dimanche 11 février 2018

Ouverture de la chasse aux livres 2018

Voici le premier post acquisitions pour l'année 2018 au Capharnaüm éclairé. Je vais vous parler aujourd'hui de trouvailles très sympathiques faites au détour de balades en terres bretonnes entre boîtes à livres, librairies d'occasion et brocantes. Comme vous allez pouvoir le constater, janvier s'est révélé riche en adoptions livresques prometteuses. Jugez plutôt !

acquisition fev 2018 ensemble

Sept petites pépites qui vont venir enrichir ma PAL bien fournie ! Nelfe ne s'est pas laissée tenter cette fois-ci, mais bon... 2018, ne fait que commencer. Débutons sans attendre le tour d'horizon de mes nouvelles acquisitions !

acquisition fev 2018 sf

- La Machine à explorer l'espace de Christopher Priest. On ne peut pas dire non à Christopher Priest. Encore plus quand il revisite HG Wells à travers un mix délirant de ses oeuvres les plus célèbres. Écrit de jeunesse, j'ai hâte de visiter Mars et d'assister à la guerre des mondes en compagnie de voyageurs déboussolés. Un livre qui ne restera pas longtemps dans ma PAL à coup sûr !

- Enfants des étoiles de HG Wells. Justement, à côté de l'ouvrage précédent, j'ai trouvé un ouvrage de Wells que je ne connaissais pas. De la SF à nouveau donc avec de mystérieux rayons cosmiques qui bombardent en permanence la surface de la Terre et dont on ne connaît pas l'origine. L'auteur se propose d'éclairer notre lanterne à sa manière... Je dois avouer que je ne sais pas du tout à quoi m'attendre, n'ayant jamais été déçu par l'auteur, je suis très optimiste !

acquisition fev 2018 horreur

- Soleil de minuit de Ramsey Campbell. Un roman de la collection Terreur chez Pocket qui promet beaucoup. L'auteur m'a déjà séduit par le passé, cette balade morbide au pays des contes glacés du Nord que nous propose Ramsey Campbell attise mes attentes de lecteur. Au programme, un passé enfoui qui ressurgit et convoque des fantômes fait s'éloigner de la réalité un héros incrédule. On peut compter sur l'auteur pour lâcher les chevaux et malmener au maximum son personnage principal. 

- Envoûtement de Ramsey Campbell. Même auteur pour une toute autre histoire dans le genre terreur qu'il affectionne. Une tante hargneuse et possessive revient d'entre les morts en prenant possession de sa petite nièce, bien trop jeune pour comprendre ce qui lui arrive. M'est avis que ce roman va bousculer les lignes et fournir une expérience sur le fil du rasoir. J'ai bien hâte d'aller voir cela de plus près !

- La Tempête du siècle de Stephen King. Un King que je n'ai jamais eu l'occasion de lire et qui s'est présenté à moi au gré d'un hasard heureux. Une mystérieuse tempête qui approche et s'annonce apocalyptique, un individu menaçant aux objectifs obscurs, une ambiance de fin du monde qui plane sur une communauté isolée... Pas de doute, on est en terrain connu et l'on peut compter sur le roi de l'épouvante pour nous mener par le bout du nez !

acquisition fev 2018 contempo

- L'Équipage de Joseph Kessel. Un livre que j'ai adopté de suite sans même connaître son contenu, là encore on ne peut pas dire non à un monstre sacré de la littérature. De retour à la maison, après prise de renseignements sur le web, les étoiles se sont alignées : le récit se déroule durant la Première Guerre mondiale et décrit la vie des membres d'une escadrille française d'observation. Un grand roman que j'ai hâte de découvrir !

- Belle du Seigneur d'Albert Cohen. Enfin, un classique qui m'a toujours échappé et qui de surcroît peut servir d'arme d'auto-défense tant le volume s'apparente à une brique ! Une histoire d'amour étirée sur plus de 1000 pages, ça ne se refuse pas, ça se goûte et se découvre ! Wait and read.

Voila voila, pour cette première série d'acquisitions qui va rejoindre ma PAL. Sachez d'ors et déjà qu'hier avec Nelfe nous sommes allés à notre Emmaüs préféré pour la première fois cette année et que le craquage a été énorme ! Inutile de vous dire que vous serez bientôt informés de nos nouvelles trouvailles. En attendant, je vous laisse, j'ai quelques lectures qui m'attendent...


dimanche 3 mai 2015

Récidive quand tu nous tiens !

