dimanche 20 janvier 2013

De l'art d'informer...

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Dessin de Bar tiré de son blog.

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mercredi 21 novembre 2012

"Skyfall" de Sam Mendès

SkyFall-Affiche-UKL'histoire: Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l'Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l'ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d'une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu'un seul allié de confiance vers qui se tourner: Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l'ombre. Avec l'aide d'Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l'objectif secret et mortel... 

La critique de Mr K: 5/6. Une très très bonne surprise, je ne regrette à aucun moment d'avoir suivi l'avis de Yannovitch, mon poteau de lycée. Comme beaucoup de gars, j'apprécie James Bond, les filles, les guns, les belles voitures et l'action. Gros fans des films avec l'indépassable Sean Connery, je dois avouer que le virage amorcé avec Daniel Craig dans le rôle titre me plait bien même si le dernier opus Quantum of solace s'apparentait à une coquille vide. Mais voilà, avec Skyfall, c'est tout de même Sam Mendès derrière la caméra, le mec qui a pondu American beauty , Les sentiers de la perdition et Revolutionnary Road, excusez du peu! 

Le film débute en Turquie avec une bonne grande séquence d'action se déroulant à Istanbul. Profitez-en bien, c'est la seule de tout le film. Par moment, il y a quelques fulgurances mais ici, on est plus en face d'un véritable film d'espionnage que d'un actionner à la mode. Ce retour aux sources style Bon baisers de Russie me plait beaucoup et j'ai vraiment passé 2h23 de pur bonheur au cœur de différentes intrigues et révélations qui bouleversent la donne tout au long du film. Les séquences s'enchaînent, le temps coule et le film gagne en profondeur. C'est le premier James Bond qui pour moi ne se contente pas de réutiliser les recettes précédentes (attention, y'a de la recette tout de même), ici les personnages ont une épaisseur (à part la bimbo française de service que l'on voit très peu heureusement!) et j'ai particulièrement apprécié le traitement réservé par Mendès au personnage de M. Judi Dench qui excelle de nouveau et fait montre de tout son talent, on explore avec elle les zones d'ombre de ce personnage hautement ambigu. On en apprend aussi pas mal sur James Bond et une partie du voile est levé sur son enfance. 

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(La légendaire DB5 est de retour, yes yes yes!)

Hitchcock disait que plus un méchant est réussi, plus le film est bon. L'adage se vérifie une fois de plus ici avec un Javier Bardém aussi excellent qu'à l'habitude. Génie machiavélique, vous serez touchés par ses motivations profondes. Il incarne un alter-ego mauvais de Bond parfait et même s'il est assez prévisible (on reste dans du blockbuster tout de même!), je me suis délecté des dialogues de ce fondu intégral et de ses rapports étranges à la morale et au bien. On est pas loin de la figure anarchique du Joker dans le deuxième Batman de Nolan, avec la tendresse pour une mère en plus...

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 (J'adore l'acteur et sa chemise!)

Comme d'habitude avec Mendès, la forme est quasi parfaite. C'est bien mieux filmé que n'importe quel gros métrage engrangeur de fric et les effets spéciaux se font discrets pour laisser place à l'humain. Et c'est d'ailleurs, la grosse différence de ce métrage par rapport aux précédents: Bond est humain (à part quand il plonge 5 min dans l'eau gelée, je vous l'accorde!), dans Skyfall, il a pris un coup de vieux, il fatigue, boit pas mal (comme avant, sauf qu'il tient moins bien!) et se fait traiter d'épave à plusieurs reprises. Ça pourrait rebuter les puristes, j'ai adoré cette remise en question de cet idole trans-générationnelle qui rassurez-vous, se réveille bien vite et va mener à bien sa mission (Oups, spoiler!) dans une scène finale génialissime au climax puissant et prenant.

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 (Chapeau bas Madame M! )

Bon, j'ai adoré et je le conseille fortement surtout au cinéma où le spectateur prend une belle claque devant un spectacle haut en couleur qui ne nous prend pas pour des imbéciles. On peut dire que ça change par les temps qui courent...

