mercredi 7 décembre 2016

Fête de la Soupe 2016 à La Gacilly (56)

Le dernier dimanche du mois de novembre avait lieu la 10ème Fête de la Soupe à La Gacilly. Nous connaissons bien cette ville pour son Festival Photo mais nous n'avions encore jamais mis le nez dans ses soupières. C'est maintenant chose faite ! (je parle bien sûr ici des contenants hein, pas des dames qui préparent la soupe (qu'on soit bien d'accord (non mais quand même !)))

Fête de la Soupe

Vous l'avez compris, si vous êtes des dingos de la soupe, vous êtes ici au bon endroit ! Préparez vos papiers et vos stylos, il va y avoir du partage de recettes (et oui, on est comme ça chez nous !).

Nous avons retrouvé, sous un beau soleil automnal, des amis aussi friands de douceurs d'hiver que nous. Et nous n'étions pas les seuls puisque plus de 4.000 goûteurs déambulaient avec nous dans les rues à l'affût de la meilleure recette !

Fête de la Soupe 10

Professionnels, amateurs et collectivités étaient dispatchés dans les boutiques, halles et ateliers de La Gacilly pour nous faire goûter leurs spécialités. Il y en avait pour tous les palais, de la simple soupe de légumes à des productions plus élaborées telles que des émulsions de roquefort ou des recettes oubliées comme la soupe médiévale que l'on servait au XIVème siècle.

Fête de la Soupe 11

Nous avons adoré cet événement (bon ok, moi plus que Mr K, déjà toute excitée que j'étais de participer à cette grande fête plusieurs jours avant d'y être (j'ai une vie passionnante (et je suis une mamie, coucou !)) et bien que les quantités soient insuffisantes pour mon gros mangeur de mari, quand on a goûté de la soupe non stop de 12h à 16h, on peut dire qu'on n'a plus faim ! Rassurez-vous, il y a aussi le traditionnel stand de galettes saucisses et autres grillades frites que les hommes ont bizarrement su trouver très facilement...

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On déambule, on goûte mais on a aussi une mission de la plus haute importance : déterminer qui a confectionné la meilleure soupe dans les catégories "professionnels", "amateurs" et "collectivités" et pour certains, croyez-moi, il y avait du niveau !

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Nous avions peur de devoir attendre longtemps à chaque stand mais l'ambiance est bon enfant et les cuisiniers sont tellement nombreux que les temps d'attente sont pour la plupart relativement court. Je n'ai pas les données officielles (d'ailleurs un petit plan de la ville avec le rappel des numéros de stands aurait vraiment été chouette pour s'organiser et se repérer) mais à la louche (huhu), je dirai qu'il y avait une bonne cinquantaine de soupiers participants.

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Fête de la Soupe 1

Et comme les cuisiniers sont sympa, certains mettaient leurs recettes à disposition des visiteurs pour que l'on puisse refaire les soupes chez nous ! C'est le moment de dégainer de quoi noter, j'en ai quelques-unes à partager avec vous. Non, ne me remerciez pas...

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(on commence avec le gagnant dans la catégorie des professionnels)

Pour son audace et son originalité, j'ai beaucoup aimé la Soupe du Pirate. Hey, il y a du rhum dedans !

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(Je ne suis pas la seule, elle est arrivée 3ème dans la catégorie "amateurs")

 Du classique, et néanmoins très bon, avec un velouté de légumes et légumineuses :

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Et enfin pour les adeptes de fromage, le Comté bon, préparé par des élèves :

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De la couleur, des saveurs retrouvées et une bonne ambiance, nous retournerons sans hésitation à cette Fête de la Soupe ! Parfait pour faire le plein de vitamines en ce début de saison froide, étoffer son carnet de recettes et partager avec les amis une belle journée dans un super cadre. A noter que La Gacilly est vraiment une très jolie ville !

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Chacun est reparti avec son petit bol spécialement confectionné par les artisans de La Gacilly et qui fera une très jolie bolée pour nos soirées crêpes (et dieu sait qu'elles sont nombreuses en BZH !).

