dimanche 20 janvier 2019

Premiers craquages de 2019 !

Et oui ! 2019 a débuté depuis peu et nous avons déjà craqué en matière d'ouvrages d'occasion. Bon en fait, surtout moi, mais cela ne vous surprendra pas, Nelfe a toujours su être plus raisonnable que moi en la matière. Mais bon, on ne se refait pas et comme je ne crois pas aux résolutions de début d'année, je n'avais rien promis... Vous retrouverez dans ce post des articles dégotés à prix vraiment très bas dans notre recyclerie locale et dans notre très achalandé Emmaüs, deux hauts lieux de chinage qui décidément nous déçoivent rarement ! Regardez-moi ça !

Ensemble janv 19

De belles prises, non ? Pour éviter de définitivement plomber ma PAL qui dépasse allégrement les 200 ouvrages dormants, j'essaie désormais d'aller vers des auteurs et des ouvrages que je souhaite absolument lire. Ça réduit un peu le degré de tentation même si ça ne permet pas d'éviter tous les écueils. Le butin est en tout cas bien alléchant et je m'en vais vous le présenter en détail !

Contemporain janv 19
(Ouvrages contemporains en pagaille)

- Les Vivants et les morts et La Brigade du rire de Gérard Mordillat. Un auteur que j'adore et sur lequel je fais coup double ! Je suis justement en train de lire son dernier (Ces femmes-là) qui dépote. J'aime la langue simple et truculente de l'auteur, son engagement à gauche et sa façon d'aborder les problèmes sans fioriture. Typiquement le genre de littérature qui me parle, fait réfléchir et donne du baume au coeur dans un monde devenu fou à mes yeux. Ils ne resteront pas longtemps dans ma PAL même si je vais essayer d'espacer mes lectures pour éviter l'overdose.

- Dans l'or du temps de Claudie Gallay. Une autre auteure que j'affectionne tout particulièrement. Depuis ma lecture enthousiaste des Déferlantes, dès que je vois un Claudie Gallay trainer dans un bac, je ne peux pas résister ! Elle nous raconte ici la rencontre improbable entre un homme père de famille et une vieille dame singulière qui va finir par se confier sur sa vie passée haute en couleur. On peut compter sur l'auteure pour nous dévoiler des personnages attachants et profonds, raconter les fêlures intimes voir l'indicible au détour d'un récit enlevé. Hâte d'y être !

- Hors d'atteinte d'Emmanuel Carrère. Encore un auteur que je pratique régulièrement et qui ne m'a jusque là jamais déçu. Il nous propose dans ce roman de suivre Frédérique, une prof de collège qui va tomber dans l'addiction au jeu et remettre sa vie au main du hasard par pur défi. On peut compter sur Emmanuel Carrère pour nous proposer un récit vertigineux à partir d'un point de départ basique. Je pense que ce sera encore une lecture plaisante.

- Comment j'ai raté mes vacances de Geoff Nicholson. Voici ma prochaine lecture, j'ai enfin réussi à trouver un ouvrage fun et décalé. J'enchaine les lectures sombres et pessimistes, il est bon aussi de bien rigoler parfois un livre à la main ! Croisement entre Tom Sharpe et les Marx Brother, l'auteur nous invite à passer des vacances en compagnie d'Éric et sa famille. À priori, rien ne se passe comme prévu et l'on croise un nombre impressionnant de personnages plus branques les uns que les autres. M'est avis que ça devrait me plaire ! Je vous en reparle très bientôt sur IG!

Imaginaire janv 19
(Pour quelques livres de genre en plus...)

- L'Oeuf du dragon de George R. R. Martin. En attendant que le maître incontesté de la lenteur d'écriture nous offre ENFIN la conclusion de sa saga, je suis tombé sur ce petit volume se déroulant avant Le Trône de fer. Ça me fera patienter et je suis impatient de passer quelques temps en compagnie du chevalier sans terre et surtout de son écuyer, un certain Aegon Targaryen ! Conspiration, baston et voyages en terres lointaines sont au programme. Ce volume ne restera certainement pas bien longtemps dans ma PAL, Westeros me manque trop !

