dimanche 4 février 2018

"Star Wars épisode 8 : Le Dernier Jedi" de Rian Johnson

star wars 8 afficheL'histoire : Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé...

La critique Nelfesque : Bon ok, ça fait 2 mois qu'on a vu ce film au cinéma et à peu près le même temps que Mr K me demande sans arrêt si j'ai écrit ma chronique sur "Star Wars". Bon... Ben non en fait... Et je traîne, je traîne, tout ça pour pondre ces quelques lignes qui n'apporteront sans doute rien au schmilblick mais qui permettront à mon cher et tendre de pouvoir (ENFIN) poster sa chronique.

Les épisodes de Star Wars se suivent et ces dernières années se ressemblent tous. Alors oui c'est de plus en plus creux et ça agace les puristes de la saga mais visuellement ça claque toujours autant la tronche et pour ma part, je continue d'aller les voir pour ça. Côté fond, ici, ben... 2 mois plus tard je n'en retiens pas grand chose et c'est sans doute révélateur mais pour le spectacle ça vaut la place de ciné (sans compter les créatures mignonnes qui fleurissent à chaque nouveau film (oui je sais, je suis une gamine)).

Non mais regardez-moi ça :

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(J'en veux un !)

Bon sinon, à part ça, on continue de suivre les pérégrinations de la nouvelle bande et ici le personnage de Finn est plus en retrait. Kylo Ren prend de l'épaisseur et son lien avec Ray est assez intéressant. Pas tout à fait noir finalement l'Adam Driver, voyons voir comment tout cela va évoluer. Avec des gros sabots peut-être mais la saga peut ici prendre un virage autre que celui du happy end (ok, c'est Disney mais laissez-moi rêver !).

Tout le monde ou presque a vu et a donné son avis sur cet épisode 8, je suis un peu à la bourre et vais abréger pour laisser Mr K, qui avait écrit sa chronique juste après le visionnage (contrairement à moi (feignasse)), poster son ressenti. Il y aurait des choses à dire et il va vous en parler (comme la mort de Luke). Vous l'aurez compris, perso, les Star Wars, j'aime aller les voir au ciné avant tout pour le fun, sans plus rechercher autre chose, comme ce fut le cas avant. Les temps changent.

Ah si dernière chose, elles aussi je les ai adorées !

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La critique de Mr K : 3,5/6. Je n’irai pas par quatre chemins, ce volume 8 est un des plus faibles de la saga après un numéro 2 catastrophique. Disney a gagné, on nage bien souvent dans la niaiserie, la bien-pensance et le souffle épique a disparu au profit d’effets humoristiques trop souvent placés au mauvais moment. Pour autant, j’ai pris plaisir à regarder ce film à grand spectacle qui ne ménage pas le spectateur par une action quasiment non stop et certaines scènes diablement séduisantes.

Dans les points forts, il y a tout d’abord la beauté formelle (à part les renards de cristal que j’ai trouvé complètement foirés). On prend une fois de plus des claques à n’en plus finir avec des planètes et des mondes incroyables et dépaysants, des créatures variées et délirantes (mention spéciales aux petites bébêtes trognonnes de l’île de Luke Skywalker) et des engins spatiaux toujours aussi fascinants (les croiseurs impériaux, les X-wing). On en prend plein les mirettes mais aussi plein les oreilles avec de vieilles mélodies remises au goût du jour mais qui fonctionnent toujours aussi bien.

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Les acteurs sont valables une fois de plus même si à mon goût on ne voit pas assez Finn au détriment du décérébré patron de BB8 (beau gosse ténébreux à 2 de QI) mais Ray reste toujours impeccable. Mention spéciale à Mark Hamill qui campe un Luke Skywalker bad-ass à souhait, torturé et finalement héroïque. Que de souvenirs sont remontés à la surface d’un perso qui m’a toujours plu avec Han Solo comme compère loustic. J’aurais aimé aussi le voir plus mais je ne boude pas mon plaisir et Luke a été bien traité. Leia fait du Leia... Le personnage qui a le mieux évolué et pour qui j’ai une tendresse particulière est celui de Kylo Ren , le nouveau bad boy, très ambigu, sale gosse en mal de reconnaissance et joué avec talent par Adam Driver. Ma scène préférée dans le repaire de Snoke prend une tournure magistrale, c’est d’ailleurs le seul moment où j’ai ressenti un authentique frisson de plaisir et d’excitation.

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Car le reste bien que distrayant est d’une platitude sans nom : l’armada rebelle qui résiste comme elle peut pendant 2h30 de film (les gars faut se bouger les doigts du c...), les archétypes des épisodes précédents ressucés à mort (purée, ils nous refont deux / trois scènes de L’Empire contre attaque, le meilleur opus à mes yeux !), un rythme hyper haché qui gâche certaines scènes qui auraient pu devenir cultes, un humour mal dosé par moments, des personnages qui n’évoluent pas assez ou totalement plats (Laura Dern méritait mieux, fuck you Disney ! (les amateurs de Twin Peaks apprécieront la référence)) et franchement, aucune réelle surprise.

