça fait du bien. Un roman léger et prenant à la fois. Une vraie réussite d'écriture !

Ce roman a été lu dans le cadre du "Challenge sans nom" avec ma copinaute faurelix.


samedi 30 juillet 2016

Le Challenge sans nom - V3

Après avoir pris mon temps dans la rédaction de ma chronique sur "Wisconsin"  de Mary R Ellis, il est plus que temps de vous présenter la 3ème édition de notre Challenge sans nom avec faurelix !

Rappel du principe du CSN : on choisit chacune 2 romans dans la PAL de l'autre selon un thème imposé et on s'engage chacune à en lire un dans un délai imparti. Cette fois ci, nous nous donnons 3 mois pour éviter la période de rentrée avec le stress et les obligations qu'elle impose.

Notre challenge se veut libre, on peut donc lire les 2 si on le souhaite, raccourcir le délai ou le rallonger à notre guise. Pas de contrainte.

Challenge sans nom - Légèreté

Pour cette troisième édition, le thème est "Légèreté". Parce que la légèreté évoque parfaitement la période estivale, l'idée est de lire cette fois ci un ouvrage léger tout style confondu.

Le challenge commence maintenant et prendra fin le 15 octobre prochain.

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Pour faurelix, j'ai choisi "Funny girl" de Nick Hornby parce que le nom déjà est évocateur et que l'histoire laisse à penser un roman bien sympathique et drôle. Swinging Sixties, humour, pop culture et divertissement au programme.

funny girl

Mon deuxième choix est "Il est de retour" de Timur Vermes parce que ça a l'air complètement déjanté et improbable. En 2011, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin et il n'est pas content. Une satire sur nos sociétés fascinées par la célébrité et le culte de la personnalité, moi ça me plait !

Il est de retour

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De son côté, faurelix a dégoté dans ma PAL "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen" de Arto Paasilinna. Elle ne connait pas ce roman mais pour avoir déjà lu l'auteur, ça peut être une lecture légère et déjantée.

Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen de Arto Paasilinna

En second choix, elle me propose "Prenez soin du chien" de J.M. Erre parce que ce livre semble remporter l'adhésion d'un grand nombre et que cet auteur l'intrigue depuis un moment déjà.

Prenez soin du chien de JM Erre

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Pour cette édition ci, je choisis de lire "Prenez soin du chien" de J. M. Erre. L'autre me fait aussi très envie (normal puisqu'il est dans ma PAL) mais j'avoue que le côté policier de celui-ci lui fait prendre une petite longueur d'avance.

Pour découvrir le choix de faurelix, je vous laisse vous rendre sur son blog. Challenge sans nom V3, top départ !

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samedi 23 juillet 2016

"Wisconsin" de Mary R. Ellis

Wisconsin

L'histoire : La famille Lucas vit dans le nors du Wisconsin, belle terre oubliée peuplée d'ouvriers européens immigrés et d'Indiens Ojibwés. John, violent et alcoolique, passe son temps dans les bars, quand il ne s'acharne pas sur sa femme et ses enfants. L'aîné, James, lassé des frasques paternelles, s'engage pour le Vietnam. Il ne reviendra pas, laissant son jeune frère Bill à ce sombre quotidien. Seuls les Morisseau veillent de loin et le soutiennent pendant le périlleux passage de l'enfance à l'âge d'homme. Mais au coeur de cette nature immuable et splendide qui panse les blessures et apaise les peurs, ce qui reste d'amour donne doucement la force de survivre.

La critique Nelfesque : Voici un roman aussitôt acheté, aussitôt lu (c'est assez rare pour être souligné tant les bouquins s'accumulent dans ma PAL). Séduite par sa couverture et son histoire, sans rien connaître de l'auteure, Mary R. Ellis, et sans avoir jamais entendu parler de cet ouvrage ci, je sentais qu'il pourrait me plaire et suis repartie avec. Comme j'ai bien fait !

Dans "Wisconsin", on suit Bill Lucas de l'enfance à l'âge adulte. L'histoire commence en 1967 en pleine période de la Guerre du Vietnam. Bill est un enfant rêveur. Il aime les animaux, s'invente des histoires dans la cour de la ferme familiale et vit de grandes aventures. Dans son entourage, la vie n'est pas rose. Son père, John, est un homme violent qui n'hésite pas à taper sur sa femme les soirs où l'alcool qu'il ingurgite quotidiennement se fait mauvais dans ses veines. Absent souvent, il laisse aux bons soins de Claire la gestion de la maison et des enfants. Lassé de cette ambiance invivable, James, l'aîné, va s'enrôler et partir au Vietnam. Un pays d'où il ne reviendra pas...