 

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lundi 13 août 2012

"The Dark Knight Rises" de Christopher Nolan

DNR afficheL'histoire: Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…

La critique Nelfesque: Je ne suis pas une adepte des films de super-héros, loin de là même. Ce n'est pas que je les fuis comme la peste mais je n'ai jamais été attirée par ce genre, le "tchac tchac boom boom" ne m'intéresse pas et le principe même de voir une image macho du super mec bodybuildé sauvant le monde et tout est bien qui finit bien m'agace.

Oui mais voilà, il y a quelques années, Mr K m'a fait découvrir le premier Batman de Nolan et j'y ai trouvé un intérêt que je n'avais jusque là pas décelé dans d'autres films. J'ai donc découvert les deux premiers Batman bien après leurs sorties en salle et il était presque logique que j'aille voir ce dernier volet, "The Dark Knight Rises" au cinéma.

Que dire de cet opus? Je ne ferai pas un billet détaillé, n'étant pas une experte ès homme chauve-souris, mais je peux dire que dans l'ensemble je l'ai aimé. Je dis dans l'ensemble car vers le milieu du film j'ai été prise de quelques baillements (c'est que ce film dure quand même presque 3 heures!) réfreinés non pas après un petit somme mais avec une suite et une fin bien punchy qui réveille. "Dans l'ensemble" également car il faudrait qu'on m'explique ce que les Etats Unis trouvent à cette moule de Marion Cotillard!? Certes, elle a un joli minois et j'avoue même apprécier son jeu dans "Jeux d'enfants" mais depuis quelques années je la trouve insipide... Et en doubleuse voix française pour son propre rôle dans ce film, n'en parlons pas... Et que dire de sa dernière scène ici... Mieux vaut se taire en fait!

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Mis à part cela, j'ai aimé le scénario de ce Batman ci. L'Anarchie au pouvoir, un méchant baraque et flippant par sa présence et son charisme, la noirceur du film... Ces différents aspects m'ont séduite et notamment la crainte, toujours d'actualité, qu'ont les Etats-Unis, du terrorisme et de voir leur monde s'écrouler. Cette notion est bien présente dans ce long métrage de Nolan et traitée d'une bien belle façon. Rajouter à cela le capitalisme et le peuple opprimé et vous avez un beau cocktail molotov qui explose dans ce "Dark Knight Rises". Explosion au visuel léché qui plus est. Pourquoi bouder son plaisir?

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Je laisse la parole à Mr K qui développera sans doute un peu plus son avis. En attendant, de mon côté, en non adepte de super-héros (je le répète), je vous conseille ce film. Bon et puis Gary Oldman perso, je suis fan!

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La critique de Mr K: 6/6, la conclusion parfaite pour une trilogie qui n'a finalement fait que s'améliorer d'opus en opus. Je rappelle qu'à part la série des Spiderman de Sam Raimi et des Batman de Christopher Nolan, je n'aime pas les films de super-héros qui s'apparentent en général à de la propagande pro US déguisée et un spectacle trop souvent décérébré (pour cela rien ne vaut un bon film d'horreur des familles à mes yeux!). Batman, c'est justement quelqu'un qui n'a pas de super pouvoirs et Nolan a su capter mieux que quiconque (même Burton c'est dire!) l'essence de ce personnage hors norme.

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Deux choses m'ont profondément marqué dans ce métrage parmi tant de bons éléments qu'il serait ici impossible de tous les abordés sans écrire une bonne tartine! Tout d'abord, l'humanité que ce film dégage. Cela peut sembler étrange à propos d'un film de ce genre et pourtant... les états d'âme et les motivations de Bruce Wayne sont ici disséqués et livrés en pature au spectateur qui s'étonne de voir l'étalage de tant de noirceur dans un blockbuster estival. Le précédent opus avec le joker était déjà pas mal mais ici on atteint vraiment des sommets. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et notamment la figure de Bane qui est ici remarquablement traitée et on se prend à éprouver de la compassion pour ce terroriste mercenaire brut et sans coeur (en apparence seulement). Nolan prend un malin plaisir à explorer les fêlures de ces personnages qui se détachent des êtres policés qu'on nous sert régulièrement. Du coup, le film gagne en humanité et en crédibilité et ceci sans épargner le spectateur. C'est bon de ne pas être pris pour des imbéciles!