Non! Emaüs n'a pas encore frappé! J'y suis persona non grata jusqu'à au moins juillet pour éviter les craquages intempestifs... Malheureusement, mauvais temps oblige, nous nous sommes retrouvé à errer Nelfe et moi du côté de la zone commerciale du coin ce samedi et patatra! Troc.com est mon bourreau du jour avec un rayon livre très bien achalandé et qui m'a fait craquer... C'est ma faute, ma très grande faute! C'est terrible d'avoir aussi peu de volonté, je ne suis pas pour autant ruiné, n'ayant déboursé que la modeste somme de 12 euros pour cet ensemble. Il y a des passions bien plus onéreuses! 

Roulement de tambour, voici les nouvelles pièces adoptées!

occaz ensemble

 - Pandora d'Anne Rice. Vampire et Rome antique avec cet ouvrage de l'auteur d'Entretien avec un vampire que j'avais adoré lors de ma lecture. Il était temps de replonger dans cette écriture virevoltante et évocatrice à souhait. Bien bien hâte de m'y remettre!

- La Dormeuse en rouge d'Andrea H. Japp. La quatrième de couverture m'a de suite attiré avec cette histoire de tyran domestique faisant vivre un enfer à ses proches et qui risque d'avoir des surprises! L'auteur a très bonne réputation, je vais donc tenter l'aventure!

- Vortex de Clive Cussler. Là, je suis obligé de balancer! C'est Nelfe qui me l'a mis entre les mains, je l'avais zappé dans le rayonnage et elle me l'a montré me confiant qu'il pourrait me plaire. Un aventurier, une antique île engloutie et des navires qui disparaissent... Pas de doute, c'était pour moi! Destinés, on était tous les deux destinés...

occaz terreur

- L'Utopie de Thomas More. Déjà lu dans le cadre de mes études d'Histoire, je ne l'avais pas dans notre bibliothèque. C'est l'occasion de le relire cette fois-ci pour le plaisir et avec mes 16 ans de plus. Je pense que je vais encore plus l'apprécier (et du coup déprimer quand à la conduite de notre monde actuel -sic-).

- Jusqu'à l'aube d'Albrecht Goes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour sa dernière nuit, un déserteur allemand condamné à mort va parler avec un pasteur de la vie, de l'amour et de la mort. Je m'attends à un roman profond et puissant, il va être mis dans la colonne des ouvrages prioritaires!

Journal d'un corps de Daniel Pennac. J'adore cet auteur et j'ai eu la chance de tomber sur ce livre de 2012 en édition brochée de chez Gallimard! Il s'agit ici d'un journal intime basé sur le corps de celui qui le tient. Les quelques passages que j'ai pu lire m'ont fait grand effet, pas de possibilité donc de résister!

occaz contemporain

- Le Chateau cannibale de Laurent Genefort. J'aime beaucoup les deux livres que j'ai pu lire de cet auteur qui s'était révélé charmant lors de notre rencontre lors des Utopiales 2014. Il est ici question d'aventure et de fantasy arabesque qui sentent bon la bonne vieille série B littéraire. Un bon divertissement en perspective! 

- Simulacres de Philip K. Dick. Un livre de mon auteur de SF favori que je n'ai pas encore lu! Je n'hésitai pas une seconde pour acquérir cette histoire de monde futuriste en pleine décadence où la réalité et l'illusion se mêlent sans distinction possible. On peut compter sur la logique paranoïaque de K. Dick pour nous livrer un grand moment de littérature! Bien hâte de lire celui-ci aussi!

- Le Pistolero de Stephen King. On peut dire que j'ai écumé le King étant ado et je m'en suis lassé. Bizarrement, je suis toujours passé à côté de son oeuvre plus fantasy. Il était temps de régler ce problème et ce premier volume de la saga mettant en scène Roland Pistolero me tendait ses petites pages... Verdict dans les mois à venir!

- En remorquant Jehovah de James Morrow. Coup de poker de ma sélection, l'histoire est complètement barrée comme je les aime. Dieu est mort et ses anges chargent un capitaine de navire de remorquer son corps de 3 km de long jusqu'en Arctique pour qu'il repose dans un tombeau construit à sa mesure. Mais voila, écologistes, féministes et même le Vatican ne voient pas les choses de la même manière... Étrange, vous avez dit étrange? Wait and see...

