jeudi 19 janvier 2012

"Voyage au bout du jour" de Behemoth

behemothL'histoire: La mort de sa femme hantait Philippe jour et nuit et il pensait trouver l'oubli en roulant jusqu'à cette île d'Ouessant que le soleil éclaire de ses derniers rayons avant de s'enfoncer derrière l'horizon. Mais sur sa route, il croisa Liane, la fille aux yeux pâles. Ils furent désormais deux à fuir leurs souvenirs. Et lorsqu'ils franchirent la mer pour gagner Ouessant, l'horreur tentaculaire tapie dans les abysses se mut à leur rencontre. Décidément, il est des voyages qu'il vaut mieux ne jamais entreprendre, surtout s'ils vous conduisent jusqu'au bout de la peur et jusqu'au bout du jour...

La critique de Mr K: Derrière ce pseudo démoniaque à souhait se cache Kââ et derrière ce deuxième avatar se tapissait mon ex prof de philo aujourd'hui passé dans l'outre-monde. Il me faut bien l'avouer, j'avais peu goûté au précédent ouvrage que j'avais lu et chroniqué du monsieur: Mental. Vince, un vieil ami et un blogger de renommée internationale (au moins!), me l'avait offert et m'avait sermoné suite à ma critique peu élogieuse. Pour lui, je n'avais finalement pas réussi à briser et déguster la substantifique moelle... Il y a peu, à l'occasion de mon anniversaire, il est revenu à la charge en m'offrant du même auteur ce Voyage au bout du jour et en me disant qu'avec celui-ci ça changeait de style et de genre. Mon voyage de l'autre côté de la Manche était l'occasion idéale pour me livrer corps et âme à cet ouvrage...

Un homme quitte donc Paris pour oublier la mort de sa femme, embrigade au détour d'une étape éthylique brestoise une charmante donzelle et se retrouve confronté à des pieuvres géantes! Tout est dit dans le résumé, vous l'avez compris comme il y a des B-movies, ce livre est un B-book et un morceau de choix en la matière! Amateurs du premier degré, choisissez un autre chemin sinon vous allez passer un mauvais moment! On retrouve dans ce titre les obsessions de l'auteur pour les belles filles bien roulées et la pratique du sexe en toute liberté. La picole aussi est très présente avec des morceaux de bravoure entre éclusage sec et délires alcooliques. En fait, on se retrouve dans un univers un peu à la San Antonio, la gaudriole en moins tant l'oeuvre baigne dans l'obscurité malgré l'intitulé du livre.

La violence était un des sujets qu'abordait souvent en classe ce professeur hors norme. Elle est ici abordée de plein fouet, sans concession aucune. D'ailleurs le passage à l'acte est ici marqué du sceau de la folie et de la difficulté de ne pas transgresser les règles, la norme admise communément. Attention aux âmes sensibles, ça charcute et trucide à tout va et on se plait parfois à en redemander un peu comme dans le premier Kill Bill de Tarantino lorsque la mariée se bat contre tout un gang déchaîné.

J'ai donc trouvé le contenu intéressant et la fin quoiqu'un peu abrupte est peu commune et surtout complètement barrée! Reste cependant une écriture qui décidément me désole à certaines occasions. Absence de style? Trop de style au contraire? Bien que court et aisé à lire, j'ai trouvé des passages lourdingues, beaucoup de redondances inutiles et quelques raccourcis malencontreux pour la clarté du récit.

Merci tout de même à Vince pour cette franche poilade brute de décoffrage qui est à réserver aux lecteurs avertis... qui a dit pervertis?

Posté par Mr K à 17:40 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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