vendredi 26 juin 2015

"La Maison haute" de Bastien Lallemant

Cela fait un petit moment que nous n'avons pas parlé musique au Capharnaüm éclairé ! Je m'en vais réparer ça puisqu'aujourd'hui je tiens à vous faire découvrir (ou redécouvrir pour certains) Bastien Lallemant. Voilà maintenant plus de 10 ans (12 pour être exacte) que je suis cet artiste trop peu connu à mon goût. Il est plus que temps qu'il ait une petite place ici !

la maison haute

"La Maison haute" est le quatrième album de Bastien Lallemant, après deux premiers disques chez Tôt ou Tard (mon label chouchou pendant longtemps dans les années 2000), "Les Premiers instants" et "Les Erotiques", aux accents très gainsbouriens réalisé par Albin de la Simone, ...

... et "Le Verger" sous un nouveau label avec toujours à ses côtés Albin et Bertrand Belin. Ce dernier, inspiré du roman noir, aborde les chansons comme une fiction, de manière littéraire. Les 12 titres qui composent cet album sont autant de nouvelles qui font voyager l'auditeur d'histoire en histoire. Les musiques se font plus recherchées, son travail évolue.

bastien

Au cours de l'année 2014, Bastien Lallemant a recours au financement participatif et lance la production de son dernier album "La Maison haute" avec l'aide de souscripteurs dont j'ai fait partie. Depuis début mars dans les bacs, on peut donc retrouver Bastien dans ses oreilles et dans son salon après 5 ans d'absence. Absence ? Pas tout à fait puisqu'il a profité de ce temps pour écrire ses textes, tester ses chansons sur le public, peaufiner son projet. Bastien n'a pas dormi mais fait de nombreuses siestes : les Siestes acoustiques, excellent concept de concerts inédits où le public est invité à s’allonger dans l’obscurité et à se laisser bercer par une poignée d’artistes. Une belle idée et une expérience qui continue de se poursuivre notamment au Théâtre de la Loge à Paris (mais pas que ! Renseignez-vous !).

Nombreuses chansons nées sur scène sont donc maintenant enregistrées en condition live. Autour de lui, de grands musiciens tels que Seb Martel et JP Nataf, Maëva Le Berre, Jean Thevenin, Pascal Colomb, Pierre-Olivier Fernandez, mais aussi Albin de la Simone, Maissiat, Françoiz Breut, Katel, Diane Sorel, les Innocents… Charles Berberian est également de l'aventure et a dessiné l’enregistrement en illustrant un journal de bord.

Bastien Lallemant est non seulement un grand artiste plein de talent et d'idées mais c'est aussi un homme avec lequel on passerait volontiers un moment de création en toute simplicité. Anecdotes et ambiances sont à retrouver dans l'ouvrage de Berberian avec comme cadre, le très beau studio Vega, en pleine campagne provençale, avouez qu'il y a pire comme lieu d'enregistrement pour un album non ?

Le sujet de "La Maison haute" est universel : l'amour au sens large. Avec Bastien, on parcourt en quelques minutes les sentiers de ce sentiment complexe et vital. 12 titres autour de l'amour illégitime, l'amoureux esseulé, la passion, le fanatisme et la fuite, aux doux noms de "L'Attente", "L'ombre" ou encore "Longue nuit". Un moment intime, un instant privilégié, un murmure, une caresse...


A méditer...

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samedi 18 octobre 2014

Vide médiathèque et petits nouveaux

Ce matin, j'étais sur le pont dès potron-minet pour le vide médiathèque d'une ville voisine. Afin de renouveler ses stocks, la médiathèque proposait une vente aux collectivités et scolaires hier et continuait aujourd'hui sur sa lancée en entrée libre. Beaucoup de bonnes choses ont dû partir hier mais je ne suis pas rentrée les mains vides !

mediatheque

Oui, je sais, on ne peut pas dire que je suis en manque de lecture mais quand il y a des affaires à faire, je ne peux pas m'en empêcher ! Essayez de deviner combien j'ai dépensé pour ce petit butin ?