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Au final du plaisir mêlé de déception, Star Wars n’est plus qu’un produit commercial comme les autres, un film qui ne sort pas du lot ce qui m’attriste profondément vu mon amour pour la saga originelle (4, 5, 6). Mais comme je suis un geek au dernier degré par moment, j’irai voir le 9 pour voir comment tout cela va s’achever mais je pense que ce sera le dernier que j’irai voir au cinéma si la déception est une fois de plus au rendez-vous.

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mercredi 18 janvier 2017

"Rogue One" de Gareth Edwards

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L'histoire : Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

La critique Nelfesque : Depuis sa sortie en salle mi-décembre dernier, tout le monde, ou presque, a vu "Rogue One". Tous les fans de Star Wars en tout cas. De notre côté, on a fait durer le plaisir et on ne l'a vu au cinéma que la semaine passée. Pourquoi cette attente ? Les fêtes de Noël tout d'abord où on a profité plus de la famille que des salles obscures et on procède ainsi en général pour tous les blockbusters qui sortent en fin d'année et que l'on souhaite voir. Ainsi, on n'est pas les uns sur les autres dans la salle, on ne se coltine pas les bouffeurs de pop-corns et on n'a pas besoin de réserver sa place à l'avance (non mais réserver pour voir un film, ça je ne m'y ferai pas !). Oui, je sais, je suis une râleuse !

Ces considérations mises à part, qu'ai-je pensé de "Rogue One" ? Je trouve l'idée de nous faire passer derrière les célèbres lignes qui défilent à chaque début d'épisode de Star Wars très bonne. Pas de petites lignes jaunes cette fois ci donc (et ça fait bizarre (conditionnement quand tu nous tiens)) mais plus de 2 heures d'explications et de mises en situation sur le pourquoi du comment de la saga. A réserver aux fans donc, d'autant plus qu'il y a certains clins d'oeil ou franches références qui ne seront pas accessibles à ceux qui n'ont pas vu les épisodes précédents (ou à suivre... enfin, bref, ceux diffusés avant mais qui sont dans le futur de l'histoire présente (STOOOOOOP !)).

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Côté spectacle, on y est. Visuellement, c'est chouette. Les bastons sont spectaculaires, les vaisseaux aussi, l'étoile noire n'en parlons pas. Mais ça s'arrête à peu près là en ce qui me concerne. De toute façon, je ne suis pas allée voir "Rogue One" pour autre chose que passer un bon moment et j'en ai eu pour mon compte. Si vous cherchez de la profondeur, vous pouvez repasser, c'est creux. Mais bon, à la vue de la bande annonce, on s'y attendait un peu. Je ne crierai donc pas au scandale ni au génie, je dirai juste que ça fait le job.

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Parce que si on creuse, et notamment du côté des dialogues et des jeux d'acteurs, on va tomber sur pas mal d'os et niveau psychologie et empathie, "Rogue One" est zéro. Les scènes dramatiques me sont passées au dessus de la tête, les phrases chocs ne donnent pas le frisson et quand certains perso meurent, je suis limite en train de me refaire les ongles... Ou alors je me marre parce que non vraiment côté dialogue c'est nullissime parfois.

Je ne m'étalerai donc pas plus sur le sujet et je vais laisser la place à Mr K. "Rogue One" est pour moi un bon divertissement, un film du dimanche, un film que l'on peut effectivement aller voir avec son paquet de pop-corns (mais c'est le seul hein, on est bien d'accord) et pour passer une soirée entre potes c'est parfait. C'est d'ailleurs ce que l'on a fait et en rentrant, on s'est jeté sur l'épisode IV, parce que rien ne le remplacera jamais ! Allez, que la force soit avec vous !

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La critique de Mr K : 3,5/6. Belle déception pour ma part, ce premier spin-off étant aussi beau que creux et pour ma part inutile si ce n’est pour remplir le tiroir caisse de Mickey et compagnie. Et pourtant, je m’étais laissé convaincre par la bande annonce qui laissait augurer d’un beau spectacle, des références multiples à la trilogie originelle et notamment l’épisode 4. Je suis fan de l’univers de George Lukas mais sur ce coup là... ça a du mal à passer !

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La faute tout d’abord à un scénario hyper prévisible et à des personnages caricaturaux jusqu’à la nausée. Je me suis par exemple surpris à esquisser un sourire lors de pseudos scènes dramatiques tellement le pathos était de rigueur : sortez la guimauve et les attitudes de poseurs pour des personnages au final très peu attachants. Ainsi lorsqu’un protagoniste disparaît, aucune émotion ne transparaît vraiment et perso, je me fichais de leur destin. Pour revenir à l’histoire et notamment les dialogues, c’est le minimum syndical écrit par un gamin de douze ans. Très décevant surtout quand on regarde l’épisode 4 juste après et qu’on se rend compte qu’au moins les dialogues étaient plus poussés, les personnages ne se contentant pas de balancer une punchline à deux balles à chaque dialogue.