- Le Futur a déjà commencé, anthologie. Ce livre est une émanation du festival Étonnant voyageur de Saint Malo (que l'on loupe cette année par manque de préparation! Grrr!), on y retrouve de grands noms de la SF dont Norman Spinrad et Ayerdhal notamment qui à travers des nouvelles de SF qui parlent de nous, du monde autour de nous qui change et qui nous change. Tout un programme!

occaz sf

- T'ien keou de Genfort et Ponzio. Et de deux pour Genefort dans ma sélection avec cette BD de SF aux dessins bien léchés dont l'action se déroule dans un futur lointain où l'homme a débuté son exploration de l'espace. Je ne suis pas forcément fan des éditions Soleil mais la présence de cet auteur de talent au scénario m'a fait franchir le rubicon. Gageons que je ne me sois pas trompé! 

- Wolff et Byrd, avocats du macabre de Batton Lash. Pour les habitués du blog, vous savez que je suis un grand fan de BD d'horreur type 60' et 70' comme les anthologies Creepy, le dessinateur Richard Corben ou encore récemment le recueil consacré à Lovecraft par Horacio lalia. On retrouve dans cette BD le même style de dessin et un postulat plutôt fun: un cabinet d'avocats se spécialise dans la défense de monstres et d'entitées, le ton navigue entre humour et effets macabres. Ca promet!

occaz bd

Voila, voila! Y'a plus qu'à! Ma PAL qui avait quelque peu baissé retrouve son niveau d'il y a un mois. La tentation était trop forte... Reste beaucoup d'heures de plaisir multiforme en perspective qui me font saliver d'avance! Quant à Nelfe, elle est la Raison incarnée puisqu'elle n'a pas craqué du tout cette fois ci. Bravo!

dimanche 18 mai 2014

"Joyland" de Stephen King

joylandL'histoire: Les clowns vous ont toujours fait peur?
L'atmosphère des fêtes foraines vous angoisse?
Alors, un petit conseil: ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d'orage...

La critique Nelfesque: En premier lieu et avant de donner mon avis sur "Joyland", je tiens à dire que si vous avez toujours eu peur des clowns et si l'atmosphère des fêtes foraines vous angoisse, vous pouvez lire ce livre. Je ne sais pas ce qu'a fumé la personne qui a rédigé la 4ème de couverture ou si même, pire, elle a bien lu le roman, parce qu'il n'est pas du tout question de clown dans cet ouvrage! Quant à l'atmosphère de cette fête foraine, elle est tout sauf angoissante. Une vraie publicité mensongère que ces quelques lignes! Moi qui au contraire attendez des clowns pour renouer avec l'ambiance "Ca", j'ai bien été déçue sur ce point.

Cela faisait de nombreuses années que je n'avais pas lu d'ouvrage de Stephen King. J'en ai été très fan à mon adolescence puis peu à peu j'ai commencé à me lasser, voyant de grosses ficelles reprises maintes et maintes fois, étant déçue par les fins de roman bâclées... Le cycle "Désolation" / "Les régulateurs" en 96 a signé ma rupture avec l'auteur.

Et aujourd'hui, arrive en librairie un nouveau roman qui attise ma curiosité, me donne envie de renouer avec l'univers de SK. Une fête foraine, des clowns (je croyais en trouver...), une ambiance malsaine... Je me lance avec l'espoir de retrouver l'engouement de mes jeunes années. Bien que n'ayant pas trouvé dans "Joyland" les ingrédients promis dans le résumé, j'ai retrouvé, contre toute attente, l'envie de poursuivre ma lecture au fil des pages, une véritable empathie pour les personnages et la joie d'une sensation depuis longtemps perdue.

Vous l'aurez compris, j'ai aimé "Joyland"! J'ai aimé me perdre dans ses pages, suivre Devin dans son quotidien d'étudiant et sa découverte de Joyland, un parc d'attraction dans lequel il va travailler pendant l'été 1973. Jeune homme attachant et respectueux, presque trop gentil, il va durant cet été vivre en accéléré une expérience enrichissante et grandir en quelques mois comme jamais il ne l'avait fait jusqu'alors. Autour de lui gravite toute une clique de saltimbanques originaux, gais et sympathiques qui vont le prendre sous leurs ailes et lui raconter les secrets du parc d'attraction, et plus particulièrement ceux de la Maison de l'Horreur.

Il fera aussi la connaissance d'Erin et Tom, ses colloc' et collègues le temps d'un été et amis pour la vie, Mike et sa maman, petit garçon handicapé aux pouvoirs surprenants... Les personnages gravitant autour de Dev sont des plus attachants. On ressent une vrai sympathie pour eux tout le long de la lecture, ce qui facilite l'identification aux personnages et l'appât du lecteur pour ce roman qu'il ne peut plus lâcher.

