lundi 11 décembre 2017

Noël avant l'heure...

Dernier post d'acquisitions de l'année au Capharnaüm éclairé avec un énième séjour fructueux à notre centre Emmaüs préféré. Nous n'avons plus trop le moral depuis la disparition de notre très chère Tesfa, on essaie donc de se consoler comme on peut et quoi de mieux qu'un gros craquage pour oublier un temps la peine qui nous étreint le coeur. Comme vous allez pouvoir le constater, nous n'y sommes pas allés avec le dos de cuillère, y compris ma Nelfe adorée !

Acquisitions dec ensemble
(Oui, oui tout cela ! On assume !)

17 petits nouveaux pour exploser nos PAL pourtant déjà bien portantes ! IRRÉCUPÉRABLES ? Pas seulement... Je pense qu'on est désormais dans le cas d'une pathologie grave et malheureusement incurable. Mais je vous connais... Ça vous plaît bien de nous voir nous enfoncer dans ce mal pernicieux du matérialisme littéraire à outrance ! Je vous pardonne bien volontiers et vous convie à me suivre pour la présentation des ouvrages nouvellement acquis.

Acquisitions dec 4
(Actes Sud et compagnie, je vous aime !)

- "La Double vie d'Anna Song" de Minh Tran Huy. En tant que fervent adepte de littérature asiatique et de la maison d'édition Actes Sud, je n'ai pas résisté longtemps face à ce titre qui me tendait les bras. Suite à la disparition de la pianiste célèbre qui donne son nom à l'ouvrage, un scandale éclate sur la réalité de son travail artistique. Jeu de miroirs fascinant faisant à priori la part belle à la trahison et l'imposture, ce livre ne garnira sans doute pas très longtemps les étagères de ma PAL.

- "L'Accompagnatrice" de Nina Berberova. On reste dans le milieu musical avec les relations tortueuses entre une soprano issue de la haute société et sa jeune accompagnatrice bâtarde et pauvre relatées par une auteure russe que je vais découvrir avec ce roman. Antagonisme sournois des classes sociales et envoûtement de la musique sont au programme. Ca n'a pas l'air mal du tout !

- "Photo de groupe au bord du fleuve" d'Emmanuel Dongala. Ce roman raconte la révolte de casseuses de cailloux dans un pays de l'Afrique contemporaine contre la pauvreté, la guerre, l'oppression au travail, les violences sexuelles et domestiques. Un jour, elles décident de vendre le sac de gravier plus cher. La journée et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde. Féminisme, portrait réaliste d'une Afrique loin d'être exotique et humour de bon aloi ont permis à l'auteur d'obtenir de nombreux prix pour ce titre, hâte de voir ce que cela donne !

- "Le Moine" de Matthew G. Lewis. Un des premiers romans gothiques qui fit scandale lors de sa sortie (1796 !) et qui fut interdit un moment car soit-disant licencieux. Un moine vertueux entre tous et apprécié de la bonne société de son époque va devoir confronter sa foi à ses désirs les plus sombres. On nous promet beaucoup dans le domaine des vicissitudes et une écriture à tomber par terre. Il n'en fallait pas moins pour que je me laisse tenter !

Acquisitions dec 3
(Quand l'Histoire rencontre les histoires...)

- "Journal" d'Anne Frank. Un classique qu'on ne présente plus et dont j'ai utilisé des extraits il y a peu avec mes élèves de 3ème PEP lors d'une incursion dans la seconde guerre mondiale. Désirant le relire (ma lecture remonte au collège, c'est dire !), je me suis rappelé que je l'avais alors emprunté au CDI et que je n'en avais jamais fait l'acquisition (la honte, je sais !). L'occasion faisant le larron, c'est tout naturellement qu'il s'est présenté à moi lors de notre dernier passage chez l'abbé. Un futur re-reading entre Devoir de mémoire et émotion que j'entreprendrai très bientôt entre deux SP de janvier.

