mercredi 12 juin 2013

"Deception point" de Dan Brown

deception point

L'histoire: Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d'une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l'agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d'opération ratées.

À la veille de l'élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des États-Unis envoie dans l'Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l'authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d'experts, dont le charismatique Michael Tolland.

Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable: une mystification audacieuse qui menace de déclencher un scandale mondial.

La critique de Mr K: Un plaisir coupable aujourd'hui avec Dan Brown dégoté à un prix très attractif chez notre abbé chéri. Cet auteur à succès est ma petite faiblesse que je confesse sans honte avec notamment un Symbole perdu sympatoche, un Ange et démon que j'avais trouvé bien ficelé et un Da Vinci code virevoltant à souhait. Reste un auteur que je trouve prévisible, aux personnages bien lisses avec une tendance certaine au manichéisme ricain. Mais vu le peu de temps que j'avais passé à lire ses précédents opus, je n'ai pu résister. Au final, un bon moment de lecture détente, une lecture rapide mais pas inoubliable.

L'histoire une fois de plus se déroule sur un temps très court (à peine 48h) et présente une course contre la montre trépidante. Une découverte va révolutionner notre rapport à l'univers mais n'est-ce pas un leurre cachant un complot déstabilisateur? On suit ici une jeune femme travaillant pour les renseignements américains que le président himself envoie sur les lieux de la découverte pour en affirmer ou en infirmer la validité. Peu à peu, on va se rendre compte qu'un danger plane et qu'une ombre menace Washington et l'Amérique (ouh la la, on flippe grave!).

L'intrigue est rondement menée comme d'habitude avec Dan Brown qui mélange allégrement éléments scientifiques et courses poursuites si caractéristiques de ce romancier. Ce sont les montagnes russes et l'on est pressé de passer au chapitre suivant pour en savoir plus. Pas de réelle surprise sauf l'ultime révélation sur le commanditaire de l'affaire. Je dois avouer que j'ai été cueilli et agréablement surpris. On passe de l'Arctique froid et solide (sic) aux arcanes du pouvoir américain, entre la Maison Blanche, le Pentagone et la NASA. La lutte pour le pouvoir est âpre et sans pitié, l'envers du décor est des plus retors et glaçant. Mention spéciale à l'adversaire politique du président en place qui est un personnage détestable au plus au point. Pas de spoiling pour autant, ce n'est pas lui le grand manitou de toute la machination! Et toc!

Là où le bas blesse, c'est tout d'abord dans la caractérisation des personnages et leur crédibilité. L'héroïne tout d'abord est une spécialiste des renseignement, agissant pour la raison d'état et grande professionnelle de la défense nationale. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de se comporter comme une midinette de quatorze ans quand elle rencontre le bel océanographe ténébreux au douloureux passé. Tout cela sonne creux, Dan Brown enfile les clichés type collection Harlequin, certains passages faisant irrémédiablement penser que ce livre a été aussi écrit pour des personnes esseulées transposant leur rêve de rencontres romantiques dans leur lecture. C'est risible et bien dommage vu l'ampleur du complot qui est au centre du récit. Certaines scènes de confrontations face au mystérieux commando chargé de les éliminer ne tiennent pas debout et on n'y croit pas une seconde tant on frise le ridicule (notamment lors de la poursuite sur la banquise en début d'ouvrage). Bref, on retrouve les mêmes scories que dans les opus précédent de Brown.

Mais cependant, la magie opère, la curiosité l'emporte sur tous les défauts évoqués plus haut et j'ai terminé cette lecture plutôt content sans avoir eu l'impression de perdre mon temps. Certes j'oublirai bien vite cet ouvrage mais j'ai passé du bon temps et qui a dit qu'on était obligé de toujours lire de très bons livres? Une bonne lecture-plage mais sans soleil ni sable, une petite lecture coupable je l'avoue qui permet de laisser le cerveau à la cave tout en stimulant un plaisir plus immédiat mais tout de même bien réel. À vous de voir!

Posté par Mr K à 19:33 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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lundi 29 avril 2013

"La première chose qu'on regarde" de Grégoire Delacourt

lapremierechoseL'histoire: Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
Face à lui : Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste.
Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.

La critique Nelfesque: Après la très chouette expérience du Comité de lecture pour l'élection des Coups de coeur des Lecteurs d'Entrée Livre pour laquel j'ai lu quelques romans de la dernière Rentrée Littéraire, Entrée Livre, site de communauté de lecteurs que j'affectionne tout particulièrement, m'a de nouveau contactée pour donner mon avis sur des romans du printemps 2013. Vous connaissez mon amour pour la littérature. Je ne pouvais pas refuser!

Ma première lecture concerne donc "La première chose qu'on regarde" de Grégoire Delacourt. LE Grégoire Delacourt qui a fait beaucoup parlé de lui avec son précédent roman "La liste de mes envies" qui a eu de nombreuses critiques positives. Je n'ai pas lu ce précédent ouvrage mais c'est enthousiaste que j'ai commencé celui ci.

La quatrième de couverture est alléchante et laisse entrevoir une histoire cocasse et émouvante. Autant vous le dire tout de suite, j'ai un avis assez mitigé sur ce roman quelque peu déroutant. On retrouve bien le côté cocasse en première partie de lecture puis les émotions prennent le pas dans les 100 dernières pages. Ce sont celles ci que j'ai préféré et qui font que mon avis n'est pas complètement négatif.

Scarlett Johansson frappe à la porte d'Arthur Dreyfuss un soir d'automne ordinaire. Pour lui c'est le choc (et on le comprend!). Pour le lecteur également puisque Grégoire Delacourt retranscrit très bien l'effet de surprise et nous entraîne avec Arthur dans une sorte de monde parallèle (une bonne grosse hallu en somme). Autant j'ai aimé cet effet de surprise et les situations qui en découlent, autant après quelques dizaines de pages j'ai commencé à me lasser du procédé d'écriture choisi par l'auteur. Nous avons ici droit à la bio complète de Scarlett Johansson (moui bon... soit...) mais aussi à bons nombres d'anecdotes sans grand intérêt pour l'histoire concernant l'actrice et ses collègues acteurs. Il faudrait demander aux vrais fans de Scarlett Johansson si cela leur sied mais en tant que simple amatrice j'ai trouvé cela très rébarbatif.

J'ai poursuivi ma lecture et j'ai bien fait car comme je l'ai dit précédemment, à la moitié du roman, l'histoire prend une autre tournure (et heureusement!). Si Grégoire Delacourt avait continué dans cette voie, j'aurai pensé que "La première chose qu'on regarde" était un "sous Beigbeder". L'accumulation sans la folie qui le caractérise. Un amas de détails sans intérêt et sans saveur. Peu à peu, l'auteur laisse de côté ces détails superficiels pour faire place à quelque chose de plus profond, plus centré sur le ressenti et les sentiments de "Scarlett" et Arthur.

A partir de là, le lecteur est emporté dans l'histoire d'amour pure et simple des deux personnages principaux jusqu'ici en souffrance. Ils se découvrent, se dévoilent et commencent à s'aimer. Pas besoin d'en faire des tonnes, des petits détails du quotidien scellent leur lien. Quelle est finalement la première chose qu'on regarde? La regarde-t-on avec les yeux ou avec le coeur? Une bien jolie histoire qui laisse un pincement au coeur une fois le roman terminé.

Les critiques de mes compagnons de Comité de Lecture ainsi que d'autres avis sur la fiche consacrée sur Entrée Livre.

Posté par Nelfe à 11:56 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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