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L'autre aspect très intéressant de ce film est qu'il poursuit l'exploration des pistes entraperçues précédemment concernant la nature humaine et la violence qui nous habite dans les rapports qu'on peut entretenir avec autrui. Sont aussi abordés de façon frontale le rapport à l'autorité et à la politique, ainsi la ville de Gotham City (alias New York) livrée à un seigneur de guerre voit ses habitants collaborer, s'en arranger ou résister, un tribunal révolutionnaire est mis en place avec l'épouvantail à sa tête (j'adore cet acteur), les policiers enfermés dans les souterrains de la ville, l'anarchie s'installe... Nolan nous dresse à cette occasion de véritables tableaux apocalyptiques d'une crédibilité effrayante tant on se dit que cela pourrait se dérouler ainsi. J'ai clairement adoré cette deuxième partie du film où on retrouve la folie pure que l'on avait déjà perçue à travers le personnage du joker dans le film précédent.

Ce film est une bombe dont on ne voit pas la longue durée passer. Le spectacle est époustouflant, le souffle épique et la noirceur sont bel et bien au rendez vous. Le tout est servi par un réalisateur esthète à l'extrême et des acteurs formidables (à part la Cotillard dans son ultime scène qui vire au riducle, dommage...). Un must qui perdra beaucoup de sa superbe sur votre téléviseur... vous voila prévenus!

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jeudi 8 mars 2012

"Sparrow" de Johnnie To

sparrow-affiche1L'histoire: Kei, le meilleur pickpocket de Hong Kong et ses amis Sak, Mac et Bo mènent une vie paisible faite de petits larcins. Un jour les quatre amis croisent la route de Lei, une jeune femme retenue prisonnière par M. Fu, un riche homme d'affaire. Les pickpockets vont monter plusieurs "coups" pour libérer la jeune femme de l'emprise de M. Fu.

La critique de Mr K: 4,5/6. J'ai emmené mes CAP voir ce film de Johnnie To sorti en 2008 dans le cadre du dispositif Lycéens au cinéma. C'était l'occasion pour eux de découvrir le cinéma asiatique qui ne fait guère recette auprès de nos jeunes et pour moi de voir un film de To différent de ce qu'il réalise d'habitude. En effet, ce grand cinéaste plutôt habitué au genre "film de gangsters" (hautement apprécié dans sa patrie) nous livre ici un savoureux film qui mélange plusieurs genres avec jubilation.

On se trouve tout d'abord face à un film de "casse" pur et dur aux scènes milimétrées à l'extrême (scène d'ouverture où les quatre comparses dépouillent quelques passants de leurs effets personnels, la scène où les quatre amis tentent de voler la clef du coffre de M. Fu pendant un de ses massages thérapeutiques). On retrouve les thèmes du travail d'équipe (les quatre amis semblent parfois constituer un seul corps tant ils sont en osmose lors de leurs coups), l'élaboration du plan et même à un moment une simili-scène d'audition à la Ocean Eleven de Soderbergh.

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Pour autant, ce film ne se résume pas simplement à cela. Le ton est souvent très léger, on sourit, voir on rit à gorge déployée car ce métrage s'apparente aussi à une douce comédie. Certaines scènes présentant les tranches de vie entre les quatre amis (le leader charismatique, le beau garçon, monsieur tout-le-monde et un ado attardé) sont hilarantes à l'image de leurs retrouvailles après qu'ils se soient chacun à leur tour fait molester par les hommes de main de M. Fu. Il y a aussi les quatre scènes de séduction qui se suivent où Lei charme tour à tour les quatre vieux garçons pour mieux les sensibiliser à sa cause (j'ai une nette préférence pour la scène dans l'ascenseur avec monsieur tout-le-monde).

