dimanche 14 mai 2017

Quand Nelfe rend visite à l'abbé !

Je vous en parlais hier sur notre Instagram, j'ai fait une petite virée chez Emmaüs. L'air de rien, histoire de voir si il y avait de nouvelles choses à se mettre sous la dent côté littérature... Mr K étant malade depuis vendredi, je n'avais pas envie de rester traîner à la maison en compagnie de ses virus. Comme cela faisait un moment que je n'avais pas été fouiner dans le coin, l'occasion était donc toute trouvée.

La moisson fut sympathique :

Acquisitions nelfesques ensemble

Comme vous pouvez le voir, je suis restée raisonnable. D'autant plus que je n'ai pas pensé uniquement à moi et que quelques titres sont réservés à Mr K (notez comme je suis un amour d'épouse...).

Se retrouvent donc dans ma PAL :

Acquisitions nelfesques 1

- "Désolations" de David Vann parce que j'aime beaucoup cet auteur (tout simplement). J'ai déjà lu quelques uns de ses titres et à chaque fois ce fut une claque. Mr K m'a offert "Dernier jour sur terre" pour mon anniversaire et je compte bien le lire en premier mais je dois avouer que l'on n'a jamais assez d'ouvrages de cet auteur dans sa bibliothèque ! Une île, un couple, une nature hostile, des difficultés à communiquer. Tout cela me donne furieusement envie d'en savoir plus !

- "Il est de retour" de Timur Vermes parce que je viens de terminer un ouvrage traitant de la seconde guerre mondiale et qu'il fallait forcément que j'en rentre un nouveau ! Ici, on est dans la satire et je pense que je vais bien m'amuser tout en me faisant froid dans le dos (oui j'ai conscience que s'amuser avec un tel sujet parait étrange mais quand un éditeur place cet ouvrage entre Chaplin et Borat, normalement on ne doit pas faire que pleurer en le lisant). Sorte d'uchronie hitlérienne, la montée des extrémismes et la critique de la société et des politiques est au coeur de l'ouvrage. Ça promet !

Et pour Mr K alors ?

Acquisitions nelfesques 2

- "Ortog et les ténèbres" de Kurt Steiner parce que l'histoire m'a tout de suite accrochée et que j'ai su en lisant la 4ème de couv' que ça lui plairait aussi. Une héroïque mission dans l'espace, une quête de l'être aimé au XXXème siècle et une épopée au royaume des morts à travers les cercles infernaux du feu, du poison et de la démence : c'est pour lui !

- "Temps glaciaires" de Fred Vargas. Avant de partir j'ai cru entendre "Hey si tu trouves le Vargas où il y a "glaciaire" dans le titre, tu prends ! Je l'ai pas !". Ah ben ça tombe bien dis donc ! Et dire que de mon côté je n'en ai jamais lu un seul...

- "Procédure d'évacuation immédiate des musées fantômes" de Serge Brussolo parce que rien que le titre intrigue. On a quelques ouvrages de cet auteur à la maison et encore une fois de mon côté je n'ai jamais mis le nez dedans mais force est de constater qu'ici la 4ème de couverture donne furieusement envie ! Voyez plutôt :
"Dans un Paris en partie vitrifié par un récent conflit nucléaire, la crise énergétique fait rage. Pour remédier à la pénurie, un groupe de savants a imaginé de convertir l'âme des morts en électricité. Désormais, les kilowatts sortent tout droit des cimetières ! L'énergie-fantôme, c'est la mort mise au service de l'électroménager, c'est l'au-delà commandé par un interrupteur, le fleuve des morts qui court sur le filament d'une ampoule électrique, le carburant d'outre-tombe grâce auquel vous pourrez, demain, mettre un fantôme dans votre moteur ! Mais comme l'apprendra Georges, le médium-dépanneur qui guérit les téléviseurs par simple imposition des mains, l'énergie-fantôme, c'est aussi... l'enfer !"
C'est pas dit que je ne lui pique pas celui-ci !

---------------------

Et enfin, petit bonus pour moi côté couture avec l'achat de 4 patrons vintage qui font leur entrée dans mon atelier :

Acquisitions nelfesques 3

Des pantalons esprit sarouel parfaits pour l'été, des blouses col Mao et deux robes ambiance Mad Men en vacances. J'adore ! En actualisant les tissus, ça peut donner des choses bien sympa. Allez hop, je m'y mets ! Je ne parle pas vraiment de couture ici mais si ça vous intéresse, sur IG, vous verrez que la lecture n'est pas ma seule passion. Bon, là j'ai conscience qu'il y a du challenge (les pantalons sont "super-easy" selon Burda alors je veux bien les croire) mais j'ai bien envie de tenter. Et puis rien que pour les patrons, mes yeux forment des coeurs infinis ! Merci l'abbé !


jeudi 27 avril 2017

"Morwenna" de Jo Walton

Morwenna-de-Joe-WaltonL'histoire : Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu'elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre.

La critique Nelfesque : Voici un roman qui me pose un gros dilemme une fois la dernière page tournée, mitigée que je suis entre une histoire qui m'a plu et un parti pris par l'auteur auquel je n'ai pas complètement adhéré. Après 3 ans à végéter dans ma PAL, le printemps m'a donné des envies d'histoires de fées et j'ai décidé de sortir "Morwenna" de ma bibliothèque. J'avais rencontré Jo Walton en 2014 aux Utopiales et après quelques conférences où elle officiait et quelques discussions avec des auteurs que j'apprécie, j'avais décidé de me lancer. La "mini déception" vient peut-être de là aussi... Vous savez quand on vous vend tellement bien un bouquin que vous êtes persuadé que vous allez l'adorer...

Mais rentrons dans le vif du sujet. Morwenna, que tout le monde appelle Mori, est une jeune adolescente qui vient de perdre sa soeur jumelle dans un accident qui l'a laissé elle-même handicapée. Placée sous la responsabilité de son père qu'elle ne connaissait pas jusque là, elle intègre un établissement privé pour jeunes filles de bonnes familles, très réputée en Angleterre. Changement de décor, de pays et de relations pour cette ado venant du Pays de Galles.

"Morwenna" est son journal. Un journal qui n'avait pas pour vocation à être lu, des pensées jetées sur le papier par Mori et des réflexions sur la vie. Très portée sur les littératures de l'imaginaire (SF, fantastique, fantasy...), toute sa vie est vue comme à travers un prisme. Elle parle aux fées, pratique la magie et ramène tout au monde de la science-fiction. Aussi, elle ne cesse de faire des références à tels ou tels ouvrages très connus ou complètement obscurs à chaque moment de sa vie. Telle personne qu'elle croise lui fait penser à tel personnage dans tel bouquin, cette situation se rapproche de telle histoire dans tel livre... Avec un père qui aime énormément la SF lui aussi et plus tard en appartenant à un club de lecture se réunissant toutes les semaines à la bibliothèque municipale d'Arlinghurst, elle trouve alors l'attention tant attendue pour partager sur sa passion et ainsi accroître ses connaissances sur le sujet.

Et c'est une passion dévorante qu'a Mori pour le fantastique. Pour elle, rien n'est dû au hasard, chaque chose arrive pour une raison précise et est commandée par une force supérieure qu'elle nomme "magie". Avec des petits rituels qui rythment son quotidien et des incantations magiques qu'elle prononce parfois seule dans la nature à l'attention des fées qui l'entourent, elle remédie à ses problèmes, provoque la chance, éloigne les mauvaises ondes.