Dernier dimanche de novembre ! Notez bien cette date dans vos agendas si vous êtes dans le coin l'an prochain ou si vous souhaitez découvrir la Bretagne autrement ! De notre côté, c'est déjà réservé !


jeudi 17 septembre 2015

Festival Photo La Gacilly - Edition 2015

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de La Gacilly et de son festival photo et pour cause puisque je m'y rends tous les ans depuis maintenant quelques années (5 si je ne dis pas de bêtise...). Comme vous le savez, j'aime beaucoup la photo et cette sortie, avec mon club photo parfois ou en famille, est chaque année un pèlerinage incontournable. Commune du Morbihan célèbre pour être LA ville d'Yves Rocher, La Gacilly n'est pas que ça (et tant mieux). Depuis 2004, c'est le lieu d'une gigantesque exposition photographique à ciel ouvert que je vous conseille vivement de découvrir.

Cette année, le festival à pour thème "Nourrir la planète" et le pays invité est l'Italie. Dépêchez-vous de vous y rendre si ce n'est pas déjà fait puisque nous sommes dans les dernières semaines du festival qui se terminera le 30 septembre prochain. Notre visite date du mois d'août mais si vous hésitiez encore à faire le déplacement, j'ai décidé de vous en parler un peu aujourd'hui.

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C'est toujours dans son cadre verdoyant et agréable que les photos d'artistes de renom sont exposées. Grands jardins arborés et fleuris, labyrinthe de verdure sous les arbres, petites ruelles piétonnes du centre ville, on voyage ici autant par les lieux que l'on arpente que par les photos qui nous sont données à voir. Je vous propose donc ici un petit tour non exhaustif autour de quelques clichés.

\bullet Matthieu Paley est un photo-journaliste français. Après des études à New York, il part s'installer en 1999 dans les vallées au nord du Pakistan, entre l'Himalaya, l'Hindou Kouch et Pamir. Ces 15 dernières années, il a parcouru le monde pour les plus grands titres de la presse magazine mondiale et plus particulièrement National Geographic, pour qui il a réalisé ce travail au long-cours sur les "Alimentations Primitives". Pour cette exposition, "Ethnologies alimentaires", il est parti à la rencontre des dernières tribus consommant encore ces "nourritures primitives". Des habitudes alimentaires qui, dans quelques dizaines d'années, auront sans doute disparu... (Galerie des Jardins de la Passerelle)

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\bullet Robin Hammond nous présente ici "L'Afrique, futur grenier du monde ?". De tous les continents, l'Afrique est celui qui souffre le plus de la faim. Paradoxalement, c'est aussi l'une des rares régions sur Terre disposant encore de millions d'hectares en jachère et d'abondantes réserves d'eau pour l'irrigation. Pas étonnant que le continent tout entier se soit transformé en laboratoire où se testent de nouvelles méthodes de production alimentaires. Les photos de ses voyages nous content le récit d'une Afrique engagée dans une véritable odyssée agricole qui devra également affronter le spectre du réchauffement climatique. (Galerie des Jardins de la Passerelle)

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\bullet Depuis 1986, George Steinmetz a réalisé plus de 40 reportages pour National Geographic et a reçu plusieurs prix pour ses travaux. Les gigantesques défis environnementaux posés par l'agriculture deviennent plus urgents à mesure que nous tentons de satisfaire les besoins alimentaires croissants de la planète. "Fenêtres sur l'agriculture intensive" est une exposition coup de poing sur la mécanisation, l'irrigation, les engrais et les modifications génétiques qui accroissent les rendements. (Galerie du Chemin des Libellules)

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\bullet Franco Fontana est l'une des figures les plus emblématiques de la photographie italienne grâce à son travail remarquable sur le rapport des couleurs à l'espace, aux formes et à la lumière. Moi qui suis amatrice de photographie géométrique et d'une approche plus plasticienne de cet art, j'en ai pris plein les yeux ici. (Galerie des Jardins de la Passerelle)

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On retrouve également les photos de Franco Fontana exposées sur les façades de la Place de la Ferronnerie.

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\bullet Mirella Ricciardi a grandi au Kenya. Dans les années 1950/1970, elle a sillonné tout le continent africain, saisissant des scènes de vie qui, par leur intimité, leur dignité, appartiennent aujourd'hui à l'héritage de l'humanité. De très beaux clichés en noir et blanc plein de poésie et de vie. (Galerie des Jardins de la Passerelle)

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\bullet Massimo Siragusa nous présente dans cette exposition, "Théâtres à l'italienne", des lieux connus ou non des cités italiennes. Une habile saturation des couleurs inonde les lieux d'une certaine blancheur pour laisser ressortir des détails colorés de pastel. J'ai personnellement été très touchée par ces clichés doux dégageant une certaine nostalgie. J'aime beaucoup ce style de photographie. (Galerie des Jardins de la Passerelle)