Habituée aux romans d'horreur avec Stephen King, ici on en est bien loin. Ce sont les rapports humains qui sont le point central de "Joyland" et la découverte d'un autre monde, celui des forains. Il y a bien une petite dimension fantastique mais pour moi on est ici dans de la littérature contemporaine.

C'est un Stephen King apaisé et recentré que j'ai retrouvé dans "Joyland" avec beaucoup de plaisir et de tendresse. Il nous prouve ici qu'il n'y a pas besoin d'en faire des tonnes dans le gore et l'épouvante pour faire vibrer les lecteurs et qu'un peu de finesse est la bienvenue dans ce monde de surenchère. Un roman que je vous conseille, même si d'ordinaire vous détestez Stephen King. Je prends les paris qu'il saura ici vous charmer!

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vendredi 27 décembre 2013

Concours 666 - Les résultats!

concours

Nous voici, comme promis, de retour pour vous donner les résultats de notre Concours 666! Non, nous ne sommes pas morts mais en plein préparatif de nos vacances parisiennes à la rencontre d'une crevette (faut pas chercher...). Nous reprendrons une activité plus normale sur le blog dès les fêtes passées. En attendant, on en profite! Sachez tout de même que nous ne vous oublions pas et que quelques articles sont programmés dans la semaine à venir. Et ce, malgré notre absence (c'est beau la technologie et les bornes Wifi!).

Mais revenons en à nos moutons diaboliques!

La réponse à la question "Quel est le nom de l'animal domestique maléfique qui règne en maître dans notre antre?" était bien sûr Tesfa! Nous lui avions dédié un article il y a peu lors de son élection au titre de Miss Cat 2014 où nous avions indiqué en toutes lettres son nom.
Donc, non, même si elle peut s'avérer pénible par moment (et c'est peu de le dire parfois!), notre animal domestique n'est pas un cafard! Ah ah vous m'avez fait bien rire avec certaines de vos réponses :)

Venons en aux gagnants!

le-pistoleroGagnants du 1er tome "Le Pistolero":
tour_sombre_cle_vents

- faurelix
- Cébo
- lemillefeuilles (qui s'est décarcassée pour trouver une partie de la réponse sur notre blog. Je sais que tu voulais le dernier tome, ceci est un lot de consolation ^^)

Gagnants du dernier tome "La Clé des Vents":

- slay
- Marie-Hélène
- Cébo (qui avait du mal à se décider entre les 2 tomes! Ca tombe bien! ^^)

Merci à tous pour vos participations. Je transmets tout de suite et avant de partir vos coordonnées à la maison d'édition qui s'occupera de l'envoi de vos lots début janvier.

On vous souhaite de bonnes lectures et de bons moments en général pour cette fin 2014. A très bientôt!

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mercredi 18 décembre 2013

Concours 666

Il y a quelques semaines, nous avons fêté les 6 ans de notre Capharnaüm éclairé. 6 ans d'échange, de partage, de lecture et de bonne humeur! Les éditions J'ai Lu s'associent à cet évènement interplanétaire et nous permet de lancer notre concours 666! Tremblez mortels!

concours

Nous ne vous proposons pas 1, ni 2, ni 3 gains mais bien 6! A l'occasion de la sortie en librairie de la dernière parution du cycle "La Tour sombre" de Stephen King, nous vous offrons la possibilité de remporter 3 exemplaires du premier tome, "Le Pistolero" et 3 du dernier, "La Clé des vents", qui peut se lire indépendamment des autres tomes de la saga.

Stephen King, c'est toute notre adolescence et nous sommes heureux de mettre en place ce concours au doux nom diabolique de 666: 6 ans de blogging, 6 romans, 6 gagnants!

Pour participer, rien de plus simple. Comme nous souhaitons avant tout remercier nos lecteurs fidèles, les conditions de participation sont les suivantes:

- liker notre page Facebook,
- répondre à la question suivante via formulaire de contact en nous laissant vos coordonnées postales (ça se passe en haut de la colonne de droite du blog):
Quel est le nom de l'animal domestique maléfique qui règne en maître dans notre antre?
- valider votre participation en nous déclamant votre amour dans les commentaires et en précisant quel roman vous désirez gagner.

Ce concours prendra fin le 26/12/13. Ne tardez pas! Les gagnants seront annoncés le 27 pour un départ des plis début janvier.

+1 chance si vous partagez ce concours sur votre page Facebook (dans ce cas, merci de l'indiquer dans votre message).
Le concours 666 est ouvert à la France uniquement.

A vous de jouer!