- Druide d'Oliver Peru. Voici un volume qui m'avait fait de l'oeil plusieurs fois lors de nos séjours successifs aux Utopiales. Le hasard fait donc bien les choses, j'ai hâte là aussi de me plonger dans la lecture de cet ouvrage de fantasy mettant en lumières le culte druidique, protecteur du monde. Un crime va remettre tout en cause provoquant le chaos et le désordre. Précédé d'une excellente réputation, cet ouvrage promet beaucoup. Qui lira, verra!

- L'Univers en folie de Fredric Brown. Petit détour par la science fiction avec un auteur qui n'est plus à présenter et qu'il fait bon fréquenter régulièrement quand on est fan du genre. Suite à un accident lors d'un lancement de fusée, un journaliste renait dans un monde parallèle où il va devoir se confronter puis conjuguer avec son double. L'expérience promet d'être fascinante et complètement décalée.

- Le Djinn de Graham Masterton. Un petit ouvrage de terreur enfin avec un Graham Masterton auquel je ne peux pas résister non plus ! Un objet ancien venu de l'autre bout du monde, un esprit malveillant qui ne demande qu'à être libéré, une obsession dangereuse, un auteur aimant la démesure et à l'écriture addictive... Ce sont les ingrédients idéaux pour fournir un bon récit fantastique et gore. Le genre de lecture-récréation qui ne se refuse pas !

Thriller janv 19
(LA trouvaille de Nelfe !)

- Les Morsures de l'ombre de Karine Giébel. Une auteure que ma douce a découvert sur le tard mais qu'elle a beaucoup apprécié sur sa première lecturede Toutes blessent la dernière tue (chronique à venir quand elle le voudra bien...). Nelfe est une grande amatrice de thriller devant l'éternel, nul doute que cette histoire d'homme mis en cage suite à un RDV amoureux va lui plaire. On nous parle en quatrième de couverture de frontières floues entre bourreaux et victimes, de hasard inexistant et de psychologie torturée... Purée ça promet !

Au final, on n'est pas peu fiers de nos achats. Malgré une grille de sélection plus resserrée, on a vraiment de très bons dealers de livres de seconde main dans notre secteur et cela promet encore de très bonnes heures de lecture. La PAL ne s'en porte pas mieux mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte plus! Suite au prochain numéro, lors des chroniques à venir dans les jours, semaines, mois et années à venir !


vendredi 21 décembre 2018

"Je suis vivant et vous êtes morts" d'Emmanuel Carrère

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L'histoire : Tout commence avec le souvenir d'un cordon de lampe qui n'existe pas. La plupart des gens se disent "c’est bizarre" et passent outre. Pas Philip K. Dick. Pour lui, c'est le début d'un doute incessant : sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? L'existence de l'écrivain sera guidée par ces retournements, tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique, junkie...

La critique de Mr K : Cette lecture relevait du double challenge lorsque je sortais Je suis vivant et vous êtes morts d'Emmanuel Carrère de ma PAL. Le premier était de tester le format Point2 qui pour le coup ne m'a pas vraiment convaincu. Certes, c'est pratique, petit et léger mais le tournage de page s'est révélé plutôt galère avec un papier bible attrayant mais qui a tendance à coller les pages entre elles. Pour autant la lecture n'a pas été trop inconfortable, surtout que le deuxième challenge est plutôt bien relevé : raconter la vie de mon auteur SF préféré de manière neutre tout en sachant qu'il a vécu une existence complètement folle ! Bon, je ne prenais pas trop de risque avec Emmanuel Carrère à la manette, un auteur que nous aimons beaucoup au Capharnaüm Éclairé. Cette lecture fut donc une grande réussite, source d'enrichissement et parfois de révélations. Pour autant, je suis resté un peu circonspect sur certains aspects de la narration comme vous pourrez le lire.

