vendredi 7 avril 2017

"Zombie Island" de David Wellington

Zombie IslandL'histoire : A la suite d'une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. A la recherche d'un remède au virus, un groupe d'adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l'île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d'être le destin le plus terrifiant...

La critique Nelfesque : Je me suis lancée dans "Zombie Island" comme dans une lecture divertissement. Je n'attendais rien de phénoménal ni dans le style ni dans l'histoire (et il n'y a rien de phénoménal), je ne cherchais pas non plus un roman qui révolutionne le genre (ce qui n'est pas non plus le cas) mais j'avais une furieuse envie de zombie et de déconner un peu (oui parce que moi, quand j'ai envie de me marrer, je regarde un bon film d'horreur ou je lis une histoire d'épouvante (cherchez pas, c'est inexplicable)).

"Zombie Island" est le premier volume d'une trilogie de David Wellington, "Zombie Story". Le monsieur a aussi à son actif une pentalogie sur les vampires, "Vampire Story" (côté titres, l'auteur fait dans l'originalité), mais je dois avouer que les vampires c'est nettement moins mon truc (ou alors les classiques).

Les zombies envahissent le monde et les survivants sont à la recherche non seulement d'un endroit safe pour tenter de survivre relativement tranquillement mais aussi de médicaments et plus précisément ici d'un traitement contre le sida. La trithérapie en période de paix, c'est déjà pas évident mais quand en plus on ne peut pas mettre le nez dehors sans être acculés d'êtres dévoreurs de chair humaine, c'est encore plus compliqué.

On suit ici donc plus précisément un groupe de personnes venant de Somalie à bord d'un bateau et souhaitant accoster à New-York. Composée de Dekalb et d'un groupe d'adolescentes armées jusqu'au dent et entraînées au combat, cette bande  n'a qu'une idée en tête : ramener son traitement à la big boss restée au pays. Quitte à perdre quelques éléments en chemin, quitte à mourir elles-même. Dekalb est un petit plus pragmatique et préférerait éviter de se faire croquer en route...

Parallèlement, nous faisons la connaissance de Gary, un personnage qui clairement sauve le roman. Si il n'était pas là, l'histoire serait assez banale. En voyant ses semblables humains se faire dévorer les uns après les autres, Gary ne se résigne pas. Si il doit devenir zombie, chose qui parait inéluctable, il le deviendra par ses propres moyens et non pas en servant de casse-croûte à un être au QI d'huitre. Médecin dans la vie, il va trouver un moyen de devenir zombie sans entacher ses qualités mentales. Comprenez qu'il veut bien pourrir sur pied mais pas perdre sa tête ! Cette action va faire de lui une sorte de zombie évolué qui va avoir un pouvoir unique sur ses nouveaux amis peu adeptes du déo.

Tous ces personnages vont bien sûr se rencontrer et une nouvelle intrigue à base de Maître du Monde et de Super Zombie Surpuissant va prendre le pas. Bon, disons le clairement, c'est un peu beaucoup WTF mais c'est fun, l'écriture est fluide et on passe un bon moment (si tant est que l'on ne soit pas rebuté à l'évocation du sang ou de scènes d'antropophagie (ben oui, ils sont pas très vegan ces zombies)). L'histoire est prenante, le personnage de Gary bien que complètement cramé de la tête est attachant et nous ferait presque oublier l'écriture parfois très limite de David Wellington. Ce n'est pas de la grande littérature encore une fois et mieux vaut ne pas être très regardant de ce côté là.

Vous l'aurez compris, "Zombie Island" n'est pas LE roman zombiesque à lire absolument mais pour une chouette récré, il fait bien le taf. Reste à voir si le second volume "Zombie Nation" continue dans cette veine...

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mercredi 17 août 2016

"Les Sang des Elfes" et "Le Temps du mépris" d'Andrzej Sapkowski

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L'histoire : Le royaume de Cintra a été entièrement détruit. Seule la petite princesse Ciri a survécu. Alors qu'elle tente de fuir la capitale, elle croise le chemin de Geralt de Riv. Pressentant chez l'enfant des dons exceptionnels, il la conduit à Kaer Morhen, l'antre des sorceleurs. Initiée aux arts magiques, Ciri y révèle bien vite sa véritable nature et l'ampleur de ses pouvoirs. Mais la princesse est en danger. Un mystérieux sorcier est à sa recherche. Il est prêt à tout pour s'emparer d'elle et n'hésitera pas à menacer les amis du sorceleur pour arriver à ses fins...