Rogue One

Ça sent aussi le réchauffé et certains choix esthétiques m’ont laissé pantois et limite en colère tant j’ai trouvé cela épouvantable. Ainsi, ils ont osé faire revenir Peter Cushing sous forme numérique. Dès sa première apparition, le malaise s’installe tant la créature virtuelle ne possède pas 1% du talent de cet incroyable acteur. C’est plat, c’est moche et carrément irrespectueux. Sachez qu’ils font la même chose avec un autre perso clef en toute fin de métrage et vous obtenez des aigreurs d’estomac garanties pour tous les authentiques Fanboys. Sinon, on peut quand même saluer la présence au générique de Mads Mikkelsen, toujours impeccable avec une classe de dingue même s’il cabotine un peu dans ce métrage. Forest Whitaker n’est pas mal non plus. Il relève le niveau tant j’ai trouvé de manière générale les scènes plutôt surjouées.

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Bon alors ? Pourquoi la moyenne ? Le spectacle tout simplement ! Le film est très beau avec un voyage épatant à travers la galaxie sur un nombre assez conséquent de mondes bien reconstitués et au charme terrible. Inspirés de ce que l’on peut trouver sur Terre avec un mix de fantasmes purement SF, on s’amuse beaucoup entre créatures bizarres, paysages dépaysants et civilisations bien différentes. La claque est magistrale à ce niveau et quand l’action se met en branle, clairement on en a pour son argent. La scène finale est digne des plus belles bastons de la saga et quel plaisir de revoir les X-Wings en action. J’ai toujours rêvé d’en piloter un, c’est comme si c’était fait avec cette bataille spatiale immersive à souhait. Un sacré trip ! Bien que trop courtes, les apparitions de Vador font toujours leur petit effet même si ça pourrait apparaître comme gadget pour les plus extrémistes des contradicteurs.

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Vous l’avez compris, je suis mitigé. Personnellement, je ne crois pas que je reverrai ce film tant il manque cruellement de finesse et surtout de souffle épique. C’est un très bon divertissement mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus par rapport aux ressorts dramatiques que l’on a pu voir dans les épisodes de la saga et surtout il manque d’originalité et se contente de suivre le cahier des charges. Inutile de vous dire qu’il perdra tout son intérêt sur petit écran...

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mercredi 20 janvier 2016

"Star Wars VII : Le Réveil de la Force" de J.J. Abrams

star wars afficheL'histoire : Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga "Star Wars", 30 ans après les événements du "Retour du Jedi".

La critique Nelfesque : Ah ! Le 7ème volet de la saga Star Wars, on peut dire qu'on l'attendait ! Et qu'on avait hâte de le voir ! Mais bon, comme on est un peu maso, on a attendu avant de nous ruer dans les salles. Justement pour éviter cette ruée... Devoir réserver sa place de cinéma plusieurs semaines à l'avance pour avoir une chance de voir un film dans une salle bondée de mangeurs de pop-corns, c'est au dessus de nos forces. Question de principes et de tranquillité.

C'est donc la semaine passée que nous sommes allés voir le film. Sans en lire quoi que ce soit pour ma part, en essayant d'éviter les articles sur le net et les spoilers à la radio (oui, même France Info s'y est mise). J'étais assez curieuse de découvrir ce 7ème opus et juger par moi-même si J.J. Abrams s'était ramassé ou au contraire apportait un nouveau souffle à la série. Avec tout le tapage qu'il y a eu autour de la sortie du film, les produits dérivés, les campagnes publicitaires, il n'y avait pas de droit à l'erreur et l'overdose n'était pas loin (je ne serai pas surprise de découvrir du PQ Star Wars...).

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Dès les premières secondes, l'excitation monte. Le texte défile sur l'écran, les premières notes de musique du célèbre générique se font entendre, je n'en peux plus, j'ai 10 ans d'âge mentale !

On retrouve dans "L'Eveil de la Force", l'humour bien présent dans les volets 4, 5 et 6. Ça ne se prend pas au sérieux, ça joue, c'est efficace. Heureuse de retrouver Han Solo et Chewie, je n'ai pas non plus bouder mon plaisir à la découverte des nouveaux personnages. J'attendais au tournant celui de Rey, interprété par Daisy Ridley, ayant lu (et oui même en essayant de ne pas trop en voir, on finit toujours par tomber sur des infos (merci les réseaux sociaux!)) que c'était un personnage féministe. Oui... Alors... Bon... Comment dire... Quand une fille ne minaude pas, ne frise pas l'hystérie, ne court pas en talons aiguilles mais fait les choses par elle-même, se défend et prend ses propres décisions, on sort le drapeau "féministe" ? C'est ça l'idée ? Bon ben désolée hein mais elle se comporte tout simplement normalement ! Bienvenue dans le monde actuel !