De sa naissance à sa mort, l'auteur nous invite à suivre la vie plus que mouvementée d'un des auteurs de SF les plus doués de sa génération. De la mort de sa sœur jumelle peu de temps après leur naissance, son enfance privée de père (qui a le don de faire des blagues douteuses dont une qui le traumatisera à vie), les études et les premiers amours, rien de bien extraordinaire jusque là, si ce n'est qu'il fréquente déjà un psychiatre dès ses jeunes années et que ce sera le cas jusqu'à sa mort. Puis vient la révélation, il veut écrire. La SF lui tend les bras et bien que peu reconnu de son vivant, il écrit nombre de nouvelles et romans d'anticipation. Sous l'impulsion de sa deuxième femme, il tentera en vain d'écrire des "romans normaux" mais sans succès. Au fil du temps, il devient accro aux médicaments entre excitants, désinhibants et antidépresseurs. Malgré la légende il touche peu au LSD (une fois et ce sera un bad trip incroyable) et aux drogues psychédéliques. Sa psyché s'en voit touchée inexorablement, les cocktails chimiques quotidiens qu'il ingère vont en même temps qu'approfondir ses réflexions sur le monde, le rendre totalement paranoïaque, dépressif, brisant ses amours et amitiés, le conduisant à avoir une conduite irresponsable, complètement barrée qui le mène au seuil de la folie. La mort le fauche à 54 ans.

La grande force de ce roman-biographie est la capacité d'Emmanuel Carrère à rendre compte de l'évolution psychologique de son sujet. Autant dans la description de la genèse de Philip K. Dick que dans les influences extérieures qui vont le marquer, le nourrir pour la suite, il est d'une précision redoutable et il n'en fallait pas moins pour pouvoir appréhender au mieux la pensée si complexe d'un auteur glissant peu à peu dans la folie. Persuadé qu'il vit dans une réalité que les autres ne comprennent pas, il explore les arcanes de la manipulation mentale, de l'exercice du pouvoir et la mise en esclavage d'une humanité bien souvent inconsciente de sa condition. Cette paranoïa galopante est très bien rendue mais on se pose régulièrement la question de savoir ce qui est de l'ordre du délire ou de la réalité. Si on y pense et qu'on pose un constat froid et détaché du monde actuel, on se dit parfois que Philip K. Dick était un précurseur, le prophète d'un monde à venir terriblement aliénant pour l'espèce humaine (l'ultra-libéralisme, le contrôle des masses par le consumérisme, la pensée unique, l'individualisme forcené, la course à la technologie et la destruction des mondes que l'humanité explore). Certes, le gars chavire sérieusement de la bouillotte, à de nombreuses reprises il part dans les tours et fait subir des scènes surréalistes à ses proches mais il a des éclairs de lucidité non dénués d’intérêts qui donnent tout son charme et sa profondeur à une œuvre à mes yeux incomparable.

J'ai beaucoup aimé les passages plus intime où l'on découvre un Philip K. Dick sensible, tantôt timide / pas sûr de lui ou dragueur impénitent qui ne se soucie pas des conventions sociales. C'est aussi un mélomane (amateur de musique classique), un agoraphobe d'une nature angoissée et un passionné de lecture. On le voit aussi dans son rôle de papa attentionné, de catholique fervent ou de meneur de bande car il a tout un cortège d'amateurs et fans qui gravitent autour de lui et qui vivent même avec lui à certains moment de sa vie. D'où des scènes complètement ubuesques qui font sourire. Étrange homme donc que cet écrivain ultra-doué qui a une fascination pour l'autodestruction et une intelligence tellement poussée qu'elle le pousse dans les abîmes de la déraison. Une espèce de lucidité extrême qui au final, lui sera fatale. K.Dick, c'est donc un peu tout ça, une figure de génie à la fois burlesque et dramatique, un être complexe en tout cas et remarquablement retranscrit par un Emmanuel Carrère très inspiré par son sujet.

