mardi 18 mai 2010

Empty Spaces au Mamm Kounifl, Locmiquélic, 14-05-10

empty_spacesVendredi dernier, accompagné de ma chère Nelfe et d'une belle brochette de potes et copines amateurs de Pink Floyd, nous avons investi le Mamm Kounifl, bar concert fort sympathique de Locmiquélic la jolie dans le 56! Patron sympathique à souhait (il nous a avoué "backstage" qu'il portait des sandales coquées!) et bière moussante à souhait. Sans compter, le rhum ambré maison accompagnant divinement bien le son qui nous a été servi ce soir là!

Nous avions rameuté toute la troupe afin de leur faire découvrir un formidable groupe de reprises de Pink Floyd: Empty Spaces. Pour celles et ceux qui nous suivent dans nos pérégrinations musicales depuis un certain temps, vous savez que notre baptême avait eu lieu l'année dernière lors d'une soirée mémorable. Allait-on une fois de plus se retrouver plonger dans l'univers onirique du rose flamand?

La réponse est oui, oui, OUI! Ce groupe est formidable de technique et d'interprétation. La preuve en est que le bar était plein à craquer et se frayer un chemin jusqu'au devant de la scène fut difficile et éprouvant! Mais on y est arrivé! Le public largement inter-générationnel a contribué à fixer une ambiance apaisée mais cependant pleine de ferveur envers les compositions d'un groupe mythique à ranger dans les classiques du rock progressif.

Empty Spaces compte 11 membres (techniciens inclus) ayant pour point commun leur amour immodéré pour Roger Waters et sa bande. Au programme, les pièces maîtresses d'albums intemporels comme "The Wall", "Animals" et "Wish you were here"... rien de moins! Je tiens à préciser de suite que je suis plus amateur de la première période des Pink Floyd avec des albums comme "Atom heart mother", "A saucerful of secret", "Meddle" et consorts... Mais si comme nous, vous avez la chance de croiser Empty Spaces en concert, vous balayerez d'un revers de main vos réticences tant le set est rodé et le choix des morceaux excellent! On ne peut rester de marbre devant des morceaux de bravoure comme "Shine on your crazy diamonds" ou "The great gig in the sky"... J'ai récupéré la set-list à la fin du concert auprès du membre fondateur qui m'a plus ou moins confirmé qu'après une petite pause bien méritée, le groupe se pencherait sur des compositions floydiennes plus anciennes... J'ai bien hâte d'écouter cela! Mais je cause, je cause... qu'en est-il du set écouté samedi dernier?

empty_1La première partie a commencé par 5 titres de "Dark side of the moon": Breathe, Time, The great gig in the sky, Money et un medley réunissant Us and them, Any colour you like, Brain Damage, Eclipse. Un démarrage hypnotique embrayant sur un tube du groupe. Puis vient le tour de force de Ney Kilah la chanteuse qui une fois de plus a charmé l'assemblée, plusieurs de mes potes sont tombés instantanément amoureux de la belle choriste du groupe (dessous leurs oripeaux de métalleux velus se cachent de grands sensibles...). Les trois morceaux suivants sont à l'avenant entre rock and roll et musique planante, bref que du bonheur! Pour terminer cette première partie, le groupe poursuit avec le monumental Shine on your crazy diamonds introduit par le claviériste Jean-Noël Rozé littéralement possédé par sa partoche! Puis vient un Sheep tiré de l'album "Animals" pour cloturer le premier acte. Juste le temps de fumer une clope et de commander une deuxième bière et le groupe reprend possession de la scène et de la salle.

empty2La deuxième partie est placée sous le signe de l'album "The Wall". Dans l'ordre, Empty Spaces reprend In the Flesh avec énergie, nous voila replongés directement dans l'ambiance. Morgan le chanteur donne tout ce qu'il a et ce n'est que le début. Suit The thin ice, morceau de transition plus lent, avant le mythique Another brick in the wall repris en coeur par le public définitivement conquis.

Le groupe enchaîne ensuite par Empty Spaces psychédélique en diable (dans le film de Parker, c'est le passage où deux fleurs se livrent bataille et finissent par s'accoupler), Young lust plus rock and roll (les guitaristes se lâchent furieusement: Yvan Guillevic et John Chaussepied magistraux durant toute la soirée). Puis c'est Hey you et là, les gaziers ont réussi à faire pleurer une copine! Je dis chapeau! Un pur moment de bonheur en barre comme disent mes adorables élèves (mais non, je ne suis pas cynique...). Run like hell termine cette deuxième partie nous laissant tout suants mais heureux!

Dernière partie... sous forme d'apothéose. Wish you were here tiré de l'album éponyme est un pur moment de magie et de communion avec les connaisseurs. Vient ensuite Welcome to the machine interprété avec brio par un groupe certes déjà avec 2h de concert au compteur mais une énergie intacte! Mais ma claque personnelle, je l'ai reçu avec le morceau suivant Comfortably Numb de l'album "The Wall". Énorme, mirifique, insondable, aucun qualificatif ne convient pour dire ce que je ressens à l'écoute de ce morceau en album... alors quand un groupe la joue à la perfection, vous imaginez l'état dans lequel je pouvais me trouver! Ultime morceau en rappel, reprise de "Another brick in the wall" pour finir en beauté! Je tiens à souligner (pour pas faire de jaloux), les talents du bassiste Bernard Clémence et du batteur Julien Oukidja qui contribuent grandement à la qualité du set autant que les autres membres du groupe.

Quel concert! Un groupe à découvrir absolument s'il passe à côté de chez vous! Ci-dessous une vidéo du groupe tournée avant, pendant et après le concert. Attention le son ne rend pas justice à leur talent mais vous aurez une petite idée du potentiel des Empty Spaces (en plus, on me voit par deux fois dans le public!).

Posté par Mr K à 17:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 22 septembre 2009

Petite joie du soir

Il est des jours bien crevant comme celui-ci. Des gamins agités mais néanmoins dynamiques et motivants pour le pédagogue, des séances de ping pong intensif avec un collègue sadique jouant en club depuis des années (David espèce de salopard!), des conseils d'administration qui semblent ne plus en finir et une Nelfe affamée qui attend son homme malgré ses douleurs stomacales. Heureux homme que je suis! Il est des jours comme ça où une seule et unique chanson s'impose: One of these days des Pink Floyd. Groupe intemporel devant l'éternel qui devrait être remboursé par la sécurité sociale. Je vous laisse avec cet extrait tiré du Live at Pompéï datant de l'époque où le flamand rose était au sommet de son art. Tout bonnement magique et idéal pour se remettre d'une dure journée. Enjoy!

Posté par Mr K à 22:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,