mercredi 29 août 2012

"Inséparables" d'Alessandro Piperno

pipernoL'histoire: Inséparables. Les frères Pontecorvo l'ont toujours été. Comme les petits perroquets qui ne savent vivre qu'ensemble. Ils sont pourtant différents : Filippo, indolent, attiré par les femmes et par les BD qu'il dessine d'ailleurs avec passion. Samuel, brillant dans ses études et engagé à présent dans le monde de la fmance, mais maladroit en amour. Et voilà que les destins s'inversent. Samuel, le battant, pris entre un investissement financier hasardeux et un mariage qui prend l'eau avant même d'avoir été célébré, vit des jours difficiles. Filippo, le marginal, conquiert une renommée inattendue à Cannes grâce à un film d'animation sur les violences faites aux enfants dans le monde. Puis des menaces terroristes, dont la presse s'empare avec délice, vont lui assurer la célébrité. Encore une fois la famille va devoir faire ses comptes avec le système médiatique dont les mécanismes fonctionnent aussi bien pour encenser que pour mettre à terre. Alors que vingt-cinq années se sont écoulées, le passé refait surface : la mise en accusation et la mort de Leo Pontecorvo, leur père. Un passé qu'il est temps pour les Inséparables d'affronter et d'élucider...

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La critique Nelfesque: Cela faisait un moment que j'avais envie de découvrir Alessandro Piperno et notamment son dernier roman, "Persécution". Ayant l'opportunité de lire "Inséparables", roman de la rentrée littéraire 2012, c'est avec ce dernier que je me suis plongée dans l'écriture et l'univers de cet auteur.

J'ai été surprise de la facilité avec laquelle j'ai lu ce roman. Surprise car malgré différents aspects déplaisants de ce roman, je l'ai avalé en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "ouf". L'écriture de Piperno est fluide et les pages se tournent facilement. Pourtant, le fond d'"Inséparables" n'est pas des plus passionnants... Je n'ai pas réellement éprouvé d'empathie pour ces deux frères que tout oppose. Je ne me suis attachée ni à l'un ni à l'autre tant et si bien que je n'ai été qu'une spectatrice éloignée de leur histoire.

Les personnages sont très marqués, presque caricaturaux. Névrosés tous les deux, ils ne semblent s'accorder que sur un seul point: le sexe. L'un dans l'excès, l'autre dans l'absence, le sexe est un pilier de leurs vies. Tout ou presque tourne autour de cela et façonne leurs personnalités. Au bout d'un moment, perso, ça me blase... Et que dire des deux jeunes femmes qui partagent leurs vies et à qui j'aurai volontiers filé 2 ou 3 claques?

La seule chose qui m'a émue tout de même un peu c'est l'évocation du passé de la famille Pontecorvo et l'enfance des deux frères. Le silence entourant l'évènement qui a changé leurs vies et façonné celle de Samuel, la façon dont ces deux enfants vivent les choses m'ont touchée. Plus tard, la discussion houleuse entre ces deux derniers et leur mère est un moment fort du roman. Ces parties du roman forment une parenthèse que j'aurai aimé voir plus développée quitte à trancher franchement dans le reste. Certes, il y a le phénomène de vases communicants qui fait que lorsque la vie sourit à l'un, l'autre mange son pain noir, mais je n'ai pas trouvé d'intérêt majeur à ce procédé. C'est la vie tout simplement et il n'y a pas à mon sens matière à en faire un roman.

Vous l'aurez compris, je suis assez mitigée sur "Inséparables". Il y a du bon, du moins bon, du superflu et du carrément dispensable pour moi. En bref, un roman que finalement j'oublierai je pense assez vite.