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Ce film est une belle réussite. Tout d'abord on sent que les acteurs (des habitués de To) ont pris plaisir à le tourner. Comme on est dans le buddy movie et qu'il sont tous très justes dans leur jeu, on y croit et on prend plaisir à se mêler à ce sympathique gang de pickpockets. Kelly Lin est quant à elle parfaite dans le rôle de la victime charmeuse qui ensorcèle avec élégance tous les hommes qui croisent son chemin. Johnnie To dans ce film confirme sa grande maîtrise technique qui ici frôle la perfection: musique omniprésente relevant à merveille des plans et des images lèchées mettant en valeur comme jamais la ville de Hong Kong dans sa diversité et son cosmopolisme. Le seul réel défaut de Sparrow est son scénario basique qui ne décolle jamais mais l'esprit contemplatif qui entoure cette oeuvre vous plonge littéralement dans un lointain qui paraît du coup très proche.

Une belle oeuvre que je vous conseille donc pour vivre une immersion à la fois étrange et drôle dans une ville emblématique et une certaine idée du cinéma. 

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mercredi 6 avril 2011

"Sucker punch" de Zack Snyder

sucker_punch_afficheL'histoire: Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque... S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme.
Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre jeunes filles - la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber - à s'unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski - avant que le mystérieux High Roller ne vienne s'emparer de Babydoll.
Avec Babydoll à leur tête, les filles partent en guerre contre des créatures fantastiques, des samouraïs et des serpents, grâce à un arsenal virtuel et à l'aide d'un Sage. Mais ce n'est qu'à ce prix qu'elles pourront - peut-être - recouvrer la liberté...

La critique de Mr K: 2/6 pour mon premier nanar de l'année, une très belle purge que je dois à mon bon coeur et ma connerie. Ma connerie tout d'abord parce que je pensais que Snyder rééditerait son exploit de L'armée des morts (un remake plus que valable de Zombi de Roméro) n'ayant pas du tout apprécié 300 (faut vraiment être un adepte du ralenti) et Watchmen (je suis pas fan des superhéros au cinoche). Mon bon coeur parce que j'étais accompagné d'une amie d'enfance qui n'allait pas bien et qui elle, a apprécié le film (il paraît qu'il est parfait pour les nanas qui ont besoin de se défouler après une semaine pourrie de chez pourri!).

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Points positifs: Les 1h50 passent vite, ça bouge bien et c'est un film idéal pour laisser ses neurones au vestiaire. Le film est aussi très très beau esthétiquement avec parfois de véritables tableaux vivants comme cette vision apocalyptique présentant une ville détruite par les bombardements survolée par des dirigeables au look gothique (le fan invétéré de Led Zeppelin que je suis a adoré!). En fait, on a l'impression d'être dans un véritable jeu vidéo (je suis adepte à mes heures perdues de séries vidéo-ludiques comme Final Fantasy, Resident Evil ou encore Silent Hill...) et franchement, je suis resté bluffé face à certaines images.

Points négatifs: C'est très très con, là où certains y voient pêle-mêle paraboles et sens cachés, je vois surtout un scénar tenant sur un ticket de cinéma et des personnages outranciers et caricaturaux. Perso, je ne me suis jamais attaché à une seule des filles du films tant elles s'avèrent limitées lorsqu'elles ouvrent la bouche (les dialogues peu nombreux sont insipides et ringards), le jeu des actrices n'est vraiment pas mirobolant et franchement on a plus l'impression de se retrouver devant trois poufs que de véritables héroïnes (on est bien loin des guerrières charismatiques de Sin City). Le summum de la bétise est atteint avec une pseudo morale à deux euros en fin de film pour ceux qui n'auraient pas compris l'ensemble! Dans la vie, il faut se battre... c'est bien mon Zach! Mais c'est pas nouveau et je crois que beaucoup de gens le savent déjà! Et puis, le film baigne dans la fascination pour les armes, la violence et surtout le manichéïsme populiste malsain. Snyder n'est pas membre de la NRA pour rien... La BO est assourdissante parfois, des morceaux viennent comme un cheveu sur la soupe et en plus, un des groupes massacre White Rabbit de Jefferson Airplane, une honte!!! Heureusement qu'il y a une bonne adaptation de Search and Destroy d'Iggy Pop pour rattraper ce naufrage...

