jeudi 9 août 2018

"La Dimension fantastique" volume 3, Anthologie présentée par Barbara Sadoul

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Le contenu : Pauvre diable ! Le voici qui tombe sur un os ! Le simple mortel à qui il est venu proposer son odieux marché n'a pas d'âme... Comment donc pourrait-il s'en emparer ? D'ailleurs, le sac d'âmes qu'il tente d'emporter est si lourd qu'il lui faut trouver l'aide d'un saint homme pour le soulever.
Le diable n'est pas seul à souffrir... Et les dix nouvelles ici réunies proposent bien d'autres sortilèges. Messages d'outre-tombe, statues animées, génies farceurs, masques grimaçants, voyageurs temporels ou manifestations inquiétantes des éléments déchaînés... Bienvenue dans la dimension fantastique !

La critique de Mr K : Je bascule du côté obscure aujourd’hui avec ma chronique sur le troisième volume de l’anthologie de nouvelles fantastiques initiée par Barbara Sadoul chez Librio. Les deux premiers volumes avaient été de franches réussites, j’ai laissé passé un peu de temps avant d’entamer celui-ci. On est dans la même veine et malgré des textes inégaux, on ressort content de sa lecture et les amateurs de fantastique seraient bien inspirés de se pencher sur son cas !

Barbara Sadoul nous propose à nouveau dix nouvelles du genre fantastique avec un balayage assez large en terme de nationalité et d’époque. Ainsi, se côtoient dans ce volume 3 des auteurs très classiques comme Flaubert, Hugo, Dumas et Wilde, mais aussi des plus récents comme Jodorowsky, Bradbury ou encore Brown. Les thématiques sont elles aussi assez variées avec des histoires de monstres, de Diable, d’esprit et de quotidien totalement chaviré par l’irruption d’un événement totalement imprévu. Pas de doute, on est au bon endroit si l’on aime frémir légèrement et/ou être mené par le bout du nez par des auteurs diaboliques.

Je ne reviendrai pas sur chacun des courts textes qui composent ce recueil, je vous laisse découvrir la primeur du contenu. Sachez simplement que le suspens est au rendez-vous, les situations parfois très cocasses ou totalement terrifiantes (le texte de Bradbury est énorme !). Le cahier des charges est respecté à la lettre avec tous les ingrédients qui font la force de ce genre que j’apprécie tant : une normalité exposée de manière claire, un élément déclencheur que l’on ne voit pas forcément venir, des personnages déroutés de leur trajectoire qui commencent à perdre pied et une confluence entre rêve / cauchemar / réalité qui finit par prendre à la gorge les protagonistes et même parfois le lecteur lui-même.

Certes, certains textes sont plus légers, moins percutants mais l’ensemble est cohérent, bien agencé et donne à voir de multiples facettes de ce genre si riche. De manière générale, les textes sont très accessibles (à part un ou deux à l’écriture vieillotte - ce qui ne me dérange pas d’ailleurs -) et font mouche en terme de chute finale. Décidément, cette collection vaut le coup d’œil, avis aux amateurs !

Déjà lus et chroniqués de la même série au Capharnaüm éclairé :
- La Dimension fantastique, volume 1
- La Dimension fantastique, volume 2


jeudi 22 novembre 2012

"Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde

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L'histoire: Par la magie d'un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences, s'enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés. "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", "il faut guérir l'âme par les sens, guérir les sens par l'âme".

La critique de Mr K: Retour vers un classique de la littérature aujourd'hui avec cet ouvrage d'Oscar Wilde que beaucoup décrivent comme un authentique chef d'oeuvre intemporel. Il m'avait jusque là échappé malgré mon goût prononcé pour le XIXème siècle et ses univers artistiques uniques. En vrac, le symbolisme, le romantisme, l'émergence de l'art moderne pictural et les débuts de l'art déco. Je dois avouer qu'en fin de lecture, c'est un sentiment de déception qui l'emporte malgré des qualités indéniables... La faute essentiellement au temps qui passe, le livre ayant à mes yeux vieilli en terme de forme ce qui risque de rebuter un certain nombre d'entre vous.

L'histoire en elle-même est une vraie réussite. Cette variation autour de l'immortalité et des sacrifices auxquels on doit consentir pour y accéder est un modèle du genre. Le personnage de Dorian est ciselé avec finesse par un Oscar Wilde littéralement "amoureux" de son personnage. Il faut dire que nombre de critiques soulignent la transposition dans cette oeuvre de la vie et des expériences de Wilde. On suit donc ce dandy éternellement jeune dont la figure rappelle celle du vampire. Mais derrière ce masque se cache une vérité bien sombre qui éclabousse le lecteur à la toute fin du roman. Ce livre est aussi l'occasion de participer à une plongée dans l'Angleterre puritaine de l'époque qui est ici décrite avec réalisme et cynisme par un auteur qui a rencontré beaucoup de soucis avec les autorités par ces moeurs considérés comme déviants à l'époque par la société en place. Ce livre peut donc être perçu comme un brulôt anti-réactionnaires si l'on sait lire entre les lignes et surtout, si on a le courage d'aller jusqu'au bout...

Eh oui, au final, j'ai souffert... Et pourtant, tout était réuni pour que je passe un excellent moment mais voilà... Le style est ampoulé et lourd ce qui rend la lecture parfois éprouvante. Oscar Wilde sait qu'il a du talent, s'en satisfait et s'auto-parodie par moment en surchargeant le palais du lecteur qui se retrouve essoufflé à chaque fin de page (les aphorismes ça va un temps). J'ai failli arrêter ma lecture un sacré nombre de fois ce qui m'arrive rarement. Mais bon gré, mal gré, j'en suis venu à bout. On peut rajouter aussi que certains personnages secondaires sont vraiment caricaturaux et rendent superficiels certains éléments secondaires de l'intrigue générale.

Au final, c'est un livre qu'il faut certes avoir lu mais qui m'a déçu. J'espère ne pas m'attirer les foudres des fans intégristes de Wilde! Pour ma part, Goethe et son "Faust", Lautréamont et son "Les chants de Maldoror" restent les maîtres de l'époque aux côtés de l'inénarrable Chateaubriand.

Posté par Mr K à 17:57 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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samedi 5 juin 2010

Vide grenier mon ami

Aujourd'hui grand vide grenier annuel de notre village. Autant on vit à la campagne, avec une petit village à proximité, autant son vide grenier est monstrueusement ENORME! A croire que les habitants accumulent un max de choses toute l'année pour pavaner début juin... ou alors, à l'instar des villes du littoral, tout le monde afflue ce jour là... car ce vide grenier est l'un des plus grands de la région. Les stands investissent toutes les rues, le moindre recoin.

En bon chineurs que nous sommes, nous ne pouvions, cette année encore, râter cet "évènement"!

De retour à la maison, nous avons étalé nos trésors de guerre sur la pelouse:

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Côté bouquins:
- "Mastodonia" de Clifford D. Simak
- "Echo park" de Michael Connelly
- "Le diable l'emporte" de Barjavel
- "Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
- "Le livre d'or de la science fiction", des nouvelles de J. G. Ballard
- "Le livre d'or de la science fiction",  des nouvelles de Jack Vance
- "99 francs" de Frédéric Beigbeder

Côté BD:
- "La légende de Robin des Bois" de Manu Larcenet

Côté jeu:
- "Steambot Chronicles" pour PS2

Côté musique:
- "Wave Digger" d'High Tone
- "Cube" du Peuple de l'Herbe

Côté film:
- "Blueberry" de Jan Kounen

Je crois qu'on peut dire que cette année, le vide grenier de notre village est vraiment un bon cru!