- "À l'ouest rien de nouveau" de Erich-Maria Remarque. La Guerre 14-18 entre à nouveau dans ma PAL, c'est une de mes marottes régulières en littérature historique avec ici le témoignage d'un soldat allemand sur le conflit pour un roman pacifique et réaliste dont j'ai beaucoup entendu parlé. Gros succès mondial lors de sa parution en 1929, je ne doute pas un instant que la lecture de ce roman sera bouleversante.

- "Le Café de l'Excelsior" de Philippe Claudel. J'aime les histoires tendres et souvent pleines d'émotions de Philippe Claudel, c'est donc tout naturellement que j'acquiers automatiquement tous les ouvrages d'occasion qui me tombent entre les mains. Ici un petit garçon ayant perdu ses parents va habiter avec son grand-père qui tient un bar, lieu d'oubli et assommoir pour les êtres qui le fréquentent mais aussi un petit paradis vu à travers les yeux d'un enfant. Très prometteur !

- "Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina Khadra. Typiquement le genre d'acquisition pulsionnelle et maso que je pratique régulièrement, avec ce choix un auteur adoré pour un sujet difficile : la guerre d'Algérie. Je suis sûr d'avance que je vais adorer cet ouvrage malgré les horreurs qu'il va me décrire car Yasmina Khadra n'a pas son pareil pour décrire les splendeurs et décadences de notre espèce. Une lecture redoutée donc...

Acquisitions dec 2
(Du thriller en veux-tu ? En voila !)

- "Cadres noirs" de Pierre Lemaitre. Dans cette course à la sélection, un cadre de 57 ans au chômage depuis quatre ans ne reculera devant rien pour être choisi. Cependant, quelle réaction pourrait-il bien avoir s'il se rendait compte que les dés étaient pipés depuis le départ ? On peut compter sur Pierre Le Maître (un auteur que j'aime par dessus tout) pour explorer les abysses de l'esprit humain et lâcher les chevaux. M'est avis que celui-ci aussi ne restera pas bien longtemps dans ma PAL !

- "Derniers adieux" de Lisa Gardner. Une agent du FBI enceinte travaille sur les disparitions mystérieuses de plusieurs prostituées. Peu à peu émerge l'idée d'un serial-killer qui frapperait déjà depuis de nombreuses années, un piège invisible semble alors se refermer inexorablement autour de l'héroïne. Je n'ai pas réfléchi plus de deux minutes, j'adore Lisa Gardner et une lecture d'un de ses ouvrages promet forcément un suspens haletant et un plaisir de lecture durable. Hâte d'y être !

- "Seul à savoir" de Patrick Bauwen. Facebook comme révélateur d'un passé qu'on ne veut pas oublier pour l'héroïne, Patrick Bauwen explore avec ce roman les arcanes de la recherche médicale de pointe, le circuit de l'argent sale et les nouvelles technologies. Ayant déjà pratiqué avec bonheur cet auteur, je me suis laissé tenté. Wait and read !

Acquisitions dec 1
(Non, vous ne rêvez pas, Nelfe tient ici son record de craquage même si elle ne me dépasse pas... faut pas rêver non plus !)

- "Puzzle" de Franck Thilliez. Amatrice forcenée (et il faut bien l'avouer sadique, elle me fait peur parfois) de thriller, Nelfe était toute contente de tomber sur cette pièce de choix de Franck Thilliez, un auteur qu'elle apprécie beaucoup. Deux spécialistes des chasses au trésor vont participer au jeu ultime Paranoïa qu'ils souhaitaient intégrer depuis longtemps. À priori, ils ne seront pas déçus...

- "Am Stram Gram" de M. J. Arlidge. Là encore une heureuse trouvaille pour une Nelfe qui avait inscrit cet ouvarge dans sa wish list. Des paires de victimes sont enlevées, emprisonnées et confrontées à un terrible choix : tuer ou être tué. Gasp... le genre de choix impossible que l'auteur va prendre un malin plaisir à exposer à ses lecteurs. De la bonne perversité au programme, tout pour plaire à ma douce et tendre. Je commence à grave flipper moi là...