Côté lecture :

mediatheque roman


- "Suttree" de Cormac McCarthy parce que j'ai adoré "La Route" et que la 4ème de couv' de ce roman ci m'a fait de l'oeil.
- "Et pendant ce temps-là, les araignées tricotent des pulls autour de nos bilboquets" de Raphaële Moussafir pour le titre ! Et parce que j'ai été charmée par l'adaptation cinématographique de "Du vent dans mes mollets".

Côté BD :

mediatheque BD


- "Les formidables aventures de Lapinot - Amour et Intérim" de Lewis Trondheim parce que j'adore ce dessinateur et que je lis quotidiennement son blog.
- "Aristide broie du noir" de Séverine Gauthier et Jérémie Almanza pour les dessins qui m'ont donné envie de le découvrir.

Côté musique :

mediatheque CD

- "Going to where the tea trees are" de Peter Von Poehl parce que je ne l'avais pas en physique.
- "In Case we die" de Architecture in Helsinki pour les 3 F Télérama et parce que j'avais aimé les quelques titres déjà entendus.

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Rajoutez à la pêche du jour un beau soleil qui réchauffe bien et on peut dire que le week-end commence bien !

vendredi 10 octobre 2014

"L'Empire de la Négation" - Chroniques de la Lune Noire de Froideval

L'Empire de la NégationLe contenu: L'empire d'Haghendorf n'est plus. De ses cendres s'élève une nouvelle puissance sous le règne de Wismerhill Ier.
Les royaumes frontaliers, inquiets, s'interrogent sur ses buts et ses desseins. Ainsi Hishtarland décide-t-elle d'envoyer la sublime Houri Netsharine, pour mettre au jour les rouages du nouveau pouvoir. Elle va, au péril de sa vie et de son âme, découvrir tous les mystères d'un territoire immense où sévit le terrible culte de la Lune Noire: armées légendaires et religion, races et créatures étranges.
La belle espionne nous livre un extraordinaire témoignage sur les arcanes de l'Empire de la Négation.

La critique de Mr K: Voici un très beau volume entre BD et livre documentaire sur une série de BD que j'ai adoré: Les Chroniques de la Lune Noire. Mélange détonant de fantasy et d'humour, beaucoup plus adulte que la série des Lanfeust notamment, j'avais craqué pour ces BD à la fois denses en terme de scénario et assez épatantes dans le traitement visuel qui alliait virtuosité technique et détails nombreux. Le présent add-on est un cadeau d'anniversaire que j'ai bien trop tardé à lire tant il s'avère rempli de qualité. Pardon donc au copain Franck, le tort est aujourd'hui réparé!

C'est à travers les yeux d'une ravissante maîtresse-assassin que Froideval nous propose une balade dans le nouvel empire établi par Wismerhill, notre semi-elfe de héros dans les Chroniques de la Lune Noire. Mêlant textes et illustrations, L'Empire de la Négation nous est décrit à travers un carnet de voyage que la missionnée envoie à ses maîtres. Tout y passe! La géographie générale entre description paysagère et urbaine, les mystérieux portails de téléportation, les mœurs rugueuses des habitants. Elle fait aussi forcément un bon rapport sur les forces de l'Empire qu'elles soient internes ou alliées à lui (gardes de l'empereur, troupes d'élite, alliés orques et autres créatures magiques). Cela permet de replonger dans la flamboyance de l'œuvre originelle qui n'était pas du tout avare en terme de batailles gigantesques et autres affrontements dantesques. Aaaah, ces planches entières de bastons homériques!

Empire 1

Houri Netsharine finit par arriver au terme de son voyage et met les pieds à la Capitale. S'ensuit une belle description du palais de l'empereur et de sa garde rapprochée. Comme tout espion digne de ce nom, elle observe finement son environnement et essaie de trouver d'éventuelles failles pour pouvoir frapper au moment opportun. Malheureusement pour elle, il s'avère très vite que sa mission risque d'être compliquée voir impossible! Le présent ouvrage se termine par un portrait de l'empereur lui-même et de sa mystérieuse concubine-succube. L'auteur nous réserve une surprise avec les quatre dernières pages nous narrant la fin de mission de l'assassine narratrice. Je vous laisse découvrir par vous-même la conclusion!