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J'apprécie beaucoup la saga Star Wars mais ne suis pas une fan absolue. Je n'ai pas de petites culottes Dark Vador ni d'affiches du film dans mon salon. Pour autant, j'ai toujours pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette univers et avec "Le Réveil de la Force", j'ai retrouvé ce plaisir. Je ne crierai pas au génie (on est quand même dans une franchise ultra codifié) mais le réalisateur ne se moque pas des spectateurs avec ce nouvel opus. Les paysages sont superbes (ambiance Burning Man), le rythme est bien géré, les perso sont crédibles (bon mis à part peut être Kylo Ren qui ne fait pas flipper pour 2 sous avec sa tête de Mickey mais passons). La saga est repartie pour un tour et on voit déjà au final pointer quelques indices pour la suite. Une suite que j'attends donc avec impatience !

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La critique de Mr K : 5/6. Après une attente voulue pour éviter les foules et la frénésie qui régnait autour de l’événement, c'est le cœur enjoué et plein d'espérances que Nelfe et moi avons enfin été voir le dernier né d'une saga incontournable en matière de SF et surtout de space opéra. Je n'avais guère goûté les épisodes I, II et III très beaux visuellement mais plutôt creux et sans âme malgré de purs moments de délire dans chacun des épisodes et quelques persos marquants. Il me manquait le second degré, l'humour et l'esprit libre qui soufflait sur la trilogie originelle: je ne me suis jamais vraiment remis de mon premier visionnage du cultissime épisode V L'Empire contre attaque. Au final, le VII est le meilleur film depuis ce dernier et laisse augurer de belles suites malgré quelques légers défauts. Mais vous me connaissez, j'aime pinailler!

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Pour reprendre la réplique culte de Han Solo dans la bande annonce de Star Wars VII: L'Éveil de la Force, on est à la maison! J'ai retrouvé mon esprit d'enfant durant 2h15 que l'on ne voit pas passer, où le récit fait la part belle à la présentation de nouveaux personnages, des retrouvailles avec de vieilles connaissances adorées et des morceaux de bravoures transcendés par les techniques modernes d'effets spéciaux. Je me tairais sciemment sur les ressorts de l'histoire et ses nombreuses ramifications et pistes ouvertes, à chacun de les découvrir par soi-même le jour J mais on retrouve pêle-mèle: les drames familiaux, les deux factions rivales, la découverte d'un nouveau pouvoir par de jeunes pousses en devenir, nouvelles alliances et traîtrises iniques, technologie à gogo et menace insidieuse en marche.

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La réussite principale de ce film réside dans ses deux personnages principaux Ray et Finn, tous les deux porteurs d'un nouveau souffle entre interrogation sur soi et dépassement personnel pour progresser et trouver sa voie. Le ton est redevenu léger entre humour et drame, savant dosage d'orfèvre apportant nuance et crédibilité à deux individus attachants. Les deux acteurs sont impeccables, très justes, versant souvent dans l'auto-dérision, les remords pour Finn et blocage/ouverture pour la belle Rey. Pour une fois, les jeunes premiers sont très charismatiques et n'ont pas à pâlir du côtoiement avec des légendes.

Ce n'est plus un secret pour personne, l'équipage du Faucon Millénium est de retour avec mes deux personnages préférés de la saga originelle: Han Solo et Chewbacca. Le duo fonctionne une fois de plus à merveille et le fan que je suis était ravi de repartager leurs aventures rocambolesques et leurs répliques toujours entre désespoir et complicité ironique. Votez Chewie! Je suis plus réservé sur Leia qui a morflé avec le temps et tient une place bien plus secondaire. Et puis deux ombres planent sur la scène: Vador et son influence toujours aussi forte malgré sa mort et Luke Skywalker mystérieusement disparu et que tous cherchent pour des raisons bien particulières. Mention spéciale aussi à BB8 qui réussi à égaler R2D2 en terme de ressort comique et technologique, il est très attachant et rempli son rôle parfaitement.

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J'ai aussi beaucoup aimé la présence de beaucoup de paysages et décors naturels. Les effets spéciaux inondent l'écran par moment mais le réalisateur semble avoir fait le choix de refuser le tout numérique. Pari gagnant, l'immersion est bien plus efficace, plus crédible aussi. On retrouve John William à la baguette pour la musique, les premiers accords ne trompent pas, c'est du classique et c'est efficace. Certains diront que c'est le choix de la facilité (ils n'ont pas entièrement tort) mais Star Wars c'est aussi des codes et des repères ancrés dans l'inconscient collectif, au même titre que la séance d'ouverture et son fameux déroulé narratif. Non vraiment tout est fait pour passer un bon moment, se caler bien au chaud dans son fauteuil et profiter d'un spectacle total où les émotions s'enchaînent sans discontinuer à un rythme soutenu, millimétré et brillamment pensé.

