vendredi 18 décembre 2009

Fait divers du début du XXème siècle

RoprazL'histoire: En 1903 à Ropraz, dans le Haut Jorat vaudois, la fille du juge de paix, la virginale Rosa, meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le cercueil ouvert, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Stupéfaction des villages alentours, retour des superstitions, hantise du vampirisme. Puis, à Carrouge et à Ferlens, deux autres profanations sont commises. Le nommé Favez, un garçon de ferme, est le coupable idéal. Condamné, emprisonné, soumis à la psychiatrie, on perd sa trace après 1915. A partir d'un fait-divers réel, Jacques Chessex donne le roman de la fascination meurtrière. Qui mieux que lui sait dire la "crasse primitive", les fantasmes des notables, la mauvaise conscience d'une époque?

La critique Nelfesque: Complètement emballée par le résumé et la photo qui illustre la couverture, je le suis beaucoup moins du livre. Ce court roman de 87 pages tient plus de la chronique journalistique et policière que de l'oeuvre littéraire. Je m'attendais à trouver une histoire bien construite et narrée, je me suis retrouvée avec devant mes yeux, des phrases courtes, allant droit au but, sans fioritures. Nous sont alors relatés de manière très direct trois crimes atroces avec des termes froids tels des rapports de police: "Le sexe a été découpé, prélevé, mastiqué, mangé, on en retrouvera des restes recrachés, poils pubiens et cartilage, dans la haie dite du Crochet, à deux cents mètres au-dessus de la forge." Je ne suis pas une lectrice prude et je suis assez habituée à des scènes "hard", étant amatrice de lectures policières assez "gore" à la Grangé, mais à la lecture du Vampire de Ropraz, j'ai fait quelque fois une moue de dégoût.

Pour le reste, une écriture très hachée, relatant les faits avec la rigueur d'un métronome, sans empathie de la part du narrateur. Je ne me suis donc pas attachée aux personnages et celui de Favez, le "bouc émissaire / meurtrier" ne m'a fait ni chaud ni froid.

Quant à la fin... C'est une fin?

Je ne dirai donc pas que j'ai perdu mon temps à la lecture de cette oeuvre de Jacques Chessex, vu l'épaisseur du bouquin, mais je ne le recommanderai pas. Aussi vite lu, aussi vite oublié.

Posté par Nelfe à 19:06 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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