Empire 2

Cette lecture fut un grand plaisir. Bonheur tout d'abord de retrouver un univers qui m'avait séduit et conquis, c'est un peu l'envers du décor qui nous est proposé ici et c'est toujours agréable d'explorer les secrets que l'on ne fait qu'apercevoir dans une œuvre originale. L'ami Froideval est un malin et distille au compte goûte les informations avec son sens du détail et de la minutie qui le caractérise. La forme du récit est originale et permet de maintenir un certain suspens et l'on ne se retrouve pas devant un énième catalogue géographique d'héroïc-fantasy. La démarche est louable et je dois avouer que le pari est réussi!

oracle

On ressort bien instruit du nouveau pouvoir en place et durant l'heure de lecture, on se prend à l'idée de relire la série d'origine. Je me laisserai sans doute tenter lors de prochaines vacances. En attendant, cet ouvrage loin d 'être un gadget commercial de plus et il saura trouver la grâce de tous les amateurs des Chroniques de la Lune Noire.

methatron

A lire également:
Les chroniques, volumes 1, 2 et 3
Les chroniques, volumes 4, 5 et 6
Les chroniques, volumes 7, 8 et 9
Les chroniques, volumes 10, 11 et 12
Les chroniques, volumes 13 et 14
Les chroniques, volume 0

jeudi 3 juin 2010

My exit music

my_exit_musicEncore une découverte pour vos petites oreilles avides de bonne musique! "My exit music" est un groupe anglais composé de quatre gars de Newcastle se connaissant depuis 5 ans: Scott Wall au chant/guitare/piano, Jason Blaney au chant/batterie, Steve Beyer à la basse/guitare et Andy Ludbrook à la guitare/moog/clavier. Qu'est ce qu'un moog? C'est un synthétiseur modulaire. Une beauté de technologie qui rend des sons déments! Je vais vous montrer ça à la fin du post mais pour plus d'infos pointues, je vous renvoie à la page wikipédia des synthétiseurs modulaires. C'est du lourd!

Mais revenons à "My exit music". Depuis le départ de leur ancien chanteur pour cause de "guitare trop forte" sur ses compos perso (oui, chacun ses raisons...), ils ont commencé à entrer dans un style qui leur correspond, où l'instrument mène la danse. Et quelle danse! Une danse post-rock aux lignes éthérées proches de Sigur Ros. Des envolées fantastiques, des montées en puissance qui collent le frisson, la musique de My exit music se ressent. Le volume à fond, elle prend possession de votre esprit.

Le titre "Music box" est superbe, 5 minutes de rêverie entre effets sonores, voix lointaine, thème musical type boîte à musique. De même avec "Terror" qui clos l'album et enlasse l'auditeur dans une litanie musicale.

Avec des titres allant jusqu'à 7 minutes 12, on déplore juste la brièveté de l'album qui ne fait que 39 minutes. On en aurait aimé davantage. Mais ne vaut-il pas mieux 39 minutes de bonne musique plutôt qu'une heure de soupe!?

Et sous vos yeux ébahis, voici le moog qui déchire son nounours:

moog

 

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samedi 22 mai 2010

Un peu de douceur dans ce monde de brutes

samsaraSamsara est un groupe de Montréal au son instrumental post-rock. Les membres du groupe n'en sont pas à leur coup d'essai mais ils ont littéralement changé de cap. Prêt pour le voyage dans le monde de Samsara?

Aussi étrange que celà puisse paraître à l'écoute de leur premier EP, Samsara a commencé son aventure musicale dans le métal. Comment ont-il effectué ce grand écart pour arriver à leur style actuel aux guitares ambiantes et planantes? L'histoire ne nous le dit pas. Peut être qu'un jour, au sommet de leur gloire, daigneront-ils nous éclairer dans une interview... C'est tout le mal qu'on leur souhaite!