Là où le bât blesse, c'est quand quasiment systématiquement l'auteur fait du spoiler en résumant dans leurs intégralités certaines œuvres clefs du maître. Certes c'est éclairant sur le personnage, sa manière de penser, ses influences et ses obsessions mais du coup, si vous ne les avez pas lu, vous l'avez dans l'os. Ayant lu l'intégralité de son œuvre, cela ne m'a pas gêné outre mesure mais je pense que le simple curieux ou celui qui n'a lu qu'un ou deux ouvrages risque d'avoir la surprise gâchée pour de nombreuses lectures suivantes. C'est vraiment dommage surtout que je pense que cet écueil aurait pu être évité en se contentant de résumer l'intrigue générale et les thématiques abordées. Peut-être ce livre est-il avant tout destiné aux gros fans de K.Dick ? Pour ma part, je trouve cela dommage et ça a douché quelque peu mon enthousiasme.

Pour autant ce fut une très belle lecture, on a vraiment l’impression de rentrer dans l'univers de ce maître de la SF et l'on partage toutes ses lubies, obsessions mais aussi inspirations. L'écriture est une merveille, l'ouvrage se lit tout seul, sans difficultés (sauf quelques passages plus hard-core lorsque Carrère décrypte certaines œuvres). On ressort vraiment plus riche d'une telle lecture et là où l'on voit que le contrat est rempli, c'est qu'on a de suite envie de se replonger dans l’œuvre originelle !

Déjà lus et chroniqués du même auteur au Capharnaüm Éclairé :
- La Classe de neige
- La Moustache

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vendredi 7 août 2015

"La Classe de neige" d'Emmanuel Carrère

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L'histoire: Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

La critique de Mr K: Compte rendu d'une relecture aujourd'hui avec ce petit chef d’œuvre d'Emmanuel Carrère, "La Classe de neige", qui a obtenu le prix Femina en 1995. J'avais adoré cette lecture lors de sa sortie en poche et c'est à l'occasion d'un concours littéraire adressé aux collégiens et aux lycéens pour l'année prochaine et que je vais sans doute mener avec mes 3ème Prépa-professionnelle que je me suis replongé dans ce roman immersif comme jamais dans l'esprit d'un jeune garçon fragile.

Nicolas part en classe de neige avec toute sa classe. Chétif, timide, maladif et angoissé, il a du mal à s'intégrer dans un groupe. C'est l'occasion selon sa maîtresse et un moniteur de se faire une place, d'essayer de s'imposer un peu plus et de passer un bon moment avec les autres. Malheureusement les choses commencent mal, son père oublie de lui donner sa valise lors de son arrivée sur place, il tombe malade et le jeune garçon commence à se faire des films car on n'a plus de nouvelles de son géniteur. Rajoutez là-dessus une disparition d'enfant inquiétante dans le secteur et Nicolas sombre complètement.

A la fin de cette deuxième lecture même constat: impossible de relâcher ce roman avant la toute fin. L'addiction est immédiate avec un Nicolas très attachant. Manquant cruellement de confiance en lui, il appréhende le contact avec les autres et s'imagine toujours le pire à travers des scénarios morbides. Sans ses parents, il n'arrive pas à se débrouiller seul, on sent bien que leur absence trahit des rapports complexes et problématiques: un père autoritaire et une mère débordée (il a un petit frère). Il est pourtant bien entouré avec une maîtresse attentionnée qui s'en occupe comme d'un oisillon tombé du nid, il partage des moments pleins de connivences avec le moniteur, il fraternise même avec le pire élève du groupe (du moins réputé comme tel) mais rien n'y fait, comme un fatum inexorable, Nicolas ressent une boule noire lui étreindre les entrailles.

Somatisant au maximum, il tombe malade et se retrouve à l'écart du groupe sans possibilité de participer aux activités. Sa solitude s'amplifie et avec elle ses angoisses et peurs d'enfant qui remontent: la mort d'un proche, le regard des autres, son avenir immédiat… La réalité va le rattraper par le biais d'une disparition qui chamboule la donne, influence considérablement l'ambiance de la classe de neige et touchera Nicolas plus profondément qu'il ne le croit avec une révélation finale d'une rare violence.

