samedi 6 mai 2017

En mai, craque comme il te plait !

Cette adage me convient très bien et c'est cette fois-ci neuf petits nouveaux qui vont rejoindre ma PAL, des petits orphelins adoptés en majeure partie chez l'abbé, notre fournisseur officiel de livres de seconde main. Décidément, il ne nous déçoit jamais !

Acquisitions mai 2017 ensemble

Comme vous pouvez le voir, il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts entre auteurs français à la renommée certaine, d'autres à la côte plus underground mais aussi des ouvrages à stature internationale et des classiques immortels. Suivez le guide pour le debriefing de ce craquage finalement plutôt sage par rapport à des récoltes parfois pléthoriques par le passé !

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(Balade entre légendes et classiques de la littérature)

- Hamlet, Othello et Macbeth de William Shakespeare. Depuis ma très réjouissante relecture de Roméo et Juliette l'année dernière, je m'étais juré de relire quelques classiques du même auteur. C'est désormais chose possible avec cette acquisition qui concentre en elle trois pièces majeures du maître dont ma préférée qui m'avait valu à l'époque de ma lecture et étude une super bonne note à l'épreuve de lettre en terminale L : Hamlet. Je pense que je me replongerai dans les abysses de l'âme humaine version Shakespeare dès cet été.

- La Chartreuse de Parme de Stendhal. Un classique de la littérature française qui m'avait échappé jusque là, heureusement cette trouvaille impromptue va me permettre de réparer mon tort, surtout que j'ai de très bons souvenirs de mes lectures anciennes du Rouge et du noir et de Lucien Leuwen du même auteur. Ma PAL manquant de classiques, l'occasion ne pouvait être loupée.

- Contes et légendes de la mer et des marins de Quinel et De Montgon. Instant émotion que cette rencontre lecteur-acquéreur / livre car cette collection de chez Fernand Nathan a fourbi mes premières armes de lecteur, j'ai d'ailleurs de nombreux volumes dans notre bibliothèque et c'est toujours avec un petit serrement au coeur que je repose les yeux dessus. En plus, ici les deux auteurs reprennent des légendes en lien avec la mer et les hommes qui tentent de la dompter, difficile de passer à côté vous en conviendrez. Une de mes prochaines lectures sans nul doute !

Acquisitions mai 2017 2
(Échappatoire dans la littérature française plus contemporaine)

- Ni d'Ève ni d'Adam d'Amélie Nothomb. Ca fait un sacré bout de temps que je n'ai plus lu Amélie Nothomb que j'ai tour à tour adoré, apprécié puis ensuite déprécié car le sentiment de "déjà-lu" m'envahissait régulièrement à chaque nouvel ouvrage parcouru. Le temps a passé (seules restent les pensées) et je me décidai à acquérir cet ouvrage qui revient sur un pan de sa vie au Japon lorsqu'elle était fiancée ! Ça promet du lourd, du fracassant et j'espère retrouver la langue accrocheuse et gouailleuse qui a fait la marque de fabrique de cette écrivaine belge bien dérangée.

- La Folle aventure des Bleus... et DRH de Thierry Jonquet. Thierry Jonquet et moi, c'est une grande histoire d'amour. Chaque lecture de cet auteur me procure à chaque fois un plaisir inégalé entre frisson et bonheur de lecture instinctif et sans concession. Cet ouvrage réunit deux nouvelles qui feront la part belle une fois de plus j'en suis sûr au regard impitoyable que pose l'auteur sur les noirceurs et lâchetés des hommes ordinaires. M'est avis que ce livre ne fera pas long feu dans ma PAL !

- Méchamment dimanche de Pierre Pelot. Là encore, un auteur que j'affectionne tout particulièrement et qui a le mérite d'être aussi doué que polymorphe dans les genres qu'il aborde très souvent avec succès. Pierre Pelot aborde dans cet ouvrage une histoire d'enfance qui va mal tourner, un roman d'apprentissage sur l'innocence et les illusions d'adultes. Tout un programme qu'il me tarde de découvrir !