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\bullet Alessandro Grassani a travaillé dans plus d'une trentaine de pays pour couvrir des évènements internationaux comme les funérailles de Yasser Arafat en 2004 ou les conséquences du séisme à Barn, en Iran, en 2003. Ses reportages sont régulièrement publiés dans les grands titres de la presse internationale comme le New York Times, le Sunday Times Magazine, l'Espresso et le Der Spiegel. "Migrants environnementaux : la dernière illusion" est un projet qui se divise en trois chapitres : Oulan Bator en Mongolie, Dacca au Bangladesh et Nairobi au Kenya. Selon les prévisions des Nations Unies et de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), ces "migrants environnementaux" seront 200 millions en 2050. Une superbe série qui a particulièrement touché Mr K. (Galerie de la Prairie)

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\bullet Vincent Munier s'impose, au fil de ses voyages au bout du monde, comme l'un des plus grands photographes animaliers du monde. Ours, hiboux, lynx, boeufs musqués, grues du Grand Nord et du froid sont captés par son objectif. Mais celui qui hante ses rêves depuis l'enfance, celui qu'il n'a de cesse de chercher, repoussant à chacun de ses voyages le bout du monde, c'est le loup blanc arctique. "L'Appel du Loup" trouve ici tout à fait sa place dans une scénographie naturelle et boisée pour un sentiment de plénitude et de calme incomparable. (Galerie du Labyrinthe végétal)

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\bullet Paolo Ventura expose "Histoires sans paroles" sur la place la plus connue du festival. C'est sur cette façade que sont accrochés les plus grands clichés en terme de taille (d'ordinaire ils sont encore plus grands qu'ici (voir les éditions précédentes)). Fils d'un illustrateur, l'enfance de Paolo Ventura a été bercée par les croquis et les histoires de son père. Son travail en est imprégné et débute toujours par l'invention d'une histoire. Une imagination débordante pour celui qui pense que le monde réel semble toujours un peu trop gris. Je n'ai pas été particulièrement touchée par son travail mais force est de constater qu'il y a une vraie recherche artistique ici. (Galerie du Bout du Pont).

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\bullet Peter Menzel nous propose de nous retrouver "Dans l'assiette du monde". Avec sa femme, ils se sont invités à dîner chez 30 familles de 24 pays différents. Leur but était d'explorer, documenter et analyser la plus vieille activité sociale humaine : manger. Les portraits de ces familles entourées par une semaine de provision sont fascinants d'un point de vue sociologique. De la famille parisienne, à la famille mexicaine, en passant par la japonaise ou l'allemande (entre autres), les habitudes alimentaires sont passées à la loupe, ainsi que différentes données chiffrées (nombre de calories consommées, budget, salaires...). Très intéressant ! (Galerie de la rue Lafayette)

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\bullet Piergiorgio Branzi est spécialisé en photo-journalisme. Avec "Humanités", nous découvrons une partie de son travail qu'il considère comme "une sorte de journal personnel" avec "des photos humanistes" faisant ainsi référence au courant de la photographie française incarné par Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau ou Willy Ronis. Ici, il s'agit de son regard posé sur son pays : l'Italie. (Galerie de la rue Saint Vincent)

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\bullet Enfin pour terminer, un petit tour à la Galerie du Garage. C'est un endroit que j'aime beaucoup d'ordinaire. Baigné de lumière, dans un ancien garage dont les murs ont été repeint en blanc, d'immenses photographies sont exposées et sublimées par ce contraste saisissant. Cette année, ce ne fut pas le cas puisque les panneaux étaient beaucoup plus petits. Une déception donc mais de beaux clichés tout de même. Stéphane Lavoué présente sa commande du Conseil départemental du Morbihan, "La Production alimentaire en Bretagne". Arpentant tous les secteurs de la production alimentaire bretonne, ce photographe établit un portrait aussi exhaustif que possible de ce territoire et de ceux qui "nourrissent" le Morbihan, la Bretagne, voire la planète...

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Je suis loin de vous avoir montré ici toute l'étendue du festival tant il y a de clichés exposés et de photographes représentés. J'ai fait l'impasse ici sur certaines séries que je vous laisserai découvrir sur place si vous en avez l'occasion.