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mercredi 14 août 2013

"Tout est fatal" de Stephen King

tefsk

L'histoire: Ça vous dirait de vivre votre propre autopsie?
De rencontrer le diable?
De vous tuer par désespoir dans les plaines enneigées du Minnesota?
De fuir la police en compagnie de Dillinger?
De devenir assassin via l'internet ou de trouver la petite pièce porte-bonheur qui vous fera décrocher le jackpot?
Alors, laissez-vous guider par Stephen King.

La critique de Mr K: J'avoue, j'ai beaucoup pratiqué Stephen King lors de mes débuts de lecteur au collège. J'ai dévoré ses premiers recueils de nouvelles, flippé en lisant Shining, Simetière, Ça et consorts... Et puis je me suis lassé, déçu par son écriture devenue trop prévisible et des histoires de plus en plus vaines. Ça faisait donc un sacré bout de temps que je n'avais pas remis le couvert avec le King et c'est une fois de plus lors d'une visite fructueuse chez l'abbé que je me laissai tenter. L'avantage d'un recueil de nouvelles c'est que si un récit est décevant, on peut toujours se rattraper avec le suivant. Cet ouvrage ne contredira pas cet adage, Tout est fatal étant constitué de bons ratages, de récits sympathiques et de nouvelles réellement très réussies. En tout, ce sont 14 textes qui sont ici compilés sur un total de 700 pages. Pour ne pas tomber dans la routine, j'ai intercalé d'autres lectures toutes les quatre nouvelles.

Dans la série des ratages, on trouve "L'homme au costume noir" où un jeune garçon rencontre le diable au détour d'une partie de pêche fructueuse. Remplie de clichés et con-con, rien de neuf à se mettre sous la dent et une morale bien mielleuse en toute fin qui gâche le plaisir. "Tout ce que vous aimez sera emportés" n'est pas beaucoup mieux, le lecteur est invité à suivre les derniers moments d'un désespéré... Honnêtement, j'avais hâte qu'il en finisse tant, une fois de plus, Stephen King empilait les poncifs empêchant par là-même toute forme d'empathie envers le héros... Un comble! "Quand l'auto-virus met cap au nord" quant à lui reprend le thème souvent traité du tableau hanté. J'ai trouvé cette nouvelle surfaite, légèrement pompeuse et au final ennuyeuse car on devine tout à l'avance, un comble dans le genre fantastique. Ces trois nouvelles sont donc à oublier.

Heureusement la majeure partie des récits sont plutôt sympathiques même si on est loin d'être face à des oeuvres de génie et que certaines pompent allègrement des thèmes déjà traités comme c'est le cas pour "Salle d'autopsie quatre" où un homme passé pour mort par les médecins va se faire autopsier de son vivant. Bien que maîtrisé et plutôt haletant, on ne peut s'empêcher de le comparer au récit d'Alan Poe ("L'enterré vivant"), dix fois plus puissant et évocateur. "La Mort de Jack Hamilton" est un récit du style road movie plutôt bien mené où nous suivons la fuite de Dillinger et sa bande suite à un casse qui a mal tourné, pas exceptionnel mais les pages se tournent vite et la fin est réussie (chose plutôt aléatoire dans l'oeuvre du King). "Salle d'exécution" met un journaliste d'investigation au prise avec un tribunal d'exception d'une dictature sud-américaine qui lui reproche ses révélations fracassantes. Le suspens est à son comble malgré des moments de grande propagande américaine digne de l'époque de la Guerre Froide. Reste un beau plaidoyer pour la liberté d'expression. "Tout est fatal", la nouvelle éponyme, voit un homme lambda se faire proposer un contrat pour devenir tueur à gage sur internet. Farfelue, déroutante, cette nouvelle est sympathique de part son côté paranoïaque, dommage que la fin soit si ouverte, on a l'impression que Stephen King en avait marre et qu'il a du coup bâclé la fin. "LT et sa théorie des AF" frôle la catastrophe tant le récit est minimaliste et finalement vain, par contre on rit beaucoup à l'écoute des anecdotes que le héros raconte à propos de sa vie de couple, c'est ce qui sauve cette nouvelle du naufrage! "1408" est la nouvelle à l'origine d'un film que Nelfe et moi avions vu au cinoche et que nous avions trouvé très moyen. Il en est de même avec la nouvelle qui se révèle convenue bien que remarquablement construite, la première partie étant un modèle de mise en haleine avant que le héros rentre dans la fameuse chambre hantée! Enfin, "Petite chansseuse", variation autour de la chance et de la cupidité bien que concise avec une héroïne bien caractérisée, s'embourbe une fois de plus dans les idées reçues.