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Pour finir: C'est décidé, j'en ai fini avec Snyder! Outre sa fascination pour les armes et son côté parfois fascisant, ses films ne soutiennent pas pour moi la comparaison avec des chefs d'oeuvre tels que Conan le Barbare de Millius, Sin City de Rodriguez ou Doberman de Kounen qui certes sont violents mais apportent flamboyance et style alors que Sucker punch ressemble à une série de reprises de références cultes passées à la moulinette. Sans doute, j'aurais davantage apprécié le spectacle plus jeune et encore... niveau violence, action et fantastique, les 80' n'étaient pas si mal avec des références comme Terminator de Cameron, Prédator de Mc Tiernan ou Alien de Scott. Non vraiment, Sucker punch n'était pas fait pour moi, j'ose même pas imaginer si je l'avais vu à la télé... je crois que j'aurais passé mon tour!

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vendredi 10 décembre 2010

"Machete" de Robert Rodriguez

Machete_afficheL'histoire: Ils ont cru qu’il était un simple ouvrier, un bouc émissaire idéal pour porter le chapeau d’un assassinat politique. Ils ignoraient qu’il s’agissait de Machete, un ancien agent fédéral hors pair, une légende…

La critique Nelfesque: Voici là un film qui défoule et fout la pêche! "Machete" est la dernière réalisation de Rodriguez bien connu pour "Sin City" ou "Planet Terror" entre autres où "Machete" faisait office de fausse bande annonce dans le projet "Grindhouse". Les fans en ont voulu plus et c'est tant mieux car ce long métrage de 1h45 est une veritable tuerie! Et le mot "tuerie" est à prendre au sens figuré comme au sens propre.

Difficile de disséquer ce film qui va à 100 à l'heure, servi avec une BO qui lui colle à la peau, et où le gore déverse des litres d'hémoglobine sans dégouter le spectateur. Au contraire, il est à prendre ici au 50ème degrés et les personnages sont on ne peut plus caricaturaux. Il faut plus voir "Machete" comme un exercice de style et un hommage aux films des années 70 sur fond de western moderne.

Les plans caméra en contre plongée sont sublimes, les actrices aussi messieurs (et très peu vêtues...) et Danny Trejo, dans le rôle de Machete, se voit offrir là un rôle à sa dimension. Cet acteur, plus habitué au second rôle, est mis au premier plan et on en redemande.

Jusqu'à la toute fin, "Machete" nous fout la banane et en ce moment c'est vraiment pas du luxe. Courez voir ce film!

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La critique de Mr K: 6/6. Déjà culte pour tous les amateurs et j'en fait partie! Un grand moment de détente et de folie pure! Le film pour geek par excellence! Un scénario tenant sur un ticket de métro, de gros guns, de jolies poupée pas connes (à part Jessica Alba dont le rôle m'a laissé de marbre) et une sacrée gueule dans le rôle principal: Danny Trejo. Acteur habitué aux seconds rôles et qui ici à enfin l'occasion de montrer pendant plus de 20 minutes l'étendue de son talent. En plus, il y a ma chouchoute: Michelle Rodriguez, hargneuse et sexy en diable. Autre perso complètement barré, le frère de Machete: Padre. Prêtre catholique à la gachette facile, cela donne une des scènes les plus réussie et surréaliste du film: une méga-fusillade dans une église sur un Avé Maria de toute beauté! Difficile d'énumérer les scènes d'anthologie tant le film est riche: je retiendrai le rappel de Machete avec les tripes d'un de ses adversaires, la jeune fille vengeresse habillée en nonne, l'arrivée des mexicains enragés en voiture devant la base des fachos etc... La BO est terrible et bien péchue, signée par le groupe de Rodriguez le réalisateur.