Le son actuel de Samsara se rapproche de l'ambiance de groupes dont on ne présente plus le travail: Explosions in the sky, Sigur Ros ou encore Isis. Ce qui les démarque de ces talentueux artistes, ce qui fait la "touche Samsara", c'est l'utilisation de sections orchestrales plutôt inspirées par des compositeurs de musique de films. Lorsqu'on leur demande des noms, ils se disent touchés par le talent d'Howard Shore ("Le seigneur des anneaux") ou encore de John Wiliams ("Star Wars"). Ne vous attendez pas à de grandes envolées lyriques évocatrices de paysages grandioses agrémentés de preux chevaliers mais l'idée est là. De la grosse prod donc!

Avec cet EP de 4 titres, dispo à la vente via leur webshop, Samsara nous laisse entrevoir un potentiel qu'ils travaillent tous les jours puisqu'ils sont actuellement entrain de composer de nouveaux titres.

Versant dans l'instrumental post-rock, la musique de Samsara s'insinue dans nos oreilles et atteint notre cerveau en douceur, nous laissant une impression de calme et de sérénité. Avec des montées en puissance révélatrices de toute la capacité créatrice de Samsara, le groupe ne se laisse pas tomber dans la facilité. "F Sharp", qui ouvre l'EP, reste longtemps dans notre esprit. Accrocheur et talentueux, n'est ce pas là tout ce que l'on demande à des artistes?

Comme dirait mémé: "Ecouter Samara, c'est boire du petit lait!". Vous en prendrez bien une tasse?

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lundi 10 mai 2010

Sur ma platine en ce moment...

Queens_of_the_Stone_Age_Songs_for_the_DeafSuper album que ce Songs for the seaf des Queens of the Stone Age. Je l'écoute quotidiennement pour aller au maille! Groupe "stone-rock" par excellence, pêchu en diable, ultra efficace et concis comme il faut. La formation accueille le temps de cet album Dave Grohl, ex batteur de Nirvana et chanteur des Foo fighters.

Ici on a affaire à du lourd, du lent, du costaud. Avis aux amateurs d'Ozzy et de Black Sabbath qui semblent être dans cet album les principales sources d'inspirations. Entre riffs ciselés, voix possédées et rythmes effrénés, ma préférence va vers les titres "Song for the dead", "Another love song" et "Hangin tree". Mais bon, vaut pouvez y aller sans trop hésiter, vu que galette est fort digeste et équilibrée. Un grand album!

archiveVous qui nous lisez depuis un certain temps, vous connaissez notre amour immodéré pour Archive, groupe anglais au charme fou qui a d'ailleurs plus de succès en France que dans leur patrie d'origine. Controlling Crowds est leur dernier opus et n'avait pas conquis les deux fans que nous sommes. Ce qui n'empêche pas la présence de morceaux sublimes sur cet album plutôt inégal. En travaillant sur mon PC pour diverses corrections, je m'écoute tout particulièrement trois morceaux détonnants.

Le titre éponyme qui ouvre l'album par son clavier hypnotique et ses paroles perverses, "Bullets" dans la même veine et qui s'enchaîne directement. À propos de ce titre, préférez la version clip qui est plus speed et donc plus tripante. Et puis, il y a Maria Q! Chanteuse callipyge au charme fou et à la voix d'ange sur "Collapse/Collide", d'ailleurs je m'en vais la réécouter de suite...

goblinPour finir, une BO de Goblin, groupe de rock progressif prolifique dans le domaine dans les 70' et les 80'. Ici pour Suspiria, ils colaborent une fois de plus avec le maître du Giallo: Dario Argento. Musique là encore hypnotique, flippante à souhait qui a beaucoup fait au succès du film que je considère encore aujourd'hui comme un classique aux côté d'Inferno du même réalisateur.