La critique de Mr K : Lecture aujourd'hui d'un beau cadeau d'anniversaire de Miss C qui ne me voyant pas poursuivre la lecture du cycle de Sapkowski entamé avec deux préquelles, a accéléré le mouvement en m'offrant ces deux volumes qui constituent l'enclenchement de l'histoire principale (il m'en reste encore trois à lire et croyez-moi, je vais presser le pas). J'ai profité de notre séjour en terre pétrocorienne pour m'envoyer les deux volumes de suite. Rien à dire, Sapkowski est toujours aussi efficace !

Comme je vous l'avais écrit lors de ma précédente chronique de la saga, la jeune Ciri a été recueillie par le sorceleur Geralt de Riv suite à la destruction du royaume de ses parents par la puissante armée nilfgaardienne. Traumatisée par les événements, elle trouve auprès de son tuteur réconfort et encouragement. Car Ciri n'est pas comme toutes les gamines de son âge, elle a un don qu'elle va devoir apprendre à maîtriser auprès des magiciens. Mais en attendant, elle s'entraîne comme une future sorceleuse, chose qui ne s'est jamais vu auparavant, cette caste étant exclusivement masculine. Mais les ennuis la rattrape vite, Geralt et ses amis vont tout faire pour empêcher leurs ennemis de s'emparer de la jeune fille.

J'avais insisté sur le caractère howardien de l'écriture de Sapkowski. Je nuancerai mes propos aujourd'hui car loin de se cantonner à l'action pure, le polonais instaure un climax prenant et nous convie à un voyage immersif au possible, proposant un monde de fantasy solide et complet à défaut d'être original. En même temps, le genre est tellement codifié que c'est difficile de s'en affranchir sans que l'on crie à la trahison ! Du coup, on en apprend beaucoup plus sur l'organisation des royaumes en présence, sur les mœurs des uns et des autres (super scène introductive avec un barde toujours autant en verve) et les rapports sociaux qui en découlent. Le monde est sous tension et cela se ressent dès le départ, l'opposition est forte entre humains et non-humains, et Nilfgaard semble entretenir lasorceleur4 flamme du conflit. Cela donne lieu à de purs moments de vie quotidienne bien croqués comme une belle engueulade en plein marché du matin, les atermoiements de brigands en fuite, les manigances et tractations des puissants, les soirées à l'auberge (un classique en fantasy !) et tout plein de moments qui cumulés densifient la structure de l'histoire et donne vie à un monde nouveau.

Et quel monde ! Enfin Sapkowski se fend de longues pages descriptives qui apportent un regard complexe sur un monde haut en couleurs. On voyage beaucoup et l'on côtoie puissants et pendards. Je me souviendrais longtemps d'une traversée du désert éprouvante pour une jeune initiée, de l'aura mystérieuse qui entoure l'antre des sorceleurs, de la majesté de l'île des magiciens, des forêts impénétrables où vivent dryades et elfes renégats. On s'enfonce avec un plaisir renouvelé dans les lieux les plus incertains et les plus magiques sur les pas des héros qui ont fort à faire et ne sont pas au bout de leurs peines. On en apprend aussi beaucoup plus sur les croyances, les rituels et us des peuples en présence, cela donne une consistance nouvelle aux personnages déjà croisés et élargit les perspectives déjà impressionnantes. On se dit que tout peut encore arriver.

Comme dit précédemment, on retrouve la plume pleine de verve de Sapkowski qui excelle encore et toujours dans la gestion des dialogues et les phases d'action. On ne s'ennuie pas une seconde tant le rythme est soutenu, les péripéties nombreuses et les personnages charismatiques. L'histoire virevolte littéralement entre bastons bien senties, duels magiques incroyables et complots sous-jacents. On en redemande tant on est plongé dans l'histoire, l'envie nous prenant de rejoindre Geralt pour aider Ciri qui décidément possède un charme juvénile certain et un caractère fougueux des plus séduisants.

Cette saga continue sous de bons auspices et j'ai déjà hâte de lire la suite. À lire absolument si vous aimez le genre, on est face à un incontournable.

Egalement lus et chroniqués de la saga au Capharnaüm éclairé:
- Le Dernier voeu
- L'Épée de providence

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jeudi 10 octobre 2013

"L'épée de la Providence" d'Andrzej Sapkowski

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L'histoire: Geralt de Riv n'en a pas fini avec sa vie errante de tueur de monstres. Fidèle aux règles de la corporation maudite des sorceleurs, Geralt assume sa mission sans faillir dans un monde hostile et corrompu qui ne laisse aucune place à l'espoir. Mais la rencontre avec la petite Ciri, l'Enfant élue, va donner un sens nouveau à l'existence de ce héros solitaire. geralt cessera-t-il enfin de fuir devant la mort pour affronter la providence et percer à jour son véritable destin?