Vous l'avez compris, rien d'exceptionnel à part les quatre nouvelles qui suivent! Tout d'abord le cross-over de la série littéraire de Stephen King La tour sombre avec "Les petites Soeurs d'Eluria" où on y retrouve Roland le Pistolero en prise dans une ville déserte à des mutants verts (cousins de Hulk) et des sorcières bien particulières! Un vrai ovni dans ce recueil que cette nouvelle typée Grind House, très bien écrite, délirante à souhait au héros attachant au possible. Peut-être un jour vais-je me décider à suivre plus attentivement les aventures du Pistolero. "Déjeuner au Gotham café" est une de mes préférée! Un homme a RDV au restaurant avec sa future-ex femme pour discuter du règlement de leur divorce mais arrivé sur place rien ne va se passer comme prévu. Le début commence tout doucement avec une belle description du couple et de son fonctionnement. L'intervention d'un troisième larron (ici un maître d'hôtel un peu spécial) va faire rentrer le récit dans la folie pure. Un petit bijou de montée en pression et un final quasi apocalyptique... Huge! "Cette impression qui n'a de nom qu'en français" tourne autour de la notion de déjà vu, récit à tiroir où on nage constamment entre réalité et rêve en suivant un couple allant fêter leurs 25 ans de mariage sur les lieux de leur lune de miel. Un événement fatal semble se profiler par petites touches, le final est terrible et surprenant, une très belle réussite! Enfin, "Un tour sur le bolid'", nous parle de la mort d'un proche et de la façon d'y faire face en suivant l'histoire d'Alan, un étudiant apprenant que sa mère est hospitalisée et qui va faire du stop pour la rejoindre. Il va être pris par deux conducteurs plus que décalés qui vont l'amener à réfléchir sur lui, ses rapports avec sa mère et sur ce qui est important dans l'existence. Un monument de finesse dont le King fait trop rarement preuve.

Au final, je ne pourrais pas vous dire que ce recueil de nouvelles soit indispensable. Il y a vraiment à boire et à manger et l'on passe du meilleur au pire. Du même auteur, préférez "Danse macabre" qui reste son meilleur dans le genre compilation de nouvelles ou sinon dirigez -vous vers Clive Barker qui me paraît plus mature et finaud. Reste que King est un raconteur d'histoires doué à l'écriture très accessible (idéal à lire en période estivale) même si au détour de certaines lignes je ne peux que penser que derrière l'écrivain se trouve un esprit quelque peu passéiste et un auteur en panne d'idée qui se répète d'une nouvelle à l'autre (au moins cinq de ces personnages arrêtent de fumer, schémas de pensée identiques...). À vous de voir si vous tentez ou non cette lecture, je sais je ne vous aide pas trop sur ce coup là!

lundi 25 octobre 2010

"Running man" de Richard Bachman

runningL'histoire: La dictature et les jeux: la Rome antique avait ses gladiateurs... Les Etats-Unis, en cette année 2005, ont le Libertel, arme suprême du nouveau pouvoir. Emission vedette de la chaîne unique: "La Grande Traque". Et le peuple, les yeux rivés sur le petit écran, regarde la mort en direct.
Chômeur comme tant d'autres, Ben Richards s'est engagé dans la compétition. Commence alors le compte à rebours... Pendant trente jours, Ben devra fuit les tueurs lancés à ses trousses. Le jeu n'a pas de règles, tous les coups sont permis. La foule participe, dénonce, s'acharne: la prime est alléchante...

La critique Nelfesque: Me voici de nouveau lancée dans une lecture de Stephen King pour le Challenge de Neph. Cette fois ci, mon choix s'est porté vers un "ancien King", ceux de la bonne époque (oui je le repète, depuis quelques années je me suis lassée), avec "Running man". Je ne l'avais encore jamais lu, c'était le moment idéal!

Avec "Running man", Richard Bachman alias Stephen King, diffère de ses récits habituels. Ici, point d'esprits mauvais, de monstres sanguinolants, de possessions, de sciences occultes... "juste" une oeuvre de science-fiction. King fait dans le sobre. Certes, ce n'est pas son sujet favori et dans le domaine bon nombre d'auteurs sont de vrai génies (je pense entre autres à Ira Levin avec "Un bonheur insoutenable") mais avec ce roman l'auteur n'a pas à rougir.

