lundi 17 mars 2014

Sur ma platine III

Porcupine-Tree-Fear-of-a-blank-planet

Pour commencer, un album qui passe en boucle depuis son achat lors de nos vacances dans le sud-ouest: Fear of the blank planet de Porcupine Tree que j'avais en dématérialisé et dont j'ai trouvé le CD d'occaz à un prix défiant toute concurrence. Groupe de rock progressif britannique mené par leur chanteur, guitariste, compositeur de génie Steven Wilson, dans cet album (le meilleur à mes oreilles!) plutôt coolos, vous retrouverez des morceaux de choix comme s'il en tombait. Mélodies harmonieuses, voix cristalline et parfois plus rocailleuse, riffs sortis de nulle part et une ambiance cotonneuse des plus étrange qui a le mérite d'apporter sérénité et en même temps réflexion quand on prolonge le plaisir en traduisant les paroles. Si vous ne connaissez toujours pas ce groupe, c'est par cet album qu'il faut commencer!

air

En second, l'album que j'amènerai sur une île déserte (avec un lecteur CD et beaucoup de piles me précise Nelfe): la BO du film Virgin Suicide par le groupe d'électro français Air. Très fan des deux frenchies (moins tout de même depuis leurs deux derniers albums), celui-ci est toujours d'une beauté à couper le souffle quatorze ans après son achat. Mélancolique à souhait, il colle remarquablement au film de Sofia Coppola mais tient aussi bien la distance en tant que composition musicale indépendante. Pour ma part, il est sans doute un des trois meilleurs albums de tous les temps post 70'. Un bijou d'écoute, émouvant, prenant et unique. Vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous êtes passés à côté. A noter que la pochette est sublime!

Septicflesh - Communion _Bonus Version_

Enfin, je ne pouvais finir cette sélection du moment sans un album plus rugueux avec ce Communion de Septic Flesh, groupe de death metal symphonique grec (ben oui, ça existe!), comprendre par là quelque chose entre le progressif et le bien violent qui dessoude comme un soir de tempête! Communion est une excellent galette bien metal mais qui épargnera vos petites oreilles sensibles avec des passages mélodiques bien mis en relief par des passages bien puissants et sentis. Les voix mystérieuses du morceau Sangreal vous trotteront longtemps dans la tête si vous vous laissez tenter par l'aventure. Pour ma part, c'est mon réveil matin!

Déjà sur ma platine:
la version n°1
- la version n°2


dimanche 6 novembre 2011

Le rock atmosphérique de White Note

white_note-logo

Voici un premier album comme on aimerait en entendre plus souvent! White Note, c'est quatre musiciens: Nicolas Boblin aux chant et guitares électrique/folk, Paul Jarret aux guitare électrique, choeurs et harmonica, Stéphane Soler à la basse et Dimitris Bouchez à la batterie. Mais avant tout, ce groupe est le fruit d'une rencontre entre quatre étudiants de Paris 8, quatre étudiants en musicologie qui décident en 2004 de faire un bout de chemin ensemble. Les études terminées, ils forment leur groupe en 2007 et commencent à composer. De là découlent l'enregistrement de leur premier EP et quelques concerts mais c'est en 2011 que ces parisiens nous proposent leur premier album autoproduit, "Undo me".

White_NoteVoilà pour l'historique du groupe. Attaquons-nous maintenant au contenu de leur galette. Quel style nous proposent-ils? Bien que flirtant par moment avec la pop, White Note est avant tout un groupe de rock atmosphérique influencé par des groupes tels que Radiohead ou encore Sigur Ros. Rien que ça! Difficile de rivaliser avec ces monstres sacrés.

Alors "Undo me" tient-il ses promesses? Oui, mille fois oui! Ce premier album est de qualité et laisse entrevoir quelques belles promesses. Les petits gars de White Note sont des grands et ne feraient pas rougir leurs ainés! Emotion et sérénité se dégagent de cet album. La voix de Nicolas, entre présence et fragilité, nous émeut quand elle monte dans les aigüs et donne, à l'ensemble de l'oeuvre, une touche de mélancolie. L'instru quant à elle est minimaliste et nous sert uniquement ce qui est nécessaire pour évoquer un univers et laisser notre imagination faire le reste.

Entre rêve et réalité, l'auditeur se laisse entrainer dans des sphères tantôt douces et mystiques comme dans "Undo me", tantôt fantasmagoriques puis résolument rock dans "Before I'm gone", tantôt énergiques et pesantes comme avec l'intro de "The Other" qui laisse place par la suite à quelques nappes de grâce. A chaque morceau, plus de 5 minutes de bonheur loin des formatages radio.