- "Amelia" de Kimberly McCreight. Une mère d'adolescente apprend que sa fille a sauté du toit de son établissement scolaire. Ce suicide était totalement imprévisible à ses yeux et un mystérieux message anonyme envoyé plus tard semble sous entendre qu'il s'agirait d'un meurtre... Aie aie aie, ça va chauffé dur et les appétits de Nelfe en matière de récits tortueux vont être sans doute mis à rude épreuve. Purée, il faut que je prenne mes précautions et que je retouche mon testament moi...

- "Dans le silence du vent" de Louise Erdrich. À la fin des années 80, une femme amérindienne est agressée, battue et violée. La vie de son fils de treize ans s'en voit bouleversée et devant la lenteur de la police à tenter de résoudre ce crime, il va mener l'enquête avec ses potes. Un roman qui promet d'être déchirant avec un ado confronté à la violence et à l'injustice. sans doute un ouvarge que je repiquerai à Nelfe après sa lecture.

- "Rendez-vous à Crawfish Creek" de Nickolas Butler. Dix nouvelles, dix balades le long des routes du midwest. Un choix logique et sans doute imparable quand on sait que Nelfe et moi sommes fans de la collection Terres d'Amérique de chez Albin Michel. Ici les destins se croisent entre réalisme et poésie pour nous livrer des portraits sans fards d'âmes du Wisconsin. Aaaarg, je le lui piquerais bien aussi !

- "À moi pour toujours" de Laura Kasischke. Une professeur d'université reçoit un billet doux d'un mystérieux admirateur. Ce qui s'annonce tout d'abord comme une lumière brillante dans une vie morne va en fait totalement désorganiser sa vie et la faire chavirer. Au Capharnaüm éclairé, on adore Laura Kasischke, impossible donc de résister à la tentation que représente un livre de cette poétesse des temps modernes qui n'a pas son pareil pour dépeindre les femmes, leurs tentations et leurs désirs. 

Au final, une sacrée bonne sélection qui va intégrer les anciens volumes de nos PAL respectives. Dur dur de résister face à des auteurs adorés ou des quatrièmes de couverture attrayantes. Reste maintenir à lire tout cela et à en juger la qualité à travers les chroniques à venir dans les semaines, mois et années à venir. Y'a du boulot !


vendredi 20 octobre 2017

"Deuils de miel" de Franck Thilliez

Deuils_de_mielL'histoire : Une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Pour le commissaire Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l'entraîner au plus profond de l'âme humaine : celle du tueur... et la sienne.

La critique Nelfesque : Retour dans l'univers de Franck Thilliez après quelques années de disette. J'ai découvert sa plume en 2011 et n'avais lu que 3 romans de lui jusqu'alors. Il était donc temps de me replonger dans ses écrits avec "Deuils de miel", troisième volet de sa saga dédiée à Franck Sharko et Lucie Hennebelle. Comme avec beaucoup de saga thriller / polar, il est tout à fait possible de lire les ouvrages indépendamment les uns des autres, chacun étant dédié à une enquête. Seulement, si vous souhaitez comme moi, en apprendre plus sur le personnage et suivre son évolution, il vaut mieux les prendre dans l'ordre.

Franck Sharko est ici un homme meurtri. Veuf et démoli, il tente chaque jour de reprendre le dessus et s'accroche à son métier pour ne pas perdre pied. C'est alors que le cadavre d'une femme est retrouvée dans une église. En position de prière, entièrement nue et rasée, elle ne présente pas de blessures apparentes et l'ensemble semble être une mise en scène particulièrement macabre. Sept papillons sont posés sur son crâne lisse. Commence alors un jeu de pistes où le commissaire Sharko tiendra une place de choix. Principal "chasseur" du tueur, il va se jeter corps et âme dans cette enquête qui réveillera des douleurs encore vives du passé.

Dépassant allégrement les frontières du bien et du mal et de ce qui se fait dans le cadre de ses fonctions, Sharko est ici borderline à souhait. N'en faisant qu'à sa tête, fonctionnant 100% à l'instinct, il a des réactions on ne peut plus primaires et basiques et perd totalement pied pour le plus grand bonheur du lecteur qui se délecte de la précision avec laquelle Franck Thilliez fait sombrer son personnage.