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Un super film, une méga-baffe en pleine face à prendre au deuxième degré tant il est caricatural et frontal. Mais franchement ça fait un bien fou par les temps qui courent et ce métrage s'avère être un magnifique hommage aux films de genre fauchés. Pas étonnant quand on sait que le réalisateur a déjà à son actif le classieux et inénarrable Sin City! Allez tous avec moi: MACHETE! MACHETE! Roooooaaaarrrrrr!

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vendredi 11 juin 2010

"Prince of Persia : les sables du temps" de Mike Newell

jaquette_prince_of_persia_les_sables_du_tempsL'Histoire (attention ça casse des barreaux de chaise!): Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

La critique de Mr K: 3/6, un chouette petit moment de détente cérébrale. J'y suis allé il y a deux jours en compagnie du voisin (le papa de Speedou) au Méga Cgr de Lanester histoire de se délasser d'une journée assez éprouvante au boulot (ils sont bien excités les minots en ce moment!). Que dire? Certes c'est commercial, pas original, c'est convenu, on devine ce qui va se passer au fur et à mesure du déroulement du film, les effets spéciaux pètent (sans pour autant être omniprésents), les personnages sont caricaturaux  à souhait et la morale cucul est bien présente! Mais alors, pourquoi 3/6 me direz-vous?

Déjà, il y a l'acteur principal: Jake Gyllenhaal que j'avais adoré dans Donnie Darko, un film culte. Ici il "se la joue" bondissant, manie la répartie à merveille et fait montre d'un bon jeu d'acteur malgré un personnage assez monolithique (ben, c'est Disney quand même!). Puis il y a Ben Kingsley, grand parmi les grands depuis sa magistrale interprétation de "Gandhi" qui ici cabotine beaucoup et se révèle bien sympathique en vilain pas beau (ben, c'est Disney quand même! -bis-). La princesse n'est pas mal non plus, belle à se damner et un caractère de cochon qui en donnerait à redire à Nelfe... et là, c'est très très très fort! J'ai bien aimé l'apparition en faire-valoir d'Alfred Molina en bandit amateur et organisateur de courses d'autruches, le passage est particulièrement délirant. Il faut voir ces Struthionidae, un dossard dans le dos, arranguées par des parieurs fous furieux. Et puis, force est de constater que le film est fidèle au jeu vidéo qui l'inspire et qui en son temps m'avait donné pas mal de fil à retordre et beaucoup de bons moments. Les paysages sont magnifiques, le désert et les villes notamment. On retrouve par moment la magie qui avait opéré sur la trilogie de l'anneau de Jackson lors des longs plans aériens sur les villes et autres forteresses. Je vous rassure la comparaison s'arrête là!

Bon c'est certainement pas le film du siècle, Newell n'arrive pas à faire décoller son film au dessus du cahier des charges (on l'a connu plus inspiré avec Quatre mariages et un enterrement ou Donnie Brasco) mais on sait que Bruckheimer vampirise tous les projets qu'il touche. À voir au cinoche ou pas du tout, vu qu'à mon avis ça ne donnera pas grand chose à la télé. Un chouette petit moment de détente cérébrale en somme...

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lundi 3 novembre 2008

"Quantum of solace" de Marc Foster

quantum_afficheL'histoire: Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...

Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...

Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...

quantum_of_solaceCritique de Mr K:

3,5/6. Un chouette divertissement mais sans plus... C'est une déception pour moi. Le dernier opus en date "Casino royal" avait à mes yeux redoré le blason d'une licence qui depuis Sean Connery était tombée dans le médiocre voir le nanar.