Nous garderons un oeil sur White Note et une oreille vers leurs futurs projets. En attendant, on leur souhaite de beaux concerts, auxquels nous nous rendrons avec plaisir!

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mercredi 16 décembre 2009

Take Abe, la découverte japonaise

Take_Abe___Cinemascape

La découverte musicale de l'année est là entre mes mains, dans mes oreilles depuis plusieurs jours et a parcouru des miliers de kilomètres puisqu'elle vient de l'autre côté de la planète: "Cinemascape" de Take Abe.

Take Abe, de son vrai nom Takehiko Abe, est un artiste japonais. Artiste complet, il est auteur, compositeur et interprète de ses morceaux ayant déjà composé des bandes originales pour des films indépendants. Il expose également ses oeuvres visuelles dans diverses galleries à Tokyo, à Kyoto... La pochette de son album est d'ailleurs une de celles-ci. C'est donc un homme avec une vraie sensibilité artistique qui se livre à nous dans "Cinemascape" et se lance dans une carrière solo avec ce premier album.

"Cinemascape" est une contraction de "Cinema" et "Landscape". Un paysage cinématographique, c'est ce que nous propose Take qui compose chaque morceau comme autant de scènes précises flottant dans son esprit. Si on lui demande ce qui lui ferait le plus plaisir, ce serait que ses auditeurs visualisent des choses à l'écoute de son album. Nous allons le satisfaire, et ce sans flatterie superflue: sa musique à dimension mélancolique est fortement évocatrice. L'écoute commence avec un "Prologue" à l'orgue qui met tout de suite l'auditeur dans un espace temps différent, une relaxation propice à la rêverie.

La science fiction et l'espace sont deux thèmes qui inspirent Take: "... And the earth was covered with snow" nous apparaît comme une scène issue de la science fiction où la race humaine est exterminée par une guerre absurde et où le seul être humain encore debout n'est autre que vous (un côté "La route" actuellement au cinéma)... et la terre est couverte de neige. "Cosmic space", plus électro, évoque une dérive dans l'espace tout comme "Terra" également située dans l'espace et le futur. "Secret box", un monde en sépia, est un ovni musical comme une berceuse et un requiem simultané.

La mélancolie et le calme sont deux autres thèmes récurents: "The lady of Shalott" nous présente une femme éperduement amoureuse, déçue, choisissant de mourir.  "Empty autun swing" est une scène au crépuscule automnal. "Yuki" qui veut dire "neige" en japonais (Gotainer est-il au courant?!) évoque la quiétude d'un silence dans un temple zen...

Ce qui fait l'originalité de cet album c'est aussi son traitement. Take Abe n'utilise pas seulement des instruments de musique pour produire des sons mais sait donner une couleur musicale à des objets usuels du quotidien. Pour "Mindscape" par exemple, il utilise un verre à vin.

Je pourrai parler des heures de ce bijou qu'est "Cinemascape" mais le mieux est encore que vous l'écoutiez à votre tour. Je garde le meilleur pour la fin, le titre "Dolls" qui a été une grande (grande!) claque dès la première écoute. Avec ses grincements de violon, ses portes qui couinent, ses craquements de bois comme sur un bateau, le son incessant d'une boîte à musique et le chant de cette petite fille, tout est réuni pour faire de ce morceau une bande originale de film de genre à la "28 jours plus tard" (composée par John Murphy). Avec "Dolls", on frôle le génie.

L'album se termine avec "Ending", tel un générique de fin. Le générique d'un film qui nous a procuré de fortes émotions. Merci Take.

TakeLe petit plus de Mr K: Une fois n'est pas coutume, je viens "squatter" une critique musicale de ma chère Nelfe! Cet album est une véritable merveille atmosphérique qui à mes yeux est la découverte de l'année. Ces nippons sont décidément très forts et Take rejoint au firmament des artistes musicaux japonais les Acid mother temple.

Le titre de l'album n'a pas été choisi au hasard. En mettant, ce cd dans votre chaîne, c'est une invitation au voyage qui vous est proposée. Une expédition dans un pays bien étrange, mélangeant lyrisme et singularité: les 15 morceaux pourraient constituer une BO de film. Cet artiste vous propose une musique oscillant entre l'électro et une instrumentalisation plus classique.

Cela fait déjà plus de deux semaines que le cd passe quasiment une fois par jour sur mon ordi tant il a un goût de revenez-y. Une méga claque musicale comme on aimerait en prendre plus souvent!

Posté par Nelfe à 19:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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