Après une première partie intéressante mais somme toute assez classique dans son approche (ceux qui sont friands de thrillers y trouveront leur compte mais sans crier au génie pour autant) le dernier tiers est un festival jouissif qui vaut à lui seul la lecture de ce roman. La tension monte crescendo et l'auteur ne fait pas dans la dentelle pour nous servir un final absolument dantesque. Quel pied ! L'épilogue vient d'ailleurs clore l'ensemble et laisse le lecteur sans voix. Je suis une habituée de thrillers mais je dois dire que là Thilliez fait très fort ! Que va-t-il advenir du commissaire dans les volumes suivants ? La question reste plus que jamais en suspens et je ne tarderai pas autant à me plonger dans la suite.

L'écriture est maîtrisée, laissant voir au départ un ouvrage de bonne facture mais en gardant sous le pied pour mieux nous amadouer et nous époustoufler par la suite. Un parti pris qui paye puisque la surprise n'aurait pas été aussi intense si Thilliez n'avait pas aussi bien jaugé son suspens et la tension au fil de ses pages. Autant par le passé, j'ai pu faire preuve de tempérance sur ses écrits, autant ici, je suis bluffée et je l'avoue, je n'aurai pas pensé l'être autant par cet auteur (pourtant adoré dans le genre, j'aurai dû m'en douter).

Amateurs de thrillers, je crois qu'il est inutile de vous faire un dessin : foncez ! "Deuils de miel" vous ravira sur tous les points : histoire, personnages, psychologie, écriture et émotions. Ca fait du bien par où ça passe !

samedi 9 novembre 2013

"Train d'enfer pour Ange rouge" de Franck Thilliez

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L'histoire: Un cadavre en morceaux artistiquement répartis est retrouvé aux environs de Paris. La victime a été décapitée et son corps martyrisé a fait l'objet d'une mise en scène défiant l'imagination.

Le commissaire Franck Sharko est dépêché sur les lieux. Les ténèbres, il connaît : sa femme a disparu depuis six mois. Aucun signe de vie, aucune demande de rançon. Et cette nouvelle affaire, en réveillant le flic qui dormait en lui, va l'emmener au coeur de la nuit, loin, beaucoup trop loin...

La critique Nelfesque: Ce faisait un bon moment que "Train d'enfer pour Ange rouge" trainait dans ma PAL. Quoi de mieux qu'un challenge pour l'en sortir? 2 challenges!? Qu'à cela ne tienne!

Vous connaissez mon amour pour les thrillers. J'avais déjà lu par le passé, deux romans de cet auteur, "La Chambre des morts" et "La Forêt des ombres", que j'avais trouvé assez efficaces. Ici, je ne sais pas si ce n'était pas le bon moment pour le lire ou si avec le temps je m'habitue au genre et deviens de plus en plus exigeante, mais je ressors de cette lecture avec une drôle d'impression...

Le premier mot qui me vient à l'esprit est: "too much" (oui ça en fait deux... sauf si on traduit en français par "trop"!). Trop de gore en premier lieu alors que je suis la première à en être friande, trop d'invraisemblances dans la psychologie des personnages à laquelle je suis très attachée dans ce genre de roman, trop de tentatives de suspens qui ont fait flop chez moi, trop de trop! Trop! TROP!

Le roman date de 2002, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis 10 ans, beaucoup de très bons thrillers ont été écrits... Quoi que, là, je suis en train de chercher des excuses à mon manque d'enthousiasme pour ce roman ci puisque fort est de constater que, contre exemple, j'ai adoré "Les Racines du mal" de Dantec paru en 1995. On ne joue pas dans la même cour!

Non, je crois tout simplement que je n'aime pas vraiment cet auteur qui, plus que de la qualité, propose à ces lecteurs du sensasionnel pour vendre. J'ai conscience qu'en disant cela je peux m'attirer les foudres des fans de Thilliez mais que voulez-vous, j'ai une vocation de martyr!

