dimanche 3 août 2014

"Le Syndrome Copernic" d'Henri Loevenbruck

«Le syndrome Copernic» d'Henri Loevenbruck

L'histoire: Un matin d'été ordinaire, trois bombes explosent dans une haute tour du quartier de la Défense. Toutes les personnes qui étaient entrées dans le gratte-ciel périssent dans l'effondrement. Toutes, sauf une, Vigo Ravel, quelques minutes avant l'attentat, a entendu des voix dans sa tête qui lui ordonnaient de fuir. Et il a survécu.
Il comprend alors qu'il détient un secret qui pourrait changer la face du monde. Mais il ne suffit pas de connaître un secret si grand soit-il. Encore faut-il en comprendre l'origine. Qui sont ces hommes qui le traquent? Quelle énigme se cache derrière le Protocole 88? Que signifient les voix que lui seul semble pouvoir entendre?
Il est des mystères qui valent tous les sacrifices. Même celui de l'âme.

La critique de Mr K: Loevenbruck le retour au Capharnaüm Éclairé! J'avais grandement apprécié L'Apothicaire et Le mystère Fulcanelli, l'occasion faisant le larron, je tombai sur Le Syndrôme Copernic au cours d'un énième chinage et je sautai sur l'occasion pour l'acquérir. Depuis avril, le pauvre m'attendait impatiemment dans ma PAL...

Vigo est le seul rescapé d'un attentat terroriste sans précédent sur le sol français. Des voix lui ont parlé dans sa tête et il a pu s'échapper de l'Enfer à la dernière minute. Oui! Vigo est dérangé, plus que cela il est schizophrène! C'est du moins le diagnostic du docteur Guillaume. Mais voilà, ce dernier est mort dans l'effondrement de la tour et quand Vigo se renseigne sur les victimes, il ne trouve nulle trace du fameux docteur ni même de l'existence du cabinet médical où il se rendait une fois par semaine pour son injection hebdomadaire. Livré à lui même, sans repères ni personne à qui se raccrocher, Vigo va tenter de découvrir la vérité sur son identité, sa maladie et sur le fameux Protocole 88.

Clairement ce livre est loin d 'être le meilleur de l'auteur et même si je l'ai lu assez rapidement, l'ennui a pointé régulièrement le bout de son nez: 508 pages qui auraient pu être condensées en 300 facilement car Loevenbruck en voulant nous plonger dans l'esprit d'un pseudo schizophrène se répète beaucoup (préférez Les Racines du mal de Dantec, un bouquin culte et inégalé!), alourdit le récit à un tel point qu'on finit même par moment par se demander s'il ne faudrait pas achever le héros! J'exagère quelque peu mais les atermoiements de ce dernier deviennent vite saoulants au bout de 200 pages et il faut tout de même attendre la 300ème pour avoir un début de révélation. Ce premier indice m'a personnellement mis sur la voie de la vérité cachée et révélée dans les toutes dernières pages, peu ou pas de surprises de mon côté donc. La fin m'a aussi paru bâclée et envoyée en 20 pages comme si l'auteur en avait ras le bol et souhaitait en finir au plus vite. Dommage car le background était intéressant.

Pour autant, Le Syndrome Copernic n'est pas une bouse intersidérale. L'écriture de Loevenbruck reste toujours aussi accessible et je pense que des néo-lecteurs se laisseront entraînés sans peine dans cette aventure baignant dans une paranoïa bien de notre temps. Même si l'auteur en rajoute un maximum, les personnages sont plutôt bien caractérisés et évoluent bien, voir radicalement pour certains d'entre eux: je garderais en souvenir le personnage de la policière venant en aide à Hugo en début de roman et les membres de l'organisation Sphinx. Autre réussite de ce roman, le rendu très réaliste d'une capitale française subissant une menace terroriste et l'ambiance qui peut en résulter. Cela traduit une fois de plus tout le talent de l'auteur pour rendre compte d'une époque et d'un climax, il l'avait déjà bien montré dans mes deux précédentes lectures.

Cette lecture fut donc une semi déception pour ma part, l'auteur m'ayant habitué à bien mieux. Dispensable mais pour autant tout à fait fréquentable, cet ouvrage a le mérite de se lire facilement. À chacun de se décider s'il veut tenter l'aventure ou non.

Egalement lus et chroniqué au Capharnaüm éclairé:
- "Sérum - Saison 1, Episode 1"
- "Sérum - Saison 1, Episode 2"
- "Le Mystère Fulcanelli"
- "L'Apothicaire"

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lundi 7 octobre 2013

"Le Mystère Fulcanelli" d'Henri Loevenbruck

fulcanelliL'histoire: Un meurtre dans une vieille église de Séville.
Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.
Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle: Fulcanelli!