Avec une histoire émouvante et un personnage très différent de ce que l'on peut voir habituellement, Jo Walton m'aurait davantage touchée en épurant ses propos. Les références littéraires pleuvent sur cet ouvrage et peuvent perdre en chemin les lecteurs néophytes et manquant de références dans le genre. En ce qui me concerne, je vis avec un mordu de SF et même si je n'ai pas lu la totalité des ouvrages dont il est question ici, j'en connais une bonne partie et ai pu saisir ce que Mori voulait dire la plupart du temps. Toutefois, à mon sens, tout cela alourdi l'ensemble et à la longue lasse quelque peu. Pour autant l'auteure n'étale pas sa science et insère judicieusement toutes ces références puisque Mori vivant, respirant, mangeant, dormant (...) "imaginaire", elle ne fait qu'étayer ses propos. Mori et moi n'ayant pas la même passion dévorante, forcément la jeune fille passe un peu beaucoup à mes yeux pour une mono-maniaque mais ça se tient...

Mori parle-t'elle réellement aux fées ou tout cela se passe-t'il dans son imagination ? Ne s'invente-t'elle pas plutôt un monde féerique pour faire face à un quotidien lourd et éprouvant ? Ces questions hanteront le lecteur au fil des pages le faisant tour à tour douter et adhérer. "Morwenna" reste une belle découverte et un puits de références dans lequel pioché si d'autres envies de féerie se fait sentir. Ode à la lecture, cet ouvrage, qu'on l'aime ou pas, montre la puissance des romans dans une vie de lecteur et la source de force et de réconfort que l'on peut y trouver tout au long de son existence.

dimanche 18 décembre 2016

"Roi du matin, reine du jour" de Ian McDonald

001

L’histoire : Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacCall, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d'autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu'il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d'on ne sait où.

La critique de Mr K : C’est à un voyage incroyable que je vous convie aujourd’hui avec un étrange et envoûtant roman en triptyque qui bouscule les lignes et trouble profondément le lecteur provoquant des réactions et des sentiments contradictoires. Auteur irlandais bien connu des amateurs de littérature, Ian McDonald nous propose à travers le destin de trois femmes en marge de la société de leur époque de revisiter les légendes irlandaises. Accrochez-vous, ça décoiffe!

Roi du matin, reine du jour par définition est difficile à résumer car au-delà des trois histoires distinctes se forme un substrat global déconcertant et tissé à la manière d’une toile d’araignée qui emprisonne sans espoir de retour un lecteur pris littéralement en otage. Emily dans le premier tiers est une jeune fille rêveuse qui aperçoit des créatures de contes de fée dans les bois bordant le domaine familiale. Son bourgeois de père la délaisse pour une lubie délirante autour d’extra-terrestres vivant sur une comète. Le père et la fille s’éloignent inexorablement l’un de l’autre et cela va provoquer une série d'événements qui auront de grandes conséquences. On rebondit alors sur le curieux personnage de Jessica, une jeune fille fort en gueule, mythomane compulsive qui n’arrive pas à trouver sa voie et va rencontrer un charmant jeune homme membre de l’IRA. Elle va partir avec lui loin de sa famille pour un voyage aux marges de la légalité et du réel. Enfin, le roman se termine avec Enye, une adepte du katana qui livre régulièrement de féroces combats dans les ruelles de Dublin contre des monstres difformes venus la provoquer. Mais pourquoi elle ? Et surtout quel(s) lien(s) peut-il exister entre ces trois femmes hautes en couleur ?

Autant vous le dire tout de suite, il va vous falloir vous munir de beaucoup de patience pour connaître le fin mot de l’histoire. Le livre est dense (480 pages) et chargé de références. Au delà de la narration de trois destins malmenés, c’est l’occasion pour l’auteur de nous parler de l’Irlande avec son histoire tumultueuse (notamment les rapports complexes avec l’Angleterre) au travers de trois époques bien particulières : le XIXème siècle, les années 20 et la fin du XXème siècle. Les références sont parfois difficiles à saisir mais une micro-recherche sur internet permet de lever le voile sur certains concepts qui nous sont étrangers. Cela donne au final, une belle évocation du pays qui donne d’ailleurs bien envie d’y aller. On côtoie toutes sortes de milieux, d’époques et l’ensemble donne une bonne vision globale de la société irlandaise (entre conservatisme des mœurs, traditions ancestrales et la liberté qui s’exprime dans les beaux paysages traversés).

L’apport culturel est aussi très important en terme de coutumes, de manières de voir et surtout l’immersion dans un imaginaire que l’on évoque beaucoup mais qu’on connaît au final assez mal. J’ai été ainsi très surpris (et agréablement) par l’aspect sombre de certains personnages de légende et autres interactions avec le monde des humains. Les forces en œuvre sont puissantes, tour à tour séduisantes avec des évocations parfois lyriques parfois naturalistes et des passages bien plus ténébreux avec des scènes effrayantes rappelant d’ailleurs les aspects parfois mortifères de nos belles légendes bretonnes. On n’est pas cousins pour rien ! Le génie de McDonald est de garder ce côté authentique et fantasmé et de le confronter à la réalité des femmes qui peuplent (hantent) ce roman. Il n’y en a jamais de trop, juste une savoureuse mesure qui entretient le mystère et le désir d’en savoir encore plus.

Peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent, très lentement mais sûrement. On reste bluffé par la maestria déployée par un auteur vraiment inspiré et inspirant mais qu’il faut suivre parfois dans des délires complètement hallucinés entre réalité pure, altération magique et parfois même chimique. Décidément ce livre était fait pour moi tant McDonald se complaît à repousser les limites de la narration en livrant trois styles différents en trois parties qui se complètent idéalement. On passe ainsi du récit épistolaire à des narrations plus classiques avec différents points de vue. Il faut donc bien suivre et se donner les moyens de le faire. Impossible de prendre ce roman à la légère, au risque de s’y perdre et de le laisser sur le chemin. Ce serait bien dommage vu sa teneur et sa profondeur.

Même s’il est parfois rugueux avec des passages quelque peu complexes dus à une langue foisonnante et très inventive (qu’est-ce que l’auteur écrit bien !), on passe un moment vraiment inoubliable si l’on est amateur de légendes et de narrations expérimentales. Un pur plaisir en bouche pour un voyage vraiment hors du commun.

Posté par Mr K à 17:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 9 novembre 2016

"Stalker" d'Arkadi et Boris Strougatski

StalkerL'histoire : Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis dont ne sait où, il sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu'ils ont occupée pendant des années sans jamais correspondre avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au risque de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait sans rien y comprends les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d'un chemin.

La critique Nelfesque : "Stalker" est un roman qui dormait dans ma PAL depuis déjà bien trop longtemps. Je l'avais acheté aux Utopiales en 2011 (5 ans non mais c'est pas possible, le temps passe trop vite !) complètement sous le charme de sa couverture et intriguée par son résumé.

Adapté au cinéma en 1979 par Andreï Tarkovski, "Stalker" ou "Pique-nique au bord du chemin" est présenté comme le chef-d'oeuvre des frères Strougatski. Un roman qui a eu un tel impact sur le XXème siècle que c'est sous le surnom de stalkers qu'on connaît désormais les hommes et les femmes qui ont étouffé le coeur d'un réacteur en fusion de Tchernobyl, entre avril et mai 1986.