Pourquoi donc en suis-je arrivée à cette conclusion et particulièrement avec "Train d'enfer pour Ange rouge"? L'histoire ici est sordide, glauque à souhait, dans le milieu du sado-masochisme et de l'industrie du sexe où une bande de détraqués de la b*** ne trouve rien de mieux que d'astiquer Popole devant des vidéos semblant être le reflet d'activités non consenties et parfois même devant des snuff movies. Thilliez nous amène donc dans un monde très noir fait de perversité poussée à l'extrême. Dès les premières lignes du roman, le ton est donné avec la découverte d'un premier corps mutilé à un point que je ne crois pas avoir lu de descriptions plus insoutenables jusqu'alors. Les morts se succèdent, l'enquête piétine. Sharko, le commissaire et protagoniste principal du roman, est tiraillé entre la disparition de sa femme et son enquête... Comme je le disais précédemment beaucoup de descriptions sordides qui à mon sens ne font pas avancer l'histoire mais donne à montrer aux lecteurs. Une sorte de voyeurisme gratuit auquel je n'ai pas adhéré.

Sharko ensuite, flic en souffrance suite à la disparition de sa femme survenue 6 mois plus tôt. Quand je dis "disparition", c'est d'une vraie disparition dont il s'agit et non une manière élégante de dire qu'il est veuf. De là à penser que celle ci a un lien avec l'histoire principale du roman, il n'y a qu'un pas que je vous laisse franchir si vous le souhaitez. Personnage capable du meilleur comme du pire sous la plume de Thilliez qui tour à tour en fait un homme posé et réfléchi puis le fait s'énerver et jouer les gros bras quelques pages plus loin. Très peu crédible... Autant j'aime bien le premier autant le suivant m'agace par ses interventions vues et revues. Rien d'original sous le soleil et une pointe de lassitude se fait sentir dans ma lecture.

Certains qualifieront "Train d'enfer pour Ange rouge" d'un bon page-turner. Oui, c'est possible... Je l'aurai lu il y a quelques années, je l'aurai peut être dévoré. Au lieu de ça, je l'ai clairement terminé pour honorer mes challenges (et encore, j'en rends un en retard) sans vraiment d'entrain. Sans doute aspiré-je (ceci n'est pas une faute) à plus que du "gore, du cul et du sang" maintenant en matière de thrillers. Tant pis pour cette fois!

challenge thriller
Livra'deux pour pal'Addict

J'ai lu ce roman dans le cadre du "Challenge Thrillers" et du challenge "Livra'deux pour pal'Addict".

jeudi 3 février 2011

"La forêt des ombres" de Franck Thilliez

ForetDesOmbresL'histoire: Paris, hiver 2006. Arthur Doffre, milliardaire énigmatique, est sur le point de réaliser un rêve vieux de vingt-cinq ans : ressusciter un tueur en série, le Bourreau 125, dans un livre. Un thriller que David Miller, embaumeur de profession et auteur d'un premier roman remarqué, a un mois pour écrire contre une forte somme d'argent.
Reclus dans un chalet en pleine Forêt-Noire, accompagné de sa femme et de sa fille, de Doffre et de sa jeune compagne, David se met aussitôt au travail. Mais il est des fantômes que l'on ne doit pas rappeler, et la psychose saisit un à un tous les occupants de la ténébreuse demeure cernée par la neige...

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La critique Nelfesque: Outch! Vous voyez ce que peut donner un uppercut dans le bide? Et bien c'est avec cette sensation que j'ai fini ma lecture. Ce roman est un match de boxe et on en sort avec la tête pas tout à fait intacte.

"La forêt des ombres" est différent de "La chambre des morts" qui m'a fait découvrir Franck Thilliez le mois dernier. J'ai davantage apprécié cette lecture, même si elle est beaucoup plus physique. L'histoire est assez simple, un huis clos dans un chalet au coeur d'une forêt profonde. Coupés du monde, un auteur, sa femme, sa fille, et un couple de riches admirateurs de son talent, vont s'isoler pendant trois semaines sans moyen de communication ni moyen de transport. Que va-t-il se passer?  Vous vous doutez sûrement qu'ils ne vont pas profiter tranquillement des feux de cheminées et des balades dans les bois...