L'édition 2015 et son "Nourrir la planète" donne à réfléchir et c'est le coeur gros que nous ressortons de certains lieux d'exposition. Que restera-t-il de la Terre quand l'humain ne sera plus ? Vidée de toute substance, les plus riches ayant réduit à la famine les populations les plus pauvres en pillant leurs richesses naturelles, pour produire toujours plus, plus vite et plus mal... A une époque où l'écologie est (ou devrait être) au centre du débat politique et à quelques semaines de la COP21, la visite de ce festival est un passage instructif, nécessaire et salutaire pour qui souhaite réfléchir sur notre planète et son avenir.

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mercredi 18 juin 2014

Festival Photo La Gacilly édition 2014

C'est maintenant un rituel depuis quelques années, tous les ans nous nous dirigeons vers La Gacilly (56) pour découvrir son Festival Photo annuel et en prendre plein les yeux.

Comme vous le savez, je fais partie d'un club photo dans la région et ce festival est pour nous notre sortie de fin d'année que nous partageons avec nos proches dans la joie et la bonne humeur. RDV à 9h et covoiturage jusqu'à La Gacilly, en route pour la 11ème édition !

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Pour cette onzième année, le festival invite les Etats-Unis (et oui, rien que ça!) et se tient jusqu'au 30 septembre. Vous avez donc largement le temps de vous y rendre après avoir lu ce billet qui vous donnera forcément envie d'y aller ("le choc des photos", tout ça...).

Réunissant chaque année plus de 300.000 visiteurs, il n'y a pas moins de 13 zones / lieux de visite dans le village où admirer 20 expositions. Une journée n'est donc pas de trop pour apprécier au mieux les clichés exposés. Cette édition est moins impressionnante que celle de la décennie du festival l'an dernier mais il n'y a pas de quoi bouder son plaisir.

Cette fois encore, c'est la Galerie du Garage qui a ma préférence. Avec ses murs de texture brute tout de blanc repeints et son ambiance minimaliste, je pourrais y passer des heures...

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- Patrick Tourneboeuf et sa série "Monolith" montre les traces laissées par les stigmates de l'Histoire. Vestiges d'un temps douloureux et éphémère, ils s'effacent lentement et doucement en s'enfonçant vers les abîmes, pour disparaître à jamais de nos horizons. La nature reprend donc son pouvoir sur l'Homme et ses ambitions comme pour marquer la fin d'un monde.

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- Mathieu Pernot avec "Ligne de Mire" s'attache aux blockhaus du Mur de l'Atlantique. Il transforme ces lieux d'Histoire en chambre noire projetant sur les murs de l'édifice l'image de la nature environnante perçue à travers les fenêtres de tir.

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Un autre lieu très agréable pour sa fraicheur quand les journées sont chaudes et pour la qualité de ses expositions : la Galerie du Labyrinthe Végétal.

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- C'est là que Nick Brandt expose cette année "Le crépuscule du monde sauvage", une série sur la disparition des animaux sauvages et des espaces naturels en Afrique de l'Est. Il voit son travail comme un testament, celui d'un monde animal qui s'éteint, et tire alors le portrait de divers animaux avec un oeil artistique stupéfiant.

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A la Gacilly tout ne se passe pas en extérieur. La Maison de la Photographie (avec "Le roi du Serengeti" de Michael Nichols) et l'étage de la Galerie de la Passerelle (avec "La nature en équilibre" d'Ansel Adams) sont des lieux d'exposition en intérieur, plus classique dans leur mise en scène. L'un, ancien membre de l'agence Magnum Photos, s'attache à suivre l'existence précaire des lions dans un reportage publié au National Geographic Magazine. L'autre, fut une personnalité visionnaire de la photographie de nature et de la protection des espaces sauvages dont une partie de ces clichés est donnée à notre vue ici.

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Les Jardins de la Passerelle et la Galerie du Grand Chêne sont autant d'endroits où il fait bon flâner et admirer les paysages qui nous entourent et ceux photographiques présentés le long des chemins.

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Un dernier passage par la Galerie du Bout du Pont et ses lieux les plus photographiés chaque année. "Nasa, ils ont marché sur la lune" et "Colors" de Steve McCurry nous laisse à voir les plus grands tirages photo du festival. Impressionnants encore une fois...

