mercredi 7 mars 2012

"Les Piliers de la Terre" de Ken Follett - ADD-ON Nelfesque

les piliersMr K a déjà lu et chroniqué ce roman le 25/08/10. Je viens de le terminer et de le chroniquer à mon tour.

Afin que vous puissiez prendre connaissance de mon avis, je vous mets dans ce présent billet le lien vers l'article originel où vous trouverez la critique Nelfesque à la suite de celle de Mr K.

Nous procédons ainsi pour les romans déjà chroniqués au Capharnaüm Eclairé mais lu à nouveau par l'un de nous.

Pour "Les Piliers de la Terre", ça se passe par là.

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lundi 22 novembre 2010

"Un monde sans fin" de Ken Follett

mondeL'histoire: 1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois: un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts...

L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l'ambition: mû par la foi, l'amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d'eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation - secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire.

La critique de Mr K:  J'avais adoré Les piliers de la terre, au mois d'août juste après notre retour de Thaïlande. Avec ce volume, Follett réédite son coup de maître en nous proposant de nouveau une fresque historique très réaliste et romanesque à souhait. Plus gros roman que j'ai jamais lu dans la collection Le livre de poche, c'est la bagatelle de 1337 pages en un volume que le lecteur dévore et cela sans souci. Heureusement j'ai une compagne compréhensive qui m'a laissé faire mon autiste sans grincer des dents!

Un monde sans fin n'est pas la suite des Piliers de la terre, les personnages principaux que l'on va suivre sont de lointains descendants de Jack le bâtisseur, grande figure du livre précédent. L'action se déroule toujours à Kingbridge mais 200 ans après, pendant la guerre de 100 ans. C'est avec un plaisir non feint que l'on retrouve la bourgade qui depuis s'est muée en grande ville et au détour des 100 premières pages, on se rappelle des lieux et des personnages évoqués dans les Piliers de la terre. Vous l'avez compris, sieur Follett caresse ses aficionados dans le sens du poil.

Quatre destins donc! Quatre destins bien différents qui s'entrecroisent continuellement tout au long de cette volumineuse histoire. Il y a tout d'abord les deux frères: Merthin et Ralph. Merthin désirait plus que tout devenir chevalier, son rêve contrarié, il va être mis en compagnonnage auprès d'un menuisier (Elfric, infect et revanchard à souhait!). Dépassant le maître, il va connaître mille et un déboires avant de pouvoir réaliser son rêve: construire le plus haut bâtiment d'Angleterre! Ralph son frère est un être violent et sans scrupule, il cherche par tous les moyens l'annoblissement afin de laver l'honneur familial. Caris est-elle une femme indépendante, amoureuse de Merthin mais qui ne veut en aucun cas se marier ou avoir d'enfant afin de garder sa liberté. Épris de science et notamment de médecine, elle sera confrontée de près à la Peste Noire. Fille de marchand, puis religieuse, l'histoire d'amour qu'elle vit avec Merthin est complexe et parfois contradictoire. Enfin, il y a Gwenda, fille d"un fieffé coquin, voleuse de son état, désespéremment amoureuse d'un certain Wulfric -fils de riche paysan-. Elle n'aura de cesse de conquérir l'homme qu'elle aime et de le défendre bec et ongles voir plus...

Là-dessus, vous rajoutez une bonne vingtaine de personnages secondaires issus de toutes les sphères sociales de l'époque et vous obtenez un microcosme criant de vérité et une immersion totale dans le monde médiéval du XIVème siècle. On retrouve dans cet opus le souffle épique époustouflant qui m'avait littéralement bousculé et habité lors de ma lecture des Piliers. Difficile de décrocher et ce malgré l'épaisseur, chaque fin de chapitre est propice à l'interrogation et au suspens. J'ai  éteint la lumière de mon chevet bien tard certains soirs (Attention: livre chronophage par excellence!). L'écriture n'est jamais lourde, elle se déguste et se digère sans aucun effort. Follett fait une fois de plus preuve de talent et d'ingéniosité pour nous maintenir en haleine. Seul défaut, certains artifices scénaristiques (une trahison, un méchant teigneux comme une teigne, une condamnation en justice...) déjà utilisés dans les Piliers et qui au bout d'un moment ereintent littéralement le lecteur (Vont-ils pouvoir s'aimer tranquille? Va-t-il finir par crever ce salaud? Mais pourquoi tant de haine?). Pour cela, je situerai cet opus un ton en dessous du premier... Mais franchement, cette critique négative n'est que du pipi de chat (pardon Tesfa) comparé aux qualités énumérées ci-dessus.

Un bon, gros et grand livre que je ne saurai trop vous conseiller. Merci Mr Follett!

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mercredi 25 août 2010

"Les piliers de la terre" de Ken Follett

follettL'histoire: Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

La critique de Mr K: Quel bon moment j'ai passé en lisant cet ouvrage! Bon, en même temps je ne prenais pas trop de risque: ça se passe au moyen-âge et les avis sur la blogosphère sont en général élogieux. C'est aussi mon premier bouquin depuis notre retour de Thaïlande. Un gros pavé pour préparer la rentrée! Difficile en tout cas de lâcher ce livre tant j'ai été pris dans cette histoire tourbillonnante, d'une densité conséquente et dans l'écriture leste et agréable de Follett. À noter que c'est ma première lecture de cet auteur.