A la lecture de "Wisconsin", on sent sa gorge se serrer. A chaque page : injustice, misère et horreur. De la ferme des Lucas aux hauts plateaux vietnamiens, de l'alcoolisme à la guerre en passant par les mauvais traitements et les humiliations, c'est toute la vie de Bill que l'on voit défiler sous nos yeux mais également l'Histoire des Etats-Unis, toujours en trame de fond de cette histoire poignante. Seconde guerre mondiale, guerre du Vietnam, recherche d'un eldorado.

Au milieu de ce marasme, une petite lueur de bienveillance est présente chez les Morisseau, un couple de voisin que Bill fréquente depuis qu'il est tout petit. N'ayant pas pu avoir d'enfants eux-même, les petits Lucas sont comme les leurs. Avec discrétion et pudeur, ils vont être présents aux grandes étapes de la vie de Bill, pour le distraire, le soutenir, lui permettre de vivre le deuil de son frère. Sans eux, sa famille, sa ferme, son village et ses habitants l'auraient tué à petit feu...

Vous l'aurez compris, "Wisconsin" est une lecture difficile par les sentiments qu'elle soulève. Quand l'horreur fait place à l'horreur et que les instants de bonheur se font rares, chaque parcelle d'humanité est bonne à prendre et Mary R. Ellis décrit l'ensemble avec beaucoup de justesse sans jamais entrer dans le pathos. Un petit pavé de plus de 400 pages qui nous ensorcelle et qui donne foi en la vie malgré l'âpreté des épreuves rencontrées.

Challenge sans nom - A l'autre bout du mondeCe roman a été lu dans le cadre du "Challenge sans nom" avec ma copinaute faurelix et d'une lecture commune avec une fidèle lectrice du Capharnaüm éclairé, Nathalie, avec laquelle j'ai correspondu au fil de la découverte de ce roman.

dimanche 1 mai 2016

Le Challenge sans nom - V2

Hey, mais on est le 1er mai !? La date du début de notre seconde édition du "Challenge sans nom" avec faurelix ! Après un démarrage en trombe avec notre premier challenge home made, nous voici de nouveau prêtes à repartir à l'aventure. Et de l'aventure, cette fois, il y en aura...

Rappel du principe du CSN (comme on va se côtoyer longtemps lui et moi, on est intime maintenant et il a le droit à son petit sigle) : on choisit chacune 2 romans dans la PAL de l'autre selon un thème imposé et on s'engage chacune à en lire un dans un délai de 2 mois.

Notre challenge se veut libre, on peut donc lire les 2 si on le souhaite, raccourcir le délai ou le rallonger à notre guise. Pas de contrainte.

Challenge sans nom - A l'autre bout du monde

Pour cette seconde édition, le thème est "A l'autre bout du monde". Pour un voyage dans des contrées lointaines, pour la découverte de nouveaux horizons mais aussi peut-être pour des expéditions à l'autre bout des mondes ou dans une temporalité autre que celle que nous connaissons (hey, ça fleure bon les Utopiales ça !).

Le challenge commence maintenant et prendra fin le 1er juillet prochain (enfin... si on en a ENVIE !)

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Pour faurelix, j'ai choisi "L'héritière de Jacarta" de Tamara McKinley parce que j'aime beaucoup cette auteure, que le premier livre que j'ai lu d'elle ("La Dernière valse de Mathilda") m'avait vraiment transportée en Australie et qu'on ne peut pas passer à côté d'elle quand on parle de voyage en littérature. 

héritière de jacarta

Mon deuxième choix est "Replay" de Ken Grimwood parce qu'un peu de voyage temporel, ça ne fait pas de mal ! C'est le seul roman de ce type dans la PAL de faurelix. On s'éloigne de son genre de prédilection mais je suis persuadée qu'elle aimera ce roman. Je l'ai lu pour ma part lors de notre dernier voyage en Thaïlande et l'avais découvert, pour le coup, "à l'autre bout du monde".

replay

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De son côté, faurelix a dégoté dans ma PAL "Eclair d'été" de Tamara McKinley (c'est juré, on ne s'était rien dit avant) parce qu'il est effectivement difficile de passer à côté quand il est question de voyage. Au programme, un trip de l'Irlande à l'Australie et une petite romance en cette saison qui devrait bien passer.

Eclair d'été

En second choix, elle me propose "Wisconsin" de Mary R Ellis parce qu'elle a hésité longtemps avec d'autres titres mais une fois tombée sur celui-ci, elle a craqué pour son histoire. M'est avis que si je le lis et qu'il me plaît, il atterrira directement dans sa wishlist... (tu parles d'un challenge pour faire baisser nos PAL toi !)