Et bien si c'est leur chef-d'oeuvre, je vais peut-être arrêter là ma découverte des écrits des deux frères... Entendons-nous bien, de Mr K et moi, c'est Mr K qui lit le plus de science-fiction. De mon côté, je ne suis pas une habituée du genre littéraire mais j'aime, 2 ou 3 fois dans l'année, me plonger dans un bon roman de SF. J'ai eu quelques aventures science-fictionnesques prometteuses avec de nombreux auteurs (en tout bien tout honneur) comme par exemple avec Pierre Bordage, Vincent Gessler, ou encore Orwell et son cultissime "1984". J'ai aussi pour projet de piquer entre autres "Métaquine" à Mr K. Mais je ne sais pas, avec "Stalker" ça ne l'a pas fait et j'ai été même carrément déçue par cette lecture...

Les extra-terrestres ont foulé le sol de notre planète. A 6 endroits différents, ils y ont séjourné et sont repartis comme ils sont venus. Sans prévenir et sans explication. Pourquoi étaient-ils là ? Que voulaient-ils ? Personne ne le sait (et pas plus le lecteur à la fin de ce roman). Toujours est-il qu'ils ont laissé sur place (comme les crados qu'ils sont, incapables de remporter leurs déchets) quantité de bibelots hétéroclites qui font l'objet d'un commerce clandestin. C'est ainsi que des hommes et des femmes, les stalkers, pénètrent, au péril de leur vie, dans ces zones désormais interdites d'accès car dangereuses, pour récupérer qui une "creuse", qui une "zinzine" ou des "éclaboussures noires" évitant les "calvities de moustique" et autres "gelées de sorcière" (kézako tout ça ? Cherchez pas je vous dis, ça restera mystérieux !). Tous ces objets et toutes ces substances étranges sont ensuite revendues en sous-main au marché noir.

Nous suivons ici l'histoire de Redrick, la vingtaine au début du roman, qui pour faire vivre sa famille et élever sa fille qui a la particularité de ressembler à un singe (un des effets de la Visite sur une partie des nouveaux-nés), se rend régulièrement dans la Zone. Les parties du roman se déroulant dans ce lieu interdit sont intéressantes et auraient mérité à mon sens d'être plus développées car pour le reste, il n'y a pas vraiment d'action. De plus on en sait très peu sur les objets découverts et les chapitres étant inexistants, les 4 longues parties qui composent cet ouvrage sont indigestes au possible (oubliez le "encore un chapitre et j'éteinds la lumière", vous êtes parti pour minimum 50 pages où on saute du coq à l'âne sans prévenir). Du coup, on décroche, le lecteur n'est pas immergé dans une histoire prenante et survole l'ensemble sans réel intérêt. On en est même à se dire que peu importe ce qui peut arriver au héros, ça ne nous fera ni chaud ni froid. Manque d'empathie pour des personnages qui risquent leur vie, avouez que c'est ballot !

Très SF classique dans son approche, j'ai trouvé le roman trop poussiéreux et ennuyeux. J'en suis la première peinée car je me suis faite bernée par l'accroche visuelle et le résumé. Ce roman plaira sans doute beaucoup plus aux habitués du genre (et encore ! mais ça je vous laisse me le dire en commentaire si vous l'avez lu...) mais je conseille aux néophytes de passer leur chemin. Nous avons aujourd'hui pléthore de choix en matière de romans SF et il y a beaucoup plus fun à lire pour débuter ou plus intéressant en terme de contenus. Bref, je suis passée pratiquement complètement à côté et j'avais hâte de terminer ma lecture pour passer à autre chose.

Le fond du roman est tout de même intéressant et je tenterai à l'occasion de voir le film. Peut-être qu'une autre approche me sera plus profitable. D'autant plus que j'ai aimé la toute fin... Vous la sentez la frustration là !?

Posté par Nelfe à 17:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 7 octobre 2016

"Mémo" d'André Ruellan

pdf390-1984

L'histoire : 1962. Paul est chercheur en psychopharmacologie. Ayant mis au point une substance qui stimule la mémoire, il en fait l'essai sur lui-même. Dans son existence et celle des autres, c'est le début d'un bouleversement irréversible. Paul n'est pas un apprenti sorcier. C'est un vrai sorcier, comme tous les chercheurs qui trouvent. Car s'il est vrai qu'on ne fabrique jamais un outil qui ne puisse pas blesser, est-ce une raison pour cesser d'en fabriquer? C'est le progrès, et il n'y a pas de progrès sans retombées. Et puis, si Paul renonce, un autre prendra le relais, tant il est vrai qu'il n'est jamais qu'un des maillons d'une chaîne infinie et éternelle.

La critique de Mr K : Il s'agit de ma deuxième lecture d'André Ruellan après le très "Bis" Tunnel qui m'avait laissé un sentiment partagé entre plaisir immédiat de lecture et ficelles un peu trop voyantes. Mémo m'a fait de l’œil lors d'un chinage de plus avec sa quatrième de couverture alléchante et sa quatrième faisant la part belle aux promesses de récit bien barré et d'une réflexion sur la science et le progrès. Au final, vous verrez que l'auteur m'a encore fait la même impression et que mon avis est assez mitigé.

Paul est un chercheur surdoué, il a réussi à mettre au point une substance permettant de recouvrir la mémoire et de stimuler le cerveau (Mémo 1 aka Mémoryl dans le roman). Cette découverte incroyable lui a apporté succès et richesse. Pour autant, il ne s'en satisfait pas et le démon de la recherche l'encourage à toujours pousser ses expériences plus loin, quitte à franchir éhontément les frontières de la morale élémentaire et les protocoles médicaux. Il finit par s'injecter la mystérieuse découverte S24 qui va le faire basculer dans des univers, des souvenirs et des futurs possibles. Véritable descente en enfer, le lecteur halluciné suit les délire de Paul et explore avec lui sa psyché et les différentes possibilités de vie qui s'offrent à lui...

Autant le dire de suite, tout de monde n'aimera pas cet ouvrage qui par bien des aspects se mérite vraiment. Il faut avoir le cœur et l'esprit bien accroché pour suivre les méandres du récit qui s'avère complexe et tordu à souhait. Chaque paragraphe est une surprise et l'on ne sait jamais où l'auteur veut nous emmener. Loin des narrations classiques, on saute ici les époques et les dimensions, passant allégrement du rêve, au cauchemar en faisant parfois un détour vers la réalité. C'est très déstabilisant ce qui n'est pas pour me déplaire. L'effet est assez bluffant, on aime à se perdre avec Paul dans ces différentes identités et vies auxquelles il peut prétendre (lointaine filiation avec deux films géniaux que sont Mr Nobody et Predestination). On en perd son latin et on se demande qui fait quoi et pourquoi... C'est d'ailleurs tellement tripant qu'on en vient presque à l'overdose et cela a érodé quelque peu mon enthousiasme ne voyant pas forcément là où l'auteur veut nous mener. D'ailleurs la fin en elle-même ne m'a pas surpris ce qui est plutôt dommage quand durant 150 pages on ne sait pas sur quel pied danser...