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Pas de note maximum pour autant à cause de quelques défauts et scories qui viennent entacher quelque peau un tableau général pourtant jubilatoire. Le scénario tout d'abord presque calqué parfois sur l'opus 4 et des surprises qui n'en sont plus vraiment. Le fan-service c'est bien mais ça a ses limites, les références sont nombreuses en terme de scènes cultes et j'espère que les épisodes suivant s'affranchiront davantage à ce niveau là. J'ai trouvé le méchant pas si angoissant non plus, il manque un peu d'épaisseur et ses rouages intimes sont trop vite exposés gâchant l'effet dramatique qu'il devrait produire pour plus de noirceur et de portée maléfique. Son sabre laser est aussi une originalité que j'ai trouvé laide et sans intérêt, trop proche à mes yeux de l'iconographie médiévale. L'influence nippone sur le sabre original est bien plus mystique et en cohérence avec le reste… Mais passons, il semblerait que le sabre de Skywalker fils fasse son apparition à un moment…

Pour conclure, ce film est à voir au cinéma si on est fan de SF et de récits à tiroir. Impressionnant par sa forme, porteur de sens et d'une histoire universelle, avec L'Éveil de la Force on prend un pied certain à suivre aventures spatiales, complots et destinées personnelles. On en redemande!

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mercredi 21 mars 2012

"Star Wars, le côté obscur: Aurra Sing" de Truman et Fabbri

starwarscoteobscur08L'histoire: Après Boba fett, Aurra Sing est sans doute la plus redoutée des chasseurs de primes de toute la galaxie. Formée par la mystérieuse "Femme Sombre", Aurra Sing laisse derrière elle une traînée sanglante au sein de l'Ordre Jedi, comme en atteste la collection de sabres laser qu'elle arbore. 

La critique de Mr K: Retour dans l'espace avec ce volume supplémentaire de la série consacrée au côté obscure de la force (à prononcer d'une voix gutturale à la lueur d'une lampe torche placée sous le menton). Avant cette lecture, je ne connaissais pas ce personnage haut en couleur que cette mercenaire assoiffée de vengeance à l'encontre de l'ordre Jedi, collectionneuse de sabres lasers à ses  heures perdues (faut bien s'occuper!).

Deux récits constituent ce volume. Très différents au niveau du graphisme (une nette préférence pour la deuxième partie), ils traitent à chaque fois de contrat que doit honorer cette tueuse implacable formée aux arts jedis (par un chevalier femme rongée par les remords depuis le passage dans le côté sombre de la force de sa protégée) qui aime par dessus tout envoyer ad patres certains de ses anciens camarades! Pour être honnête, le premier récit est bas de plafond et surtout prétexte à quelques morceaux de bravoure et autres bastons sidérales sidérantes (+1 point pour l'allitération!). Et surtout, jamais les auteurs ne nous révéleront pourquoi Aurra Sing semble obnubilée par les jedis et cherche à les massacrer! Un peu stupide quand on lit le postulat de base à l'arrière de la BD! Heureusement que je l'ai eu d'occaz, j'aurais presque pu me fâcher! 

Le deuxième récit m'a beaucoup plus séduit même s'il ne révèle rien de faramineux sur les motivations profondes de l'héroïne (si ce n'est garnir le porte feuille des deux auteurs!). Mi quête initiatique mi traque infernale, la beauté des dessins est à couper le souffle et on est bien loin du côté simpliste des traits décrivant la première. Comble du bonheur, Aurra Sing bute de l'Ewok et franchement depuis le premier visionnage du Retour du jedi, ça me démangeait furieusement d'éradiquer une ou deux de ces peluches uniquement présentes pour attirer un public jeune et naïf. Justice est donc rendu dans cet opus!

Clairement cet BD est de l'ordre du dispensable pour les non puristes de Star Wars. Rien de neuf niveau scénario et esthétique pure. Pour moi ce sera juste l'occasion de rajouter un volume à ma collection qui s'étoffe de plus en plus...

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Déjà chroniqués dans l'univers Star Wars en BD au Capharnaüme éclairé:
- Star Wars Legacy, volumes 1 à 5, volumes 6 et 7, volumes 8, 9 et 10.
- Star Wars, le côté obscur: Dark Maül, La quête de Vador

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mardi 31 janvier 2012

"Star Wars Legacy" - volume 8, 9 et 10

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L'histoire: Peu à peu, la galaxie se dirige vers le conflit final. Les camps se renforcent, les trahisons se multiplient et les destins se forgent. La puissance Sith se révèle plus menaçante que jamais, l'Empereur destitué Roan Fel est face à un choix qui pourrait le plonger du côté et obscur et Cade Skywalker doit combattre ses fantômes pour enfin trouver la voie qu'il devra suivre...

La critique de Mr K: Suite et fin de mon voyage dans l'espace intersidéral de la série Legacy qui se déroule 140 ans après les épisodes 4, 5 et 6 de la saga cinématographique de George Lukas. Avec ces trois volumes, les auteurs mettent un point final aux péripéties du dernier descendant Skywalker à savoir Cade, être complexe qui refuse de suivre un chemin prédéterminé et lisse. Il aura fort à faire avec ses amis dans ces trois volumes où les tensions culminent et les choix cornéliens abondent.