La critique de Mr K: Ma PAL étant un problème consistant, il m'aura fallu beaucoup plus de temps que prévu pour attaquer le deuxième tome de préquelle de la saga du Sorceleur de l'auteur polonais Andrej Sapowski. J'avais apprécié ce premier contact malgré quelques réticences sur le manque de profondeur des nouvelles présentées et le manque global de descriptions de lieux et des personnages juste esquissés. Bien m'en a pris de persévérer avec ce deuxième volume qui s'est révélé plus dense psychologiquement et addictif à souhait.

On retrouve dans ce volume deux le principe qui avait régi l'édification du précédent: l'auteur y a compilé toute une série de micro-récits mettant en scène les principaux personnages qui interviendront dans la saga principale. Contrairement au tome 1 qui était plutôt concentré sur des scènes de bastons plutôt réussies, ici l'accent est mis sur les liens qui se créent, se brisent ou s'étoffent entre le fameux sorceleur Geralt de Riv et toute une batterie de personnages. Geralt reste le même sorceleur faux solitaire, au charme inquiétant et aux pouvoirs mystérieux. Moins monolithique, il se laisse gagner par certains sentiments que pourtant il ne devrait pas éprouver de part sa condition et son activité. Cela reste léger mais on sent que dans le futur, Sapowski va utiliser ce levier pour continuer d'explorer ce personnage très particulier.

Dans la dernière nouvelle présente dans ce volume, apparaît un personnage de jeune princesse promise au sorceleur qui devra en faire son élève: Ciri. Derrière cette image classique de l'univers fantasy, ce personnage s'est révélé très vite attachant et marquant. Joli bout de chou de 10 ans à la langue bien pendue, elle s'attache très vite au loup blanc solitaire (Geralt) et va révéler son côté sensible que sa corporation a inhibé en lui depuis sa formation. Au choc de la rencontre initiale, commence à se dégager un lien unique et puissant qui sera sans doute développé dans la saga principale. Cela m'est apparu très prometteur, espérons que je ne sois pas déçu.

Au final, j'ai passé un excellent moment. La lecture fut très rapide et prenante à souhait. Le style est plus fin, fluide et virevoltant. On se prend au jeu et on s'attache vraiment aux personnages. Belle entrée en matière avant le lancement de la saga principale avec Le Sang des Elfes. Mauvaise nouvelle pour ma PAL qui va s'étoffer de nouveaux volumes dans les mois qui viennent. Aie aie aie!

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jeudi 20 septembre 2012

"Le dernier voeu" d'Andrzej Sapkowski

sorceleur,-tome-1---le-dernier-voeu-167354-250-400L’histoire: Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipuleurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur. Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur... et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité.

La critique de Mr K: C’est un beau cadeau d’anniversaire que je chronique aujourd’hui. Miss C qui me l’a offert s’est ainsi vengée de l’addiction qui l’habite depuis qu’elle a mis le nez dans la saga du Trône de fer que je lui avais grandement conseillé. Le premier contact s’est révélé décevant du fait de l’hideuse couverture choisie par l’éditeur qui semble avoir à coeur de battre le concours de la couverture la plus pourrie. Mais comme le disent si bien nos voisins d’outre-manche: Don’t judge a book by his cover. Mesdames et messieurs de chez Milady, vous avez un catalogue fort honorable, rendez lui honneur!

Le Sorceleur est une oeuvre reconnue dans le milieu de la fantasy. Ce recueil est le premier d’un diptyque qui tient lieu de préquelle à la saga centrale. On y retrouve toute une série de nouvelles mettant en scène Geralt de Riv, le fameux sorceleur qui donne son nom à la série. Par petites touches, au fil des pages, Sapkowski égrène de petits détails le portrait de cet être étrange tour à tour inquiétant et séduisant. A la fin de ce premier tome, on en sait suffisamment pour se faire une idée précise de ses motivations et de sa psyché. Tout autour de lui gravitent tout un ensemble de personnages secondaire qui ne sont qu’effleurés pour le moment mais qui sans doute s’étofferont dans les futurs volumes.

Avec Sapkowski on entre dans une héroïc fantasy furieuse et virevoltante à la manière d’un auteur comme Howard, le papa de Conan le Barbare qu’on ne présente plus. Ici l’auteur s’illustre particulièrement dans les scènes de combat mêlant allègrement magie et lames dans un rythme effréné et subtil. Les scènes d’action sont remarquables et l’on assiste littéralement aux scènes qui nous sont décrites. Le style est donc incisif et laisse moins de place aux phases descriptives propre souvent au genre (aaaaah! Tolkien et Martin!). Ce sera mon seul bémol pour ce premier contact avec Sapkowski, j’aurai aimé davantage d’immersion à travers de grands tableaux de lieux et d’ambiances.