Ce qui est appréciable par contre c'est  l'ambiance qui règne dans le laboratoire et les chercheurs qui le peuple. L'auteur cerne bien les contradictions qui guident la science entre bien-être de l'humanité et recherche de la gloire et des lauriers. C'est nuancé et assez juste dans la façon d'aborder ces vocations qui se trouvent ici confrontées aux limites qu'imposent l'éthique et la morale. Expériences, tests, mise au norme, fabrication industrielle et mise en vente sont tour à tour abordés de près ou de loin, éclairant les pratiques et principes en vogue encore aujourd'hui. Le contre-point est fascinant avec le personnage de Paul livré à ses psychoses et névroses, luttant pour retrouver la réalité et la raison par la même occasion. Bien vu d'ailleurs la relation qu'il dérègle avec sa chercheuse de femme (Isabelle) qui par sa "normalité" grossit le trait et révèle l'étrangeté de l'expérience que vit Paul.

L'écriture de Ruellan est accessible et jamais complexe à l'inverse des mécanismes de son récit qui ralentissent le rythme de lecture, ce qui personnellement m'a empêché d'être complètement emporté par une histoire pourtant singulière et séduisante au départ. Une série B d'anticipation à réserver aux fans du genre et aux amateurs des thématiques abordées.

Posté par Mr K à 19:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 17 septembre 2016

Chasse aux livres à domicile !

Le week-end dernier c'était au tour de la médiathèque de notre commune de procéder au désherbage de ses rayonnages. Pour ma part, je n'étais pas optimiste quant à la possibilité de trouver des titres qui me tenteraient vu le caractère "rural" de notre lieu de villégiature et le peu d'activités dédiées à la culture de manière générale. Je m'attendais plutôt à des titres soit hyper connus (déjà lus ou qui ne m'intéressent pas), à des romans de terroir (genre qui fonctionne pas mal en Bretagne et qui me laissent de glace) et à une majorité de livres pour enfants. Nelfe ayant une force de persuasion hors du commun, elle réussit tout de même à m'entraîner vers ce micro-événement "littéraire" local...

IMG_8952

Grand bien lui a pris tant l'offre proposée s'est révélée finalement variée et de qualité. La responsable a du goût et ça se sent d'office. Par habitude, je ne lis que des livres que j'achète en seconde main (plus les SP) et je ne fréquente plus les bibliothèques depuis un certain temps. Il s'avère qu'une fois de plus lors d'un chinage, j'ai croisé des auteurs que j'affectionne beaucoup et que des titres m'ont séduit par leur quatrième de couverture intrigante. Au final, je suis ressorti avec six romans (un pour Nelfe) et une BD. Je vous invite à me suivre dans la découverte des nouveaux pensionnaires de nos PAL respectives !

IMG_0064

- L'Amour est une île de Claudie Gallay. Depuis mes lectures enthousiastes des Années cerises et des Déferlantes, je voue un culte à cette auteure à l'écriture envoutante et simple à la fois. Impossible donc de ne pas acquérir ce titre qui me faisait de l'oeil et qui explore les passions, rêves et mensonges au coeur d'un été lourd de secret avec en toile de fond le festival d'Avignon. Sacré programme en perspective que je suivrai avec délice avant la fin de l'année.

- La Quarantaine de J. M. G. Le Clézio. Un bel ouvrage pour un auteur décidément à part dans le paysage littéraire français avec son goût pour le voyage, la rencontre de l'autre et une écriture poétique à souhait. Il est ici question de mise en quarantaine avant la reprise d'une vie "normale" avec la compilation de souvenirs et notes éparses. Sans aucun doute, une de mes futures "grandes" lectures. 

- Hors champ de Sylvie Germain. À la table des hommes sorti en début d'année m'avait laissé un sentiment mitigé entre un jeune héros très charismatique, touchant comme jamais, et un background plutôt simpliste et surtout déjà lu et vu. Je retente ma chance avec ce titre traitant de l'effacement et de l'oubli de certaines personnes dans notre société occidentale contemporaine. Je gage sur la qualité certaine d'écriture de l'auteur pour nous faire explorer les peurs et doutes du genre humain. 

IMG_0068

- La Caverne des idées de J. C. Somoza. Coup de poker que ce livre qui m'a séduit par son histoire d'enquête policière sous fond de Grèce antique, période fascinante pour l'historien que je fus durant mes études. Qui a tué le jeune éphèbe ? C'est ce que vont s'atteler à découvrir deux êtres que tout oppose : un fin limier et un philosophe platonicien, mentor du disparu. Ce livre plein de promesse ne tardera pas à sortir lui aussi de ma PAL !

- Ainsi mentent les hommes de Kressmann Taylor. Trop content d'être tombé sur ce recueil de nouvelles après la gigantesque claque renouvelée lors de ma relecture de Inconnu à cette adresse et la découverte du très bel ouvrage jeunesse sorti chez Flammarion lors de la rentrée littéraire 2014, Monsieur Pan !Les courts textes réunis ici mettent en scène de jeunes adolescents confrontés à des adultes mensongers qui vont les pousser à s'isoler en dehors du cercle de l'humanité, dans la nature pour désamorcer douleur et désarroi. J'ai sacrément hâte de débuter cette lecture tant je trouve cette auteure redoutable d'efficacité dans le traitement de la nature humaine. Yes !

- Roi du matin, reine du jour de Ian McDonald. Ce livre nous raconte le destin de trois femmes irlandaises considérées comme folles par certains, sorcières par d'autres. Gnomes, extra-terrestres, monstres venus d'on ne sait où, mythomanes mêlant mensonges et réalité... l'éditeur nous promet un voyage qui dépote entre histoire et mythologie de ce pays si mystérieux. Je suis très curieux de lire ça !

IMG_0075

- Un Fauve en cage, une aventure de Jérôme K. Jérôme par Dodier. L'occasion fait le larron et cela fait bien longtemps que je n'ai pas suivi une enquête de ce jeune enquêteur légèrement maladroit, amateur des policiers US à l'ancienne qui collectionne les sons de sirènes des polices du monde entier. Dans ce volume, il recueille une jeune femme amnésique sur qui plane un danger insaisissable. Là encore, un ouvrage qui ne tardera pas à quitter ma PAL !

IMG_0061

- À Marche forcée de Slavonir Rawicz. L'unique choix de Nelfe mais quel choix ! Nous avions regardé l'adaptation cinéma lorsqu'elle est passée à la télévision et nous avions été bluffé par cette histoire vraie (Les Chemins de la liberté de Peter Weir, sorti en 2010). Ce livre est le témoignage unique d'évadés du goulag russe qui ont parcouru des miliers de kilomètres à travers le désert de Gobi. Je pense que c'est le genre de lecture qui ne laisse pas indifférent. J'ai hâte de savoir ce que Nelfe en pensera, d'autant plus qu'elle affectionne les romans des "grands espaces" !

De belles pioches une fois de plus, des PAL qui grossissent un peu mais pas trop (on a vu pire au Capharnaüm éclairé en terme d'acquisitions !) et qu'il faudra faire diminuer quand la rentrée littéraire 2016 sera derrière nous. Quel bonheur que d'être lecteur !

dimanche 12 juin 2016

Chasse aux livres à Lorient !

Comme chaque année, la médiathèque de Lorient propose son "désherbage annuel", c'est l'occasion pour eux de faire le tri, de renouveler leur stock et de proposer à des prix défiant toute concurrence (à part l'abbé peut-être...) des ouvrages variés : 1€ le broché et 0.5€ le poche. Si ça fleure pas bon l'orgie livresque, je ne m'y connais pas ! Nous y sommes allés sur deux jours, Nelfe m'ayant précédé et m'incitant à y retourner avec elle le lendemain. Quelle tentatrice celle-ci ! Mamma mia, que va devenir ma PAL ?

