jeudi 25 août 2016

"Comme des bêtes" de Yarrow Cheney et Chris Renaud

Comme des bêtes afficheL'histoire : La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.

La critique Nelfesque : Que ceux qui ont des animaux domestiques chez eux et se sont toujours demandés ce que leurs bêtes à poils faisaient durant leurs absences lèvent la main. "Comme des bêtes" nous le dévoile et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ne s'ennuient pas.

Vous avez un chat et vous pensez qu'il passe ses journées à dormir ? Un chien et vous imaginez qu'il se morfond toute la journée en vous attendant derrière la porte d'entrée ? Un oiseau en cage et pour vous il n'a rien d'autre à faire qu'à picorer ses graines ? Détrompez-vous ! Nos bestiaux ont une vie trépidante ! Bon soit, j'ai du mal à imaginer Tesfa dans une telle aventure mais je veux bien lui accorder le bénéfice du doute ^^

Max coule des jours heureux avec sa maîtresse Katie dans son appartement new-yorkais. Il a tout le confort qu'il désire, elle lui concocte des bons petits plats qu'il déguste avec elle sur une terrasse donnant sur Hyde Park, il a un dogsitter attitré qui l'emmène s'amuser la journée avec ses camarades au parc. Une vie de chien chouchouté ! Oui mais voilà, un soir, Katie rentre du travail avec Duke, chien malheureux qu'elle a récupéré à la fourrière. Molosse indélicat, il est l'opposé de Max. Ces deux là ont du mal à s'entendre et vont se retrouver embarquer dans de folles aventures.

Comme des bêtes 5

Et ces aventures, ils ne les feront pas seuls ! Toute une kyrielle de potes à poils et là pour les aider. A commencer par Gidget, très prout prout ma chère, secrètement éprise de Max, Mel, un carlin neuneu qui passe son temps à aboyer après les écureils et courir derrière les papillons, Chloé, une chatte obèse en plein régime, Pops, un vieux parrain basset hound handicapé... Ensemble ils vont devoir faire face à une équipe de bras cassés, animaux abandonnés vivant en meute dans les égouts de la ville. Des chiens galeux, des serpents, des crocodiles, des araignées... et même un lapin mignon ! Ne vous fiez pas à la bonne bouille de Pompon, c'est un lapin psychopathe.

Avec leurs péripéties, Cheney et Renaud, les réalisateurs de ce film d'animation, nous entraîne dans un joyeux délire. On retrouve notre âme d'enfant, on évite avec succès le pipi / caca, on jubile devant certaines scènes démentes et on prend honnêtement un plaisir fou avec ce dessin animé régressif à souhait. En même temps, c'est une nana qui s'éclate devant des vidéos de chats débilus sur Youtube qui vous parle. Si vous n'aimez pas les bêtes, passez votre chemin. Pour autant, il n'est pas utile d'être complètement gaga de son chat ou de son chien pour apprécier l'humour de "Comme des bêtes". Un animal est un animal et a sa place d'animal mais avouons tout de même qu'ils sont bien trognousses et que si on les laissait faire, ils nous feraient faire leurs 4 volontés !

Comme des bêtes 1

L'idée de base est très sympa et fédératrice, le spectateur fait son curieux et il en a pour son compte. Le rire est omniprésent et la scène de l'usine à saucisses sur la musique de Grease restera dans les annales. Pour moi, c'est LA scène du film, complètement aware, WTF et hallucinante. J'en ai pleuré de rire. Bourré de références cinématographiques qui raviront les plus grands (coucou Shining), ce film est une petite pépite sans prétention et une très bonne surprise. Courrez-y !

La critique de Mr K : 6/6. Quelle marade ! J'ai rarement autant rigolé devant un animé jeunesse au cinéma. J'en ai même pleuré et Nelfe n'était pas très loin derrière en terme de larmes de joie. Il faut dire que les gags, situations cocasses et références multiples pullulent tout le long du métrage et que les auteurs de Moi, moche et méchant se sont surpassés. Comme des bêtes est assez génial dans son genre !

Comme des bêtes 2

Ceux qui nous connaissent vous le diront, nous sommes gagas d'animaux à la maison. Alors quand un métrage pour enfants nous propose de découvrir ce qui se passe quand nous partons au travail tous les jours, l'occasion est trop belle de lever le voile sur les habitudes de nos compagnons de vie. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas triste ! Vous verrez un caniche royal métalleux à ses heures perdues quand son bourgeois de maître s'absente, une chatte boulimique et philosophe, un vautour esseulé en mal d'amitié malgré ses instincts de rapace, un carlin accrocs au papillon et commère de première, un lapin orphelin devenu psychopathe par la force des choses, un cochon d'Inde sans aucun sens de l'orientation, deux chiens nouvellement colocataires qui vont devoir apprendre à s'accepter mutuellement, une horde de chats errants, un chaton mignon fou à lier, une perruche adepte de simulation de vol à l'Afterburner, une chienne amoureuse à la folie... et toute une galerie de personnages tous plus dingues les uns que les autres.

Comme des bêtes 3

C'est la grande force du métrage qui reste par ailleurs assez classique du côté narratif. En même temps vu la cible visée, il ne faut pas s'attendre à de l'original. Une fois de plus, il est question d'amitié, de courage et de dépasser ses difficultés. Pour autant le charme agit grâce à un humour ravageur et loin de se cantonner dans le bas de plafond (il y en a beaucoup moins que dans d'autres production) : il y a un côté cartoon criant, des références qui ont ravi les grands enfants que nous sommes et un rappel de certaines habitudes de nos amis à poils et à plumes assez délectable. On rit énormément mais sans s'abêtir et toujours naturellement. Le sens du rythme y est pour beaucoup et par moment on part dans des délires totalement ubuesques, à se demander ce qu'ils mangeaient, buvaient ou fumaient en concevant certaines scènes. Celle se déroulant dans l'usine à saucisses restera longtemps graver dans nos mémoires !

Comme des bêtes 4

Ça ne vous surprendra pas si je vous dis que cet animé est magnifique en terme de forme : les couleurs explosent à l'écran, les bestioles sont trognonnes à souhait même la confrérie des gouttières, sorte de cours des miracles vivant dans les égouts de New-York à l'abri des hommes qui les ont soit rejetés soit abandonnés. La musique alterne le pire (la chanson d'intro) comme le meilleur (il y a du System of a down !) mais c'est souvent le cas avec ce genre de production. Les dialogues font mouche et ne prennent pas nos chères têtes blondes pour des imbéciles ce qui est à souligner. En tous les cas, on ne s'ennuie pas une seconde entre gros fous rire et moments plus tendres (on ne tombe jamais dans le pathos et le ringard pour autant). Ce fut une sacrée bonne séance de cinéma qu'il serait dommage de laisser passer si vous êtes amateur !

Posté par Nelfe à 17:23 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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