Autant vous le dire tout de suite: âmes sensibles, abstenez-vous! Le climax est glauque, l'écriture est percutante et sans fioriture, les personnages sont complètement tarés et l'ensemble est jouissif à l'extrême. Impossible de poser le livre, il faut savoir la suite, le plus vite possible. C'est une question de vie ou de mort.

J'ai deviné certains éléments de l'histoire avant la fin mais ça ne m'a pas gaché mon plaisir car au final, bien que l'explication soit importante, c'est avant tout l'enfermement et la tension palpable entre les personnages qui m'a plu. J'ai retrouvé du Jack  dans le personnage de David, du "Shining" de S. King  sous la plume de Thilliez. La folie guette et le lecteur est littéralement pris en otage.

Vous l'aurez compris, j'ai vraiment apprécié cette lecture et je ne peux que vous la conseiller. Toutefois, attention, si vous n'appréciez pas particulièrement le glauque, passez votre chemin. Moi même qui ait tendance à aimer le sang et les larmes, je me suis dit qu'il ne fallait pas que j'enchaîne avec un autre thriller. Vous voilà prévenu!

mercredi 26 janvier 2011

"La chambre des morts" de Franck Thilliez

chambreL'histoire: Imaginez…
Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.
Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main.
Que feriez-vous ?
Vigo et Sylvain, eux, ont choisi.
L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

La critique Nelfesque: Adepte de thrillers "à la Grangé", voici quelques temps que je croisais le nom de Franck Thilliez. Je lisais partout de bons avis sur ses romans et les "Attention Mr Grangé, Mr Thilliez frappe à la porte" ont fini de me convaincre... Avec autant d'accroches, difficile de ne pas avoir envie de découvrir cet auteur et c'est avec "La chambre des morts" que j'ai décidé de commencer.

J'ai lu ce roman en 2 jours. Franck Thilliez est un auteur qui se lit très vite. Il sait ménager le suspense, tenir le lecteur en haleine et les pages se tournent sans que l'on s'en rende vraiment compte. C'est là le point fort de Thilliez. Je suis actuellement en train de lire un autre roman de lui donc on verra si je transforme l'essai.

Pour en revenir à "La chambre des morts", bien qu'ayant lu que ce n'était pas le meilleur Thilliez, j'ai bien accroché (ce qui est plutôt prometteur pour la suite!). Plus particulièrement, c'est les rapports entre les deux amis d'enfance, Sylvain et Vigo, qui m'ont plu. Ces deux derniers trouvent une valise pleine d'argent. Ils décident de la garder et, par ce fait, leur vie va basculer. D'où vient cet argent? A quoi était-il destiné? Que vont-ils en faire? Autant de questions auxquelles les deux personnages n'ont pas les mêmes réponses. Leur rapport à l'argent est différent, leurs vies sont différentes (l'un est "vieux garçon", l'autre a une femme et un bébé) et au final leur sentiment de culpabilité va aller du néant pour l'un à l'obsession pour l'autre. Cet argent, ils en ont besoin et ça va les rendre fous, changer leurs rapports et leurs vies. Ils vont commettre des actes irréparables et rien ne sera plus comme avant. Leur amitié elle-même en souffrira de façon irréversible.

A côté de l'histoire de ces deux amis, nous suivons celle d'une Bête dont nous ignorons l'identité. Nous visitons sa maison, ses sous-sols étranges, faisons la connaissance de ses victimes... L'auteur y va franchement dans les détails sanglants et c'est avec répulsion et fascination que le lecteur retrouve cet individu sanguinaire et fétichiste. Que se cache-t-il sous cette apparence répugnante? Que justifient de tels actes? La réponse de Thilliez est originale et j'ai été surprise par sa façon d'amener les choses. Bon point!

Un bon thriller pour ceux qui aiment le suspense et qui ne tordent pas trop le nez à la vue du sang. Mieux vaut être prévenu, avec "La chambre des morts", le lecteur se retrouve du côté obscure de la force...

Posté par Nelfe à 17:41 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
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