Y'a pas à dire, ils sont forts ces scénaristes! J'ai été tenu en haleine jusqu'au bout et le tout sans redite et cross-overs qui s'essoufflent. Certes on retrouve des thématiques et des personnages typés Star Wars mais on ne tombe jamais dans le pathos pur et dur et il est difficile de prévoir tout ce qui arrive. On assiste tour à tour à nombre d'événements impressionnants qui donnent une stature de haut vol à cette BD Space Opéra d'une rare intensité: des génocides programmés et des destructions de mondes entiers via une bactérie sith, des batailles spatiales dantesques, des complots de cours nombreux aux enchevêtrements tortueux, des scènes plus intimistes et parfois drolatiques (merci Cade et ses potes) et même dans l'avant dernier tome, une pure scène romantique certes un peu niaise mais ô combien réjouissante dans ce monde de peur et de larmes!

Une belle réussite donc que cette série que se termine en apothéose avec une fin légèrement ouverte comme je les apprécie! Le graphisme est toujours d'aussi bon niveau, un petit bémol tout de même pour certains dialogues qui sont à la limite de l'indigence, il faut croire que les auteurs (ou les traducteurs d'ailleurs) ne se sont pas foulés cumulant répétitions à outrance et syntaxe inexacte (ils étaient fatigués, arrivés au tome 10?).

Mais que ces dernières remarques ne vous rebutent pas, si vous êtes fan de cet univers vous pouvez plonger dans Legacy sans aucun risque de regrets. C'est du pur Star Wars, c'est excitant à souhait et rondement construit et mené! Un must pour tout amateur!

Déjà chroniqués dans l'univers Star Wars en BD:
- Star Wars Legacy, volumes 1 à 5, volumes 6 et 7.
- Star Wars, le côté obscure: Dark Maül, La quête de Vador.

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mardi 17 janvier 2012

"Star Wars, le côté obscur: La Quête de Vador" de Macan, Gibbons et McKie

darkVL'histoire: Dark Vador a échappé de peu à l'explosion de l'Étoile Noire, l'arme de destruction absolue qui devait assurer sa victoire sur l'armée de la Rébellion. Il n'a désormais qu'une obsession: trouver à tout prix l'auteur de ce tir d'une incroyable précision.

Il pressent en effet que ce pilote nommé Skywalker, en qui la Force est puissante, peut seul devenir le chef de guerre dont l'Alliance a désespérément besoin. Mais il devine aussi qu'entre ce jeune combattant et lui, il existe un lien très particulier.

La critique de Mr K: Retour dans l'univers de Star Wars aujourd'hui avec cette BD dégotée pour pas cher dans une charmante boutique d'occasion de Lorient. Le hasard fait décidément bien les choses, à croire que la Force me guide! C'est donc un volume de plus qui vient enrichir ma bibliothèque déjà fort riche en la matière

Ce volume appartient à la série consacrée aux différents personnages emblématiques du côté obscur et là, ce n'est pas n'importe lequel car il s'agit de l'un des plus grands bad guy de l'Histoire du cinéma à savoir le seigneur Vador! L'épisode relaté ici se situe entre les Épisodes cinématographiques IV (Un nouvel espoir) et V (L'Empire contre-attaque). Il est clef dans la mesure où il relate la première rencontre physique entre Dark Vador et Luke Skywalker.

J'ai pris un grand plaisir à parcourir cette BD. Le scénario est haletant et éclaire sous un jour nouveau la destinée de deux personnages cultes. Bien que l'on sache déjà l'essentiel entre ces deux personnages contraires, il est intéressant de voir leurs sentiments respectifs s'exprimer dans un récit inédit au cinéma. L'action se déroule sur une planète non présente dans les versions ciné et rajoute un monde de plus à l'univers de Lukas. C'est l'occasion de faire connaissance avec de nouvelles races, de nouvelles cultures interstellaires et de nouveaux paysages.

Les dessins contrairement à la série Legacy sont beaucoup plus sobres, je dirais même "à l'ancienne. Il se dégage donc une certaine nostalgie des planches de cet ouvrage. Pour autant, on ne tombe pas dans le pathos et les pages se tournent très vite. Rajoutez là dessus une petite dose d'humour disparue de l'univers de Lukas depuis les films 1, 2 et 3 et c'est un authentique retour aux sources de ce qui a fait des trois premiers volumes tournés pour le cinéma des œuvres cultes. Et puis franchement, on ne peut résister au charme vénéneux du sombre seigneur vêtu de noir.

Une excellente BD pour tous les amateurs de la saga, un petit voyage dans le temps entre action et émotion que j'ai vraiment beaucoup apprécié. May the force be with you!

Déjà chroniqués dans l'univers Star Wars en BD:
- Star Wars Legacy, volumes 1 à 5, volumes 6 et 7.
- Star Wars, le côté obscure: Dark Maül

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jeudi 5 janvier 2012

"Star Wars Legacy" - Tomes 6 et 7

6L'histoire: Un véritable cataclysme s'est abattu sur l'Empire avec la mort supposée de Dark Krayt. Débute alors pour les Sith une terrible guerre de succession. Sur la planète Dac, les Mon Calamari continuent à ressentir les effets de la colère de l'ancien Empereur pour avoir osé le trahir.