L'histoire tout d'abord. En entrant dans Les pilliers de la terre vous faites le tour des différentes classes de la société médiévale à travers les destins croisés de nombreux personnages. Le Tiers État, représenté ici par Tom le batisseur et sa famille, reflet d'une réalité extrêmement difficile pour tous les travailleurs manuels de l'époque. Le Clergé avec le père Philip confié à Dieu suite au meurtre brutal de ses parents. Enfin, Aliéna et son frère dépossédés de leur comté, ayant juré à leur père moribond de tout faire pour récupérer le bien de leur famille, sont les représentants de la noblesse. Toute autour de ce triptyque, gravite un nombre impressionnant de personnages secondaires tous plus fouillés les uns que les autres, entre rencontres fortuites, rivalités diverses et haines passionnelles. Mention spéciale à William Hamleigh qui décroche la médaille de meilleur méchant de l'année littéraire de Mr K (bon, il reste encore 4 mois!): perfide, possédé, violent, sanglant, rustre, couard... tout pour plaire quoi!

Impossible en quelques lignes de résumer cette oeuvre monumentale. On passe de page en page de scènes intimistes à des discussions de la plus haute importance, de l'échelle locale à des considérations qui auront un impact européen. On cotoie à la fois les gueux et les puissants. Là où Follett est très très fort, c'est qu'on se rend compte que tout ce petit monde se débat pour survivre et résister aux affres du temps, les trahisons, les désirs contrariés quelque soit sa condition sociale. Rajoutez à cela la rudesse des conditions de vie et les lois de l'époque (codes religieux, codes royaux, codes seigneuriaux) et vous plongez avec délice (et parfois dégoût) en plein moyen-âge. Pas un moyen-âge de pacotille ou fantasmé, Le moyen-âge tel qu'il a du se dérouler et que des historiens comme Duby et Le Goff ont étudié toute leur vie. Pour cela, Follett est vraiment à féliciter!

1050 pages! Énorme... et pourtant, ça se lit tranquillement, sans aucun ennui qui pointe le bout de son nez et c'est avec surprise que parfois on relève les yeux et qu'on se rend compte qu'on a passé 2 heures dessus sans s'en rendre compte. Très bien écrit, sans lourdeur, Follett est un maître pour ce qui est de dérouler son intrigue et ménager le suspens. Les rebondissements sont nombreux et les coups de sang (coups de coeur aussi) du lecteur sont nombreux. J'aurais bien réglé son compte à quelques personnages du livre. Vraiment, je n'ai pas pu me détacher de ces différents destins et c'est un peu groggy (mais satisfait) que j'ai tourné la dernière page du livre. Une grande et bonne lecture comme il y en a peu dans le domaine de la littérature historique.

La critique Nelfesque (edit du 07/03/12): Bien qu'ayant vu Mr K adorer sa lecture durant l'été 2010 et ayant entendu beaucoup d'éloges sur ce présent roman, j'ai mis du temps à décider de lire "Les Piliers de la Terre". A cela, il y a plusieurs raisons. La première, et non des moindres, est que le Moyen-Age et moi ça fait 2! Je ne suis pas une fana de cette époque de l'Histoire que j'apparente d'emblée à la crasse et à la saleté. J'aime visiter des sites et des bâtiments moyen-âgeux mais je ne vais pas spontanément me documenter et lire des romans dessus. Rajoutez à cela que cette oeuvre-ci fait plus de 1000 pages et vous comprendrez mon hésitation.

Oui mais voilà, à force d'entendre que "Les Piliers de la Terre, il FAUT le lire" et autres "ralala c'est génial, tu ne dois pas passer à côté", j'ai craqué. Et j'ai bien fait! 

Dès les premières pages, Ken Follett réalise un véritable kidnapping! Lever les yeux pour faire autre chose que poursuivre sa lecture? Impossible! Manger? Dormir? Sortir? N'y songeons même plus. J'exagère à peine... Cette oeuvre est une vraie addiction. On suit avec passion le destin de plusieurs personnages auxquels on s'attache très rapidement. Tom le batisseur bien entendu mais aussi le père Philip, Aliéna, héritière dépossédée de ses biens, Jack, le "beau-fils" de Tom... sont autant de personnages que l'on a plaisir à suivre d'année en année. "Les Piliers de la Terre" est une véritable saga avec ses espoirs, ses désillusions, ses obstacles à surmonter, ses gentils et ses méchants. Les méchants, parlons en! Alfred et William sont les pires crevures qu'il m'ait été donné de lire. On se plait à les détester, à vouloir les voir se matérialiser pour leur faire leur fête! Au Moyen-Age, on ne faisait pas dans la dentelle et certains encore moins que d'autres...

Les plus de 1000 pages défilent sans que l'on s'en rende compte. Aucun temps mort, aucun moment de répit pour le lecteur qui peut passer du bonheur à la désillusion en quelques pages. Ces états ne sont pas dus à l'écriture de Ken Follett qui a écrit ici une véritable pépite toujours juste et bien narrée, mais à ce qu'il fait subir à ses personnages. Tant de malheur dans la vie de certains (je pense notamment à Aliéna) pousserait au suicide bon nombre de nos contemporains.

Au final, j'ai été surprise par ce roman. Agréablement surprise. Très agréablement surprise même! "Les Piliers de la Terre", c'est du petit lait pour le lecteur qui est presque déçu de tourner la dernière page et voir arriver le mot "fin". Chapeau Ken Follett!

1000Ce roman entre aussi dans le cadre du "Défi des 1000" auquel Nelfe participe.

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