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.
En acceptant de mener l'enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l'histoire de l'alchimie?

La critique de Mr K: Cet ouvrage est ma deuxième incursion dans l'oeuvre d'Henri Loevenbruck après le très réussi "L'Apothicaire" que j'avais apprécié lors de sa lecture malgré quelques scories. L'occasion s'est présentée pour que je lise son dernier livre en avant première pour en livrer la chronique sur Le Capharnaüm Éclairé. La quatrième de couverture m'ayant immédiatement accroché, l'alchimie et les mystères qui l'entourent m'ayant toujours fascinés, j'acceptai cette mission avec enthousiasme et hâte. Ne tournons pas autour du pot, je n'ai pas été déçu bien au contraire!

Deux meurtres mystérieux sont perpétrés à quelques heures d'intervalle, les deux victimes étaient amatrices d'ésotérisme. Très vite, Ari MacKenzie retraité volontaire de la DCRI (héros de deux autres ouvrages que je n'ai pas lu de cet écrivain) fait le lien avec une figure importante de l'alchimie moderne: Fulcanelli. À l'aide d'un copain policier et d'une ex petite amie au bord du gouffre amoureux, il va remonter la piste d'un des secrets les plus convoité du siècle. Qui était réellement Fulcanelli et quel est son héritage? Quel est cette énigmatique cercle d'initiés qui semble au coeur des derniers événements dramatiques et quel est son but? Autant de questions sur lesquelles l'auteur va lever le voile peu à peu avec une science du suspens hors du commun et une documentation assez impressionnante.

On s'attache très vite au héros qui même s'il n'est pas des plus originals a remporté mon adhésion dès le premier chapitre le mettant en scène. Ari est aigri, râleur et finalement très malheureux. Séparé de Lola depuis plusieurs années et sans nouvelles d'elles depuis lors, il se complait dans une forme de nihilisme sentimental. Désagréable au possible, il utilise ses relations amicales (si on peut appeler cela ainsi) pour mener à bien ses investigations. Grand connaisseur en matière ésotérique et fin limier, on navigue constamment avec lui entre érudition et dialogues enlevés. Lola, est elle aussi très présente dans ce livre. Au début, ce personnage m'a fait très peur par son caractère stéréotypé et neuneu. Heureusement, vers les 2/3 du livre, Loevenbruck nous révèle ses capacités et l'étoffe assez pour la faire devenir l'égal de son grincheux de héros. Les seconds rôles sont ciselés avec finesse avec une mention spéciale pour le brigadier Jacquet, homme de main efficace à l'argot désuet délectable à souhait et l'ami policier Radenac avec qui Ari a des relations très spéciales et qui se révèle à la fois fidèle et d'une aide importante.

J'ai adoré cette plongée dans l'ésotérisme façon XIXème siècle. C'est une époque qui me parle énormément et qui m'a toujours intéressé. Dans ce livre, on côtoie tout de même la famille De Lesseps, Anatole France, Victor Hugo, Rosny Ainé, le tout paris mondain de l'époque. Le mysticisme avait le vent en poupe et l'alchimie exerçait une fascination dans les plus hauts milieux. Le lecteur est donc invité à une exploration historique teintée ici ou là d'éléments romancés, mais la plupart des éléments avancés sont ici facilement vérifiables en cherchant sur le net. L'auteur dans ce livre avance une théorie sur la véritable identité de Fulcanelli et laisse aux historiens la possibilité de lever ce mystère toujours irrésolu (m'est avis qu'il va encore falloir pas mal de temps pour savoir le fin mot de cette histoire). Seul petit défaut de l'ouvrage, quelques passages que j'ai trouvé surfait, notamment la reprise de contact entre le héros et Lola. Cependant plus on avance dans notre lecture, plus la fascination grandie face à l'énigme Fulcanelli. L'auteur n'ayant pas son pareil pour mener la danse et dérouter son public, difficile dans ses conditions de relâcher l'ouvrage avant le mot fin.

Justement, dans le précédent ouvrage que j'ai lu de lui, cette dernière m'avait déçue tant je l'avais trouvée nébuleuse et finalement bâclée. Ici rien de tout cela, chaque question a sa réponse et aucune frustration ne nait de cette lecture. C'est plutôt rare dans le domaine du thriller ésotérique pour le mentionner. Rajouter à cela, des chapitres courts, haletants qui obligent le lecteur à enchaîner les pages et vous obtenez un page-turner à la fois diaboliquement addictif, intelligent et immersif au possible.