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(Voyages en terres étrangères entre exotisme et introspections maladives)

- White spirit de Paule Constant. Coup de poker que cette acquisition dont je ne connais pas l'auteure mais dont la quatrième de couverture m'a de suite séduit. Fable féroce et roman initiatique se mêlent autour du destin de trois figures innocentes cernées par les ambitions, les jalousies et les envies dans le cadre d'une bananeraie perdue au milieu de nul part. Bizarre vous avez dit bizarre ? Carrément et c'est ce qui me plait !

- Histoire de ma vie de Lao She. Il s'agit ici d'une autobiographie de l'auteur qui durant sa vie a traversé nombre d'épreuves et de régimes politiques antagonistes. Je suis curieux d'avoir son regard sur cette Chine mouvante, changeante et multi-forme. La quatrième de couverture nous promet un récit émouvant et une réflexion intéressante sur le temps qui passe. Hâte de lire cela !

- Fleur de béton de Wilfried N'Sondé. Un livre qui me tente énormément depuis que j'ai mis la main dessus. Dans le microcosme d'une cité, on suit le destin de Rosa Maria, une jeune fille qui veut échapper au fatum de sa condition sociale mais qui n'entrevoit pas le bout du tunnel entre un père violent et un environnement mortifère. L'écriture à l'air puissante, vive et sans fioriture. Le genre de promesses qui peuvent conduire à un véritable coup de coeur ! Là encore, cette lecture sera entamée très vite.

Voila pour ces nouvelles acquisitions qui comme vous avez pu le lire promettent beaucoup en terme d'évasion, de découverte d'horizons lointains ou quotidiens. Chaque lecture sera un renouveau, une nouvelle découverte et je l'espère un voyage sans précédent. Les chroniques à venir sur chacun de ces ouvrages vous en diront un peu plus.


mardi 12 février 2013

"L'île aux enragés" de Pierre Pelot

couverture-12868-pelot-pierre-l-ile-aux-enragesL'histoire: Sur cette île dont les habitants semblent être revenus à l'âge de pierre, Arian Dhaye est certain de pouvoir découvrir le secret de son étrange condition d'homme prisonnier d'un univers parallèle. 

Avec les deux ermites isolés au sommet de l'île, il part pour retrouver son peuple, sa terre... 

La critique de Mr K: Cet ouvrage est la suite directe d'Une autre Terre que j'ai lu du même auteur il y a déjà quelques temps. On retrouve le personnage d'Arian Dhaye, naufragé d'un monde parallèle désespérément en quête de son monde d'origine. Hasard ou coïncidence, avec Nelfe nous venions juste de terminer la saison 4 de la série Fringe dans la thématique centrale est rigoureusement identique! Toujours est-il que le précédent livre de Pelot m'avait bien plu et que c'est avec un plaisir non dissimulé que je plongeais dans ce récit. 

L'essentiel de l'action se déroule donc sur une mystérieuse île nommée Higg-la-maudite... Tout un programme! Nombreux sont les personnes qui l'ont abordé et qui ne sont jamais revenus. Justement, les pas d'Arian l'y mène tout droit car des réponses à ses questions doivent s'y trouver. Après une traversée mouvementée (un très très beau chapitre mettant en scène une tempête apocalyptique), notre héros se retrouve sur une île sauvage peuplée d'être dégénérés ressemblant beaucoup aux bersekers que l'on peut trouver dans l'univers des jeux de rôles. Pour les novices, sachez que ce sont des fous à liés, incapables de se contrôler, uniquement mus par la soif du sang. Très vite, Arian va trouver de l'aide auprès de deux ermites étranges qui vont le guider sur la voie de la vérité. 