Tout commence avec la décision de Ben de participer à un jeu de téléréalité. Pourquoi en arrive-t-il là alors qu'il haït tant le Libertel? Comment se déroule la présélection de ces jeux malsains? Cette partie a été celle que j'ai préféré, une vraie critique de l'individualisme, de l'appât du gain, de la société. La présélection est atroce, l'homme n'est plus un homme mais un numéro que l'on méprise et qu'il faut triturer dans tous les sens pour savoir si il sera un bon "objet" à présenter aux téléspectateurs. Ce roman a beau avoir été écrit en 1982 comme étant de la science-fiction, il est aujourd'hui d'actualité. Difficile de ne pas faire la comparaison avec les émisions de TF1 ou d'M6. Tout ce qui compte c'est le spectacle, c'est divertir les masses, c'est l'audimat au détriment de la morale et du bon sens. Seul l'argent compte.

S'ensuit une longue course contre la montre (ou devrai-je dire contre la mort) où Ben vit comme un animal traqué. Toute la nation est contre lui: la police, l'armée, les habitants. Donner un indice sur l'endroit où il se trouve rapporte de l'argent, rapporter sa tête, beaucoup plus. De son côté Ben grapille les heures qui équivalent à quelques dollars. Autant dire que ses chances sont minimes...

challenge_stephen_kingLa fin n'est pas des plus originales (le compte à rebours présent depuis le début du bouquin laisse présagé une issue fatale) mais pour tout ce que dénonce ce roman et pour le déroulement haletant de l'histoire je conseille ce livre. Un bon moment en perspective. Avalé en 2 jours, j'ai retrouvé, le temps de cette lecture, le goût que j'avais pour King à mon adolescence.

 

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vendredi 8 octobre 2010

"Les régulateurs" de Richard Bachman

r_gulateursL'histoire: Dans la petite ville paisible de Wentworth, en plein coeur des Etats-Unis, règne une chaleur caniculaire. En fond sonore, ce symbole rassurant de la vie banlieusarde : le ronronnement régulier des tourniquet d'arrosage. Une fin d'après-midi comme tant d'autres ; cependant, le tonnerre se met à gronder et, au même moment une fusillade éclate, bouleversant la quiétude de la population. Puis les montres s'arrêtent, le numéro d'urgence de la police ne répond plus. Et la terreur s'empare de tous. Lorsque la voiture de Mary Jackson déboule à tombeau ouvert, on est bien loin de cette fin de journée paresseuse de juillet... Que s'est-il passé ? Qui peut bien en vouloir à cette localité sans souci ?

La critique Nelfesque: Voici une éternité que je n'avais pas lu de Stephen King (je pense qu'il est de notoriété publique que Richard Bachman et Stephen King ne sont qu'une seule et même personne). Je me suis arrêtée à "Dreamcatcher" en 2002 où j'ai dit STOP. Cet auteur qui a bercé mon adolescence m'a lassée, je trouvais qu'il n'était plus aussi bon qu'au début, allant même jusqu'à dire qu'il était franchement mauvais par moment.

Et puis j'ai remarqué sur le net, le "Challenge Stephen King" de Neph. J'ai alors sauté sur l'occasion pour lui donner une seconde chance.

J'avais déjà lu "Les Régulateurs" à sa sortie. J'avais alors 14 ans et j'avais un vague souvenir de ce roman. Je me rappellais m'être passablement ennuyée et je crois même que je l'avais abandonné en cours de lecture. J'ai donc ressorti ce roman en version grand format (j'aime beaucoup la couverture, la queue du loup suit sur celle de "Désolation", le roman jumeau de celui-ci) et me suis rafraichie la mémoire.

Disons le tout net: j'aurai mieux fait de m'abstenir! Je me suis encore une fois ennuyée pendant la moitié du roman, trouvant l'écriture franchement affreuse et brouillonne. L'histoire part dans tous les sens, la présentation des personnages se fait sans cohérence, c'est un véritable calvaire... Je comprends mieux pourquoi à 14 ans je n'ai pas voulu aller plus loin. J'ai poursuivi cette fois car depuis je ne laisse plus un seul roman de côté en cours de lecture, craignant de passer à côté de THE révélation qui fait du roman en question une pépite. Finalement, j'ai bien fait puisque la seconde partie relève le niveau. Peut-être parce que nous nous sommes habitués aux personnages, peut-être par habitude... Plus que cela, l'action devient plus intéressante, sous forme de huis clos, plus oppressante. Jusqu'ici on survolait l'histoire, là on est un peu plus dedans, connaissant les tenants et les aboutissants de l'intrigue. Le personnage du jeune garçon autiste sauve l'affaire.

challenge_stephen_kingEn fait, je n'ai pas trouvé l'histoire phénoménale. Ce n'est pas très original, j'ai l'impression d'avoir déjà lu cette histoire (et pas seulement quand j'avais 14 ans!). Peut être me suis-je vraiment lassée de Stephen King. Peut être suis-je tombée sur le mauvais pour reprendre ma lecture de cet auteur. Toujours est-il que futurs lecteurs, si vous voulez lire un bon Stephen King, passez votre chemin.