Destockage médiathèque ensemble

Voila l'étendue des dégâts ! 12 ouvrages pour ma pomme et 5 pour ma diabolique moitié qui contribue grandement au maintien en grande forme de ma PAL. On est bien d'accord que tout est de sa faute ! Ne l'écoutez pas si elle vous dit le contraire.

La pêche lorientaise fut donc bonne et variée entre ouvrages contemporains, policiers, SF et littérature jeunesse. Suivez le guide, on commence par les nouveaux adoptés de Mr K :

Destockage médiathèque Jéjé 4
(Yes, yes, yes, des ouvrages de l'Atalante pour pas cher !)

Le Train du diable de Mark Sumner. À priori un mélange de western et fantastique très côté dans le milieu des amateurs de littérature de genre. Belle couverture pour un résumé faisant la part belle à l'aventure, le mystère, les grands espaces, les pouvoirs surnaturels et les complots meurtriers. Rien que d'y penser, j'en ai l'eau à la bouche.

- Le Feu primordial de Martha Wells. Présenté en quatrième de couverture comme un mix entre Alexandre Dumas (que j'adore !) et de la fantasy pure, un royaume est ici menacé par un dangereux sorcier. On nous promet de l'Aventure avec un grand A dans la traditions des grands romans de cape et d'épée avec un soupçon de merveilleux à la mode US. Il semblerait que là encore ce soit une très bonne pioche. Wait and see.

Destockage médiathèque Jéjé 3
(SF, en veux-tu ? En voilà !)

- Genèses, ouvrage collectif présenté par Ayerdhal. Voici un groupement de texte traitant de la naissance du monde et pour l'occasion le regretté Ayerdhal a recruté du beau monde dont Bordage, Dunyach, Werber et bien d'autres. 9 récits donc pour revenir aux origines, réfléchir, s'évader et s'amuser. J'ai RDV entre autres avec une danseuse cybernétique, Mozart devenu astronaute, une armée de clones, des oiseaux assassins... Tout un programme !

- Mars Blanche de Brian Aldiss (en collaboration avec Roger Penrose). Roman humaniste traitant de l'utopie et du moyen d'y parvenir, on suit des naufragés de l'espace qui tentent de tout recommencer à zéro pour ne pas réitérer les erreurs du passé. mais c'est plus facile à dire qu'à faire ! Ce livre est le fruit de la collaboration entre un grand écrivain de SF et d'un scientifique. C'est le genre de projet qui me plaît depuis mes lectures enthousiastes des trois volumes co-écrits par Terry Pratchett et Stephen Baxter. Hâte d'y être !

- La Murailles sainte d'Omal de Laurent Genefort. Encore un auteur que j'adore ! Ce volume appartient à la tétralogie d'Omale, un cycle que je n'ai toujours pas abordé et qui s'apparente à du space-opéra humaniste. L'occasion fait le larron, j'espère simplement pouvoir le lire indépendamment des autres. Des avis sur la question ?

Destockage médiathèque Jéjé 1
(Pour quelques Actes Sud de plus...)

- La Surproductivité de Kim Sung'ok. En grand amateur de littérature asiatique que je suis, j'ai découvert assez récemment que la Corée fournissait de très bons auteurs en plus de films en général marquants et trippants (Old boy, I saw the devil entre autres). Ce livre parle de l'apprentissage de la vie et de l'amour par un jeune journaliste qui va être confronté au hasard, aux émotions, incidents ou simple concours de circonstances qui jalonnent une vie humaine. Ma curiosité a été piquée, la couverture est sexy, je fonce !

- La Soif de l'âme de Christine Falkenland. On reste dans les couvertures sexy avec cette histoire de passion qui tourne mal entre complicité, réminiscences névrotiques, domination et violence. M'est avis que ça va swinguer dans les chaumières ! J'aime les lectures décalées, hors-cadre, je pense qu'avec ce titre je vais être servi !

- Voix sans issue de Céline Curiol. L'auteure met en scène l'histoire d'une jeune femme confrontée à la solitude dans son travail et sa vie intime, et qui s'en sort par son humanité et son empathie envers les autres. À priori, le texte est d'une grande force et il s'agit d'un premier roman. En général cela donne de belles bouffées littéraires et des expériences de lecture intéressantes. C'est le coup de poker du jour!

Destockage médiathèque Jéjé 2
(Un joyeux mix prometteur !)

- Les Roses d'Alacama de Luis Sepulveda. Un auteur culte à mes yeux, je n'ai même pas regardé le résumé au dos. Chaque lecture de Sepulveda, c'est l'assurance d'un voyage à nul autre pareil entre humanisme, poésie et engagement pour les générations futures. Il ne fera pas long feu dans ma PAL celui-là !

- Underground ou un héros de notre temps de Vladimir Makanine. Ma période russe est loin derrière moi mais que de bon temps passé en compagnie notamment de Dostoievski et Tostoï. Je renoue avec la littérature slave avec cette histoire mêlant le destin contrarié d'un écrivain devenu gardien d'immeuble et la grande Histoire notamment la chute de l'URSS. Absurde, tragi-comique et interrogation sur la condition humain sont au RDV selon l'éditeur. Ça sent très bon!

- Le Libraire de Régis De Sa Moreira. C'est le résumé de huit lignes qui m'a séduit, je ne connais rien d'autre du livre ou de l'auteur. Il est question de livres, de libraires et du pouvoir évocateur de la littérature. Gageons que ce saut dans l'inconnu soit une réussite... Je ne sais pas pourquoi mais je pense que j'ai fait un bon choix.

- La Mort à demi-mots de Kim Young-Ha. Le narrateur est un esthète du crime qui prend à coeur son métier et ce qu'il implique. Il confronte ses victimes à leur propre mort, les incite à y réfléchir et leur laisse finalement le dernier mot. Avec un tel pitch, je ne pouvais passé à côté de cet OVNI littéraire venu tout droit d'Asie. Hâte, hâte, hâte !

Destockage médiathèque Cécé
(Je cède la parole à Nelfe pour sa petite sélection bien aguicheuse !)

Avec seulement 5 romans de plus dans ma PAL, comme vous pouvez le constater, je suis bien plus raisonnable que Mr K... Hin hin... Il faut dire aussi qu'en plein Challenge Destockage de PAL avec faurelix, notre Challenge Sans Nom, je me devais de ne pas ruiner mes efforts passés (tu parles d'efforts...) tout en me faisant un peu plaisir. Parce que ça, ça ne se refuse JAMAIS !

- La Messe anniversaire d'Olivier Adam. Cela fait un moment que j'avais noté ce roman dans ma wishlist. Je ne l'avais pour l'instant jamais croisé lors de chinages, c'est maintenant chose faite et il est à moi ! Olivier Adam est un auteur que j'aime beaucoup et que j'ai surtout lu avant l'ouverture de notre blog (autant dire une éternité).

- Coney Island Kid d'Amram Ducovny (aucun lien avec Mulder). Coup de poker pour ce roman ci que je ne connaissais pas du tout, encore moins son auteur. Oui mais voilà, quand dans une 4ème de couv' se trouvent réunis les mots "truculente odyssée", "mondes interlopes", "adolescent fantasque" et tout cela à Brooklyn dans les années 40, je ne peux pas résister.