Vous l'avez compris, ce livre qui sort dans deux jours est un must dans son genre et Loevenbruck est décidément un auteur à suivre de part les qualités dépeintes précédemment. Amatrices et amateurs du genre ne boudez pas votre plaisir et foncez-y!

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dimanche 14 avril 2013

"L'Apothicaire" d'Henri Loevenbruck

9782081233270L'histoire: "Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..."

Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.

L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir jusqu'au mont Sinaï.

La critique de Mr K: Beau bébé de 794 pages, L'Apothicaire est le premier ouvrage que je lis de Loevenbruck même si ce nom ne vous est pas inconnu sur ce blog, Nelfe ayant chroniqué les deux premiers tomes du livre-série Sérum ici et . Avec ce titre, l'auteur aborde un tout autre genre, celui du roman historique. Étant fort friand de ce genre avec des réussites inoubliables comme Les Piliers de la Terre de Ken Follett ou Le Nom de la rose d'Umberto Éco, c'est donc avec grand plaisir que je me plongeais dans cette aventure moyen-âgeuse riche en promesse.

On suit dans ce récit, l'aventure peu commune d'un apothicaire réputé de Paris, Andréas de Saint Loup. Ce personnage est totalement imaginaire mais il va côtoyer de grands noms de l'époque que vous retrouverez eux dans les livres d'Histoire. Très tôt dans le livre, le lecteur est accroché. Ce n'est pas tous les jours qu'un personnage de roman découvre une nouvelle pièce dans sa maison, le postulat est vraiment nébuleux et on n'attend qu'une chose: l'explication de faits purement fantastiques. Sans rentrer dans les détails, sachez que va s'ensuivre une quête de vérité échevelée partant de Paris et se terminant en terre sainte. Saint Loup, son jeune protégé et une jeune fille en fuite vont devoir éviter les pièges tendus et les deux forces qui semblent les poursuivre pour les empêcher de découvrir un secret immémorial.

Franchement, j'ai été pris par le style direct mais néanmoins exigent de l'auteur. Les pages se tournent vite, Loevenbruck a un sens du récit certain et l'on s'attache assez vite aux personnages. La réalité historique du XIV ème siècle est remarquablement rendue et bien qu'en deçà d'un Follett ou d'un Eco, l'ensemble est très acceptable et immersif à souhait. Mais voilà, il y a un hic. La fin est pour ma part bâclée. On a certes la grande réponse attendue mais tout ce qui gravite autour et qui interpèle aussi le lecteur m'a semblé simplement effleuré. La fin est alors attendue et sans surprise. Malheureusement, on retrouve le défaut de nombreux polars ésotériques qui aguichent très bien le client mais qui finalement, retombent comme un soufflé.

Pour autant, ce fut une agréable lecture. L'évasion est au rendez-vous et les qualités nombreuses. Simple précaution, ne vous attendez pas au roman historique du siècle, simplement une bien sympathique récréation dans un passé fascinant. À vous de tenter ou non l'expérience.

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mardi 15 mai 2012

"Sérum - Saison 1, Episode 2" de Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

serum2L'histoire:

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel?

La critique Nelfesque: Après avoir lu le premier épisode de "Sérum", je n'avais qu'une hâte: continuer cette saga d'Henri Loevenbruck et de Fabrice Mazza au concept original et inattendu.

J'ai lu ce second opus pratiquement dans la foulée du premier. J'avais donc encore l'histoire du précédent dans la tête. Toutefois, un "previously" semblable à ceux des séries télévisées (décidément le concept est poussé jusqu'au bout) est présent en début d'ouvrage.  Ce condensé de scènes clés ravive la mémoire du lecteur et lui permet de débuter ce second épisode sous les meilleurs auspices.

Dans cet épisode 2, de nouveaux personnages apparaissent dont le père du docteur Draken et un couple d'activistes politiques à la WikiLeaks, John Singer et sa femme.

On retrouve Lola là où on l'a laissé et sa situation personnelle et familiale se dévoile peu à peu. On la découvre femme forte sur tous les fronts, auprès d'Emily mais aussi de son frère et de son fils. Draken laisse également entrevoir une facette de sa personnalité que l'on ne connaissait pas encore. C'est grâce à la relation qu'il entretient avec son père, ancien psychiatre également, que ce processus a lieu. J'ai particulièrement aimé cette facette du roman.

L'histoire se complexifie, on commence à entrevoir certains enjeux et le rythme est toujours aussi dense. La tension est palpable, le lecteur est embarqué dans cette course folle et quand la fin arrive, on se retrouve avec encore plus de questions! Quelle frustration! Vivement le 3ème épisode prévue pour le mois de juin.