Ce livre jeunesse est très court, comme le précédent il fait 154 pages. Les événements y sont donc condensés et on retrouve un peu de frustration à ne pas en savoir davantage. Pour autant, cette lecture s'est révélée très plaisante par son histoire maîtrisée et haute en couleur, les révélations sont nombreuses et les événements s'enchainent à toute vitesse. L'écriture de Pelot touche juste une fois de plus mêlant phases descriptives très évocatrices, sans lourdeurs inutiles et phases d'action frénétiques. Seul regret, une fin bien trop elliptique à mon goût qui laisse un goût d'inachevé dans la bouche quand on sait qu'il n'y a pas de volume à suivre concernant les aventures d'Arian Dhaye. 

L'île des enragés reste cependant un très bon livre d'aventure jeunesse qui s'écarte de la science fiction plus présente dans le premier volume. À découvrir si vous trouvez ce spécimen, qui paraît-il, est plutôt rare.

Lu et chroniqué du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- "La Guerre olympique"
- "Une autre Terre"

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jeudi 13 septembre 2012

"Une autre terre" de Pierre Pelot

Uneautreterre

L'histoire: Arian Dhaye n’est pas un tueur… Pourtant il supprime cent mille individus. Kirja n’est pas un Dieu. Pourtant un peuple entier le vénère et le suit.Mais entre ces deux hommes, il n’y a peut-être qu’une simple différence d’univers, de dimension. L’existence des mondes parallèles permettra-t-elle de rapprocher, d’unir et même d’identifier ces deux destinées?

La critique de Mr K: Un petit ouvrage jeunesse à mon actif aujourd’hui avec ce vieil ouvrage (1972) de Pierre Pelot. Il s’agit du premier opus mettant en scène le personnage d’Arian Dhaye (je lirai le second avant la fin de l’année). On le retrouve ici sur Terre dans quelques siècles, une Terre au bord de la catastrophe qui voit les êtres humains au bord de l’extinction. Les hommes sont sous le joug de l’Elite, oligarchie despotique qui use de la science sans conscience. Le pouvoir en place a établi une société très proche de celle décrite par Huxley dans Le meilleur des mondes, ainsi les naissances sont contrôlés et les êtres fabriqués à des fins très précises (en l’occurrence ici, faire la guerre). Les tableaux peints par Pelot font mouches et ça fait plaisir de voir que l’on ne prend pas nos chers têtes blondes forcément pour des imbéciles.

Parallèlement aux démêlés d’Arian Dhaye, on suit le réveil de Kirja, un homme qui se réveille d’un très long sommeil et que les peuplades primitives prennent pour un Dieu. Il ne se rappelle plus de rien et va découvrir peu à peu qu’il serait le descendant de mystérieux hommes descendus du ciel dans des chars flamboyants. Peu à peu, la lumière va se faire sur son destin et il va trouver sa place dans ce monde inconnu qui se révèle très vite être notre planète mais dans un univers parallèle et coexistant du notre.

Bien évidemment, ces deux êtres sont faits pour se rencontrer et c’est seulement vers la fin de l’ouvrage (assez court, 153 pages) que l’on va saisir les tenants et les aboutissants. Pour un lecteur chevronné en la matière, la surprise n’a pas vraiment été au rendez-vous mais je m’imagine découvrant cette histoire tout môme et je pense sincèrement que j’aurai été bluffé. La langue de Pelot fait merveille et l’imagination fonctionne à plein devant les descriptions dantesques du maître de plume qui officie (les sous-sols de la cité futuriste, l’exode du peuple des montagnes vers la région des lacs…). On se prend à se dire que le livre est bien trop court et qu’on aurait voulu en lire plus. Mais point trop n’en faut, cet ouvrage se suffit à lui-même et se révèle être une belle réussite.

Lu et chroniqué du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- "La Guerre olympique"

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mardi 3 juillet 2012

"La Guerre olympique" de Pierre Pelot

guerre olympiqueL'histoire: Comment concilier la paix mondiale, le chauvinisme, le contrôle de la démographie, la lutte contre la délinquance et l'amour du sport? C'est simple... Tous les deux ans sera déclarée la guerre olympique. Des épreuves mortelles où tous les coups sont permis. Pénalité des vaincus? Dix millions de morts dans leur camp, choisi parmi des déviants dont le cerveau est piégé à l'aide d'une mini-bombe. Quelle belle invention! Pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt?