En revanche, Cade Skywalker et ses compagnons savourent une amère victoire, tandis que l'Alliance Galactique cherche à former un pacte avec l'ancien Empereur Roan Fel contre les Sith, qui restent leur ennemi commun. Mais l'ennemi est-il bien celui que l'on croit?

La critique de Mr K: Retour dans l'univers de La Guerre des étoiles avec mon craquage pré-opératoire du mois de décembre, les tomes Renegat et Tatooïne de la série Legacy qui m'avait été offerte en partie (tomes 1 à 5) pour mon anniversaire l'année dernière. Le tome 10 venant de sortir et clôturant cette saga, il était temps pour moi de devenir l'heureux acquéreur petit à petit (il faut raison garder tout de même...) des cinq volumes manquants en commençant aujourd'hui par le 6 et le 7.

C'est avec délice que je me suis replongé dans les aventures tumultueuses de Cade Skywalker et ses acolytes. Rappelons qu'il est le dernier de la lignée emblématique Skywalker de l'univers de George Lukas. On retrouve ce héros peu commun, mélange improbable de chevalier blanc et de pirate de l'espace. Il reste tiraillé entre les deux côtés de la Force qu'il considère plus comme des outils dont on peut se servir impunément sans conséquences réelles. Loin de lui donc l'idée de vouloir faire un choix entre la voie du bien ou du mal. C'est ce qui le rend unique, attachant et surtout totalement borderline!

7Comme dans les précédents volumes, on retrouve un savant mélange de space-opéra et de passages plus intimistes. Les combats spatiaux sont grandioses et le lecteur est plongé dans l'action grâce notamment aux dessins détaillés et dynamiques des différents dessinateurs (leur plus grande qualité étant leur capacité à calquer le récit sur un style purement cinématographique). Le scénariste principal (à savoir Ostrander) profite aussi de ces deux volumes pour creuser encore davantage la caractérisation des personnages notamment en ce qui concerne les rapports de Cade avec sa mère (espionne impériale) et les différents liens unissant les membres de l'ordre Sith. Rajoutez en toile de fond, un empereur déchu refaisant surface, le seigneur des Siths en facheuse posture, un génocide épouvantable et vous pouvez entrapercevoir l'épaisseur de cette saga qui n'a pas à rougir face à l'originale même si elle n'est que de papier.

Une belle échappée que cette double lecture dans une période peu évidente pour moi. Je crois décidément que toute ma vie je resterais un inconditionnel fan de l'univers Star Wars. Tentez l'expérience et qui sait... la Force viendra peut-être à vous?

Déjà chroniqués dans l'univers Star Wars en BD:
- Star Wars Legacy, volumes 1 à 5
- Star Wars, le côté obscure: Dark Maül

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lundi 5 décembre 2011

"Star Wars, Le côté obscur: Dark Maul" de Marz et Duursema

001L'histoire: Les Sith, un ordre de tueurs implacables, vivent et s'entraînent secrètement depuis mille ans. Leur raison d'être: se venger de l'ordre des Chevaliers Jedi...

Le temps de sortir de l'ombre approche enfin. Mais avant cela, l'apprenti Sith Dark Maul est chargé d'une mission cruciale et terriblement difficile. Il doit s'attaquer au Soleil Noir, un puissant syndicat installé sur la planète Naboo, qui pourrait contrarier les plans de conquête des Sith. Dark Maul sera seul contre des milliers, seul contre la galaxie entière...

La critique de Mr K: En nous promenant dans une enseigne de revente de biens, Nelfe et moi sommes tombés sur une collection entière de BD Star Wars de la maison d'édition Delcourt. Sans doute un ex geek reconverti dans la vie de couple qui a dû se débarrasser à contre cœur de sa collection. Eh ouiiii! Tout le monde n'a pas la chance de vivre avec une Nelfe! N'écoutant que ma passion pour l'univers Star Wars, je décidai d'acquérir le présent volume.

A l'occasion de la sortie de l'épisode I, j'avais été globalement déçu par le film et notamment par le bad guy Dark Maul qui avait certes un look d'enfer (au sens propre comme au sens figuré) mais qui se révélait être une lavette adepte de sport de combat. Heureusement son sabre laser rouge au double effet Kisscool sauvait in extremis l'affaire! Dans ce volume unique (ça change de la série Legacy), l'action se déroule 33 ans avant la Menace fantôme (épisode I) et l'on suit Dark Maul lors d'une de ses missions d'élimination pour le compte de son seigneur et maître (le futur Empereur). Oubliez toute velléité de scénario complexe: la cible est déterminée dès le début et l'opus se termine une fois le chef ennemi éliminé comme il se doit. C'est donc une BD d'action qui nous est offerte ici avec les points forts et les points faibles inhérent au genre.

