jeudi 21 novembre 2013

"Pionniers des ténèbres" de Hugh Walters

pionniersL'histoire: Ils sont quatre astronautes chargés d'une mission délicate et inhabituelle: descendre dans le Mohole, puits gigantesque qui s'enfonce dans les profondeurs terrestres.

Cette équipe, déjà vainqueur de l'Espace, va-t-elle pourvoir percer l'envoûtant mystère du centre de la Terre malgré le catastrophique accident qui les arrête dans leur première tentative?

La critique de Mr K: Ce livre ne m'aura pas coûté un sou et ce n'est pas plus mal! Il faisait partie d'un lot qu'un collègue de boulot avait laissé au CDI du LP pour les donner à qui voulait bien... Je l'adoptai en même temps que deux excellents Pierre Pelot parus dans la même collection (voir critiques ici et ). Des mois après les avoir acquis, je décidai de me lancer dans ce qui s'apparentait à un chouette petit roman SF pour jeunesse. Je rentrai en fait dans un piège littéraire d'une platitude sans borne...

Un trou gigantesque doit être exploré par une équipe de spationautes chevronnés qui pour la première fois vont explorer les profondeurs de la Terre. Ça sent le Jules Vernes me direz-vous mais ça n'en a que l'odeur! La moitié du roman se concentre sur les préparatifs de l'expédition. Si encore cela avait été bien réalisé et haletant... mais l'auteur se contente d'enfiler des perles et des perles de clichés tous plus rébarbatifs les uns que les autres. On baigne dans le tiède, la bonne humeur et la perfection à la mode américaine. En fait, on a vraiment l'impression que les quatre principaux protagonistes sont de jeunes enfants guidés par mère vertu. Ça devient très vite risible et totalement délirant. Je ne vous raconte pas les rapports qu'ils ont avec les commanditaires de la mission et leurs différents supérieurs, la NASA s'apparente ici à une belle famille tout ce qu'il y a de plus équilibrée! Il ne manque plus que le révérend Camden de la série 7 à la maison (série culte réactionnaire US) et on se croirait dans un soap à deux dollars!

Cependant les pages se tournent, on se dit que lors de l'exploration ça va s'améliorer, que l'inconnu va livrer un secret extraordinaire histoire d'émerveiller le jeune enfant qui sommeille en moi... Bien mal m'en a pris, un des héros se retrouve coincé sous terre (c'est cela la grosse catastrophe évoquée en quatrième de couverture!) et se retrouve poursuivi par des œufs sur pattes (véridique!). Le ridicule atteint alors son apogée mais heureusement il ne reste plus qu'une quarantaine de pages et ce mini-calvaire se termine dans un gigantesque happy end des plus niais. Ouaaais...

Ma sentence est irrévocable et ce sera mon dernier mot, ce livre est une bouse. Écriture et style insipides, moralisateur et sans aspérité, aucune empathie pour les personnages et une intrigue bâclée... Vous trouverez donc dix fois mieux pour faire découvrir la SF à vos chers marmots. À bon entendeur!

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mardi 12 février 2013

"L'île aux enragés" de Pierre Pelot

couverture-12868-pelot-pierre-l-ile-aux-enragesL'histoire: Sur cette île dont les habitants semblent être revenus à l'âge de pierre, Arian Dhaye est certain de pouvoir découvrir le secret de son étrange condition d'homme prisonnier d'un univers parallèle. 

Avec les deux ermites isolés au sommet de l'île, il part pour retrouver son peuple, sa terre... 

La critique de Mr K: Cet ouvrage est la suite directe d'Une autre Terre que j'ai lu du même auteur il y a déjà quelques temps. On retrouve le personnage d'Arian Dhaye, naufragé d'un monde parallèle désespérément en quête de son monde d'origine. Hasard ou coïncidence, avec Nelfe nous venions juste de terminer la saison 4 de la série Fringe dans la thématique centrale est rigoureusement identique! Toujours est-il que le précédent livre de Pelot m'avait bien plu et que c'est avec un plaisir non dissimulé que je plongeais dans ce récit. 