Deux points à mon avis empêche ce film d'égaler son prédécesseur. Des scènes d'action mal filmées et "irregardables": ça speede beaucoup mais résultat des courses on ne voit pas grand chose (voir la poursuite de voiture de la scène d'ouverture). On comprend donc pas toujours tout... Surtout que le deuxième point noir du film est son scénario... même les sandwich SNCF sont plus fournis! Ne cherchez donc pas à savoir ce qu'est la "quantum of solace" vous l'aurez dans l'os, le métrage est constellé de non-dits et autres ellipses concernant l'organisation, son chef, les motivations des uns et des autres.

Reste un Daniel Craig qui joue à la perfection cet agent esseulé et en roue libre: vraiment la classe ce gars! Il n'a pas à rougir face à Sean Connery! Un discours altermondialiste omniprésent et les exactions liées à la "realpolitik" américaine en Amérique du Sud donnent un certain cachet au film. Une ambiance malsaine voir glauque (dommage que la photo et l'éclairage ne soit pas à la hauteur), des rapports ambigus avec sa supérieure ("M" campée par Julie Dench, excellente par ailleurs) et de belles nanas... Ben oui quand même, c'est aussi ça James Bond! La scène du générique est vraiment réussie (désert de sable et corps de femmes mélangés) au contraire de la chanson du film bien décevante, il serait préférable pour lui que le chanteur des White Stripes retourne à son groupe au lieu de composer une chanson somme toute commune et surtout, en duo avec Alicia Keys!!!

Un bon moment donc même si je reste sur ma faim. A vous de voir si l'aventure vous tente, tout en sachant qu'il passera sans doute très mal à la télévision...

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mardi 19 août 2008

"The Dark Night" de Christopher Nolan vs Joker

batman_afficheL'histoire: Dans le premier film, débarrassé de son mentor et ennemi Ra's Al Ghul, Bruce Wayne voyait le manoir familial entièrement détruit et la ville de Gotham sauvée de la destruction prévue par "la ligue des ombres". Dans ce deuxième film, Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

La critique de Mr K: Ayant été agréablement surpris par le précédent opus de Christopher Nolan ("Batman Begins"), c'est avec un plaisir non dissimulé que je suis allé au cinoche hier après-midi en compagnie de notre Yannoche national et de mon beau-frère. La miss n'étant pas une grande fan de films de "super-héros" (je la comprends vu le nombre de "bouses" sorties depuis quelques années), elle me laissa carte blanche pour qu'on se fasse une séance entre "couillus"! Les critiques étaient partagées sur le web, les scripteurs étant divisés autour des deux séries de films. Celle initiée par Tim Burton et descendue en flèche par Schumacher avec les numéros 3 et 4, et les afficionados du "style Nolan" (Souvenez vous "Memento", un des meilleurs films de ces dernières décennies). Pour moi, c'était surtout l'occaz de revoir le Joker, cette fois ci joué par Heath Ledger, récemment disparu...

5/6. On frôle la perfection. Tout d’abord, le Joker. Heath Ledger était réellement un acteur de génie, je ne peux que vous encourager à regarder sa filmographie. Littéralement possédé par son personnage (il parait qu’il s’est enfermé pendant plusieurs mois en écrivant le journal intime du joker), son interprétation est juste et totalement décalée dans un block-buster de l’été. Symbole de chaos et d’anarchie, c’est lui qui tire le film vers le haut et crée à lui tout seul un nouveau genre le "Dark-Blockbuster".

joker

joker2Car la première raison qui fait de ce film à mes yeux un authentique "quasi chef d’œuvre", c’est son côté "dérangé", carrément branque par moment : mort de personnages principaux, des héros en proie aux doutes, des barrières entre le bien et le mal allégrement dépassées. Mon côté sadique est pleinement satisfait ! Christian Bale assure comme d’hab, même si je ne peux que vous conseiller de visionner "The machinist" authentique chef d’œuvre du cinéma indépendant qui reste à mes yeux son meilleur film. Les seconds rôles sont savoureux, mention spéciale à Morgan Freeman, Gary Oldman et Eric Roberts. Le score (musique) est un pur chef d’œuvre, jamais envahissant mais soulignant à la perfection les moments forts du films.