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dimanche 27 janvier 2008

Une énième adaptation de Stephen King...

1408_afficheL'histoire: Bien qu'il soit un auteur réputé de romans d'épouvante, Mike Enslin n'a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n'est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier...

En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l'existence d'une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. malgré les mises en garde du directeur de l'hôtel, Enslin décide d'y passer une nuit.

Face à ce qu'il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n'est plus de savoir si le paranormal existe, mais d'espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars...

La critique Nelfesque: "Chambre 1408" est une adaptation de la nouvelle "1408" de Stephen King, dans le recueil "Tout est fatal". Une énième adaptation... On compte parmi elles de vrais bijoux comme "Shining", "La ligne verte", "Les évadés"... et d'autres sur lesquelles je suis plus nuancée. C'est le cas de "Chambre 1408". Classé dans la catégorie des films d'épouvante et d'horreur, il aurait été plus judicieux de le mettre dans celle du suspens. Tout est basé sur la tension du spectateur: mouvements de caméra et montée en puissance du "oulala, je sens qu'il va se passer quelque chose là!!!". Alors oui, on sursaute de temps en temps, mais ce n'est pas suffisant pour faire peur!

chambre

Dès le début du film, on rentre dans le vif du sujet, pas le temps de s'attacher au personnage principal interprété par John Cusack, pas de détails sur sa vie ou sa personnalité, pas de faille à l'horizon. Arf, dommage... Ce film passe par tout les clichés du genre: esprits, voies sans issues ("mais merde, yavait pourtant une issue normalement là!!!"), sang coulant des murs, début de démence pour Jonh Cusack... A la moitié du film, c'est l'escalade, vlà ty pas qu'il y a une tempête dans la chambre maintenant!!!! Et là, on s'ennuie ferme... Quant à la fin?... Décevante...

En somme, "Chambre 1408" est regardable... à la télé, avec une part de pizza et son chat sur les genoux. A la limite, allez le voir au ciné si vous avez une carte UGC et qu'il n'y a rien d'autre à faire/voir.

chambre1408

La critique de Mr K: 2/6, déçu déçu déçu... Je n'ai pas eu peur une seule seconde (sauf quand Nelfe sursautait à côté de moi). Ce film a tout à fait sa place pour une soirée pépère à la maison mais de là à aller le voir dans une salle obscure... Des clichés comme s'il en pleuvait, du coup peu ou pas d'effets de surprise et un ennui qui s'installe au fur et à mesure que l'intrigue progresse.

Le début plante le décor de manière classique mais efficace, le héros désagréable au possible garde son mystère et nous suivons ses pérégrinations avec curiosité. Puis, au fil du déroulement scénaristique, la sensation de "déjà-vu" apparaît pour le plus grand déplaisir du fan de film de genre que je suis. Des comparaisons et des références s'imposent et décrédibilisent tous les efforts du réalisateur et de l'acteur principal. Des plans de caméra intéressants apparaissent de ci de là mais ne peuvent masquer le manque d'originalité du scénario. En même temps, c'est du King et il est mort "littérairement" depuis bien longtemps (préférez sa première période avec les deux recueils cultes que sont "Danse macabre" et "Brume paranoia"). Comble de la ringardise, le film nous impose une morale bien cucul propre à l'acculturation bien baptiste que nous subissons depuis pas mal de temps de la part des productions des grands studios américains. Au milieu de tout ça, l'acteur principal se débat comme il peut avec un rôle caricatural au possible. Dommage, on l'a connu bien plus en forme comme dans le film "Identity".

Passez votre chemin si c'est la recherche de frisson qui vous mène en salle. Préférez un bon DVD: "Shining" de Kubrick (librement adapté du King), "The Ring" d'Hidéo Nakata (l'original, pas le remake américain tout pourri), "La maison du diable" de Robert Wise (chef d'oeuvre antique quasi introuvable)... Espérons que le futur nous offrira des films VRAIMENT effrayants et non de vulgaires produits de consommation: vite vus, vite oubliés!

Posté par Nelfe à 16:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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