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Il est maintenant temps de reprendre la voiture et de rentrer. Comme vous pouvez le voir cette édition 2014 dans son ensemble n'est pas des plus gaies et nous étions quelque peu déprimés à la vue de certains clichés à la fois esthétiquement beaux et désarmant car mettant bien souvent en lumière notre impuissance face à l'évolution du monde. Des questionnements intérieurs salvateurs et la démonstration, si il en faut encore une, de la puissance de la photo. Un très beau moment!

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vendredi 19 juillet 2013

10ème Festival Photo La Gacilly (56)

J'aime la photo. Cela fait maintenant 3 ans que j'en fais dans un club que je ne quitterai plus jusqu'à la mort tant j'y ai rencontré des mordus de photo tous plus sympathiques les uns que les autres. On y fait du développement, du tirage, on passe notre temps sous la lumière rouge du labo (quoique moi cette année, j'ai fait plus souvent l'école buissonière...), on y fabrique des sténopés, on fait des sorties photos et on va voir de chouettes expos. C'est le cas ici avec le Festival Photo de La Gacilly qui est devenu notre sortie de fin d'année. Je n'en avais pas parlé les années précédentes mais le festival fêtant cette année ses 10 ans, je ne pouvais pas passer cette édition sous silence.

La Gacilly affiche

J'aime le Festival de La Gacilly pour la quiétude des lieux d'exposition partout dans la ville, pour la gratuité de l'évènement qui nous donne à voir des productions de qualité et à des dimensions pour certaines images de la taille d'un pignon de maison (!). On appréhende la photographie différemment à la Gacilly. Et quand le soleil est au rendez-vous, c'est d'autant plus grandiose.

Trève de blabla, place aux images!

- A la Galerie des 10 ans, le spectateur retrouve les images les plus marquantes de cette décennie écoulée dans le cadre du Festival. Plus de 150 auteurs ont été exposés et ce lieu leur rend hommage.

La Gacilly arbres désert

La Gacilly cerfs

La Gacilly loup

- A la Galerie du Végétarium, ce sont des clichés de Jacques Henri Lartigue qui sont exposés.

La Gacilly YR

- Les archives de Life nous donne à voir de magnifiques photos en noir et blanc dont les plus vieilles datent de la création du magazine en 1936.

La Gacilly enfants

- Pour son exposition "Moments", Michael Yamashita a parcouru les cinq continents. Des instants de monde qui sont autant d'invitations au voyage.

La Gacilly mousse

- Le parcours dans la ville nous fait passer par de petits chemins, des jardins, des sous bois... Lieux forts agréables par grand soleil!

La Gacilly chemin

La Gacilly jardin

La Gacilly chaise longue

- Photographes de Vogue, Elle et des plus prestigieuses revues de mode, ils ont comme point commun leur pays d'origine, l'Allemagne. Ils sont ici réunis dans une exposition qui présente leurs oeuvres liées à la nature.

La Gacilly mode

- Comme au premier jour, ils ont dit non à une société de consommation, et choisi l'amour, le partage et le respect de la nature. Les membres de la "Rainbow Family" forment un mouvement ouvert à tous ceux qui souhaitent expérimenter une autre façon d'être. Venus de tous les horizons, seuls, en couple ou en famille, ils se rassemblent une ou plusieurs fois dans l'année, loin de leur enfer, ces "Babylones" citadines dont ils rejettent les valeurs. Ensemble, ils recréent l'utopie d'un monde sans rapports de force, sans hiérarchie ni contraintes. Eric Bouvet, pendant un an, a suivi ces enfants de l'éden dans la jungle brésilienne, aux Etats-Unis, en Europe et en Inde. Il s'est aussi rendu dans le désert du Nevada pour le Festival "Burning Man". Cette exposition "Décrochages" était celle que j'avais le plus envie de découvrir et je me suis pris une grosse grosse claque devant tant de beauté et de sérénité émanant de ces clichés.

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Le Festival de La Gacilly est le plus grand festival de photos en France totalement en extérieur. Comme vous venez de le voir, il y en a pour tous les goûts, toutes les sensibilités. Loin d'être exhaustive, je n'ai voulu ici que vous donner un aperçu de l'endroit et des oeuvres que l'on pouvait y trouver. Il y a tellement de choses à voir qu'une journée complète est bienvenue pour profiter au maximum des accrochages.

Si vous passez dans le Morbihan, n'hésitez pas et faites une halte à La Gacilly! Le Festival s'y tient jusqu'au 30 septembre. De mon côté, j'ai déjà hâte à l'an prochain...

 

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