harvey_dentSeulement voilà, Christopher Nolan tend vers la perfection mais reste malgré tous ses efforts lié par un contrat. On sent l’empreinte des studios américains vers la fin du métrage avec un message "lourd-dingue" sur la notion de héros, de devoir (en même temps, les comics ne sont-ils pas des outils de propagande anti-communistes à la base?), message répété au moins trois fois pour être sûr que les spectateurs l’aient bien compris (Nous prendrait-on pour des cons par hasard?). Autre défaut, celui-ci inhérent aux films de super-héros, le rythme de narration trop rapide par moment (on balance des infos en deux minutes avec plan fixe) et des passages carrément ringards de "pseudo-psychologie" à deux euros ! Notamment le triangle amoureux entre Rachel, Bruce et Harvey.

joker____gonzesse

Enfin… reste un excellent moment de cinéma et une ambiance unique en son genre. Vous voulez du sombre, du "black" et de la folie pelliculée… Courez sans hésiter, le joker vous accueillera à bras ouvert...

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lundi 26 mai 2008

Indiana vieillissant mais toujours fringant !!!

indy4Synopsis: La nouvelle aventure d'Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d'échapper à une bande d'agents soviétiques à la recherche d'une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d'un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d'Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l'histoire de l'archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d'explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d'hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu'ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n'aura jamais d'ennemie plus implacable... Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d'Irina et ses sinistres sbires ?

Indy

Critique de Mr K: 5/6. Très bon moment de cinéma "popcorn" pour peu que l'on soit adepte de ce type de film et surtout du personnage. C'est d'ailleurs pour cela chers lecteurs que vous n'aurez pas un avis nelfesque sur ce métrage. J'y suis donc allé avec mon beau frère, sans à priori car sans avoir lu aucune critique ni aucun synopsis.

Spielberg parvient immédiatement à nous replonger dans un environnement cinématographique très 50's aux allures de vrai film d'aventures d'antan, il tourne également son film avec la nostalgie des précédents épisodes. Alors forcément, les premières minutes nous excitent au plus haut point et les notes de musique se font autant désirer que l'arrivée de Jones se fait attendre. Le réalisateur prend un malin plaisir à dégainer une photographie typique des années 80' (cadrages, lumières surexposées) et semble étrangement se cantonner à mettre en scène avec la même candeur qu'il y a 20 ans. Le film semble tout simplement tourné comme en 1990. Car si le cinéaste a en effet gagné en maturité sur ces 20 dernières années et semble s'être définitivement tourné vers un cinéma plus sombre et incontestablement plus complexe dans son découpage, cet épisode est avant tout un hommage et ne constitue pas une pièce maîtresse dans l'oeuvre du cinéaste. C'est un divertissement purement assumé et d'une efficacité redoutable.

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Alors le plaisir ? Où est-il ? Nous retrouvons tous ses personnages et en découvrons de nouveaux à travers plusieurs séquences d'action à couper le souffle n'ayant rien à envier aux dernières grosses productions du même acabit... On retiendra notamment une course poursuite dans la jungle proprement incroyable où le surréalisme de la situation parvient à exploser dans une multitude d'idées géniales et d'effets visuels pétaradants. Soulignons d'ailleurs le travail extraordinaire effectué sur les effets spéciaux qui allient, à l'instar du dernier King Kong de Jackson, anciennes techniques et effets numériques. Le résultat fascine par son aspect "old school" et réussit le pari de ne pas sombrer dans la surenchère. Des défauts, ce film n'en est pas exempt: des "bad guys" pas exceptionnels et un scénario à tiroir et prévisible. Mais qu'importe, la fougue et l'humour d'Harrisson Ford n'ont rien perdu de leur force et les seconds rôles sont savoureux. A voir donc!

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