La critique Nelfesque: L'idée de départ de "La Guerre olympique" fait froid dans le dos. Les dirigeants mondiaux se sont mis d'accord pour parer à différents besoins de leurs nations et de nos sociétés (nous sommes ici en 2222) de manière radicale en utilisant comme à l'époque romaine le jeu pour amuser le peuple. Voici maintenant 12 ans que le conflit international planétaire existe et cette guerre olympique semble être le remède à tous les maux.

Avec la Guerre olympique, plus de problème de surpopulation carcérale, plus de surpopulation tout court d'ailleurs puisque les lois se sont durcies et deux fois rien peut faire de vous un délinquant. J'utilise ici sciemment la deuxième personne du pluriel car les citoyens présents dans ce roman pourraient très bien être nous dans quelques années tant la folie des hommes et de nos dirigeants peut s'avérer borderline par moment. Heureusement, ici il n'est question que de fiction mais l'identification est aisée.

La Guerre olympique est aussi le moyen de réduire les masses au silence, à la résignation mais aussi et surtout de les abrutir à coup de jeux morbides. Le jeu, l'opium du peuple, comme dirait l'autre. C'est ainsi que tous les 2 ans une gigantesque tuerie à plusieurs niveaux a lieu dans le monde. Deux camps participent à ces jeux: le camp blanc composé des Etats et nations de la Confédération libérale, soit l'Eurobloc, l'American group, le Bloc unifié d'Amérique du Sud et l'archipel japonais, et le camp rouge, celui des Etats et nations de la Fédération socialo-communiste, autrement dit l'Union des Républiques Socialistes, le Bloc asiatique, l'Union socialiste arabe et la Fédération africaine. Au total 150 nations de la planète sont prêtes à se bastonner pour leur honneur et leur survie.

Au premier niveau de ce bain de sang, des athlètes participent aux jeux proprement dit. Après une compétition acharnée, si ils passent la sélection, ils sont sacrés "héros". C'est le cas de Pietro Coggio, redoutable boxeur français, que nous suivons dans ce roman. C'est lui qui sera en première ligne avec 9 autres héros du camp blanc, prêts à en découdre face au camp rouge et ses 21 héros, lors de l'épreuve tant attendue du Grand Parcours des Héros. De l'issue de ce combat final dépendra la vie de millions de personnes. En effet, chaque défaite (et donc chaque mort d'athlète) d'un des deux camps entraîne la mort immédiate et indolore de citoyens délinquants dans le camp des perdants. Ces derniers, équipés d'une puce dans le crâne, tombent ainsi comme des mouches. A l'issue des épreuves consécutives de 600m/pièges, haltérophilie, lancé de haches, pugilat, moto-glace, tir à l'arc et enfin 30m/course à pied version hardcore où tous les coups sont permis et où les conditions sont poussées à leur paroxysme, un seul héros survivra, dopé jusqu'aux yeux et surentraîné pour aller au bout de ses forces et ainsi assouvir la soif malsaine de millions de téléspectateurs. 

Nous suivons également Mager Cszorblovski, citoyen délinquant rouge et Yanni Bog, blanc, pendus aux écrans géants leurs annonçant leur mort imminente. L'angoisse poussée dans ses derniers retranchements, la soif de vivre et la résignation, ces deux personnages vont passer par tous les stades et vont choisir deux façons différentes de survivre dans cette "téléréalité" macabre. Autour d'eux gravitent journalistes, citoyens "honnêtes", familles et amis et c'est une vraie étude sociologique que nous propose Pierre Pelot. On termine cette lecture écoeuré... Ecoeuré par la violence des actes et des idées et écoeuré par l'Homme et ce qu'il est capable de faire.