On ne s'ennuie à aucun moment durant cette série d'exécutions individuelles ou de masse notamment grâce aux dessins dynamiques. C'est brut de décoffrage mais c'est efficace. Un plaisir coupable en soit! Bon... passé cette lecture trépidante, il faut bien avouer qu'il ne reste pas grand chose mais vu que j'ai acheté cet opus à moindre prix, je ne vais pas me plaindre. A noter qu'un petit bonus, une micro-histoire autour de Dark Maul, est présent en toute fin et concentré sur une dizaine de pages. Il ravira j'en suis sûr tous les adeptes du seigneur Sith rouge et noir.

Une lecture très distrayante donc qui plaira surtout aux amateurs et autres allumés de La Guerre des étoiles!

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lundi 21 mars 2011

"Star Wars Legacy" - Tomes 1 à 5

StarWarsLegacy1L'histoire: Un temple Jedi est sauvagement attaqué; un empereur est trahi; et l'Ordre Sith que l'on pensait disparu refait surface plus terrifiant que jamais. Au milieu de ces événements qui mettent la galaxie à feu et à sang, et alors que les héros de l'Alliance Rebelle ont disparu depuis plus d'un siècle, un homme se débat face à un dilemme: doit-il réclamer un héritage qui lui revient naturellement et tenter de sauver la galaxie, ou bien tourner le dos aux siens et les laisser se débattre face à un destin pire que la mort? Cet homme se nomme Cade Skywalker... Et il est le dernier représentant d'une lignée qui a laissé à jamais des traces aux confins de la galaxie...

SWLegacy2La critique de Mr K: Grand amateur de la trilogie originelle de Lucas, un peu moins de la seconde (même si elle n'est pas complètement ratée), je me suis vu offert courant janvier les cinq premiers tomes d'une série se déroulant 100 ans environ après les faits exposés dans l'épisode 6 qui voyait la chute de l'Empire, la rédemption et la mort de Vador et l'avènement de la nouvelle République. Les copains ont été bien inspirés de m'offrir ce début de série (reste encore cinq tome pour l'achever) qui est très réussi et que j'ai dévoré (en essayant de me limiter à un volume par semaine afin d'éviter de les engloutir trop rapidement).

tome_3À époque différente dit bien évidemment personnages différents. Ce serait trop long de tous les présenter ici, sachez simplement qu'on retrouve la profondeur et la complexité propre à l'œuvre originelle de Lucas avec peut-être un poil de manichéïsme en moins. Certes la force est toujours divisée en deux mais il semble plus aisé de passer d'un bord à l'autre sans pour autant sombrer définitivement. L'exemple de Cade Skywalker est criant à ce propos: constamment tiraillé entre la volonté de laisser sur le bord de la route son héritage familial lourd et ses talents innés dans les domaines de discipline du Jedi (ben ouais, quand on est un Skywalker, on a tendance à sortir du lot!).tome_4

Au fil de la lecture, les personnages se multiplient et l'on retrouve avec plaisir certains éléments déjà présents dans les épisodes cinématographiques: les wookies (je suis un fan du duo Han Solo et Chewbacca), les Siths qui ici ont été passés au crible et développés au maximum notamment dans leurs relations internes et au niveau hiérarchique, les stormtroopers et leur uniforme si caractéristique, la haute technologie spatiale omniprésente, des amours contrariés, les manœuvres politiciennes et notamment le mécanisme de la chute d'une démocratie et sa prise en otage par un pouvoir autoritaire, un humour enfin de retour depuis sa triste disparition avec les épisodes 1, 2 et 3 qui se la jouaient bien trop sérieux quitte à verser dans le ridicule... Je pourrais continuer comme cela longtemps. Le fan que je suis, a été comblé surtout que toutes ses références ne sont jamais pesantes ni gratuites, elles contribuent à enrichir le background de la série Legacy et donne à l'ensemble une constitution solide. Le rythme est plutôt lent ce qui est parfait pour pouvoir joindre les anciens éléments en notre possession avec les nouveautés. Une belle réussite à ce niveau là.

tome_5Rajoutez à cela, d'anciens Jedi de la famille Skywalker qui viennent rendre visite à Cade Skywalker sous forme de visions holographiques et c'est avec un grand plaisir que le lecteur se retrouve de nouveau en face du seigneur Vador (le meilleur Bad guy de l'histoire du cinéma à mes yeux) ou du jeune Luke Skywalker, apparitions ayant pour vocation de guider Cade dans ses réflexions par rapport à la Force et son propre destin.

Je ne suis pas amateur du dessin type «Comics books» que je trouve trop souvent simpliste ou décevant. Rien à voir ici, car même si le format fait penser forcément à la narration que l'on trouve dans le genre suscité, les dessins sont fins et précis, et c'est avec émerveillement parfois qu'on se retrouve devant de quasi-tableaux tenant sur une page entière. Les textes eux sont à rapprocher de ce que l'on a pu lire et entendre dans les films.

Vous l'avez compris, les cinq premiers volumes de Starwars Legacy m'ont diablement bien plu et j'attends avec impatience le tome 10 pour pouvoir lire la deuxième partie de cette nouvelle saga qui n'a pas à rougir de la comparaison avec ses illustres référence. Un must dans le genre!

sw

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