L'essentiel de l'action se déroule donc sur une mystérieuse île nommée Higg-la-maudite... Tout un programme! Nombreux sont les personnes qui l'ont abordé et qui ne sont jamais revenus. Justement, les pas d'Arian l'y mène tout droit car des réponses à ses questions doivent s'y trouver. Après une traversée mouvementée (un très très beau chapitre mettant en scène une tempête apocalyptique), notre héros se retrouve sur une île sauvage peuplée d'être dégénérés ressemblant beaucoup aux bersekers que l'on peut trouver dans l'univers des jeux de rôles. Pour les novices, sachez que ce sont des fous à liés, incapables de se contrôler, uniquement mus par la soif du sang. Très vite, Arian va trouver de l'aide auprès de deux ermites étranges qui vont le guider sur la voie de la vérité. 

Ce livre jeunesse est très court, comme le précédent il fait 154 pages. Les événements y sont donc condensés et on retrouve un peu de frustration à ne pas en savoir davantage. Pour autant, cette lecture s'est révélée très plaisante par son histoire maîtrisée et haute en couleur, les révélations sont nombreuses et les événements s'enchainent à toute vitesse. L'écriture de Pelot touche juste une fois de plus mêlant phases descriptives très évocatrices, sans lourdeurs inutiles et phases d'action frénétiques. Seul regret, une fin bien trop elliptique à mon goût qui laisse un goût d'inachevé dans la bouche quand on sait qu'il n'y a pas de volume à suivre concernant les aventures d'Arian Dhaye. 

L'île des enragés reste cependant un très bon livre d'aventure jeunesse qui s'écarte de la science fiction plus présente dans le premier volume. À découvrir si vous trouvez ce spécimen, qui paraît-il, est plutôt rare.

Lu et chroniqué du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- "La Guerre olympique"
- "Une autre Terre"

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jeudi 13 septembre 2012

"Une autre terre" de Pierre Pelot

Uneautreterre

L'histoire: Arian Dhaye n’est pas un tueur… Pourtant il supprime cent mille individus. Kirja n’est pas un Dieu. Pourtant un peuple entier le vénère et le suit.Mais entre ces deux hommes, il n’y a peut-être qu’une simple différence d’univers, de dimension. L’existence des mondes parallèles permettra-t-elle de rapprocher, d’unir et même d’identifier ces deux destinées?

La critique de Mr K: Un petit ouvrage jeunesse à mon actif aujourd’hui avec ce vieil ouvrage (1972) de Pierre Pelot. Il s’agit du premier opus mettant en scène le personnage d’Arian Dhaye (je lirai le second avant la fin de l’année). On le retrouve ici sur Terre dans quelques siècles, une Terre au bord de la catastrophe qui voit les êtres humains au bord de l’extinction. Les hommes sont sous le joug de l’Elite, oligarchie despotique qui use de la science sans conscience. Le pouvoir en place a établi une société très proche de celle décrite par Huxley dans Le meilleur des mondes, ainsi les naissances sont contrôlés et les êtres fabriqués à des fins très précises (en l’occurrence ici, faire la guerre). Les tableaux peints par Pelot font mouches et ça fait plaisir de voir que l’on ne prend pas nos chers têtes blondes forcément pour des imbéciles.

Parallèlement aux démêlés d’Arian Dhaye, on suit le réveil de Kirja, un homme qui se réveille d’un très long sommeil et que les peuplades primitives prennent pour un Dieu. Il ne se rappelle plus de rien et va découvrir peu à peu qu’il serait le descendant de mystérieux hommes descendus du ciel dans des chars flamboyants. Peu à peu, la lumière va se faire sur son destin et il va trouver sa place dans ce monde inconnu qui se révèle très vite être notre planète mais dans un univers parallèle et coexistant du notre.

Bien évidemment, ces deux êtres sont faits pour se rencontrer et c’est seulement vers la fin de l’ouvrage (assez court, 153 pages) que l’on va saisir les tenants et les aboutissants. Pour un lecteur chevronné en la matière, la surprise n’a pas vraiment été au rendez-vous mais je m’imagine découvrant cette histoire tout môme et je pense sincèrement que j’aurai été bluffé. La langue de Pelot fait merveille et l’imagination fonctionne à plein devant les descriptions dantesques du maître de plume qui officie (les sous-sols de la cité futuriste, l’exode du peuple des montagnes vers la région des lacs…). On se prend à se dire que le livre est bien trop court et qu’on aurait voulu en lire plus. Mais point trop n’en faut, cet ouvrage se suffit à lui-même et se révèle être une belle réussite.

Lu et chroniqué du même auteur au Capharnaüm éclairé:
- "La Guerre olympique"

Posté par Mr K à 19:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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