"La 12ème Guerre olympique compterait  un minimum de 9 millions de victimes. C'était prévu, calculé."

"La Guerre olympique" est un roman qui met un grand coup dans la tronche dans tous les sens du terme et qui brille par son réalisme et sa critique politique sous-jacente. Un roman à lire! Je remercie les Editions Folio de m'en avoir donné l'opportunité avec ce partenariat.

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mardi 13 juillet 2010

"Pauvres zhéros" de Baru / Pierre Pelot

pauvres_zh_rosL'histoire: C'était dans les années 80. Un jour de la fin du mois de juin, Pierre Pelot rend visite à son épouse et à son fils né de la veille, dans une chambre de la maternité du village voisin. La maternité faisait partie d'un complexe groupant un hôpital de vieillards, une sorte d'asile, et un orphelinat. Les appels venus du dehors parvenaient jusqu'à la chambre. Ils montaient du cachot sous la chapelle de l'établissement. Un soupirail. Une fenêtre au ras du sol et les deux mains d'un enfant agrippées aux barreaux, la tache pâle d'un visage, dans le sombre... "S'il vous plaît, m'sieu, faites-moi sortir! Je r'commencerai plus... S'il vous plaît, m'sieu..." Une litanie lancée en rafales vers cette fenêtre de la chambre d'où Pelot regardait l'été s'approcher... En rentrant, il a commencé d'écrire "Pauvres zhéros". A la hache.

Les auteurs:

Pierre Pelot est né en 1945 dans les Vosges, où il réside toujours aujourd'hui. Extrêmement prolifique, il compte à son actif près de 200 titres sous différents pseudonymes et tous les genres littéraires confondus (western, historique, SF, romans noirs...). Le style de Pelot se reconnaît à ses personnages éloignés des surhommes et à une fin tragique. Certaines de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma, comme "L'Eté en pente douce" en 1987...

Baru, né en 1947, débute en 1982 dans "Pilote" et publie, deux ans après, "Quéquettes Blues", qui lui vaut l'Alfred 85 du meilleur premier album à Angoulême et le révèle au grand public. En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, "La Communion du mino" et Vive la classe". Il réalise ensuite "Cours camarade" pour L'Echos des Savanes", puis "Le Chemin de l'Amérique" (Alph'art du meilleur album 91 à Angoulême), coécrit avec Jean-Marc Thévenet. C'est en 1995 qu'il publie "L'Autoroute du soleil", d'abord au Japon chez Kodansha, puis chez Casterman, qui remporte lui aussi l'Alph'art du meilleur album en 1996...

La critique Nelfesque: Attention BD glauque qui sent le gras, la bêtise crasse, la France profonde, la misère sociale. Tout ce que certains petits patelins français peuvent avoir de déconnecté du monde, le sang, l'inceste, la maltraitance, l'alcoolisme et la violence verbale en plus. On est bien loin ici des "Plus beaux villages de France", pittoresques et bucoliques. Quand on referme "Pauvres zhéros", un sentiment de malaise persiste et le titre de ce recueil prend tout son sens.

Les personnages sont crasseux. La mère est une vieille alcoolique qui déteste son fils adulte autant que son mari décédé, le fils est un fainéant roublard qui ne paye jamais ce qu'il doit, son ami est un cul-terreux obèse à qui il manque une case. A côté d'eux, un ancien de l'orphelinat, aigri, en veut énormément à l'institution toujours active, la principale de l'orphelinat est une vieille fille sèche et dure... Et au milieu vivent des enfants. L'un d'eux se perd en sortie et la battue qui est mise en place pour le retrouver révèle de nombreux secrets.

La fin est tragique à tout point de vue, l'ambiance est poisseuse tout du long et nul espoir n'est permis. "Pauvres zhéros" est une lecture que je conseille mais uniquement aux lecteurs avertis.

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Posté par Nelfe à 18:34 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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