Petit roman de 148 pages, La Classe de neige étonne par sa profondeur et son économie des mots. Pas besoin de faire bien long en effet pour fournir des personnages très poussés et touchant à souhait. On est bouleversé par la psyché de Nicolas, son esprit bileux qui m'a fait pensé à quelques peurs d'enfant que j'ai moi-même vécu et que j'ai retrouvé dans ce récit. Le huis clos (ça en est presque un) est redoutable d'efficacité avec un garçon à la dérive dans un lieu enneigé loin de tout. L'auteur va à l'essentiel et par petites touches successives distille des indices qui éclairent la situation. Certaines révélations ne sont qu'évoquées et font appel à l'esprit de déduction du lecteur pour qu'il lève lui même le voile sur certains aspects expiatoires du roman. L'écriture est une petite mécanique de précision et de concision qui fait honneur à la langue et à l'esprit d’imagination de tout à chacun, on ressort profondément bouleversé de cette lecture.

Un livre essentiel et d'un brio rarement égalé. Vous voila prévenus!

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lundi 6 juillet 2009

"La Moustache" d'Emmanuel Carrère

La_moustacheL'histoire: Un jour, pensant faire sourire votre femme et vos amis, vous rasez la moustache que vous portiez depuis dix ans. Personne ne le remarque ou, pire, chacun feint de ne l'avoir pas remarqué, et c'est vous qui ne souriez plus du tout. Vous insistez, on vous assure que vous n'avez jamais eu de moustache. Deviendriez-vous fou? Voudrait-on vous le faire croire? Ou quelque chose, dans l'ordre du monde, se serait-il détraqué à vos dépens? L'histoire, en tout cas, finit forcément très mal et, d'interprétations impossibles en fuite irraisonnée, ne vous laisse aucune porte de sortie. Ou bien, si, une, qu'ouvrent les dernières pages et qu'il est fortement déconseillé d'emprunter pour entrer dans le livre. Vous voici prévenu.

La critique Nelfesque: Quand le film est sorti au cinéma en 2005 avec Vincent Lindon à l'affiche, à la vue de la bande annonce, je me suis dit qu'il fallait absolument que j'aille le voir. Voilà un film qui m'avait l'air bien tordu! Et puis les jours et les semaines ont passé et le film n'était plus à l'affiche. Je me suis consolée en me disant que j'allais lire le livre et puis les jours ont passé... Bref vous connaissez la suite...
Il y quelques semaines, le film est passé à la TV et m'a rappelé à ses bons souvenirs. Vu que j'avais maintenant dans l'idée de lire de livre, j'ai refusé de voir ce long métrage qui pourtant me tentait vraiment beaucoup. Suis-je maso? Hum...

Enfin! Ca y est! 4 ans plus tard, j'ai enfin lu ce livre (c'est pas trop tôt)! Il est assez court et il n'est pas resté très longtemps entre mes mains.
Qu'en dire? Et bien je suis partagée. L'idée de départ est intéressante. Le genre d'histoire sur laquelle je saute. Qui a raison? Qui a tort? Qui croire? De qui se méfier? On est entraîné dans un tourbillon de questions en même temps que le personnage principal s'interroge.
Mais là où le bât blesse c'est que j'aime les réponses et que dans cette oeuvre, il n'y en a aucune! Ne vous attendez donc pas à être éclairer sur les 3 questions de la 4ème de couverture: "Deviendriez-vous fou? Voudrait-on vous le faire croire? Ou quelque chose, dans l'ordre du monde, se serait-il détraqué à vos dépens?".
Il faut plus lire ce livre pour le cheminement de pensée et le raisonnement (et déraisonnement) de Marc, pour la folie dans laquelle il tombe (ou celle de sa femme?).

A la fin du livre, vous aurez une idée de qui est fou dans l'histoire mais ne saurez pas pourquoi, ni quand est advenu cette folie... Moi, je dis "dommage". J'aime les fins bien nettes qui ne laissent pas de doutes possibles. Ceux qui sont pour les fins ouvertes trouveront sûrement leur compte.

Il ne me reste plus qu'à voir le film!

Posté par Nelfe à 18:59 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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