Guitares saturée, voix de la sorcière omniprésente (à écouter dans le noir le plus profond!), envolées lyriques et partitions alambiquées au piano... bref, un pur bijou qui n'a de défaut que sa brièveté. Un must de la musique d'ambiance flippante! À noter, en bonus, une variation sur le thème du film complètement hallucinante et hallucinée.

mercredi 28 avril 2010

Aux frontières de la dub avec Infrazer

InfrazerInfrazer, groupe champenois, nous propose une musique électro teintée de dub, de rock et de trip-hop dans des contextes variés allant de l'aérien au saturé en passant par le dynamique et l'ambiant.

A grand coup de basse, guitare, batterie, claviers mais aussi sampler et beat-machine, Infrazer se veut enivrant et anesthésiant comme un bon gros buzz! Rappelons ici que la drogue c'est mal, que fumer tue, que l'alcool peut engendrer une dépendance et que la TV rend con. Voilà, ça c'est fait...

Infrazer n'en est pas à son coup d'essai. Anciennement "Inti Aka", séparé en 2006 suite au départ de la chanteuse, ils se sont reformés sour le nom d'"Infrazer" pour sortir cet album en 2008 puis au niveau national en 2009 chez Mosaïc Music Distribution.

Aux accents d'High Tone et de Zenzile, Infrazer n'offre rien d'original à qui connait l'univers dub mais n'a pas à rougir pour autant! Evasion des sens, expédition sonore, voilà ce à quoi Infrazer nous expose. Le premier titre de l'album, "XIII", nous en donne un avant goût. Pas de poses entre les titres mais des fondus faisant de ces 10 morceaux une seule et même plage de 54 minutes. "Genotype 5" et ses superpositions de samples, agrémentées d'extraits sonores de "Voyage au centre de la terre" de 1959, nous laisse une impression étrange. Où sommes-nous? Nous ne le savons pas réellement... Un coloque de bio-neurologie? Une expérience scientifique? Une atmosphère oppressante et saturée, là est la seule certitude.

"Showgun" se veut plus speedé, plus nerveux, comme une grosse bouffée d'oxygène en plein poumon. La bouffée qui shoote, qui enivre. "Apathique", titre chanté, tel un ovni au milieu de cet album, est un remix réadapté du titre de Monsieur Z. Bon, faut aimer... Ce n'est pas mon cas. L'atmosphère redevient hypnotique et envoutante avec "Allo Houston", oppressante avec ses sonorités quasi industrielles et mécaniques.

Cet album dense, difficile à décrire en quelques lignes tant il révèle plus de l'expérience physique, prend fin sur "Global Therapy", titre de presque 7 minutes qui achève notre voyage de presque 1 heure. Un voyage intense, douloureux et magnifique, oppressant et libérateur. Tous ces paradoxes qui nous font aimer la vie.

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mardi 27 avril 2010

King Sigh et puis finalement pas...

king_sighKing Sigh est un groupe belge directement issu du trou du cul de leur beau pays, un bled au nom imprononçable: Scherpenheuvel. Amis belges, ne vous vexez pas, en France on a bien Boullay les Troux ou encore Pissenavache.. C'est dire!

Mais revenons à King Sigh. Quand le batteur Koen Muylaert quitte le groupe en 2007, Peter Laermans et Zowie Vangeel décident d'enregistrer en home studio. Le fruit de leur travail s'appelle "Entering". En juin 2009, Koen revient dans le groupe mais cette fois ci pour faire de la guitare. Ensemble, avec Tim Haesevoets comme nouveau batteur, ils se remettent en selle!

J'ai lu ça et là que leur style se balade entre Jean-Michel Jarre et Sigur Ros avec des pointes space rock et post rock. Certains vont même jusqu'à comparer King Sigh à Explosions in the Sky. A tous ces critiques musicaux je dis: mais arrêtez la drogue!

"Under the radar" débute l'album. A l'aspect calme et enfantin du clavier vient se plaquer une base plus sombre, plus brute qui monte en puissance pour finalement exploser assez sagement autour de 2 minutes pour n'être finalement qu'une ligne de notes, répétée à l'infini... Lassant. Bon, ça commence moyen... Le titre d'après, "Gloria" commence avec le même son de batterie que "Got my mind set on you" de George Harrison pour devenir assez vite quelque chose de plus personnel, de plus "King Sigh". La batterie fait quand même très "hard FM" 80's.