Au final, j’ai lu ce volume en très peu de temps avec un plaisir non feint. Je prolongerai le mois prochain avec le volume 2 qui m’a été offert en même temps afin de me forger une opinion plus affermie sur un auteur qui vaut cependant le détour. Work in progress...

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vendredi 15 juillet 2011

"Laisse moi entrer" de John Ajvide Lindqvist

laissemoientrerL'histoire: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une bnalieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n'a d'yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée?

La critique Nelfesque: Enfin! Enfin j'ai lu le roman qui a inspiré l'excellent film "Morse" de Tomas Alfredson que je reregarderai dans les prochains jours et qui m'avait, lors de son premier visionnage, vraiment beaucoup plu. Cela faisait plusieurs mois que j'avais repéré "Laissez moi entrer" au détour d'une page de "Mad Movies" (magazine de films de genre auquel nous sommes abonnés). J'ai donc sauté sur l'occasion lorsque ce dernier a été proposé en partenariat sur Livraddict avec les Editions Milady. Merci à eux deux.

Je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec le film mais je n'en parlerai pas ici, me concentrant sur le roman en lui même. Je ferais sans doute un post sur le film à l'avenir où je pourrai mettre les deux en corélation comme je l'avais fait pour "In the air". Je ne vais pas y aller par 4 chemins, avec "Laisse moi entrer" j'ai pris une claque! La 4ème de couverture nous laisse entrevoir une banale histoire pour ado à base d'amourette et de surnaturel mais le roman est bien plus complexe. Je ne suis pas une adepte de la bit-lit, ça tombe bien, ça n'en est pas et le terme "Thriller" sur la couverture est à mon sens bien trop réducteur pour résumer cette oeuvre.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages, à Oskar qui en prend plein la tronche à l'école parce qu'il est bouboule et a une tête et un comportement qui ne revient pas aux caïds, à Eli, petite fille solitaire et dans laquelle on sent poindre un soupçon de tristesse. Nous avons là les deux protagonistes de l'histoire, ceux sans qui rien ne se passerait. Mais on s'attache aussi aux nombreux personnages secondaires qui parsèment le roman: comme Tommy, copain de quartier d'Oskar qui passe son temps à voler et à sniffer de la colle dans la cave de la cité pour tromper son mal être, ou encore la bande d'alcooliques sillonnant les rues de Stockholm et ayant tous une personnalité et un destin propre. Lindqvist signe ici un roman froid, un roman dur, où la vie des uns n'est pas mieux que celle des autres. Une vie terne, nappée de brouillard où aucun espoir n'est permis. Le déterminisme social, la pauvreté, l'alcoolisme... Au milieu de ce brouillard, une lueur, l'amour et l'amitié. Ces deux sentiments vont sauver la vie d'Oskar et d'Eli en leur procurant un peu de bonheur, un peu de compréhension dans ce monde qui ne veut pas d'eux, mais va aussi détruire celle de nombreuses autres personnes qui gravitent autour d'eux. Dommages collatéraux. Oskar et Eli se sont trouvés, se respectent, s'aiment et s'épaulent. Ensemble ils peuvent affronter le reste du monde, la méchanceté et l'incompréhension. Seulement voilà, Eli est différente, elle ne peut pas vivre comme tout le monde, elle n'est pas ce qu'elle semble être, n'a pas l'âge qu'elle donne. Elle a une "maladie" qui l'empêche de vivre normalement. A cause de cette maladie, elle a été rejeté, est obligée de se cacher et n'a personne de proche sur qui se reposer.

Hakan vit avec Eli et une relation particulière existe entre eux. Entre désir et dépendance, un climat malsain règne dans leur appartement et certaines scènes sont difficilement soutenables... Je ne conseillerai donc pas ce roman à de jeunes ados. D'autant plus que les meurtres perpétrés dans la région sont des plus abominables. Car là est le deuxième volet de ce roman. Ce qui pourrait être un simple roman de littérature contemporaine, critique sur la société actuelle, sur la précarité, sur la vie dans la banlieue d'une capitale et sur le sentiment de solitude est aussi un thriller et un roman fantastique. Les meurtres se multiplient dans la ville alimentant de folles rumeurs. Il est difficile de parler de "Laisse moi entrer" sans en dévoiler trop mais ici nous avons les deux visions des évènements, nous sommes des deux côtés de la barrière, au côté de l'opinion publique et de la police mais aussi au côté des meurtriers.

De nombreux sentiments se mèlent à la lecture de ce roman, tant et si bien, qu'à la fin, on ne sait quel aspect mettre en avant. Pour ma part, je retiendrai de "Laisse moi entrer" l'insouciance de l'enfance, la force de l'amitié, la psychologie des personnages. Je ne connaissais pas John Ajvide Lindqvist et je compte bien fouiller dans sa bibliographie. A lire!

Posté par Nelfe à 09:46 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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