Wisconsin

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Pour cette édition ci, je choisis de lire "Wisconsin" de Mary R Ellis. J'avais prévu de le lire très prochainement en LC avec une de nos fidèles lectrices (coucou Nath) et comme j'ai un rythme de lecture ralenti ces derniers temps, je le prends comme un signe du destin !

Pour découvrir le choix de faurelix, je vous laisse vous rendre sur son blog. Et hop, c'est parti !

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vendredi 15 avril 2016

"Chroniques de l'asphalte 1/5" de Samuel Benchetrit

chroniques de l'aslphalte 1L'histoire : A trente ans, Samuel Benchetrit décide d'écrire ses mémoires ! Ce premier tome raconte son enfance, avec humour et légèreté.

La chronique Nelfesque : J'ai eu un gros coup de coeur pour "Asphalte" de Samuel Benchetrit, sorti au cinéma à l'automne dernier. Au hasard d'une déambulation dans un magasin de seconde main, j'étais tombée quelques jours plus tard sur les 3 tomes édités à ce jour de ses "Chroniques de l'asphalte" et ce jour là, j'ai littérairement sauté de joie. Ayant attrapé la grippe il y a quelques semaines, j'en ai profité pour me plonger dans le premier volume. J'avais envie de lire quelque chose de léger que je pouvais facilement assimiler dans mon état second (ceux qui ont déjà essayé de lire avec de la fièvre, des courbatures et les yeux qui pleurent me comprendront...). Le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai sorti là l'ouvrage qu'il me fallait et j'ai adoré cette lecture.

Dans ce premier volume, Samuel Benchetrit revient sur son enfance en banlieue parisienne, dans une cité faite de barres et de tours. Nous le retrouvons ici avec sa famille, sa petite bande d'amis et ses voisins d'immeuble singuliers.

Je ne suis pas adepte de nouvelles d'ordinaire mais j'avoue qu'ici le charme a opéré dès la première page. Chaque nouvelle s'attarde sur un appartement et ses habitants. Le lecteur fait ainsi connaissance tour à tour avec l'occupant du "1er étage face ascenseur", du "2e étage droite sur le palier", du "6ème étage"... jusqu'au 12e. Une famille d'éboueurs laissant tout un quartier sous les ordures lors de la mort du père, un homme à qui tout réussit et qui finit par déménager, un voisin paraplégique après avoir trop pédalé sur son vélo d'appartement, les correspondants italiens au collège...

L'auteur relate avec beaucoup de tendresse un quotidien fait de béton, de rituels qui rythment chaque journée, de petites bêtises de gamins de banlieue, d'école buissonnière et de trafics en tout genre. C'est le temps de la pré-adolescence et de ses questionnements, des prémisses d'une vie sexuelle, des premiers deuils mais aussi l'époque où chaque gamin s'éveille à la vie, porte un regard critique sur son entourage et fait des choix qui conditionneront parfois toute sa vie.

Samuel est un petit gars comme les autres. A 14 ans, il porte sur son environnement un regard à la fois naïf et aiguisé, tendre et sans concession. Nous le quittons à la 187ème page alors qu'il s'apprête à partir pour Paris. A 15 ans, Samuel quitte l'école, sa famille et ses amis pour se lancer dans la vie professionnelle en tant qu'assistant photographe. Lui, déjà si attaché aux images, a une vision du monde distanciée par un appareil photo (plus tard, il se mettra derrière des caméras), une petite lorgnette qui lui fera voir ce et ceux qui l'entourent avec poésie et affection.

Dans ces "Chroniques de l'asphalte", le coté artistique de Samuel Benchetrit est bel et bien là. Tout gamin déjà, il pose sur les choses et les gens un regard unique. Chaque nouvelle est une petite pépite de tendresse et d'humour. Là où certains voient dans les banlieue un monde à part, froid et violent, Samuel apporte de l'humanité et de l'amour au détour d'une cage d'escalier. Les relations qui lient les voisins entre eux sont savoureuses et chaque personnage de ces chroniques serre le coeur et attendrit le lecteur.

Benchetrit n'en est pas pour autant aveuglé et ne fait pas ici une ode aux banlieues bisounours et édulcorée. La souffrance perle dans ses mots, dans ces anecdotes qu'il partage avec ses lecteurs. La souffrance mais aussi l'isolement, la solitude, le désoeuvrement parfois. En moins de 200 pages, il rend hommage à ceux qui ont peuplé son enfance, au décor des 15 premières années de sa vie, avec beaucoup de justesse et un ton doux-amer et tragi-comique qui envoûte le lecteur. Il n'occulte pas le racisme, l'antisémitisme, la "violence ordinaire" mais les drape d'un voile de sensibilité, un filtre d'amour qui pousse à la réflexion et à l'empathie (c'est un peu cucul dit comme cela mais l'amour est véritablement présent partout dans ce premier volume comme il l'est également dans son film "Asphalte").