- Siegfried : une idylle noire de Harry Mulisch. Idem ici. Vous connaissez mon amour pour les ouvrages traitant de la seconde guerre mondiale. Il est question ici des Falk, domestiques au Berghof, le refuge bavarois de Hitler, qui font le récit non seulement de la vie quotidienne dans l'entourage de Hitler, mais surtout des circonstances dans lesquelles ils se sont attachés au petit Siegfried, son fils avec Eva Braun, jusqu'à ce qu'un ordre venu de Berlin leur demande l'inimaginable. Une histoire fortement romancée mais à laquelle je ne peux pas tourner le dos...

- L'Histoire de Bone de Dorothy Allison. Je me languis de découvrir cet ouvrage qui fleure bon l'Amerique. En Caroline du Sud, en plein été étouffant, ce roman met en scène une adolescente dans une famille "difficile" entre pauvreté, violence et alcoolisme. Une lecture qui risque de laisser des marques...

- Le Chien tchétchène de Michel Maisonneuve. Un Babel noir pour terminer et un roman où les mamies sont torturées dans des caves. Une belle brochette de personnages m'attendent dans ce polar d'après le résumé du bouquin !

---------------------

Comme vous pouvez le constater, on n'a pas chômé et nous avons fait de sacrés trouvailles. Nos PAL s'étoffent une fois de plus (merci Nelfe pour le plan foireux !) mais ce n'est que du bonheur en perspective pour les lecteurs compulsifs que nous sommes. Reste maintenant à faire des choix et à prioriser nos prochaines lectures. Mais ça c'est encore une autre histoire !

mercredi 20 avril 2016

"Hôpital nord" de Jean-Pierre Andrevon et Philippe Cousin

001

L'histoire : Cette fois, ça y est ! Vous ne pouvez plus y échapper : il vous faut y aller. À L'HÔPITAL. L'hôpital ! Cet endroit lourd de terreurs secrètes et glacées, où l'on sait quand on entre, mais jamais quand on sort. Si on en sort. Que de bruits ne colporte-t-on pas, sur l'hôpital... Au sujet de Gabriel Chadenas, que l'on aurait opéré, et opéré encore, jusqu'à ce qu'il ne reste de lui que... Et de Mme Duprèze, la femme du patron de la morgue, qu'on n'aurait jamais revue. Et de la petite Frédérique, qui y aurait traversé un cauchemar de nuit et de brouillard. Et du mystérieux Debronkaert, malade introuvable qui serait bloqué dans un bloc opératoire entièrement automatisé... Sait-on vraiment ce qui se passe, à l'intérieur de l'énorme bloc cubique de L'HÔPITAL NORD ?

La critique de Mr K : C'est la couverture bien glauque et la quatrième de couverture nébuleuse qui m'ont de suite attiré. En effet, qui n'a pas passé un séjour horrible à l'hôpital? Étant quelque peu maso, j'achetai en seconde main le présent volume dans la double optique de retrouver un auteur apprécié (Andrevon qui s'entoure d'un comparse pour l'occasion) et l'envie d'être dérouté par un univers à priori complètement branque. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu!

Hôpital nord s'apparente à un recueil de nouvelles indépendantes toutes reliées cependant par un fil rouge: un mystérieux hôpital où il s'en passe de belles! Des patients disparaissent, d'autres sont traités alors qu'ils sont en parfaite santé, des portes ouvrent sur d'autres monde, des robots peuvent faire office de garde chiourme, les bébés peuvent être livrés à domicile et ceci par erreur (!), autant de petites histoires (11 en tout) décalées et dérangeantes qui conduisent le lecteur vers des territoires insoupçonnés et neufs d'un lieu que nous connaissons tous: l'hôpital!

En effet, on navigue constamment dans l'étrange à la manière des personnages principaux qui sont ballottés comme des fétus de paille, leur destin semblant leur échapper totalement. Les deux auteurs se plaisent à explorer ce lieux hanté par un fantastique moderne lorgnant vers la SF la plus pure sur certains récits. Nos fantasmes inavoués sur ce lieu clos médical explosent en plein jour entre peur, appréhension et parfois nécessité absolue de guérison. Les frissons sont au RDV ainsi qu'un humour noir saignant à souhait et saisissant. Certaines nouvelles retournent vraiment le cœur tant un fatum funeste plane au dessus de la tête de personnages profondément humains et vulnérables.

Puis, peu à peu l'ensemble gagne en cohérence, les textes se répondant les uns aux autres avec notamment l'évocation d'un certain Debronkaert que tout le monde cherche, la solution étant donné dans l'ultime texte. L'effet est confondant et fait passer cet ouvrage dans une autre dimension, celle des textes totalement maîtrisés, remarquablement construits qui amènent à réfléchir sur nombre de thématiques passées, actuelles ou à venir, le tout dans une langue abordable mais néanmoins précise, faisant la part belle à l'introspection et à la sidération face à des événements parfois vraiment délirants.

Une sacré bonne lecture à la fois rafraîchissante et étonnante bien que pessimiste dans le fond. Avis à tous les amateurs!

Egalement lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm éclairé :
Un horizon de cendres
Tout à la main
Le monde enfin
La Fée et le géomètre
Le Travail du furet
Cauchemar... cauchemars !
- Gandahar

Posté par Mr K à 17:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
vendredi 5 février 2016

Premier craquage de PAL 2016 !

Vous l'attendiez avec impatience, le voici le voila... Roulement de tambour... Le premier craquage de 2016!

Lieu du crime: notre Emmaüs adoré bien évidemment! Dans le rôle principal, votre obligé qui une fois de plus n'a pas su résister à ses pulsions primales en digne toxico littéraire qu'il est et Nelfe en second couteau qui pour le coup est aussi tombée sur de belles petites perles! Mais que voulez-vous, on ne se refait pas... C'est bon la Honte! Voyez plutôt.

IMG_6436

Oui, je le conçois aisément, ça fait peur... du moins pour ceux qui ne nous connaissent pas encore beaucoup. Nos fervents lecteurs eux ont depuis longtemps abandonné toute idée de mesure et de raison quand il s'agit de nos acquisitions. On aime chiner et le chinage nous le rend bien. Une fois de plus le hasard a mis sur notre chemin des titres soit recherchés, soit accrocheurs et le tout pour 30 euros (et ouais quand même!). Ayant définitivement laissé de côté l'idée de baisser ma PAL personnelle (qui stagne autour de 200 titres environ), c'est avec un plaisir immense que je rentrais le sourire aux lèvres (avec un peu de bave aussi... accro je vous dis!). Suivez le guide (et une petite incartade de Nelfe en fin d'article), voici les nouveaux qui rejoignent leurs petits camarades!

IMG_0029

On commence très fort avec cinq titres des éditions Actes Sud à 1 euro pièce! Si si, vous avez bien lu et à ce prix là ils sont lisibles et en théorie possèdent encore toutes leurs pages! Miam miam!

- Le Jour des morts de Cees Nooteboom. Un roman faisant la part belle au deuil et la renaissance par la redécouverte de l'amour, entre temps qui passe et mélancolie. La quatrième de couverture est envoûtante à souhait, gageons que ce sera une belle lecture.

- Un Lieu sûr de Barbara Gowdy. Un roman à priori détonant où les éléphants tiennent le premier rôle pour un texte relevant selon certains du défi littéraire! De quoi intriguer d'autant plus que l'esprit de l'oeuvre flirte avec Kipling et Tolkien. Impossible de ne pas tenter le coup! Affaire à suivre!

- Le Reste est silence de Carla Guelfenbein. Chronique familiale sombre où un repas de mariage va dynamiter la cellule familiale révélant des fêlures jusque là bien dissimulées derrière les apparences. J'ai pensé au film Festen en lisant la quatrième de couverture et j'espère qu'on s'en approchera dans le choc des émotions.