Notez bien le petit dessin présent en dessous du titre de la série. Il change à chaque épisode et son choix n'est pas anodin. On se croirait dans le générique de "Fringe" ;)

La suite au prochain épisode...

Egalement lu et chroniqué au Capharnaüm Eclairé:
- Sérum - Saison 1, Episode 1

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vendredi 13 avril 2012

"Sérum - Saison 1, Episode 1" de Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza

serum-s1e1L'histoire:

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d'Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel?

La critique Nelfesque: Ce court roman de moins de 200 pages est le premier d'une longue série. Le terme "série" est ici très à propos puisque les auteurs, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza, ont décidé de tenir le lecteur en haleine sur 3 saisons au moins, chacune découpée en 6 épisodes. Ils nous certifient qu'à la fin de ces 3 saisons, nous aurons toutes les réponses aux questions posées par ce premier épisode. Cela promet aux lecteurs de nombreuses pages de suspens et à l'éditeur de nombreux tomes à commercialiser!

Ce premier épisode est une bonne mise en bouche pour la suite. Nous faisons la connaissance des personnages principaux: Emily Scott, amnésique à la suite d'une tentative de meurtre à son encontre, Lola Gallagher, détective au 88ème district de New York et Arthur Draken, psychiatre et ami de Lola. Ce trio est au coeur de l'épisode et on peut vraiment comparer cet opus à un pilote de série TV.

On aperçoit déjà quelques failles dans les personnalités de chacun, quelques secrets dans leurs vies. Certains personnages secondaires, par leur curiosité, nous aide à y voir plus clair. L'ensemble est construit de manière maligne et donne vraiment envie au lecteur de poursuivre sa lecture. Une lecture qui s'avale très vite puisque quelques heures suffisent à terminer ce tome ci et laisse un peu le lecteur sur sa faim, lui donnant clairement la dalle pour le deuxième épisode. C'est bien joué!

L'attente pour lire la suite ne sera pas longue puisque le suivant sort en librairie le 25 avril et le troisième est prévu pour le 27 juin. Rien à voir donc avec des sagas littéraires dont il faut attendre un an pour connaitre la suite. Cependant ici, nous ne sommes pas dans une saga classique et il faut bien garder en mémoire que chaque épisode ne décrira pas une histoire complète comme cela est le cas par exemple dans les oeuvres de Camilla Läckberg en littérature ou dans "Fringe" en série télé. Dans ces derniers, même si il y a une trame principale et une intrigue sur le long terme, les épisodes ou les romans ne doivent pas nécessairement être vus ou lus dans l'ordre (même si c'est conseillé pour mieux les apprécier), chacun ayant sa propre histoire. "Sérum" sera lui à prendre dans sa globalité et la fidélité sera de mise si l'on veut connaitre le fin mot de l'histoire.

Le style est efficace, le rythme dosé et le lecteur est pris dans l'histoire dès les premières pages. Ensuite, pas de temps mort, le thriller est lancé, l'enquête se met en place. Il est impossible pour l'instant de dire si "Sérum" sera dans son ensemble un bon roman d'investigation mais ce premier épisode donne un ton qui me plait bien et laisse voir du bon pour la suite.

L'originalité de ce roman, en plus de son choix éditorial consistant à se calquer sur le rythme des séries télévisées, réside dans le fait que les auteurs ont décidé d'insérer de manière régulière des flashcodes dans leur roman. Des musiques d'ambiance sont alors proposées au lecteur pour accompagner sa lecture. Ce gadget donne un coup de jeune à la littérature. Le smartphone étant de plus en plus répandu, ce procédé est sympathique et apporte un plus. Toutefois, tout le monde n'en est pas équipé et ne peux donc pas jouir de ce bonus. En toute honnêteté, même si l'initiative m'amuse, je n'en suis pas fana, trouvant que le fait de prendre son téléphone pour flasher son roman casse le rythme de la lecture et coupe le plaisir que l'on peut avoir d'être seul face à sa lecture. Je dois être trop vieille pour ce genre de choses... Rassurez-vous le roman se lit très bien sans utiliser les flashcodes et on peut faire l'impasse dessus. C'est d'ailleurs ce que j'ai décidé de faire.

Au final ce premier épisode de "Sérum" est efficace et donne envie de poursuivre la découverte, d'autant plus qu'un aperçu de la suite est présenté à la fin de celui ci. Et comme l'indique la quatrième de converture, en cas d'accoutumance et en attendant les prochains épisodes, on peut toujours se rendre sur serum-online.com. Quand je vous disais que le concept était original!

Posté par Nelfe à 18:06 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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