Challenge sans nom - Neuf et vieuxIl a 33 ans lorsqu'il se lance dans cet ouvrage et avec le temps est venue une certaine distance. Le jeune homme a grandi et les "Chroniques de l'asphalte" est le plus bel hommage qu'un homme puisse faire à ses jeunes années. Je ne peux que vous conseiller de les lire et de voir son film. Ce sont de véritables bulles de tendresse qui font du bien dans un monde anxiogène et aseptisé. Merci Samuel !

Ce roman a été lu dans le cadre du "Challenge sans nom" avec ma copinaute faurelix.

dimanche 6 mars 2016

Le Challenge sans nom - V1

Après plusieurs challenges "Destockage de PAL en duo" avec faurelix, nous avons décidé de mener notre barque de notre côté mais toujours ensemble et nous sommes concoctées un nouveau challenge faurelixo-nelfesque ! Le principe est le même, on choisit chacune 2 romans dans la PAL de l'autre selon un thème imposé et on s'engage chacune à en lire un dans un délai de 2 mois. Une base similaire donc mais avec notre patte.

Parce qu'on n'aime pas trop les restrictions, on pourra aussi bien lire les 2 si l'envie nous prend, écourter le délai si on a lu chacune notre roman avant le terme et se lancer tout de suite dans une nouvelle édition ou au contraire le rallonger si la date fatidique est arrivée trop vite. C'est pour cette raison que nous l'avons appelé "Le Challenge sans nom", parce que sans nom on est plus libre de faire ce que l'on veut et que l'on peut faire entrer à peu près tout et n'importe quoi dedans selon les envies !

Challenge sans nom - Neuf et vieux

Pour cette première édition, le thème est "Du neuf et du vieux". Quézako ce thème ? Non, nous n'aurons pas à lire un roman pour bouts de choux versus une épopée de mamies (quoi que, j'aurai pu conseiller "Old School" de John Niven)... Il s'agit plutôt ici de dénicher dans la PAL de l'autre un bouquin qui prend la poussière depuis trop longtemps et un acquis il y a peu. Un petit coup de boost donc pour sortir une vieillerie laissée de côté ou une occasion de lire tout de suite un roman qui nous a fait envie récemment.

Le challenge commence maintenant et prendra fin le 1er mai prochain (enfin... si on en a ENVIE !)

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Pour faurelix, j'ai choisi "L'Heure trouble" de Johan Theorin parce que je l'ai dans ma PAL moi aussi et que j'aimerai bien avoir son avis dessus. Celui ci dort dans sa PAL depuis 2011 et est aussi dans la mienne depuis trop longtemps. Peut-être que son avis me le fera ressortir plus vite !

L'heure trouble

Et dans ses acquisitions récentes, j'ai choisi "Six jours" de Ryan Gattis parce que je l'avais repéré à sa sortie et je l'ai dans ma wish-list. Me tentera-t'elle pour un futur achat ? (comment ça c'est un challenge qui est censé faire baisser ma PAL !?)

6 jours

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De son côté, faurelix a dégoté dans ma PAL "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay. Elle connaît mon amour pour les romans ayant pour thème la seconde guerre mondiale et elle pense que j'ai besoin d'un coup de pouce car celui ci risque de traîner encore longtemps dans ma pile à lire. C'était sa première lecture de cette auteure et elle l'avait franchement apprécié. Après en avoir lu d'autres, elle trouve que celui-ci reste vraiment à part...

elle s'appelait sarah

Et dans le neuf, elle m'a choisi "Les Chroniques de l'asphalte tome 1" de Samuel Benchetrit. Ah, elle se rappelle bien de la joie que j'ai eu de le trouver chez un bouquiniste à l'automne dernier quelques jours après avoir vu le film "Asphalte" au cinéma (mon coup de coeur 2015).

Asphalte tome 1

Pour cette première édition de notre bébé challenge, je choisis de commencer par "Les Chroniques de l'asphalte tome 1" de Samuel Benchetrit. Depuis qu'il est arrivé dans ma PAL je brûle d'impatience de le lire. Voilà, nous y sommes !

Pour découvrir le choix de faurelix, je vous laisse vous rendre sur son blog. Et hop, c'est parti !

Posté par Nelfe à 17:05 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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