- Des Phrases courtes, ma chérie de Pierrette Fleutiaux. J'aime beaucoup les romans qui traitent de la vieillesse et notamment de la perte d'autonomie. On tombe souvent sur des oeuvres crépusculaires où l'angoisse du temps qui passe met en exergue des émotions puissantes et pures. Il est ici question de la maison de retraite, des visites que l'on reçoit et des rapports familiaux qui se transforment. Sans doute pas la plus gaie de mes acquisitions mais la promesse d'une lecture marquante.

- L'Ampleur du saccage de Kaoutar Harchi. Un roman coup de poing autour de la notion de culpabilité ou encore, la rencontre improbable de Crime et Châtiment de Dostoïevski avec la culture maghrébine. Pour le coup, c'est quitte ou double. Qui lira, jugera!

IMG_0016

On continue dans les brochés avec trois ouvrages très différents au charme certain!

- Tekrock de Roland C. Wagner. Un auteur que j'aime beaucoup et qui nous a quitté trop tôt. Il s'agit d'un volume de sa relecture des Mystères de Paris d'Eugène Sue (grand feuilletoniste du XIXème siècle) mettant un enquêteur aux capacités très spéciales dans un futur devenu fou. SF, humour, policier sont au RDV!

- En même temps, toute la terre et tout le ciel de Ruth Ozeki. Un mystérieux journal intime emporté par un tsunami, une ado mal dans sa peau, une aïeule zen de 104 ans, un kamikaze japonais amateur de poésie, un suicidaire obsédé par le modus operandi parfait pour mettre fin à ses jours, imaginaire et réalité qui se mêlent... Ça sent le bon roman japonais à la Murakami comme je les aime! J'ai très hâte de m'y mettre!

- Yujin et Yujin de Lee Geumyi. Il s'agit d'un roman jeunesse coréen suivant deux jeunes filles portant le même nom et partageant un lourd secret. J'avais adoré Les Petits pains de la pleine lune de Gu Byeong-Mo dans la même collection et de la même origine. J'y retourne donc confiant avec cette chronique adolescente dans un pays méconnu en Occident.

IMG_0027

Cinq livres dont les couvertures sont les plus belles de mes trouvailles du jour selon Nelfe. C'est elle la photographe du couple, y'a pas à tortiller, elle seule réalise les clichés des posts dédiés aux acquisitions. Et puis, vous ne la connaissez pas, il ne faut pas la contrarier... Aie aie, pas taper!

 - La Tour d'ivoire de Henry James. Voila un livre considéré comme un classique outre-Manche et outre-Atlantique et que l'on retrouve évoqué dans nombre de romans que j'ai pu lire. Il s'agit une fois de plus d'une histoire de famille avec le retour au pays du fils prodigue qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de sa patrie d'origine et qui va se heurter à des manigances cyniques de la part de vieux amis... Sacré programme en perspective!

- Du Miel pour les ours d'Anthony Burgess. C'est l'achat foldingue de ce craquage! On suit ici les aventures burlesques d'un couple occidental en voyage d'affaire en URSS: quiproquos, situations absurdes et humour déjantés sont annoncés en quatrième de couverture. Je suis bien curieux de lire ça! Cet ouvrage devrait sortir assez vite de ma PAL.

- L'Attentat de Harry Mulisch. Cinq épisodes de la vie d'un homme depuis un événement fondateur qui fait s'effondrer son univers: un attentat contre l'occupant allemand devant sa porte et le massacre de sa famille en représailles. À priori une très belle plume pour une histoire bouleversante.

- Le Pousse-pousse de Lao She. Petit voyage en Chine avant l'arrivée du timonier Mao en suivant le parcours chaotique d'un chinois lambda avec en fond une vision saisissante du petit peuple de Pékin et de ses us et coutumes. Un livre précédé d'une belle réputation sur lequel je fonde de beaux espoirs. Wait and see!

- Le Secret de la chambre jaune de Kafû et Akutagawa. Le Japon encore et toujours avec cette fois ci, deux courts textes érotiques présentés comme perturbants et sentant le souffre. Censurés lors de leur sortie dans les années 20 et vendus sous le manteau, c'est une raison supplémentaire pour tenter l'expérience. 

IMG_0020

Un petit ensemble désordonné pour continuer l'exposition des nouveaux adoptés:

- D'un bord à l'autre d'Armistead Maupin. Il s'agit de l'épisode 5 des Chroniques de San Francisco dont j'ai lu les trois premiers tomes il y a bien longtemps et dont je recherche les volumes manquants pour les lire d'une traite lors d'un été à venir. Que de bons souvenirs avec cette saga hors norme où personnages borderline et langue subtile capturent si bien une époque et un mode de vie! 

- Marcovaldo d'Italo Calvino. Une histoire bien barrée une fois de plus pour cet auteur que j'affectionne beaucoup, on suit les pérégrinations d'un pauvre hère entre aventures picaresques et surréalisme. Du Vian à la sauce italienne à priori, tout pour plaire donc!

- Le Neveu d'Amérique de Luis Sepulveda. Impossible de résister à cet auteur qui à chaque fois me charme par ses écrits entre naturalisme et prise de conscience écologique et humaniste. Ce titre est plus autobiographique nous contant une vie d'errances, de rêves et d'engagement.

- Les Lois de la gravité de Jean Teulé. Idem pour Teulé que j'adore, je tombai sur ce livre que je n'ai pas lu de lui. Et hop! Dans mon escarcelle! Tiré d'un fait divers réel, retour sur une femme meurtrière qui veut dénoncer son crime avant la prescription de celui-ci. À la fois intrigant et faisant écho au cas Jacqueline Sauvage tout juste graciée par notre Président.

IMG_0023

3 romans placés de près ou de loin sous le signe d'histoires qui rencontrent l'Histoire:

- J'ai épousé un communiste de Philip Roth. Roth est un grand auteur américain comme je les aime qui s'attarde ici sur la période sombre du maccarthysme et sa chasse aux sorcières. À travers le destin tragique d'Ira, ce roman rend justice à ces individus détruits par les événements qui ébranlent la trame même de nos existences. Tout cela sent le complot et les trahisons dans les cercles les plus intimes... J'aime déjà!

- Le Chemin des âmes de Joseph Boyden. C'est l'histoire d'un retour au pays suite à l'armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale d'un soldat amérindien, le portrait d'un homme brisé par le conflit qui va devoir recoller à la réalité et réapprendre à vivre le temps d'un voyage en canoë de trois jours en compagnie de sa tante. Je m'attends à de l'intimisme et à un texte forçant l'empathie, je vais préparer ma boîte à mouchoirs!

- Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras. D'inspiration autobiographique, ce roman raconte l'histoire d'une famille de colons français en Indochine, une veuve devant s'occuper de ses deux enfants et lutter contre la fatalité qui semble s'abattre sur elle et les siens de manière régulière. J'avais adoré L'Amant du même auteur, j'ai hâte de pouvoir lire celui-ci qui s'y apparente clairement dans le contenu et la forme.

IMG_0018

Enfin pour terminer, 3 ouvrages de SF prometteurs:

- Hôpital nord de Jean-Pierre Andrevon et Philippe Cousin. Un livre à la quatrième de couverture bien étrange où l'hôpital décrit semble être le dernier endroit où il faut se rendre même en cas de nécessité absolue: expériences glauques, disparitions inquiétantes, cauchemars éveillés... J'ai pensé immédiatement à une série géniale initiée par Lars Von Trier lui-même. Je n'ai pas hésité plus d'une demi-seconde! 