Au fil des titres, l'attention se fixe sur la batterie... Cette batterie qui focalise toute notre attention! Cette batterie qui va nous rendre fou!

Avec "Sand Monster" nous retombons dans le "hard FM"  qui commençait à nous manquer avec les batteries qui claquent et les guitares posées. Les morceaux défilent. Je n'ai rien à en dire. J'ai seulement l'impression d'entendre sans cesse le même morceau, les mêmes automatismes. "Tony Vivid" arrive en plein milieu de la torpeur et réveille. Cette fois-ci on est dans du rock qui s'assume sans fond pseudo "new age" qui vient parasiter l'oreille. Ca fait du bien. Ah si seulement ils étaient restés dans ce style!

En conclusion King Sigh c'est bien... à petite dose.

Ouais hein!?

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dimanche 25 avril 2010

Découverte électro-jazzy: Stéphane Ramin

stephane_raminAujourd'hui, je vous propose une découverte musicale: Stéphane Ramin.

Stéphane Ramin est guitariste de formation mais ça ne l'a pas empêché de produire son premier album "Session 04/07" de A à Z. Accompagné d'Antonin Martineau à la basse, il nous propose un album instrumental, aérien, aux influences multiples et à la sonorité résolument électro-jazzy.

Tantôt à la guitare accoustique, tantôt à l'électrique, Stéphane Ramin nous entraine dans un tourbillon d'images à la manière d'une bande originale de film, un film des années 70 ou connoté 70's. Certains titres, tels que "BPM", pourraient se trouver sur l'OST de "Garden State". Les riffs se veulent entêtants, l'ensemble obsédants à la manière de litanies musicales qui montent en puissance avec le renfort de divers instruments.

Tour à tour Black Exploitation dans "Woo", puis French Touch sur "Bling bling" cet album est une invitation à la musique, à la bonne musique, celle qui nous fait dodeliner de la tête et donne envie de danser. Avec ce premier album, Stéphane Ramin nous surprend. Gardez ce nom en tête, il se pourrait bien qu'il fasse parler de lui...

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mardi 23 mars 2010

Devenez lulabiens

Lulabi

Lulabi est un groupe que vous ne connaissez sans doute pas encore mais que je vous invite fortement à découvrir. Groupe de Reims formé en 2005 de la rencontre entre Kévin Espich et Amandine Denis puis rejoints par Pierre-Hugues Thieno, sa musique est un nuage bonbon aux accents de Radiohead et Sigur Ros réunis. La voix est éthérée, les mélodies lassives portent une dimension mélodramatique et le tout donne un album "Lulabi" (tout simplement) mystérieux.

Sur scène, ils sont 7 musiciens et ensemble ils ont été lauréat du DSAR 2006 en Champagne-Ardenne (Dispositif de Soutien aux Artistes Régionaux). Soutenus alors par La Cartonnerie, salle de spectacle Rémoise, ils sont aidés à finaliser leur projet, notament en terme de préparation scénique afin de mettre en place le spectacle qui accompagnera la sortie de l'album, album dispo depuis le 1er mars sur différentes plateformes.

Lulabi a beau être un jeune groupe, il a déjà trainé son talent sur différentes scènes françaises et on a pu les voir lors de premières parties de groupes de renoms tels que Kaolin ou encore Ez3kiel. Le 15 avril 2010, ils assureront la première partie d'Archive à la Cartonnerie à Reims. Et oui, rien que ça! Souhaitons leur encore de nombreuses collaborations de cette qualité et de nombreux concerts en tête d'affiche.

"L'univers de Lulabi est fait de courtes pièces sombres, semblables à des contes pour enfants qui révèleraient la naïveté la plus fraîche et la noirceur la plus inavouable..." nous dit le plan promo. Reste l'album évocateur d'un groupe prometteur.

Bonne route lulabienne...

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