- Stardust de Neil Gaiman. Un récit de fantasy d'un auteur que j'ai appris à connaître et à apprécier au fil des oeuvres lues. Le monde des hommes côtoie depuis des lustres celui des fées. Une fois tous les neuf ans, ces deux univers peuvent se rencontrer lors d'une foire. Cette fois-ci, tout ne va pas se passer comme prévu... Pitch classique, je compte sur Gaiman pour y apporter un éclairage et un style novateur.

- Le Fils de l'Homme de Robert Silverberg. Encore un auteur que j'adore et qui présente ici un livre à la quatrième de couverture très mystérieuse entre renaissance et découverte de soi par un homme anonyme dans un monde inconnu. Ça a tout l'air de proposer une expérience hors du commun!

IMG_0008

L'incartade de Nelfe : Regardez comme j'ai été raisonnable en comparaison avec Mr K... Hum... Je dois avouer que ma PAL fait aussi très peur et que de mon côté j'ai décidé de rester dans la mesure. Oui, je sais, c'est moche. La folie ça a du panache, la raison, c'est fade, mais que voulez-vous, c'est ça ou je dois aménager le sous sol de notre maison pour y faire rentrer tous nos livres alors on fait ce qu'on peut ! Bref ! Voici mes 4 petits nouveaux :

- Wilt 2, Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair de Tom Sharpe parce que j'ai lu il y a peu le premier tome et que je me suis bien amusée. Ma belle-mère venait de me prêter celui-ci mais comme je souhaite me faire la saga dans son ensemble, le voici mien désormais !

- Wisconsin de Mary R. Ellis parce qu'avec moi quand tu mets les mots enfants, alcoolisme, guerre et saga familiale dans une quatrième de couverture c'est jackpot !

- Les Ailes de l'ange de Jenny Wingfield parce qu'avec moi quand tu mets les mots enfants, alcoolisme... Ah non mince ça je l'ai déjà dit ! Parce que les histoires d'enfances brisées, de cruauté et de courage face à l'adversité ça me met la larme à l'oeil et là y a du lourd...

- Les Dépossédés de Ursula Le Guin parce que ce titre là me disait quelque chose mais en fait je me suis trompée, il s'agissait du roman du même nom de Steve Sem-Sandberg. Dans ce dernier il est question de seconde guerre mondiale et du ghetto de Varsovie... Je crois que j'étais bourrée lors de cette virée à Emmaüs pour le confondre avec un roman SF. On ne se moque pas ! C'est pas grave, il a l'air bien quand même et puis au pire, il atterrira un jour dans la PAL de Mr K (comment ça, c'est de la triche !?)

---------------------

Au final, PAL explosée doublée d'une satisfaction sans borne d'avoir laissé libre court à mon instinct consumériste de base en manière littéraire. Une Nelfe ravie de ses trouvailles. À vous de continuer à nous suivre dans les mois (et années!) à venir pour recueillir nos avis aussi variés qu'éclairés!

samedi 10 octobre 2015

Acquisitions automnales Nelfesques

Il y a 2 semaines, Mr K vous parlait de son craquage d'automne. Vous vous imaginez bien que moi non plus je n'ai pas su résister. J'ai été plus sage que lui mais je rajoute tout de même + 14 à ma PAL... Ben oui, c'est ça quand on tombe sur des romans forts intéressants à tout petit prix et que l'on a très envie de lire. Perso, j'ai du mal à résister ! Voyez plutôt :

IMG_4320

- "Une Place à prendre" de J. K. Rowling qui a fait beaucoup parlé de lui à sa sortie. Après Harry Potter, J. K. Rowling laisse de côté l'univers jeunesse et propose une comédie de moeurs teintée d'humour noir. J'ai eu envie d'essayer ! Espérons que j'accroche à ce roman de presque 700 pages...

- "Frankenstein" de Mary Shelley parce que c'est un classique que je n'ai pas encore lu.

- "Empereurs des ténèbres" de Ignacio Del Valle où il est question de seconde guerre mondiale à la mode thriller sur le front russe.

- "Complètement cramé" de Gilles Legardiner pour une lecture fun après un premier opus, "Demain j'arrête", que j'avais trouvé détente neurones.

- "Urkas !" de Nicolaï Lilin, le coup de poker du jour. Je ne connais ni l'ouvrage, ni l'auteur, mais la quatrième de couverture m'a fait frétiller les antennes ! Une plongée dans l'univers ultra-violent de la mafia sibérienne de Transnistrie, un récit de vie en forme de puzzle, un roman noir.

- "Bonjour chez vous !" de Nadine Monfils parce que "Les Vacances d'un serial killer" avait su me charmer.

- "Pike" de Benjamin Witmer, un roman noir comme je les aime et qui devrait bien me plaire. A suivre...

- "Fantasia chez les ploucs" de Charles Williams, un roman policier qui m'a l'air bien déjanté. Rien que le titre et la couv' posent l'ambiance !

- "Prenez soin du chien" de J. M. Erre qui était depuis longtemps dans ma wishlist. J'ai bien envie de faire rapidement connaissance avec ce microcosme ! "Entre l'érotomane scato du dessus, l'évaporé zoophile d'à côté et l'exhibitionniste d'en face, je commençais à me faire du soucis." Pas moi ! J'ai hâte !

IMG_0040

Petit tour dans le bac à partitions et je repars avec la Sonate n°27 de Beethoven et l'Intermezzi Opus 117 de Brahms. Pour ceux qui l'ignorent, je fais du piano depuis l'âge de 8 ans. J'ai toujours un oeil sur les partitions quand on va chez Emmaüs. Malheureusement, ils n'en ont pas souvent et après mon passage, les pianistes qui me suivent n'ont généralement plus rien à se mettre sous la dent.

Petit bonus du jour : Nous sommes allés faire innocemment un petit tour dans un magasin de seconde main et je suis revenue avec ENCORE des bouquins... Je suis incorrigible, je sais.

IMG_0007

- "Chroniques de l'asphalte" de Samuel Benchetrit, volumes 1, 2 et 3 : J'ai littéralement sauté au plafond en les trouvant ! Nous sommes allés voir hier soir au cinéma "Asphalte" de Benchetrit, librement adapté de deux nouvelles présentes dans ces chroniques. On a A-DO-RE ! On vous en reparle dans les prochains jours. De mon côté, je suis RAVIE de les avoir trouvées à 2.50€ pièce en broché (et Mr K est jaloux de ne pas les avoir trouvées avant moi mais faut pas le dire (la jalousie c'est mal... je ne sais pas si je vais les lui prêter...))

- "Spirales" et "Moka" de Tatiana de Rosnay, deux courts romans d'une auteure que j'aime beaucoup et qui a beaucoup de classe (oui je sais ça ça se voit pas dans ses pages mais dieu que c'est une belle femme !)

IMG_0012

Tesfa a l'air de bien apprécier Benchetrit elle aussi (elle a décidément fort bon goût) et donne sa bénédiction à l'entrée de ces petits nouveaux dans ma PAL. Me voilà rassurée !

N'hésitez pas à me donner votre avis sur tel ou tel titre dans les commentaires si vous les avez lu. Pour l'heure, j'ai envie de tous les lire en même temps mais comme ça me parait difficile, cela me permettra de choisir par lequel commencer !